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Be an Onyme.

Onyme
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Date d'inscription : 13/02/2014
Localisation : Je ne suis pas sdf, je vis sous ta chaise.

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Âge: 1+7-2+10
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MessageSujet: Be an Onyme. Jeu 13 Fév - 20:15


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Onyme


SEXE : Homme
NATIONALITE : Irlandaise
ÂGE : « Un plus sept, moins deux plus dix », se plaît-il à décomposer
LIEU D'HABITATION : Une maison
POSTE : Cordonnier et conteur
RELIGION : Pastafariste

NOM : Oh, oxymore fantaisiste que que celui de l'obscurité lumineuse du cerveau victime de l'oubli. Ne pas accorder sa confiance directement semblait logique. Y avait-il une raison cachée qui poussait les curieux habitants du village à se montrer sympathiques, comme un motif anthropophage, besoin de se ravitailler en chair fraîche ? Médire sur des inconnus ne semble ceci dit pas intelligent, et l'hypothèse peut être facilement contrée en avisant sa morphologie, parfait, ils n'allaient pas le manger. Essayer d'anticiper et songer à la manière dont il allait alors devoir se présenter, cela semblait évident, sans être totalement anonyme (cette silhouette noire et sombre, volatile et espiègle) il était loin d'être un être déterminé, opter pour Onyme était parfaitement logique.
DESCRIPTION DE LA CHAMBRE/MAISON/LIEU DE TRAVAIL
C'est une maison simple, sur trois niveaux, on accède au rez de chaussée par deux portes, une simple, blanche, sur laquelle semble prendre place une suite de chiffres revenant aléatoirement. Faits au crayon à papier, sur peinture blanche, peut-être un code, peut-être une impulsion créative aspirant à un renouveau décoratif, qu'importe, sur cette porte que certains diront massacrée, un huit, en bois, peint en bleu, penché, c'est la maison infini chuchote-t-il aux plus jeunes des enfants. Cette simple porte annonce la couleur, le bleu rêveur, le bleu ciel dans lequel on se perd à contempler les nuages, leur donnant les formes qu'on veut bien y voir. (l'autre porte, n'en parlons point)

Quand on ouvre la porte elle fait ce bruit, assez désagréable, de ces personnes qui grincent en découvrant au petit matin les dégâts du temps sur leurs membres endoloris. Mais cette porte est rarement ouverte, et plus rarement encore refermée, elle reste généralement calée par un taqué de bois, donnant aux passants le loisir de voir le hall et le couloir qui longe un escalier plongeant dans l'obscurité d'un premier étage auquel nous reviendrons plus tard. D'abord le rez-de-chaussée. Un porte-manteau nu, comme un arbre en hiver, au pied duquel trônent des tennis en sale état, quand elles ne sont utilisées par l'habitant qui étrangement ne prend pas le temps de s'en occuper. Et un tapis, qui semble crier bonjour, dans un anglais parfait, parfaitement simpliste.

Après il y a évidemment différentes pièces, une cuisine-salle à manger-salon et l'atelier mais passons par le couloir, il ne fait aucun doute que l'être vivant dans cette pièce n'a pas connaissance de l'existence du papier, non content d'écrire sur sa porte il s'est aussi jeté sur les murs, envahis par une écriture fine, longue et serrée, faisant penser à ses calligraphies qu'on dit elfiques et qui illustrent parfois les livres de contes. Les cloisons étaient couvertes d'un papier peint jaune à la base, donc ce n'est pas une grande perte, et l'on peut alors se laisser aller à sa curiosité, se demandant ce qu'on peut bien raconter aux murs qui ne sont pas virtuels. Et bien c'est très simple, on détermine les fonctions du lieu, on le décrit, et on tergiverse. Dans l'atelier il y a face à la chaise les correspondances de pointures, dans la cuisine des recettes, de celles qu'on peut romancer entre autres, car pour recouvrir toute la superficie il fallait rivaliser d'ingéniosité.

Maintenant que vous commencez à vous lasser de cette description qui n'en finit pas il est temps d'accélérer le mouvement et d'être moins précis. Pour les plus curieux, il faudra venir explorer les lieux. Le tout est globalement rangé de surcroît, sauf la cuisine et l'atelier, lieux où l'inventivité a tout désordonné, peut-être faudrait-il parler des chaises encore en kit dans la salle, mais cela effraie généralement les invités, alors autant éviter, ou alors parler du superbe canapé, confortable, bien qu'à deux on soit déjà tassé. Impensable de s'asseoir au sol, ou alors peut-être sur l'escabeau, que le personnage trimbale avec lui, parce qu'il s'attaque à présent au plafond, mais plus lentement, la rivière des mots n'est plus sur le point de déborder comme avant. Cependant sur l'escabeau il y a souvent le pot de peinture jaune pâle, qui sert à rectifier. Il vaut mieux venir debout. Ou alors aller à la chambre, mais cela paraîtrait peut-être inconvenant.

En effet, déjà il faudrait affronter l'attraction gravitationnelle et porter sa masse jusqu'à l'étage supérieur, bravant les marches hautes et glissantes où il est déconseillé de marcher en chaussettes (à moins qu'un accident vous intéresse). Ensuite il faut ouvrir la porte en haut de l'escalier, elle s'ouvre vers l'extérieur, comme si elle voulait vous faire tomber, chuter, c'est la seule porte encore vierge d'écriture, l'amateur n'a pas osé la braver, de peur qu'elle ne se venge. Mais quel réconfort une fois l'obstacle franchi, une pièce presque intégralement matelassée, sauf à l'endroit où le miroir est posé,  ce qui tombe bien car c'est aussi l'endroit où un battant de bois pivotant (encore un) mène à la salle de bain. Enfin, une fois parvenu à la seule pièce où plus de deux personnes peuvent s'asseoir il vient davantage l'envie de s'installer, se laisser tomber dans le refuge moelleux, que de le traverser, ignorant le confort et les livres parsemant la pièce. Petites tours, grattes-ciels miniatures se découpant sur le fond bleu encre.



Am, stram, gram

Il y  a quelques souvenirs précis, mais ils demeurent assez rares. Une pièce seulement éclairée par l'écran d'un ordinateur portable, posé sur le ventre d'un monstre endormi, le ventre se soulève lentement et parfois quelques ronflements viennent à briser le calme de la salle. Le halo produit par l'appareil donne un teint verdâtre au mastodonte, peut-être un jeu de cartes consistant à faire des suites, peut-être un site de paris sur des équidés en ligne. La main s'avance, elle veut vérifier qu'il n'est pas intouchable. Les doigts tremblent un peu, fins ils s'apprêtent à se poser sur un bras strié de poils dorés.  Il faut aussi récupérer ce qui a été confisqué, assez injustement, ça faisait trop de bruit. Mais sans, il faut surveiller, et ça prend tant de temps de surveiller. Les yeux noirs observent, scrutent, il est prêt à bondir à la première anomalie, cependant le contact se fait et la respiration reste régulière et apaisé. Ah, il n'y a que la télécommande sous les doigts. Il a dû s'endormir dessus. Grimacer et hausser les épaules. Il faut oser, une main se pose sur la hanche, l'autre plonge contre le dossier, fouille en limitant les gestes brusques. Il y est ! Pincer l'objet en question et essayer de se dégager à présent. Tirer sur le bras, mais avoir l'impression que le poids de la masse endormie l'écrase. Jeter un oeil, tout de même, et le voir s'opposer à deux orbes bleutées. Stopper tout geste, le monstre est réveillé. Il pose une patte sur le clavier, sur la barre espace, activant le film. Le plan vert paisible laisse place à des couleurs plus sombres. Chaos Reign, gronde le renard qui se dévore, à la fois proie et prédateur.

Vient ensuite une chambre désordonnée au possible, les emballages tapissent le sol comme les cartes le font pour les murs. Laisser le bras pendre, et saisir une conserve, la porter au dessus de la bouche, et attendre, peut-être une sauce, peut-être juste de l'eau et des conservateurs. Un esprit sain dans un corps sain, sourire et replacer les lunettes. Le bras, toujours le même, pose, il veut s'occuper de la poignée de la porte, enclencher, ouvrir, sortir. Poser sa tête contre le mur, il y a la commode, une danseuse s'y tient, une vilaine babiole, avec cinq tâches noires sur le visage pour les yeux, les narines et un méchant sourire. Elle n'a pas de sourcils, pas même de traits assez définis pour pouvoir en imaginer. Le bras gratte le regard, plus que trois tâches. Bien moins menaçante ainsi. Il replace ensuite les vêtements mal ajustés, puis suit de l'index une toile d'araignée jusqu'à un autre élément de ce décor bien trop revu, si impersonnel, propre aux personnes n'étant pas dotées de créativité, d'imagination, ou de bon goût, tout simplement. Enfin, le bras s'en moque, il ne juge pas, et l'auriculaire atteint le panneau de bois, que prolonge ce sempiternel papier peint à motif. Il est temps à présent, demi-tour. Un hochement de tête discret et la décision est prise. Ah, comme ils en ont rêvé, tous ces personnages de livres et de bandes-dessinées, avant de partir à l’aventure. Là, ce n'est pas pareil, il le sait. C'est du vrai, il va changer d'air. Il y a un bleu au niveau du coude, peut-être à cause du monstre, mais mieux vaut ne pas faire de déductions douteuses, ce sont généralement celles qui mènent à un mauvais cliffhanger, rester distant, et réunir les pièces du puzzle.

La cave où il y a tout et rien, et surtout quelqu'un d'autre, qui sourit, comme sur le point de glousser, un index sur ses lèvres recourbées, répétant chut si fort qu'il est certain qu'on les a entendu. C'est peut-être une fille, peut-être un garçon, il ne s'en souvient pas, l'aspect androgyne induit en erreur. Et le comportement n'aide pas non plus, les gestes raides, imprécis, au point de manquer de se cogner par moment. C'est surtout quelqu'un d'ivre, là, il lui jette un coup d’œil puis recompte les billets, retirés la veille. La chienne tourne en rond autour d'eux, elle aura bientôt envie de jouer, il prend lui aussi un peu de vodka, grimace, puis range la bouteille avec les autres denrées du sac, il hésite, ils sont supposés partir ensemble mais l'autre n'est plus en état de tenir debout. Tant pis, il rejoindra leur troisième compère en affirmant qu'ils ont été lâché, ce qui est partiellement vrai, c'était bien une manière de se dégonfler que de boire à s'en rendre stupide et bruyant. Et puis, lui, il a su se modérer, il fallait se réchauffer et s'encourager pas s'écrouler et ricaner. Le canidé continue sa ronde, il hésite, ce n'est pas le sien. Ceci dit, il a besoin de sortir. D'accord, il le prend, en plus l'animal est nommé Milky Way, peut-être en rapport avec la barre chocolatée éponyme mais ce serait stupide de passer à côté du sens des mots, surtout quand il s'agit de voie lactée. Ce doit être un nom qui porte bonheur, il essaie de s'en persuader, enfin, plus efficace il se rappelle que le monstre n'est pas là ce soir, c'est forcément maintenant, ou jamais.

Pour le reste, ce ne sont que des impressions, des odeurs, des sons, il ne s'y sent pas toujours vraiment lié. Mais il aime découvrir et raconter ses souvenirs les plus doux, pour pouvoir s'envelopper de cette mémoire réconfortante, plus chaleureuse qu'un âtre de cheminée en plein hiver. Même s'il ne retrouvait pas le reste, il n'en serait pas gêné, les quelques souvenirs acquis suffisent amplement, il les décline à toutes les couleurs, sous tous les angles possibles, voyage dans la matière irréelle, modifiant quand ça ne lui plaît pas vraiment. Ce ne sont que des histoires, après tout.


Pic et pic...

C'était il y a environ un millier d'heures soit un peu plus d'une quarantaine de jours. Récent, mais pas de trop, juste assez pour prendre quelques mauvaises habitudes. Le cynique a dit que c'était avant la déception. La peur a répondu qu'il fallait stopper l'évolution et le courroux va bientôt s'abattre.

Atch, première syllabe prononcée, avec le A d'attention le T de trop tard, le C de chute et le H de l'humus dans lequel se perdent les mains, ça a comme un semblant d'automne, Atch orangé. Il se lève, ou se relève d'après la chute, mais il y a de la brume dans l'esprit, toujours orangée, non, tout de même pas l'agent orange. En plus la matière semble déjà décomposée, nul besoin d'herbicide. Des restes de feuilles s'accrochent aux habits, il commence à avancer, puis s'arrête, sa jambe d'appui étant la droite, s'il se perd, il risque de faire de larges cercles dans le sens antihoraire. Il fronce les sourcils, contrarié, il est déjà perdu. Il réfléchit un peu et se met à courir, tracer, tout droit ! Cela n'empêcherait pas les cercles antihoraires s'il se trouvait dans de vastes zones désertées, jeune enfant buté. La première rencontre fut donc percutante. Il fut sans doute pris pour un fou, à courir, poings serrés, plutôt peu vêtu, des vêtements bien trop grands et une guitare sur le dos, un instrument qu'il n'avait lui-même pas remarqué. Il se sentait assez perdu pour ne pas faire attention à son interlocuteur, qu'il ne comprenait pas, il n'est même pas sûr que ce fusse dû à un problème de langage, plutôt aux circonstances, et à l'état d'alerte dans lequel il était.

Il faut avouer qu'il y a quelques jours, il pensait encore à partir, certain d'être attendu quelque part, d'avoir une maison ailleurs. Il n'avait pas vraiment essayé de lier d'amitié avec d'autres personnes, aussi sympathiques puissent-elles paraître, il laissait aller, tout en essayant de comprendre où il était, obsédé par l'idée de partir tout en retardant le moment peu à peu, jusqu'à totalement oublier cet objectif, pour opter pour quelque chose de plus noble. Les chaussures. Plus jeune, il avait passé un été chez un cordonnier, sûrement quelqu'un de sa famille, n'importe qui ne se serait pas risqué à laisser un adolescent accéder à son atelier. Et il s'était révélé plutôt habile. Une chance, il n'était pas doué à tant de choses, alors lorsqu'il se rendit compte qu'il pouvait se servir de ses mains pour se rendre utile il n'hésita pas. De plus, Espérance c'était la communauté idéale, non ? Ces personnes qui lui paraissaient trop jeunes pour être hypocrites, trop innocentes pour sombrer dans la décadence par laquelle semblait pourtant passer chaque civilisation. Et la notion de partage à laquelle il adhérait aveuglément, pourquoi vouloir partir ?

La vie devint plus facile, une fois qu'il fut décidé à rester au village pour une période indéterminée, il commença à laisser son esprit s'étaler sur ses murs sous la forme d'écrits. Une cascade de phrase, il s'agissait d'organiser ses idées pour ne plus les laisser bouillonner dans le crâne risquant de féroces migraines. Il alla quelques fois à l'école, pour maîtriser les bases de l'Espéranto, toutefois apprendre de manière autodidacte lui plaisait davantage, et il s'obligea à aller à la bibliothèque régulièrement, et à sortir pour essayer d'améliorer expression et compréhension orales, bien que se mettre à parler d'autres langues restait un automatisme quand il avait du mal. Ça et les gestes, quelque chose que lui même méprisait, et il s'efforçait d'avoir l'air aussi froid que possible quand il devait mimer quelque chose pour ne pas paraître ridicule, c'est sans doute à cause de cela qu'il apprit assez vite. Puis, il est naturel de s'adapter quand on veut s'intégrer. En plus Onyme a un second talent, en plus de ne pas avoir trop de mal à modeler la matière pour confectionner des chaussures.

Il est noté plus haut qu'Onyme est pastafariste, plus qu'une inclinaison passagère, un effet de mode, c'est vraiment sa religion, et probablement une des raisons pour lesquelles il n'a aucun colocataire, il cuisine presque toujours des pâtes, et des plâtrées titanesques, qu'il va parfois partager avec les autres habitants du Bourg, avec un visage impassible mais des gestes enthousiastes. Pâtes à la puttanesca, carbonara, bolognaise, curry, et les dérivations, avec chaque légume -n'ayant pas vraiment de goût pour la viande-, toutes les épices utilisables, différents fromages, en dessert, froides en entrée. Il paraît même assez étrange qu'il n'ait pas ouvert un bar à pâtes, enfin, comme il déambule avec son saladier, cela doit se valoir. Il serait logique qu'il veuille se faire apprécier en faisant ça, mais il n'en est rien, et il part aussi vite qu'il vient, sans demander son reste. Quand il ne le fait pas un soir ,c'est qu'il rédige un souvenir où s'affaire à une tâche plus complexe que de coutume. Puis vient la nuit, et c'est une autre histoire.

Parfois il pense à fermer la porte d'entrée avant d'aller se coucher, ceci dit, seule la vaisselle peut être comptée comme une tâche rituelle du soir. Puis, selon les envies il lit ou écrit, avant de laisser son corps s'appesantir en rejoignant tantôt le Reflet, tantôt un sommeil sans rêve. Le Reflet, il peine à le cerner, tout en aiment s'y rendre, partant du principe que toute expérience peut s'avérer enrichissante. Au début il avait l'impression de reconnaître ses souvenirs, mais parfois il doute que c'en soient vraiment. Parfois il y a ces mondes alternatifs dans lesquels il est plongé, il les sait faux, mais ils restent aussi réalistes que les autres, il aimerait comprendre.

Oh ! N'oublions pas de noter qu'ici se situe un appel à d'éventuels amis : Onyme aime les pâtes, si les pâtes sont vos amies Onyme vous aime, voulez vous adopter ce jeune enfant, l'accepter comme votre ami ?


Et colégram...

Généreux : « qui veut des pâtes ? »
Fainéant : « mais, le soleil n'est pas assez haut, pour que je me lève »
Humoriste : « Pistache... »

Pardon, c'était pour jouer au narrateur en grève.

Il n'est pas facile d'approcher Onyme, car aux premiers abords il est froid, et paraît accessoirement arrogant, narcissique, méprisant, coincé et violent, rien que ça. Sauf quand il fait le livreur de pâtes et qu'il conte, oui, il conte, mais assez rarement, et plus rarement encore il sort la guitare. Et peut-être alors aurez vous l'occasion de l'entendre chanter, mais il y a plus de chance que vous vous fassiez foudroyer.  Au sujet de son arrogance, il répondra simplement qu'il s'apprécie, et qu'il estime son propre avis, ce qui peut en effet l'enorgueillir mais ne l'empêche pas pour autant d'être ouvert et d'écouter l'autre, alors qu'on a souvent tendance à opposer l'écoute à l'expression, et distinguer ceux qui parlent, les acteurs et ceux qui écoutent, plutôt observateurs, il est possible de cumuler les deux, bon après, il y a quand même une inclinaison marquée vers l'observation couplée d'un visage fermé, qui apporte à nouveau cette illusion d'avoir à traiter avec quelqu'un qui vous méprise. Mais quelques failles permettent de déceler les réelles attentions de cet interlocuteur particulier, un éclat vif bien qu'éphémère, un sourire en coin, un haussement de sourcil, la tête se penchant légèrement. Au sujet de l'air coincé et du côté violent par contre, impossible de réfuter. Il faut un certain temps pour qu'il se sente suffisamment à l'aise et ainsi opter pour une attitude authentique. Attitude authentique restant authentiquement violente, tout de même, il s'agit d'une personne qu'on pourrait presque qualifier de caractérielle.

Par ailleurs, quand, par énervement il tape du pied, on note qu'il a aussi quelques soucis de coordination, entraînant dans certains cas une maladresse affligeante, capable de faire tomber plusieurs choses à la suite, sans persévérer par exemple. Cette maladresse fait naître parfois une certaine colère chez son vis-à-vis, mais même face aux remarques les plus blessantes il faut garder un principe à l'esprit, la politesse. Il est quelqu'un d'extrêmement poli, en plus, ça a l'avantage de pouvoir se combiner à l'ironie, puis une certaine auto-dérision, et ça peut se rendre agaçant. Agacer l'être énervé est jouissif, et plus encore quand on n'a pas peur des débordements, d'éventuels coups, car on sait qu'on serait apte à en donner autant qu'à en recevoir. Parfois il se sent fauve, alors qu'il semble être l'agitateur et le félin carnassier paraît être en face de lui, mais en réalité ça finit souvent en bataille de lions qui rugissent fièrement, pour affirmer leur suprématie alors qu'ils paressent une majeure partie du temps, laissant leur compagne faire pour eux. On utilise plus souvent le terme de guerre de coqs, peut-être aussi pour le ridicule de la scène, autant parler de guerre de dindons, mais bon, tout de même pas, n'abusons point des convenances. Être avec quelqu'un qui révèle ses défauts l'incite souvent à montrer les siens, en admettant qu'il considère vraiment ces derniers comme défauts. On pourrait se dire qu'il vaut mieux faire bonne impression pour découvrir l'intérêt d'Onyme, Mais comme ce n'est pas quelqu'un de rancunier, et qu'il est capable de se montrer exécrable avec ceux qu'il apprécie, il est aussi apte à se montrer sous son meilleur jour à celui qui semblait précédemment être son pire ennemi. Peut-être un brin lunatique, enfin, chacun a ses humeurs.


Bour et bour...

Certains osent penser que c'est le pastafarisme, mais c'est uniquement une passion, bon, peut-être qu'elle permettra un jour à Onyme d'être entravé par ses vêtements, à cause d'une surcharge pondérale, entraînant ensuite une entrave psychologique, liée à la perte de confiance et non-acceptation de soi. Mais il est difficile de se prononcer sur le sujet, car il est jeune et encore assez motivé pour équilibrer apport et dépense. Ceux qui pensent que sa religion est son problème, le font parce que ce serait sans doute comique. Et que ferait-il dans le reflet ? Il chercherait une casserole, de l'eau bouillante et des pâtes jusqu'à en perdre l'esprit ? Serait-il lui même un plat de lasagnes ? Plutôt risible, peut-être qu'en rendant ça plus dramatique on obtiendrait une sorte d'échec éternel de la cuisson, les pâtes noyées dans du pathos, collantes ou trop dures! Un plat immangeable, au point d'en pleurer, oui, parfaitement!

Il sera plus facile de commencer par raconter la première expérience. Expliquer sans visualiser serait fort dommage.

Regarder autour. Devant, droite, gauche ? Et se rendre compte qu'on est à la fois à gauche, devant et à droite, mais il semblerait que les objets aient changé d'échelles, ils ont grandi, on pourrait même dire qu'ils sont trois fois plus grand. À nouveau, regarder autour, un élastique rouge très fin autour de la taille, il part dans deux directions, à droite et à gauche, il est encore leste, et au bout, il y a un autre comme lui. Et un autre autre comme lui à l'autre bout. Avancer vers eux ? Fuir ? Les objets semblent encore plus grands, et il sent qu'il fuit, qu'il avance, les autres lui avancent et fuient aussi. Ils sont neuf à présent. Neuf neuvièmes d'une personne. L'entrave d'Onyme c'est le doute, l'indécision. Et à chaque moment de doute, il complique son avancée, l'élastique s'épaissit et le lie à davantage à ses choix, ces « lui » alternatifs qu'il peut faire vivre.

Il part toujours en quête du miroir  mais finit souvent par oublier, ou plutôt une partie finit par oublier. Il se sent totalement normal, pas du tout, un peu, pas trop. S'il avait à y penser dans le Reflet il finirait en quatre. L'entrave d'Onyme ce n'est pas quelque chose que l'on constate encore dans sa routine, cela viendra probablement. Pour l'instant la vie est simple, enfin, sauf quand il s'agit de préparer les pâtes, de choisir lesquelles prendre, avec quel accompagnement, de sélectionner ses vêtements, de se décider à sortir, déterminer ce qu'il dire, et à qui, le doute est partout, mais passe facilement inaperçu, pour peu qu'on le veuille.


Et ratatam...

Le corps est osseux, long, se meut comme s'il était formé d'allumettes, précautionneusement, comme pour ne pas s'enflammer, lorsqu'il est coincé dans une pièce. Cela se remarque peu, le torse et les membres supérieurs tendrement enlacés dans des étoffes de préférence assez souples et lâches, ne pas être entravé dans ses mouvements, mais accompagné, amplifié. Par exemple, par l'ondoiement intéressant d'une manche trop longue, allongeant le bras, et coupant la main, monstre sans ongles, oui, ces griffes de civilisés. Les mains et poignets se cachent dès qu'ils sont inactifs, petits travailleurs de l'ombre, récompensés de leur besogne par quelques cicatrices superficielles, alors que les pieds et chevilles, eux, se couvrent pour travailler, nus pour s'étendre, s'étirer. Remontant le long d'un pantalon banal -de ces vêtements qu'on a toujours connu sans vraiment prendre le temps d'y accorder de l'attention- on peut deviner des jambes finement musclées, adeptes de la course inutile, une légère tendance à s'agiter au contact de l'air frais. Ou, comme diront certains, plus cultivés et cruels, une sorte de Forest Gump, se déplaçant en courant à la moindre occasion. Cruels, mais à se demander si c'est envers le personnage connu où l'inconnu, l'anonyme l'Onyme à l'air terriblement arrogant.

En effet, s'il l'on essaie de soutenir le regard noir, souvent cerné de couleurs diverses et sombres, marques de quelques nuits claires, nuits blanches, qui n'ont jamais été rattrapées on perçoit cet éclat vif, qui peut être pris pour la lueur que possèdent ces gens qui se sentent supérieurs, de plus, accompagné par les lunettes à cadre épais, le nez droit et les lèvres fines et boudeuses, il y a bien cet air qu'on prêterait volontiers aux critiques. Presque quelque chose de sournois, au point même que parfois on souhaiterait les voir chuter de leur piédestal pour relativiser un peu. Heureusement que les écarteurs noirs à ses oreilles viennent apporter cette touche de fantaisie qui empêche de classer le personnage apparemment froid dans la catégorie des méprisables, sans parler des cheveux, cette masse brune épaisse, rebelle et sauvage, semblant dotée de sa propre étincelle de vie, et incroyablement peu conciliante avec celui qui la supporte pourtant depuis un certain nombre d'années. Peut-être par ailleurs que l'amnésie à permis de donner un peu de répit à la chevelure teigneuse.

Certains ont demandé quel était le mot tatoué sur son torse, certaines lettres étant parfois visibles, dépassant d'un col trop lâche. D'autres personnes semblaient, elles, intriguées par les écarteurs, qui auraient même été qualifiés de jetons de poker. Il était facile de répondre d'un ton sec qu'il s'agissait de délibération, et qu'il était en réalité passionné par les élections, n'attendant que les résultats, et jouant même à ce jeu de l'isoloir dans sa douche tirant le rideau pour écrire sur un bout de papier (quelle idée ridicule, du papier, vraiment), protuberates avait semble-t-il perturbé certains esprits et transverbération, il n'avait pas encore essayé, mais ça le faisait rire. Bien que ce ne soit pas si drôle que ça, mais la simple idée de faire tatouer un mot dont il serait capable lui-même d'oublier le sens, c'était quelque chose d'absurde. Aberation avec une telle faute d'orthographe aussi, mais même ça c'était plus crédible, et ceux à qui il racontait ces histoires le trouvait aussi.

Les questions sur son physique l'amusent généralement, sauf quand on s'attaque à la tignasse brune, qu'il perçoit comme une ennemie, il n'est pas difficile de remarquer qu'il a un goût pour l'apparent, bien qu'il dise préférer le réel, le profond, au superficiel. S'il se dit indifférent on voit pourtant qu'il fait suffisamment attention à son apparence pour ne pas susciter de critiques négatives, il est bien loin le vieux cordonnier aux cheveux gris, mi-longs, sales, au tablier plein de tâches, qui illustrait le conte Les lutins de Grimm, dans une certaine édition de Noël.


Am, stram, gram.

PRÉNOM/PSEUDO : O', Nym'?
ÂGE : Dix-huit.
OÙ AS-TU CONNU JE DE L'ÂME ? Un étrange concours de circonstances !
COMMENT LE TROUVES-TU ? Intéressant, dans le fond, dans la forme
EXPÉRIENCE EN RP : Quelques années, mais je garde de superbes défauts, comme ne pas savoir placer la ponctuation.
PRÉSENCE : Mh ça dépend du fournisseur internet, de ma conscience du temps et de l'acharnement du félidé. Très très variable ?



Dernière édition par Onyme le Sam 15 Fév - 2:51, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Be an Onyme. Ven 14 Fév - 8:20

Bonjour Onyme, bienvenue parmi nous après tant de turpitudes ~

Déjà. Toi, je t'aime. Vraiment. Vraiment vraiment.
Parce que ta fiche n'en est pas une, ce n'est pas juste une liste explicative de tel caractère ou telle entrave ; c'est une histoire. Pour un peu, on croirait des extraits d'un roman, avec son vocabulaire étendu, ses images fleuries et son humour subtil, jamais graveleux ou lourdingue. Bien sûr, les virgules se font parfois la malle -comme tu le laissais remarquer- et quelques trébuchements se font sentir [des « flagrances » ? Pas sûr...] mais c'est de l'ordre du millième de pourcentage, alors ça ne marque pas. Et puis c'est précis, c'est minutieusement détaillé, plein de rythme et de poésie. C'est valable pour le fond en tant que tel, aussi ; original, fourmillant d'anecdotes amusantes ou de profondes nuances.
Oui, j'aime.

Alors je te validerais sans attendre si...
Tu expliquais pourquoi ce nom -c'est le cas de le dire. Charmant, par ailleurs, mais à moins que ses parents soient dotés d'un immense sens de la dérision au moment de le choisir ou a contrario d'une imagination déplorable, un garçon nommé Onyme ne se croise pas à tous les coins de rue, même en Irlande.
Rajoute cela et tu auras ta couleur pour aller recoudre les chaussures des damoiselles et cirer les pompes du Directeur ! Accessoirement, il serait bien qu'Ulysse soit pris ; cela ferait une belle paire de conteurs, ça oui.

_________________
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Dieu est placé hors de l'atteinte des maux ; vous, au-dessus d'eux. »
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MessageSujet: Re: Be an Onyme. Ven 14 Fév - 8:37

En effet une fiche intéressante! On a envie de voir ce que ca donnera sur le terrain =) En tout les cas, bienvenue à toi!
Onyme
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MessageSujet: Re: Be an Onyme. Ven 14 Fév - 10:53

Merci merci, en vérité je n'avais pas encore relu toute la fiche, hier je la rallongeais chaque fois que j'y touchais, et l'ensemble ayant tendance à se découdre, écrit patchwork, il a fallu poster avant d'attenter aux mots
Flagrance c'est à cause de ces publicités pour parfums qui envahissent le quotidien ><

Peut-être sont-ils fans d'Agatha Christie, notamment du roman dix petits nègres et qu'après avoir longuement hésité entre Alvina Nancy O'Nyme,  et Algernon Norman O'Nyme, ils se seraient rendus compte du fait qu'Alvina et Nancy n'étaient pas appropriés pour un enfant de sexe masculin, puis que changer de nom serait complexe, se résignant donc à une pâle référence, Onyme.

Enfin, ce n'est pas ça au final, c'est quelque chose de plus simple.
Résine
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MessageSujet: Re: Be an Onyme. Sam 15 Fév - 10:39

Eh bien, suite à ce rajout, je te salue bien bas, ô grand prêtre des pâtes !

Te voilà validé, coloré -barbouillé plutôt- et tu peux filer distribuer tes tupperwares de carbonara à qui voudra. Amuse-toi bien parmi nous ; bon Je

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Dieu est placé hors de l'atteinte des maux ; vous, au-dessus d'eux. »
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MessageSujet: Re: Be an Onyme. Aujourd'hui à 11:31


Be an Onyme.

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