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[LIBRE] Ramassez-moi

Virgile
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MessageSujet: [LIBRE] Ramassez-moi Ven 14 Fév - 11:03

Un rêve d'audace aux tonalités sirupeuses s'étend aux bornes de l'horizon. Le ciel resplendit  sous les lumières criardes d'un soir d'émeute. Des fumigènes figent les nuages. Quatre Molotov jaillissent comme des étoiles filantes.  Le cri de la révolte est couvert par celui, plus profond, sourd, grave, des matraques sur le plexiglas. Le sang couvre le bitume dé-dallé. Une carte d'identité abandonnée au sol porte Virgile imprimé. Son miroir est à son échelle : il est incrusté à l'intérieur de la puce biométrique qui se trouve à l'intérieur de la carte. Une semelle usée manque de l'écraser alors qu'elle lui passe sur le corps. Virgile sent la surface plastifiée se courber sous l'impact du pied. Il ne comprend pas. Tout ce qu'il sait, c'est l'identité qu'il décline :

CARTE NATIONALE D'IDENTITE N°0921********* Nationalité Espagnole
Nom : ALONZO
Prénom(s) : MARTINA

Sexe : F Né(é) le : 08,01,1997
à Séville
Taille : 1,54m
Signature
du titulaire : Ici, sa physionomie prend une courbure élégante et fine.

De son dos sortent d'autres membres qui indiquent des informations quant au lieu de délivrance de la carte. Il ne s'y attarde pas. Virgile se contente de signifier le côté visible, de toutes ses forces.
Onyme
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MessageSujet: Re: [LIBRE] Ramassez-moi Dim 23 Fév - 19:54

Onyme perdit son sourire très rapidement, le rêve avait un goût de rouille, un goût ferreux, celui du sang. Cela le divisa très vite, il partit à gauche, à droite, et se tétanisa, tout ça à la fois, à croire qu'il aimait être trois. Mais les éléments du décor l'intimidaient encore davantage alors qu'il se retrouvait tronqué en matière de taille. Il fallait rassembler ses esprits, et élire une direction.  Par là, par là, plus que par ici, parce que le « i » semble trop rapide, précipité, et que dans ici il semble entourer le c de la confusion. Mieux valait aller par là avec les lettres qui n'étaient sans rappeler Los Angeles, bien que le pastafariste se concentra sur Lieu Avenant. Il ne connaissait pas Los Angeles, cela ne lui évoquait que débauche de moyens, accessoirement vaine, menant à une existence vouée à la consommation achetant sa rédemption avec des tickets de réductions (ou achetant habilement des actions, à une différente échelle). Ce n'était pas pour le motiver. Lieu Avenant, à côté, rappelait le refuge, le nom d'une superbe pizzeria en bois, où étaient aussi servies de remarquables plats de pâtes, non, non, ce n'était pas ça de base, l'idée, juste le refuge, et oui, peut-être le bois réconfortant, mais c'est accessoire, juste refuge, la pensée sera comprise pour peu qu'on ait une définition vague du mot.

Il fallut tomber, ça semblait déjà écrit dans le cycle narratif, de ces étapes par lesquelles il faut passer pour accéder à une nouvelle étape dans une histoire. Heureusement ça n'eut aucun impact conséquent, cela semblait simplement là pour rappeler la maladresse du brun, qui s'aplatit au sol assez lamentablement, assez loin de l'impression qu'il aurait voulu donner. Aussi il ne savait guère tomber gracieusement, et il aurait été mensonger que de le présenter se courbant avec élégance sur le sol... Ce qui aurait rappelé une révérence au sol plus qu'une chute. Non, pour bien chuter il fallait que ce soit assez rude. « Aïe », il se réceptionna sur ses poignets, permettant de tester leur élasticité,  et perçut un éclat intéressant lors de sa chute. Peut-être ce qu'il était supposé chercher ? Il hésita, ramper ou se redresser ? Peut-être les deux, oui, il sentait le corps couler, défier ces principes physiques tout en suivant cette célèbre citation : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Peut-être sont-ce ces mots qui le retenaient, le bridaient dans ses dédoublements. Ramper était amusant, mais le corps qui courait vers ce qu'il croyait être un débris fut plus rapide.

Il était sur le point de parler avec l'autre lui, quand il se stoppa, les deux têtes identiques se relevèrent en même temps, avec une expression surprise, sourcils légèrement rehaussés, les coins des lèvres tombants, et une mèche barrant le front plissé par un début d'angoisse, départ léger mais réel et bientôt conséquent. Il avait l'impression d'être victime d'une forme particulière et rare de schizophrénie. Enfin, qu'importait, celui qui courait arriva à son but, il s'en saisit, ah, le conquérant ! Il afficha bien vite sa déception, l'autre visage copia l'expression aussi, le corps qui rampait suivant ce qui semblait être une chorégraphie contemporaine, débridée et grandiosement ridicule se stoppa, et s'assit en tailleur. « Que faisons-nous ? » . Il se montra à lui-même ce qu'il pensait pouvoir brandir tel un trophée quelques secondes auparavant, sans faire attention aux conséquences que pourraient avoir le fait de considérer cet autre qui était lui comme autre. Peut-être crut-il que cela lui donnerait accès à deux cerveaux, ah, petit idiot.

Entre les doigts sales il y avait ce rectangle, ce qu'il avait appelé un badge détaillé par le passé, il y posa à nouveau les yeux, semblant oublier le chaos dans lequel il se trouvait. « Cela semble aux normes, a priori »
Aaron
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MessageSujet: Re: [LIBRE] Ramassez-moi Lun 24 Fév - 19:35

Crazy dream

ça pleut sur vos têtes des flammes à n'en plus vouloir, pleure des bombes lacrymo à ne plus pouvoir verser une larme. Les gens d'en bas sont dans la merde et toi tu planes au dessus du danger, du brouhaha et de la foule en délire.
Tout ça a une sorte de beauté martiale, un peu comme un match de football américain mais en plus destructeur, avec des diables de révolutionnaires en supporters et des pavés retournés en guise de terre.
Entre ton bec pré-historique, tu soupires. Quand pourras tu enfin te poser... Marre de tout cela, ce rêve était stérile et bien que pas inintéressant, tu  ne pouvais que stagner, trois lieux au dessus de l'eau néanmoins.

Tu fais une vrille et à travers la fumée noire de pneu brûlé tu distingues un Rêveur ou plutôt trois. C'est Onyme. Avec son style de tarlouze dark absolument vomissable et contestable il est impossible de ne pas reconnaître cette gueule bouffée par une paire de grosses lunettes noires d'Hypster.
So Hype....or not.

Tu fais une vrille de plus et tu le vois tenir un trésor, un de ceux qui miroite et qui sont tant convoité ici, un de ces fragments qui t'appartiendra dans la seconde qui suit.
Tu tombes en pique, bouscules l'hydre à trois têtes et te saisis de son bien.
Yes....
Tu te poses non loin,  à une centaine de mètres et de tes yeux de verre, observes ton butin.
Shit...
Ce n'est qu'une vulgaire carte d'identité.  
Tu vas la rendre à sa nature de déchets quand tu comprends sa véritable profondeur...
Wait... A dreamer...This fucking dreamer, master of this fucking dream.

" Yeah the thing, stop this shit or I destroy you".

De l'impératif dans ta voix rocailleuse de ptérodactyle adolescent . Rien d'autre.
Virgile
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MessageSujet: Re: [LIBRE] Ramassez-moi Mar 25 Fév - 15:33

[Hors R.P. :  Coeur  Shock !  Twisted  Malade ]

L'élévation emballe virgile qui pour la première fois pose un regard cinématique sur ce qui se Reflète au glas d'un éclat. Le nombre de mains qui se l'attribuent donne à son champ visuel une pluralité symphonique : un pied, un buste, un oeil de kaki et de sang se diffractent. Kaléidoscopé dans un souffle d'explosion, entre la Syrie et l'Ukraine. La peur gronde la mort qui gronde l'audace qui gronde le chagrin. En un instant fugace, virgile voit l'homme sous l'uniforme de gardien de l'ordre et voit le flicaillon sous le béret révolutionnaire. Sa vision triple reste brouillée au milieu, à l'endroit où pouvoir et contre-pouvoir se confondent.  Répartis devant Un mur lors des contrôles; entre Deux camps pendant la guerre; entre Trois frontières et enfin entre Quatre murs de la salle de garde à vue.
Virgile monte encore en hauteur. De loin, les étoiles qu'il avait prises pour des cocktails molotovs ressemblent plus à d'autres cartes d'identités. clipsés en badges sur les keufs et déguisés dans les poches de chaque manifestant.e. De ceu.lle.x qui n'ont pas de papiers, on a rempli les centres de rétention administratifs alvéolaires qu'il voit brûler au loin. De si loin que tout lui semble beau, il ne voit pas les corps tomber. De si loin qu'il voit la terre entière drapée du noir révolutionnaire qu'il entend chanter de ses oreilles photosensibles. L'ordre musclé revient s'asseoir sur le crâne brûlé à coups de technologie de pointe. Pointés par la police, les manifestants s'allongent. La police qui sert à protéger qui ? La police qui sert à protéger qui en a besoin. Frappe plus fort.
Il voudrait vomir le chiffrage qu'il porte sur tout le corps et qui lui semble autant de légitimations d'un flicage permanent. Et voilà le 0 qui tombe de la bouche en "o" photographiée. Bientôt suivi du 9, du 2, du 1 ... et du reste. En une pluie nanotechnologique qui coule sur l'horizon, transformant le décors en nombre de morts, puis en nombre de naissances, en espérance de vie...

(c'est du gros n'imp', si c'est trop court ou si ça n'inspire pas, dites-le et je modifierais/rallongerais plus tard! pour l'heure je vais me doucher. P.S. : je vous ADORE!!)
Onyme
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MessageSujet: Re: [LIBRE] Ramassez-moi Mar 25 Fév - 20:42

Onyme sut immédiatement qu'il ne s'agissait pas de Martina Alonzo. Ou alors elle avait de graves soucis de santé, et bien plus encore de soucis à se faire pour son image. Sa carte d'identité n'était plus valable. Les différents corps n'en formaient à nouveau plus qu'un, le choix était simple, il fallait qu'il évite de se faire tuer stupidement. Courir, et courir tout droit. Enfin, aussi droit qu'il est possible sachant que les jambes n'ont chacune pas la même force. Il percuta une femme, à peine plus vieille que lui. Il fallait l'aider à se relever, il s'imagina ce que pourrait donner une vie dans le rêve avec cette femme. Elle avait quasiment une tête de Martina Alonzo. Soit, il l'aurait appellé « Tina » avec des yeux vifs comme les flammes qui léchaient les bâtiments, sur leur gauche. Ils auraient peut-être eu deux enfants, ou trois, emportés par leur élan, des garçons, comme ceux là-bas couchés sur le sol rouge-marron. Ils auraient eu cette maison, là, droit devant, mais sans les gens qui criaient dedans. Il soupira, et plaquant sa main sur son front théâtralement, reprit la fuite. L'animal qui avait fauché la carte d'identité était un de ces ancêtres de pigeons, poules, enfin, ces oiseaux avec des becs, devenus paresseux comme les humains au fil de l'évolution et au gré de l'implantation des fast-food, laissant des sols parsemés de frites molles et froides. Même les robustes pommes de terre finissaient par avoir des tronches d'assistés. Il aurait bien aimé bien un avion de papier, même un avion en carton d'Happy Meal aurait pu suffire, il s'agissait seulement de s'éloigner de cette masse effrayante et révoltée, survoltée.

Il imagina un troupeau de ptérodactyles se battant pour des frites échouées sur un parking, trouva ça ridicule, pas autant qu'un ptérodactyle se prenant pour Martina Alonzo. Mais presque. Soit, le temps que le cheminement de ses pensées utilisa pour parvenir à ce point le décor changeait. Des nombres partout, pour tout remplacer. Il se demanda si les chiffres qui défilaient avaient rapport avec la situation, et se demanda si cela se bloquerait sur quarante-deux. Ah, quarante-deux, pourquoi l'univers ? Parce que quarante-deux. Le quatre, très droit et la courbe vicieuse et malicieuse du deux, quelque chose qui échappe, et quelque chose de défini. Cela rappelait l'oiseau qu'il voyait de nouveau, qui semblait le narguer. Il l'apostropha, dans la langue dite universelle, la seule avec laquelle il rêvait aux insultes universellement connues.  À nouveau deux, tout de même, parce qu'une partie de lui qui n'était pas suicidaire partit se cacher avec le fragment de miroir. Tandis que l'autre, faisant de ses mains un porte-voix lança : « Hey, come here, you, fricking chicken !»

Il espérait être compris, il s'adressait tout de même à un animal d'une époque bien lointaine, et s'il fallait parler à coups de thou, d'art, de thee, autant laisser tomber. Et d'un autre côté, c'était peut-être un peu violent, non? Il faudrait que ce soit compris, mais pas trop. Il sourit en repensant à une phrase d'un anglais de ces siècles lointains : Cowards die many times before their deaths; the valiant never taste of death but once. Les chats étant réputés pour avoir sept vies, les lâches ayant donc plusieurs morts, est-ce que les chats seraient lâches ? Il fallait bien six morts, non ? Enfin, selon Onyme déjouer la mort, c'était plus un truc de renard que de chat. Forcément plus en rapport avec la couardise qu'avec l'agilité, mais aussi question de ruse. L'Onyme de l'ombre, jouant avec son morceau de reflet approuva en silence.
Virgile
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MessageSujet: Re: [LIBRE] Ramassez-moi Sam 15 Mar - 7:49

(H.J : j'essaie de relancer le sujet dans un lieu peut-être plus propice aux interactions entre les joueur.euse.s mais comme ce n'était pas mon tour, joues à ma place après Aaron si tu veux...)

Le circuit numéraire qui file entre les dents numériques de la photo biométrique sature l'espace en un temps court. Entassés comme ils le sont, les 0 et les 1 ne produisent plus de quantification, de distinction et le multiple infinitésimal franchit la limite entre discret et continu. Seul un fond blanc uni crie leur présence au niveau macroscopique. Du blanc de l'écran sur lequel s'escriment les erpégistes. Du blanc du lait de vache. Et quelque part au centre, ou sur les bords mais dans la direction de la fenêtre du Reflet, il ne reste que le Dinosaure avec la carte d'identité contenant Virgile, sept chats trouillards, un renard audacieux et Oh-Ni-Me.

La carte a fini sa logorrhée chiffrée. Elle est prise d'un violent haut-le-coeur et crache un énorme mollard sur le sol immaculé (qui ne l'est plus tant que ça). Il s'agit d'un tas de lettres organiques. Virgile s'en extirpe en leur faisant prendre le signifiant de sa pensée et de ses actions :

<< Je suis là. HE. JE ME DEPLACE - à mesure que les lettres apparaissaient il... - Je. C'est la première fois qu'il restait aussi longtemps dans le reflet, il regarda autour... SURPRISE. Je veux dire : c'est génial, comment... HEY YOU THERE, MY PIECE OF MIROR IS PACKED ON THIS CARD DON'T LOOSE IT.>>


Un chat lapa le sol. Le renard essaya de le défier mais il s'échappa brusquement, si vite qu'il faillit écraser le mollard qui s'était étendu en caractères d'imprimerie sur quelques centimètres. Devant les lettres mouvantes il prit la fuite de nouveau et plongea dans le nid de chats qui s'était formé en retrait.

<< ..Qui m'a fichu des chats aussi peureux ? Quand il était dans la carte... pardon, je contrôle pas encore très bien ce moyen de locomotion... quand j'étais dedans, donc, j'ai vu un truc étrange, c'est comme une prémonition qui me dit qu'on trouvera un autre bout de miroir avec martina alonzo... la propriétaire de la carte... Mais je ne sais pas comment on saute des lignes, ou comment revenir en arrière, j'espère que c'est bien dans cette direction qu'on doit aller !>>
Aaron
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MessageSujet: Re: [LIBRE] Ramassez-moi Dim 16 Mar - 10:08

What the Fuck.

Tu allais te venger de ce triple idiot qui t'avait traité de fricking chicken quand ce monde de révolution se brisa.  
De couleur vous étiez passés à noir et blanc. Tout était allé trop vite, ne laissant pas le temps de comprendre à ta cervelle de poulet préhistorique.

Encore en altitude dans ton bec, la carte avait vomi des chiffres par centaines de milliers jusqu'à transformer votre univers de béton et de sang  en vulgaire feuille immaculée... ou presque... Car la vile avait  hoqueté, craché du Virgile par lettres noires sur fond blanc.
Puis, car rien ne se suffisait dans l'abberration du Reflet, le professeur d'espérance, avait parlé, écrit... hum.. s'était exprimé.

" Quand j'étais dedans, donc, j'ai vu un truc étrange, c'est comme une prémonition qui me dit qu'on trouvera un autre bout de miroir avec Martina Alonzo... [...]"

Résoudre le mystére Martina Alonzo... 'manquait plus que ce mythe au parfum de roman de gare pour parfaire l'absurde de cette scène .

Tu t’assois sur tes pieds et le bout de tes ailes et regardes qui reste après la cohue de chiffres blancs : un Virgile en lettres détachées, trois pleutres identiques, sept chats inutiles, un renard sorti d'où on ne savait où, et toi, bien sur, pièce de force sur cette échiquier.
ok...il va y avoir du sport...

Sans crier garde, tu te jettes sur le premier chat à tes côtés, l'enfournes dans ta gueule et d'un coup de  bec, le déchiquette et avale sa carcasse. Une patte s'effrite sur le sol blanc. Pas de sang, juste des lettres noires qui forme un "sango" d'espéranto et de Georgia. Ici bas, dans l'univers du savant garçon, tout était mots. Tu continues ta tâche sous les yeux éberlués des autres convives jusqu'à ce qu'il n'y ait plus trace de chats ou de renard.
Surement pour justifier ce massacre, tu murmures entre ta maxillaire et ta mandibule :
" Cleaning..."

De l'anglais... tu parlais encore anglais, par tic et par nature. Tu te reprends.

"Nettoyage... C'était pour faire du nettoyage... mais... maintenant soyons pratique..."
Tu déchires au sol un large morceau de papier où, dessous, le vide de l'obscurité se découvre.

"Plie cela en enveloppe humain... Il faut que l'on puisse transporter Virgile."
Tu te tournes vers les lettres et l'apostrophe.
" Et toi, une idée de ce qu'il faut faire? "



[et voila aaron qui bouffe surement des indices ou des aides... normal quoi... u_u' C'est pas très bien écrit sorry, j'étais pressée =)]
Onyme
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MessageSujet: Think Harder, please. Sam 22 Mar - 16:49

Il avait l'impression de faire face à une image de l'au-delà, ou alors à un asile, un hôpital. Ou bien simplement le palais intérieur de Virgile tel qu'Espérance le connaissait, en professeur, en érudit. Un palais de paix incolore et de guerre se poursuivant cette fois-ci couleur encre, dans une petite masse de mots, comme l'expression d'un gargouillis. Onyme attentif pencha la tête, comme pour mieux capter, mieux apprécier la sélection encore maladroite d'une personne qui apprend à communiquer d'une manière inédite. Il pensa naissance, et il fut de retour à son image de l'hôpital, bien que les chats et le renard rendent son idée incohérente, qu'importait, dans le reflet il pouvait bien comprendre ce qui lui plaisait. D'ailleurs le monde onirique n'était-il pas là pour se soigner quelque part ? Puis, là, le petit groupe semblait loin d'être constitué de jeunes gens sains d'esprit, impression qui se confirma lorsque le volatile se jeta sur les autres animaux. Ah, nettoyage, Onyme haussa les épaules, comme ennuyé, et en profita pour passer à un nombre pair, deux. Le temps de savoir s'il se retournerait contre l'animal rustre ou s'il essaierait de lui faire confiance.

Ah, comme l'imprévisible figeait toujours : le carnivore avait le beau rôle, pour sûr, son gabarit l'avantageait de base et en plus il agissait de manière inconsidérée. Il nota l'impératif, et cette fois-ci se furent ses sourcils qui se haussèrent, à la fois surpris et peut-être un peu vexés, heureusement l'autre se rattrapa un peu en justifiant l'ordre. Ce qui n'était sans doute pas dans l'intention de rassurer, mais fit son effet. L'humain se plia donc aux directives et la feuille entre ses mains y fut contrainte aussi, pendant que l'autre s'approchait du gouffre. Il fallait rester prudent, car s'il tombait il n'était pas sûr qu'il puisse remonter en utilisant le lien qui l'attachait à l'autre lui, l'autre choix. Qu'y avait-il sous ce sol de papier ? Peut-être des rivières d'encre souterraines, les nappes de l'imagination... Il se pencha au dessus, ça semblait vide, ce qui serait atrocement décevant, le néant n'étant ici pas considéré comme un aboutissement, une fin en soi.  

« On pourrait essayer de descendre, lança l'Onyme au bord de la déchirure. »

Parler pour parler, il s'en serait frappé, mais cela fait, peut-être que cette remarque totalement stupide l'avantagerait par la suite, puis, mieux valait être sous-estimé pour quelques bêtises que surestimé par erreur. Il aurait quand même dû se taire. Déjà que depuis le massacre des animaux innocents, il sentait bien que ce rêve mènerait à boire le calice jusqu'à la lie, ni plus ni moins. Alors que l'Onyme silencieux achevait une lettre aux bords parfaitement parallèles deux à deux, l'autre plus entreprenant voulut voir, si eux-mêmes étaient constitués de mots, il se mordit le pouce ouvrant la peau à renfort d'incisives, les yeux brillants de curiosité, ou bien alors du désir de la satisfaire. Drop dégoulina le long du doigt, jusqu'au poignet, puis au coude avant de se jeter dans le noir. Une unique petite goutte qui conquit le regard de son apparition jusqu'à sa fin, son grand plongeon. Ça rappelle quelque chose, vaguement : qu'est-ce qu'un océan si ce n'est une multitude de gouttes ? La pensée part un instant à la dérive, divague mais revient sur ses pas, se pencher au bord, faire deux encoches puis tirer, la bande se détache.

« Ce pourrait nous éviter de tourner en rond, se justifie-t-il. »

Tandis que l'autre reste muet, avec un sourire en coin, en tous cas, il y a du progrès.




[Désolée pour le retard, la connexion se fait à nouveau capricieuse ><]
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[LIBRE] Ramassez-moi

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