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Dharma Party [Onyme]

Clover
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MessageSujet: Dharma Party [Onyme] Sam 1 Mar - 1:41

« Mayo s’il te plaît. »

L’ivresse du lieu était une énième feinte de l’horloge : j’ai pas le temps pour ça, Je suis pressée. Le coucou me pensait-il si naïve à ce point ? Cet endroit regorge d’indices, j’ai pas le temps… Les dancehalls sont bondés, et la musique, enivrante, les plonge dans un état de transe. Je ne sais pas trop si on peut qualifier ça de « danse »… La musique recouvre tout. La moutarde coule à flot. Elle tombe des plafonds du cube dans lesquels nous nous trouvions enfermés. Un millier de « Clubbeurs », j’aurais dit à froid. D’après Bénédicte, le cube tourne sur lui-même, il imiterait le mouvement de la roue. Mais coincée à l’intérieur, je ne pouvais point vérifier les dires du dealeur en titre. Je ne sais pas trop ce que c’est, mais je crois qu’ils s’injectent dans des seringues du Ketchup mélangé à du Wasabi… Ils parlent tous de ça, tandis que les plus téméraires sniffent de la coriandre dans les toilettes. Mais surtout et apparemment, il ne fallait surtout pas que « La Mayo » l’apprenne.  

Le coucou me suit, je le sens… J’ai peur qu’il sorte. Tu crois que je devrais perdre le temps de sniffer ça ? Et si cette odeur m’aiguillait dans mon Avant ? Ne suis-je pas là pour ça ? Pour déchiffrer ? Non, …  tu ne vas pas tomber dans le piège du coucou… Tu perds du temps là, faut se décider.

« OUH-OUH. OUH-OUH. OUH-OUH. OUH-OUH.  »

Le  cri de mon angoisse existentiel... Il est finalement sorti. Dois-je être rassurée maintenant ? Je ne crois pas, l’heure tourne et il vient de me le rappeler. Je vais me réveiller sans avoir trouvé une énième fois. J’ai peur… Et puis sa tête, sa putin de tête…

« Du sable, y’en a où ? »

Le sable, le sable, vite du sable, pendant que les condiments se déchaînent dans le cube qui tourne en rond. Je crois que ce rêve peut tout me révéler, à condition que j’ai le temps… Poussez-vous, écartez-vous, dégagez ! Le cube est trop petit, la piste est à craquer. Je n’arrive pas à passer. Je dois tenter de me frayer un passage entre les agglutinations de choses ; Trop occupées à s’injecter ce corps verdâtre dans leurs veines pour me remarquer. Je crois qu’ils y en a qui meurent sur le coup pendant que les autres bougent dans tous les sens, ou agonisent à genoux me bloquant désespérément le passage… Je sens le coucou rire derrière moi… Je me fraye un passage dans la masse vibrante, j’ai l’impression de voyager au cœur de la déchéance. Une espèce d’orgie de condiments…

« Muuuuutarrdee, Muuutardeee, Muuuuuuuuuuutarrrrrde, Mutaaaaarde »

Finalement après un énième dilemme interne, je pris le temps d’observer la scène. Les clubbeurs se mettent à ouvrir grand la bouche et attendre qu’un filet de moutarde, tombant du ciel, finisse en plein dans leur gosier. Ils crient tous « Moutarde, Moutarde », en espérant que Dieu leur pisse à la gueule. Un rebelle se met soudainement à couiner :

« Katttshuuppp, Ketshoooope, Ketschouuup, Ketchapp »

Du plafond, une rivière de Ketchup jaillit sans pour autant stopper l’effusion rampante de moutarde. Les uns criaient Ketchup, les autres moutarde, provoquant une cacophonie épouvantable. Il devenait impossible d’avancer. Mais vers où déjà ?
Onyme
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MessageSujet: La folie nécéssaire Sam 1 Mar - 11:18

Une femme se tamponne le visage à l'aide d'un hamburger, elle remet du curry, pour que sa peau gagne quelques teintes, et elle bégaie « cannelle, cannelle », car elle n'est pas aux couleurs des pays Mangues. Onyme la regarde, un peu perdu, et lui tend du chocolat en poudre, première chose qu'il trouve. Elle l'ignore, il n'a pas ce qu'elle cherche. Tant pis, il faut qu'il trouve la pastabox ultime, celle qui les contrôle toutes et la détruise, pour le bien de l'industrie agroalimentaire, et de toute la communauté.  Il prend le bâton de vanille,  mieux vaut être armé, sait-on jamais. Il espère ne pas avoir à en venir aux bananes, une est rangée, dans la poche arrière, avec ce truc pas comestible. Il faut élire une direction, il part vert le territoire Béarnaise, où via des salsifis, la sauce est versée en grande quantité, Onyme est un peu tenté, ce doit être sympa d'ainsi s'oublier, mais boire ce velouté écœurant jusqu'à s'en sentir retourné, ça reste une drôle d'idée. Yeurk, certains osent même prendre des endives entière de ce liquide.

Là certains arrivent, menaçant, enroulés dans des wraps ils se croient plus puissants. Mieux vaut modifier la direction, quoique, tiens, Onyme est deux. D'un côté, il va voir les silhouettes encapées, et de l'autre fuit, pour ne pas prendre le risque de perdre la vie. Ah, qu'ils ne tentent pas de faire le coup du sucre de canne, il l'a encore sa banane ! Ils ouvrent les bras, dévoilant des bagels aux anchois. Même avec du cavier et des noix, non, ça ne l'intéresse pas, du coup, il lui faut retrouver son autre « moi ». Même en rajoutant un steak haché, il n'a de toutes façons pas de quoi payer. Il rejette une nouvelle proposition, à base cette fois-ci de salade et poisson. L'autre lui se fraye un chemin parmi des tas d'aragon et de romarin. Ils fument ça dans des pipes semblant faites d'avocats. Il faut le rejoindre, mais un nouveau choix se présente, de ceux qui le hante,  même pas la peine de feindre. Les deux moitiés de corps se stoppent, chacune de leur côté, les yeux gagnent cette teinte intéressé : « Excusez-moi, vous avez bien dit pasta ? » Et non, ils désignent de fines rondelles d'oignon, pour amplifier le goût à la manière d'un roi, tant pis il faut persévérer, pastafariste, il a la foi.

La soirée semble arriver à son point culminant quand les deux Onymes se retrouve, tels des fans d'équipes de pastèques-ball les gens scandent Ketchup et moutarde. Il semble désormais impossible de passer, même une fois son apparence normale retrouvée. Il fallait aller à terre, à quatre pattes il aurait plus de force. Quelques anciens crient seulement Dijon, comme une sorte de fierté, avec le grand D de divinité, et le « on » du « nous, nous avons raison ». D'autres font des incantations, grotesques, ils se lancent des insultes et la personne visée doit se retenir de bouder, pour que la moue tarde. Onyme trouve ça fantastique, ils ont de la chance les messieurs moutarde. Mais point le temps de les admirer, il vient d'arriver à une porte, avec un gros bouton rouge en guise de poignée. Les pâtes doivent être derrière, les choses les plus importantes doivent se trouver là. Et si ce n'était pas le cas, et si l'interrupteur  écarlatedéclenchait quelque chose de terrible ? Non, il ne peut pas se permettre cela, bien que, la pastabox tout de même.

Moutarde, Ketchup, hurlent-ils derrière, dieu, qu'ils sont stressants ! D'ailleurs comment ont-ils faits pour choisir, hein ? Ils ont goûté les deux peut-être ?! Non ! Ils semblent n'avoir testé que le produit qu'ils nomment. C'est intolérable ! En plus le Ketchup c'est bien meilleur, bien que la moutarde se défende pas mal. Enfin. Onyme Ketchup et Onyme moutarde se font face, non, tout de même pas ? Ce n'est pas son combat, ou plutôt mieux vaut fuir ce combat. Même s'il se sent profondément concerné par la bataille entre les sauces il lui faut trouver la pastabox d'abord . Réunification, bien. Alors, que faire ? Il fallait passer la porte, il y aurait forcément ce qu'il cherche, ça semble évident, si évident que ce pourrait être un piège ? Déjà il faut rectifier, c'est une tomate, en centre, comme celles des concentrés plus loin, quelques fous prennent ça pur, ils n'ont peur de rien, ceux-là ! Pourquoi est-ce que la pastabox prime sur le dilemme qui envahit tous ces gens ? Le pouce se place au niveau des lèvres, prêt à se faire ronger, le pouce droit, mais ça c'est logique, parce qu'il est gaucher, donc il peut se ronger l'ongle en écrivant, ça n'a aucun intérêt de le savoir, mais c'est rassurant, ça a un sens.


Dernière édition par Onyme le Dim 2 Mar - 15:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Miss Bénédicte Dim 2 Mar - 2:11

L’ivresse est totale. La soirée bat son plein alors que le cube se recouvre de sauce tout doucement . Elle monte, monte la sauce. Les amas devant moi dégoulinent de ketchup… Quelques éclaboussures de moutarde sur leurs bras et la fête ne fait que commencer. J’entends au loin, crier « Dijon », même…  Les « BOUM BOUM » sonores n’arrivent même plus à cacher la cacophonie générale virant à la démesure.

« Et maiiintenannt… Veuillez acceuillir… »

Où te caches-tu Mister Loyal ? Je lève les yeux vers le ciel, pensant naturellement que la voix vient d’en haut. Un peu comme si Dieu nous parle, à tous. Mais comme toute bonne divinité de ce nom, la voix vient de partout. Elle doit sortir des enceintes dons le cube est composé…

« Miiiiiissssssssss Bénéeeediiiiiiiiicteeeeeeeee !!!!!! »

Des vaches sont soudainement parachutées ! La fumée empêche de voir le plafond du cube, mais j’aperçois très nettement les bovins y descendre paisiblement, La clubbeuse devant moi pleure d’émotion… Son ami hurle d’hystérie. Une, puis trente, puis dix-huit bénédictes tombent du ciel par la force de Mister Loyal. C’est l’euphorie collective, et la moutarde ne cesse de monter. Je reste, malgré ma force, sur le cul. C’est juste complètement dingue !

Je suis à quatre pattes, à terre, tentant d’éviter de me faire piétiner. Plus facile à dire qu’à faire. Les gens ne me regardent pas, les yeux rivés sur Miss Bénédicte, la bouche grande ouverte. Espéraient-ils encore se faire pisser dessus ? Je prends quelques coups de pattes mal opportunes. Ils ne me voient pas… et même moi, je les discerne mal.

Des fusées sont tirées. Feux d’artifices dorés sublimant la chute bovine. Excès du flot de moutarde, inondation de ketchup, décidément on ne lésinait pas sur les moyens ici. Je crois que cette scène me captive. C’est beau. L’ivresse est relativement enivrante. J’aime ça. La musique se déchaîne.

Les vaches descendent des cieux à petite foulée. Elles font « meuh, meuh », et sont suffisamment proches du sol pour voir accrocher à leurs mamelles, des pastabox bon marché. Celles-ci étaient soigneusement attachées aux pies de Bénédicte via un nœud papillon. Gore. Fun.

Les gens deviennent dingues, se précipitant vers la zone d’atterrissage. Je suis piétinée sauvagement, raz-de-marée condimentale. L’espace libéré me laisse ENFIN entrevoir l’objectif : la porte avec la grosse tomate. Je suis à terre, je ne sais pas si c’est le ketchup ou le sang qui file sur mes doigts… Plus rien n’a de goût, ni d’odeur ici… Tout est recouvert par l’atmosphère cubique. Je n’ai même plus la force de me retourner, histoire de regarder l’heure… Je perds du temps… Je sens que tout va péter si les gens arrachent ce qu’il y a aux pies de Bénédicte.

Mon miroir va se briser…

C’est ça qui les attirent… ils lèvent leurs bras comme pour essayer de s’en emparer… Y’en a même qui font la courte échelle. Ils continent de scander : « MOUTARDE KETCHUP MOUTARDE MOUTARDE KETCHUP MOUTARDE MOUTARDE KETCHUP MOUTARDE  »²², projetant leur être en direction de Bénédicte.

Je tourne la tête, je dois me concentrer sur l’objectif. Je vois un marcheur, un autre rêveur d’Espérance : Onyme. Je le connais, il écrit et lit aussi des histoires, comme moi. Je ne l’avais jamais encore croisé dans le reflet. Sa présence me détourne de ma fascination pour l’évènement. Je reprends conscience. Pas le temps d’analyser ça, je verrais demain.

« Onyme ! Appuies, appuies s’il te plaît ! »


Dernière édition par Clover le Lun 3 Mar - 23:28, édité 1 fois
Onyme
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MessageSujet: Striker - Capsule Lun 3 Mar - 22:56

Est-ce que ça lui plairait d'appuyer ? Here comes your man sont tentés de répondre deux Onyme, mais seul un « Arrête » entaille l'air, rasoir, à couper l'atmosphère comme on coupe du beurre, avec une lame froide, voilà, c'est ça, arrête c'est le métal glacé qui tranche avec l'ambiance étouffante. Une même voix sortant de trois bouches à la fois. L'un est en position d'attaque, une de celles qu'on apprend dans les Arts Tichaux pour accéder à la ceinture Poire. Les deux autres ont un mouvement de recul. Ils veulent la même chose, mais pour des raisons différentes, en réalité une seconde plus tôt ils étaient deux, celui qui veut agir pour lui-même, et celui qui veut agir suivant la demande de Clover. Clover, cette personne à la chevelure de feu, qui était capable d'embraser le silence à l'aide d'histoires. Enfin, ils se battent entre eux, se défient du regard, mais dans la tension grandissante ne veulent pas gâcher plus de temps. Onyme n'arrive pas à se décider, à élire le choix qui le servirait le plus, et les trois corps se mêlent dans une tornade de coups.

Alors qu'ils sont chacun aux prises avec leurs autres, ils n'aperçoivent pas la pomme de terre-issage des bovins, ils savent que c'est un crime, presque une trahison envers leurs semblables, agglutinés à des points stratégiques, on dirait presque que la matière grise s'est réveillée pour permettre le déplacement utile, puis est repartie, de toutes façons la matière grise n'a pas lieu d'être dans ces lieux colorés, ce serait trop triste, comme un Rembrandt à la place de la tomate. La Tomate. Une chute décisive l'explose, les triplés la percutent après un détour parsemé d'uppercuts. Il n'est plus qu'un, et il entend le décompte se lancer, oui, il l'entend, c'est un décompte particulier : moutarde, ketchup, c'est ce que ça dit. Mais posément, et le public suit, comme hypnotisé et fasciné par la profondeur que ces mots peuvent prendre une fois énoncés à voix haute, claire, et lente. Pesant chaque syllabe, comme une vérité à énoncer à ce monde. Ils tournent tous leurs têtes vers le messager.

Onyme se retourne aussi, mais la porte ne s'est pas ouverte, et il n'y a personne derrière. Le flot de paroles ruisselle, comme le débit de sauce, qui semble avoir ralenti, ou plutôt tomber par vagues, comme les mots. Le rêveur se rend compte qu'il est celui qui articule les mots, enfin. Et il veut arrêter. C'est bon, il s'arrête, de toute façon la foule va retourner à son occupation, la porte va s'ouvrir, et tout ira bien, non ? Ketchup, ketchup, ketchup, ketchup ! Une majorité des clubbeurs hurle victoire, alors que quelques moutarde appellent leur sauce d'une voix plaintive. Non, ce n'était pas ce qu'il voulait dire, moutarde, ajoute-t-il, ketchup & moutarde. Mais visiblement les clubbeurs ne veulent s'arrêter qu'au dernier mot prononcé, il soupire, et reprend sa litanie, tel un gourou s'adressant aux partisans de sa secte, il élève la voix, tout en essayant de trancher.

Le rouge est la couleur des passions, certes, mais aussi du sang, il ne veut pas qu'élire le ketchup revienne à lancer ces personnes dans un conflit avec des battes d'ail. Non, en plus ça fonce le thym. D'un autre côté le jaune est la couleur de la vie, mais aussi de la maladie, il ne veut pas qu'ils s'attaquent violemment, au point d'en venir à percer la gousse d'eau jaune. Il la sent venir d'ici, même à petits pois, la raie veau Lu-tion, avec Bénédicte. Où en sont les vaches d'ailleurs ? Il essaie de voir, entre deux « ketchup moutarde », cependant le groupe reste compact, et l'indécision leur est apparente, en témoigne un homme-navet, dans son coin, en train de fumer la roquette, appelant La Mayo. Le nom lui donne la chair qu'avaient ces poules, qui apprenaient qu'on ne faisait d'omelettes sans casser des oeufs.

Il jette un regard désespéré à la fille aux cheveux clémentine: moutarde, ketchup? elle devait savoir.
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MessageSujet: Mayo Mar 4 Mar - 0:13

« Mayo »

Voilà ce qui je lui dis. Je suis la grande sœur, celle qui tranche.

La fusion d’un rêve, est quelque chose de fascinant. Le partage de l’autre avec son rêve m’intrigue. Onyme, a-t-il seulement conscience de ce qu’il est ? Désormais à la tête des clubbeurs, il fait lui aussi face à ses propres tourments. Quant à moi, j’entends le doux son du décompte : Ketchup, moutarde, ketchup, moutarde… Le son de la fin. Je ressens le son, celui de la musique électronique embrasant le cube. Quand elle s’arrêtera, tout sera fini. Miss Bénédicte marquera la fin. Pour le moment, les divines bovines stagnent dans la stratos-cube, au milieu de la fumée violacée. Les pasta-box s’agitent, au bout des pies, comme des hochés. Ils cherchent à les dérober et la sauce continue de monter.

Il faut touiller, touiller et encore touiller.

Les clubbeurs, vecteur de destruction massive, sont l’instrument de mort que détient Onyme. Mais que va-t-il en faire ? Et surtout… qu’il se dépêche, car je porte aussi mon fardeau dans ce rêve. Le temps nous ai compté à tous les deux, mais ce gosse est lent, tiraillé par le choix.

A terre, je me relève. La destruction de la tomate ne m’a pas tué. Le sabbat me réserve d’autres surprises. Le coucou veut s’amuser avec moi… et moi je veux enfin voir. Car, je crois avoir répondu spontanément à Onyme. Je crois que j’aime réellement la mayo. Il me semble même que j’en demandais à chaque fois…

« Mayo s’il te plaît. »

Mais moi aussi ça me fait peur… Que crois-tu ? Trop tard, je l’ai fait.

Ils se taisent. Tous autant qu’ils sont. Je ne l’ai pourtant que murmuré, mais ils me regardent tous… Ces choses me scrutent d’un regard sans œil. Je ressens leur mépris, leur haine. J’ai peur. Onyme, que vas-tu dire ? Je me hisse à ses côtés, enjambant quelques corps morts over-tchupé. Il semble que les clubbeurs ne lui feront aucun mal. Que cela soit ketchup ou moutarde, ils ne l’approcheront pas. Quant à moi, je ne suis que celle qui subit… que l’on piétine allègrement, et condamnée à attendre la fatalité.

Je n’ai finalement aucune emprise sur ce rêve, exactement comme dans ma vie. A Espérance ou ailleurs. Finalement. Je suis condamnée. Je devrais justement me dire alors… de ne plus avoir peur, car quoi qu’il en soit, dès que Miss Bénédicte aura atterri, tout sera fini.

« Mayo ! Mayo ! Putin ouais je préfère la Mayo et alors ? Bande de crevures ! »

Je ne sais pas si je parle assez fort… Je crois que je ne sais plus vraiment ce que je fais, la présence d’Onyme me rassure t-elle à ce point ? Je ne sais pas trop ce qu’il va passer… Je crois qu’ils ne m’ont pas entendu… je crois que seul Onyme en est le maître… mais le temps passe… Il doit leur dire !

« Dis leur Mayo ! Allez, tu n’as pas appuyé et regarde où nous en sommes… On perd du temps là ! Allez ! »

Quand le doute embrase le temps…
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MessageSujet: She's got you high Mar 4 Mar - 13:04

L'impératif prend le dessus, les doutes et cette pulsion qui poussent à se laisser balader entre les choix se taisent, Onyme a ce côté marionnette, à l'opposé de pinocchio lui, le vrai petit garçon n'imposera pas sa volonté au monde qui l'entoure. Ketchup, Moutarde, dansez, faites comme les uns, les autres, travaillez le jour, festoyez la nuit, suivez les lois, et vénérez Bénédicte, pour notre salut à tous, et sentez-vous libres, c'est bien aussi. Oui, libres, autant que vous pouvez le croire, et répétez, Ketchup, moutarde,  Ketchup, moutarde, libres de choisir, libres d'élire parmi ce qui vous ai donné, si libres, Ketchup, Ketchup ? Ou bien moutarde. Ainsi va notre monde. Economie de pain brioché, hamburgers et boissons à volonté ! Il se sent pousser des ailes, des ailes à l'image de ce monde, des ailes de poulet panées,  son corps se redresse, les ordres sont prioritaires. Il regarde Clover, sourit.

« Mayo ! Mayo, Mayo, Mayo ! Mayo, Mayo!  »

Il reprend de plus en plus fort, Mayo, Mayo, il crie à présent, les clubbeurs semblent interloqués, ah, Mayo ! La piste est composée de plaques de cuisson, les cercles rouges menaçants s'allument, et malgré la masse grouillante de cubes au beurre, il les voit. Ah ils s'agitent, peut-être vont-ils être châtier pour n'avoir résisté au syndrome de la cacahuète, à toujours en vouloir plus, ah, Ben & Jerry l'ont bien compris, Mac Flurry snickers, il n'y a que ça de vrai, dans la vie. Mayo ! Et d'un autre côté, la Mayo ça pouvait aller avec le ketchup, ça donnait une sauce rosâtre combinant les vertues des deux. Ah les beurres les plus salés se lèvent et arrivent avec des laitues imbibées de sauce barbecue, ils ont l'air menaçant, comme prêt à forcer à absorber le liquide, mais des larmes de lait coulent de leurs yeux amandes, noisettes, en réalité ils se sentent juste oubliés. Comme Quick, à l'angle du quartier de pomme, là, le centre d'affaire, la petite élite du grand Mixeur, le tout puissant, celui qui prévaut sur tout l'électroménager, même si le four impressionnant, et ce conservateur de frigo ! Le Mixeur, celui qui peut tout réduire à l'état de bouillie.

D'ailleurs il faut chercher le porridge, c'est ça, non ? Vérifier à ce que ça ne soit pas une recette Duvent ou Couenne, bien que Couenne vaille mieux, à moins que ce soit Duvent. Enfin, il y a bien un pain commun, il s'agit du porte-mille-feuilles, engraissé jusqu'à donner un porte-lasagnes, où quelque chose dans le genre, avec la sauce, sauce ! -Mayo!- Béchamel. On voit à présent d'où vient la musique, c'est Monotony, ils tapent sur des boîtes de conserves avec des haricots verts, certains en ont fait des instruments à fibres, et le chanteur a le corps huilé, prêt à flamber. Personne n'y fait vraiment attention, Bénédicte et l'évocation  de la Mayo captivent et contrôlent. La tentation est forte, donner une pichenette dans ces hommes-dominos (pizza) soigneusement alignés, bouleverser le monde irréel et pourtant si complet. Il le fait donc, et on les voit, les clubbeurs, tomber, comme au ralenti, tentant de se rattraper aux autres, les entraînant dans leur lente chute. Plus de Ketchup ou de moutarde, quelques up et tarde émergent du tas, de petits couinements insignifiants. 

Ils s'achèvent bien vite, marquant la victoire de la Mayo, un dernier cri le confirme, puis la pluie divine et torrentielle s'abat sur le peuple, qui se croit un instant récompensé. Mais c'est l'achèvement, l'effondrement de la cité Capharnaüm et de tout. La Mayo, sables mouvants modernes, ils s'embourbent et s'embourbent dans la matière envoyée du ciel. Peut-être un châtiment divin, maintenant le rêve est irrécupérable, il est vraisemblablement impensable qu'il devienne paisible. Surtout alors que la Mayo coule à flots, certains découvrent qu'ils apprécient le breuvage miracle, alors qu'ils baignent dedans. La panique reprend le dessus, après l'émerveillement temporaire.

« Je crois qu'il faut trouver l'Arche de Noix. »

Ou alors les bâtons du Capitaine Crabe, Avec son second l'admirable Surimi, de l'équipage Coraya. À nouveau un doute, autant s'en tenir à l'Arche.
Clover
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MessageSujet: Mother's placenta Mer 5 Mar - 1:09

« Ca fait donc ça la Mayo. »

Finalement mes souvenirs ne font qu’entraîner le chaos.

Les clubbeurs s’embourbent aussitôt dans la mayo rosacée au ketchup, considéré dès lors comme une espèce de sauce ultime. Bénédicte descend, effleurant la marée rose. Non, Bénédicte ne peut pas mourir. Elle lâche les pasta-box rapidement pour regagner du lest. Futée la bête. Les paquets cadeaux font aussitôt naufrage. Onyme me parle d’arche, c’est plutôt bien trouvé… nous voilà désormais en plein déluge.

Je le dirais brumeux et à l’odeur irréelle. Pourtant quoi de plus vrai que le Reflet ? Je me demande si Onyme se pose aussi toutes ces questions, s’il a seulement conscience de ce qu’il fait. Il ne parle pas, sinon pour dire quelque chose de réellement utile. Se souviendra t-il de tout ça demain ? Je me fais un peu de soucis, je crois.

Je suis en hauteur, sur un podium érodé par la marée rose. Rapidement les premiers clubbeurs ont commencé à fondre, rendant le mélange un tantinet plus épais. Une espèce de guimauve liquide remplissait le cube pendant que Bénédicte nous matait d’en haut.

Un clubbeur me demande de l’aider, il s’accroche au podium, le corps fût emporté par le courant. Un autre réessaye, je lui écrase mon talon aiguille sur sa voûte plantaire. Je lui broie les os, en l’enlevant, il tombe et il meurt. Il recrache, avant de définitivement fondre, une cassette du père castor qui atterrit entre mes mains. La trajectoire ayant été calculée par la divine providence. Celle de Loyal, Bénédicte, du Coucou, de la Vérité…, bref on aura compris l’importance de l’existence de ce grand Manitou pour moi…

La cassette… Elle est brûlante !! Je la fais tomber par terre, elle remonte, transcendée par la lumière, père Castor apparaît :

« Père Castor !! Raconte nous uuuuuune histoire… Père Castor, raconte nous uuuuune histoire… Père Castor !!! Mets tes lunettes et lis nooouuus toooooouuuuut !»

Mes genoux tombent, mon corps les suit. J’ai peur. Je tombe. Je rencontre la marée rose à mon tour, inconsciente et m’engouffrant dans ses eaux troubles. Je coule.

« Eeeetttttt on channnngeeee de seeennnnsss! »

Crois-je entendre…   au loin, mon subconscient irréel me transmettait encore quelques informations… Je vois une loutre tenter de remonter à la surface… Lili !

Bénédicte venait de piocher une carte « change de sens ». Très naturellement, le cube entra en rotation à 90° provoquant le déchaînement de la mer rose, dans laquelle je faisais intégralement partie. Ca me rappelle le placenta de ma mère…
Onyme
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MessageSujet: Myo, myo, hurlent-t-ils le doigt pointé vers le liquide. Mer 5 Mar - 12:42

Il lui semble n'avoir fermé les yeux que le temps d'un battement de cil, mais Cronos n'avait besoin de plus pour que le monde change. L'univers a basculé, et il tombe entre deux vagues ayant cette teinte écœurante. Alors qu'il y avait tant de monde il ne reste plus rien, plus que lui, et la bouillie infecte, il n'essaie même pas d'émerger, non, pas besoin, il ne suffoque pas, et il sent qu'il y a quelque chose au fond. Un reste de main s'accroche, il la sent cette prise brûlante. Son avant bras droit est désormais à point, c'est le petit cure dents noir dans les bistros, lui il préfère le rouge, le saignant. Il sent que le rêve se dirige plus en ce sens. Ah, ils sont bien loin d'Espérance et son calme. Le raz-de marée les a tous submergé, comme un coulis organique, donnant presque l'impression de se trouver dans un estomac cubique, ne subissant là que le cycle de digestion. Ceci dit l'éloge paradoxal reste faisable, n'est-ce pas enfoui dans la matière orangée qu'on se sent en sécurité ? Il semble bien qu'ici rien ne peut plus l'attaquer, et si malgré tout il est rongé par les acides gastriques, il ne s'en rend pas compte, la mort sera alors douce, et sans complications. Oui, c'est paisible ici. Dans le chaos ambiant, une fois absorbé, admis dans les folles vagues, qui rongent et dévorent tout sur leur passage, on ne peut se sentir davantage en paix. Ce serait même, pour peu, de l'ordre de la sagesse, mais est sage celui qui sait, et tout ce qu'Onyme sait, c'est qu'il ne sait rien. Fermer une nouvelle fois les yeux, de toutes façons, on ne voit rien, mieux vaut se laisser bercer par les flots, dériver à l'horizon dirait-il, s'il ne lui restait pas à l'esprit le fait qu'il se trouve dans un milieu clos. Vers la paroi de leur immense prison alors. De toutes façons, il s'en moque, là, il veut seulement faire la planche, flotter, retourner à la surface et ne rien faire, ou alors dormir, dormir dans le reflet, il se fout du monde ? Il a perdu son objectif de vue, alors tant pis. Il fait quelques brasses, et sort la tête du mélange envahissant. Tiens, il s'est trompé.

C'est pas l'arche... c'est rche, rche de no « A », rche de no V inversé plus précisément. Il faut leur échapper, à ces intolérants, en plus, il le sait, au plus profond de lui, il a aussi été un A. Dans son passé. Mais s'il accepte d'embarquer, le passé passera sous silence, tout comme le fragment, oui, cela paraît logique. Tant pis, il lui faut avoir une vue d'ensemble, il tend le bras.
Rche est immense, pleine de personnes qui détruisent ce qu'ils nomment « Myo », ils le font équipés de perches, longues de vingt pieds. Onyme progresse lentement sur le pont, il évite de commettre trop d'erreurs, il ne veut être jeté de suite, il prend son temps, inspecte, surveille, guette. Dès que quelqu'un se trompe il est foutu dehors, enfin, hors du monument qui flotte sur Moutrde Myo et Ketchup. Ils sont équipés pour tuer l'ennemi, hormis les perches on peut compter sur les pistolets qui permettent d'exploser presque tout. Onyme semble écouter le bruit d'une vie dénuée de V inversé, lorsque le chef vient lui poser quelques questions. Forcément ! Il s'en sort, donc un élément surgit pour le perturber et gêner son évolution. Un soupir ennuyé fuit ses lèvres entrouvertes. Oh, il préfère ne guère décliner son identité, ceci pose problème ? Oui. C'est compliqué, que dire, qui puisse intéresser et prouver qu'il est motivé et qu'il veut sincèrement intégrer leur équipe ? « Répondre est une preuve de bonne volonté, notez. Ceci dit, on ne montre réellement ses compétences que pour contrer un ennemi, et je dois préciser que ce n'est guère de mon goût, que de vous provoquer. Prenons simplement en compte mon dévouement qui est rendu évident, illustré d'une courbette précise et simpliste, je peux de même jurer fidélité, bien que vous ne considériez tellement les mots, pour en interdire une bonne portion. »

Déjà il en a marre, il voit bien que ce ne sont là que des barbares, mais il lui faut, attendre, encore un peu, que redescende le niveau de la gigantesque marre, et après, c'est certain, il se barre, il se casse, il marave cette équipage, ravage cette épave, et part après un beau carnage. S'il est là, c'est seulement qu'il n'a pas assez de rage pour reprendre la nage. Il se demande si l'autre rêveuse a réussi à survivre aux modifications considérables entraînées par les cartes, avant de rendre au capitaine son regard flamboyant, comme un brasier intransigeant, qui n'hésite pas à le jauger, de la tignasse aux baskets usées, une des semelles baille un peu, mais ça semble aller. Puisqu'une accolade l'accueille sur le navire, et qu'on lui désigne la cabine, probablement que le fait qu'il soit dégoulinant de Mayo moutarde, mais aussi de wasabi, sauce barbecue, et il en passe, n'est pas apprécié par la bande, et moins encore par celui qui savonne le plancher devant lui, armé d'un sceau et du sempiternel balais, qu'il n'est vraiment pas difficile d'imaginer.
Clover
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MessageSujet: Tumeur océanique Mer 5 Mar - 22:39

J’aime ce son… le silence, les flots me bercent. Je coule et je coule dans l’océan rosacé à l’écume pâle. Je vois d’en bas, les flots se déchaîner dans les cieux, percutant les pies de Bénédicte. Mais moi je suis loin en profondeur, loin de tous tumultes. Je baigne dans l’immensité de la masse liquide. Je suis comme apaisée de tous mes tourments, j’aimerais rester ici.

La masse n’a pas de fond, enfin je crois. Mon cerveau ne m’est plus d’aucune utilité. Je ne vois rien donc pire je ne sais rien. Voir serait trop fort. Mon esprit ne fait qu’esquisser quelques images de la réalité. Je prends conscience de celles que j’entrevois. D’ailleurs, je crois que je ne coule plus. J’ai comme l’impression de m’être stabilisée. Je commence à avoir chaud et je respire une douce odeur de cannelle en guise d’oxygène.

Quelques courants résistants de moutarde me percutent. « Dijon, Dijon » disent-ils, telle une voix d’outre-tombe. Je perds pieds et j’aperçois mieux la réalité, me sortant de l’ellipse.

16h22…16h53…16h74…16h58… Le temps se déchaîne au milieu de l’océan. Un énorme réveil digital baigne à mes côtés. A peine dans le placenta de maman, que le temps m’est déjà compté. Le liquide clubbeurien, presque organique, ne m’avait pas protégé de lui… Maman non plus d’ailleurs…

Mon bonheur est compté. Plus je patauge dans le placenta, plus vite je meurs. Je dois sortir. Pousse ! Pousse !

J’ai cru voir Onyme me rejoindre dans les bas-fonds. La profondeur apportait avec elle la plénitude. Celle que l’on réservait traditionnellement aux cieux. Le jeune homme en est rapidement sorti.

16h103…. Vite. Le coucou n’aime pas que je me sente heureuse. Il a besoin de me voir paniquer. Ca l’excite, on dirait un vieux pervers…  Mais en aurais-je seulement la volonté ? Et si pour une fois je capitulais ? Autant mourir délicieusement ici. Je m’imaginais pire comme mort. Je crois qu’en faisant ça, je fais un beau pied de nez au coucou, et moi aussi ça m’excite ♥

Mais le coucou n’est pas d’accord et il le fait ressentir… 17h…18h…987455528872…. Des chiffres sortent de l’horloge digitale. De partout, partout. Ils envahissent et inondent le doux océan. Désastre écologique anéantissant tout ce qui subsistait des clubbeurs. L’eau n’est plus rose mais noire. Les chiffres déteignent jusqu’à remonter à la surface, noircissant le placenta de Maman. La tumeur s’est implantée, celle du temps.

Je crois que j’asphyxie… le pneu crevé remplace la cannelle. La roue… la voici. Je veux remonter mais le liquide est trop flasque, je m’embourbe. Le réveil crache des chiffres en folie, l’encre se dilue et forme des résidus qui s’agglutinent entre eux. Une espèce de morve humaine géante vient de naître en quelques secondes…

J’ai peur, mais je me sens impuissante. Je hais cette habitude. La mer noire monte dans les cieux, le cube n’en finit plus de tourner… La morve s’attaque à la surface, ravageant tout ce qui s’y trouve. L’écume noirâtre effleure Bénédicte, toujours en suspend. Les flots morveux dansent sur le BOUM BOUM et les chiffres pénètrent de mieux en mieux l’aspérité de la masse. Ils glissent et remontent tels des suppos à la surface. Le réveil crache des boulets de canon numériques.

Eurêka… Je suis une héroïne ici, alors je m’accroche à un quatre et je remonte à la surface. Je percute un bateau qui n’aimait pas les A. Je crois que le sommet du quAtre, s’est planté dans la proue de l’Rche.
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MessageSujet: Abcdefghij... Mar 18 Mar - 21:16

C'est possible, vivre sur le pont, certes ce ne sont guère les pièces des membres les plus vieux, ceci dit les plus idiots se réunissent sur le trône de porcel... bref. C'est conséquent, et requiert une exigence, de celles qui permettent d'éviter tout problème. Il est des personnes qui trichent, qui modifient les lettres des mots, le chef, en vérité, use souvent de ce procédé. Pour peu que l'on prête son oreille juste plus longtemps que le reste du groupe  on s'en rend compte. Onyme voit que celui qui possède l'ultime couvre chef, le sublime tricorne, l'épie. Pour brouiller les pistes il se doit donc de peu s'exprimer, fixer le sol, et cirer les pompes, quel don. De son côté, le rêve s'étire, le temps s'étend, semble se stopper, pour prolonger cette torture d'une journée où l'on ne peut rendre justice, selon lui, lorsqu'il est de bon ton de toujours surveiller ses expressions. C'est si hypocrite, c'est juste prendre des détours, et quel est le but ? Personne n'en est informé, possible que ce soit de ces sectes douteuses, qui se forment lentement, sûrement, celles qui finissent pleines de restrictions, d'instructions, et de punitions. Bientôt, murmure-t-il, lors d'un énième déjeuné de fortune, composé d'insectes, ou quelque chose de ce goût, enfin, sous forme de purée : l'homogénéité suprême pour tous, les entrées, les desserts, les poissons, les légumes. Il se contente de suivre l'événement des yeux, il pense, torture les méninges, les discipline, les restreint, seul l'utile doit primer. L'ennui, l'émotion éphémère et cette volonté de bouger, bien que cette dernière peut être éloignée d'un « bientôt ». Bientôt, oui, seulement pourquoi, pourquoi ce mot peut-on s'interroger, si l'on ressent le besoin de s'y intéresser un minimum. C'est évident, enfin presque, bientôt le dénouement pour le moment de gloire de Rche, oui, de ce moment Aliénant.

Maintenant même, il se lance : Allons ! Ce qui est supposé couper la conversation, mais malheureusement il semblerait qu'elle continue. Tant pis, il a à poursuivre, quitte à entraîner un dialogue ennuyeux et absurde :  
- Bon, ceci dit...
- Enfin, fait !
- .. Grogner huit illusionnistes
- Juste kidnapper -là!- milles nems... Original ?
- Plus que risquer son tricycle, unique véhicule.

Ils en avaient fait exprès là, n'est-ce pas ? Ce n'est pas possible autrement, ça n'a aucun sens, il a en plus prononcé les mot dans des râles rauques, comme une voix devenue étrangère à ces sons trop ouverts. A, et les coins de la bouche tombent légèrement. Ah ! Agressif, provocant et un peu exaspéré : ah, ne m'ignorez pas. Surtout qu'il est là, oui, là. Quatre perce l'épave flottante. La guerre est déclarée, Onyme dégaine son sabre végétal, Liberation crie la peau à découvert, sans aucune raison apparente si ce n'est le besoin de mise en scène : synchronisant au possible le visible et les décisions verbales, audibles. Tiens sa messagerie vocale se déclenche : vous êtes bien sur le répondeur, ah, il se râcle la gorge, en fait c'est lui qui parle, mais il parle en répondeur, comme on le fait pour plaisanter, sauf qu'il ne plaisante pas il doit reprendre, chut, chut, la pensée, chut, il faut qu'elle se taise, elle casse le rythme, ah, la vilaine, bien vilaine pensée, on dirait que les phrases se sont évaporées. Ah non. Que faut-il dire, déjà, oui, oui, chut les pensées, chut le silence, il envahit trop, et c'est laid, tellement laid, tant de vide, reviens le bruit il faut que un fond, sur lequel poser les notes, sur lequel ils vérifieront leur tonalité. Voilà, quelqu'un se mouche en fond, c'est parfait. Bonsoir, vous êtes bien sur mon répondeur, je suis en train de prendre mon courage à deux mains, et j'en donne des coups à des rcistes des maux, oubliant que les mots sont là pour des phrases, des paragraphes s'ils aspirent à une certaine poésie c'est qu'il faut qu'il s'en dégage une certaine beauté, non ? Ils sont tarés, ces marins, ils trichent, ils massacrent, ils cisaillent les syllabes à leur gré. Ils sont méchants. Donc il faut les achever.

Il donne quelques coups en imitant la vague, brusque, indécise, et fracas, la lame de radis pique, c'est du radis noir, le plus corsé. Il va les faucher, en faire des apéricubes. Les travailler à la matière d'un sculpteur. Il fait un signe à Clover, sans vraiment la reconnaître, l'adrénaline et l'objectif l'empêchant de se concentrer sur autre chose. Il tape, court, attaque, et ils semblent rétrécir en face, ils subissent, se tassent, les yeux bientôt seront vitreux et rendront leurs faces lisses.
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Dharma Party [Onyme]

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