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La prisonnière - Haze

Haze
Messages : 3
Date d'inscription : 23/03/2014
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MessageSujet: La prisonnière - Haze Dim 30 Mar - 13:14


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Haze


SEXE : Féminin
NATIONALITE : Métisse ( mi-japonaise )
ÂGE : 15
LIEU D'HABITATION : Habitation
POSTE : Interprète
RELIGION : Elle croit seulement à la mort.
La petite maison qui me sert de refuge se trouve près du village, mais à une distance assez raisonnable pour m'accorder un peu de tranquillité. Pour le peu que j'en perçois, elle est petite, de part son usage purement fonctionnel. Il n'y a que trois pièces.
D'abord un petit salon presque vide avec une causeuse placée contre un mur. Sur cette même paroi se trouve une grande fenêtre sans poignée. C'est ici que j'aime à cultiver ma solitude, au soleil et baignée de silence dans une maison morte. Il y a aussi une table toute simple et une chaise solitaire à côté de quelques placards. La fine couche de poussière recouvrant ces meubles témoigne de leur manque d'utilisation.
La chambre est d'une simplicité spartiate. Que me faudrait-il de plus qu'un lit, de toutes manières ? Les décorations me sont futiles et ne flattent pas mes iris opaques. Quant aux maigres loisirs que je pourrais m'accorder, ils me paraissent plus futiles et artificiels encore. Il y a bien un bureau dans un coin de la pièce. Je l'aime bien, ce bureau, usé et promenant ses histoires dans les rainures du bois lissé par l'usage. Bien qu'il ne me soit pas utile, J'apprécie sa présence. Marqué, vieilli par sa vie, et parfaitement dénué de ses fonctions à présent : un peu comme moi. Un spectre d'antan aussi silencieux qu'une tombe. Eh oui, les meubles peuvent parfois paraître de meilleure compagnie que les hommes. Une armoire se tient également contre un des murs rêches. Elle a mieux résisté au temps, seule son odeur de vieux bois trahit son âge. Elle contient les quelques fripes que je tolère. Et bien sûr il y a le miroir vétuste, recouvert d'un chiffon poussiéreux dans un coin de la pièce. Un objet aussi fascinant qu'inquiétant.
Il ne reste plus que la petite salle d'eau, avec tout son petit confort d'antan. Passionnant ce petit tour du propriétaire, n'est-ce pas ?



Il était une fois...

Je me souviens du noir.
Je m'en suis toujours souvenue, puisqu'il a toujours été là. Mais je me souviens aussi de l'autre Noir. Celui qui se tait et qui dévore. Celui qui étouffe le monde. Celui qui distille la réalité en brume. Celui qui aspire la douleur et l'esprit. Je l'ai détesté, ce Noir, mais je sais aussi que m'y suis laissée perdre. Combien de fois ? Je ne sais pas. J'ai l'impression que le savoir ne m'aiderait en rien. Il y a des choses qu'il est préférable d'enfouir, à défaut de les oublier. Pourquoi ce Noir ? Mon esprit ne le sais plus. Mon corps, lui semble se souvenir. Parfois c'est une sensation immonde qui me rampe des jambes jusqu'à la nuque, parfois c'est une marque qui semble gémir. C'est l'ombre d'une chose horrible, ou plutôt qui devrait l'être. Quelle qu'elle soit, elle est là, mais elle ne m'intimide pas. Comme le souvenir d'une basse besogne ou d'un repas, qu'on ne parvient pas à se remémorer, mais qui semble si proche d'éclater sur votre langue. Ce souvenir me paraît bien trop insignifiant pour les frissons qu'il me cause. Il n'est pas seul, j'imagine. Juste une conséquence de ma naissance, et peut-être une cause du reste. Je sais aussi que mon apparence m'était utile. La raison, je la cerne sans la connaître complètement. J'échangeais contre mon corps. Quoi et pourquoi, les réponses semblent bien mieux dans l'oubli.
Un nom flotte, quelque part dans les méandres de mon esprit. Il m'appartient. Mais ce n'est pas Haze. Il est court et doux sur la langue. Asiatique aussi. Il semble bercé de candeur et je comprend qu'il appartient à celle que je n'ai dû être que très peu de temps. Mais il est là. Comme un mémento d'une naissance  désastreuse. Comme un étau aux mâchoires huileuses. Il ne me blesse pas mais le ferait volontiers.
Le Rêve m'a rapporté l'odeur du bitume trempé de pluie et de vieux sang. Comme une gangrène profondément incrustée dans le sol. Ce simple fumet a entraîné le reste : l'oppression gravée dans mes os. Tellement primaire qu'elle en semble banalisée. C'est un instinct flou et vague, mais violent, qui fait battre des veines que je croyais mortes. A cet endroit, je suis vivante, et je me bat contre la faiblesse. Je ressens l'espace sans le voir : vaste, encombré de bâtiments vétustes. J'entends de vagues rumeurs et des gémissements, et le bruit de la chair qui se déchire. Mais jamais plus. On ne me laisse qu'entrevoir l'esquisse d'une jungle de béton, et la violence du tableau prend des airs de simple quotidien. Si j'ai peur ? Oui. Je n'ai jamais cessé d'avoir peur. Et elle me le rend bien.


Ils vécurent heureux et...

Je me suis demandé, un jour « C'était quand ? ». Et je crois avoir ri. Qu'est-ce que le temps, lorsque vôtre vie se limite à celle d'un insecte rampant, lorsque les couleurs ne sont qu'un concept, et lorsque le monde n'est qu'un trou glissant et sale ? J'aurai pu, peut-être, compter mes nuits et mes veilles. Mais à quoi bon. Avant ou Après, la différence est trop sensible. Ce ne sont que des mots auxquels d'autres se raccrochent. Un stupide moyen d'estimer, de s'estimer, de se complaire ou de se ronger la cervelle d’inquiétudes infantiles. Nous avons perdu nos mémoires ? Nous devons les retrouver ? Que ça doit être intéressant de se sentir entier, pour que tant se jettent dans une quête qui ne les retrouvera jamais. Mais ce n'est pas à moi d'écrire la Vérité. Les aveugles ne sont pas réputés pour leur clairvoyance...
Qu'elle était pitoyable la gamine titubante, lestée de ses maigres repères et jetée dans l'inconnu. Ma mémoire fait office d'yeux : les obstacles, les odeurs, les sensations, tout y reste gravé en une carte immense, un véritable guide d'infirme. Alors qu'étais-je en émergeant à Espérance ? Un légume. Un poids mort. Et ces pensées étiraient un sourire invisible dans ma cervelle. Parce qu'au fond, j'm'en foutais. Où j'étais ? Avec qui ? Des questions tellement stupides. Les humains ne changent pas, et ainsi va le monde qui les accueille. Que je sois à l'autre bout du monde, dans un rêve ou même dans un délire, je le savais, que ça ne changerait rien. Certains mourraient et d'autre survivraient, sur un fond de vices et poignards cachés. Et si j'étais en danger ? Oh, même pas cette inquiétude. Qui est plus en danger que l'être qui aurait dû mourir écrasé par la sélection naturelle ? Un affront que la vie devrait se faire un devoir d'éliminer, n'est-ce pas ? Même pas. Elle me snobe cette connasse. Mais bon. C'est un endroit comme les autres. Quel joli nom qu'Espérance, tout de même. Un charmant endroit pour tourner en rond. Encore et encore. Et puis on s'arrête quand on voit un petit corps sur le bas côté. On est triste. C'est bien. Et on recommence notre petit manège. Oh, il y a ces rêves aussi. Un genre de thérapie qu'on peut s'éviter autant qu'on peut se l'imposer. Ils m'en ont parlé, au début. J'aurais pu en rire si j'avais su comment le faire. Mais c'est bien. J'ai besoin de voir mon esprit malade. Tous les soirs le miroir se découvre. Toutes les nuits je hurle. Pourquoi j'y vais aussi souvent ? Que j'adore autant que ça fasse mal ?  Tu vois, personne ne voit, ne s'aperçoit de ce qui nous attend. Dans le noir, piétiner ses fissures, exhiber ses cicatrices et ses démons, et boire sa propre peur comme un nectar.
Et encore aujourd'hui, rien n'a changé. J'avance, sans personne, pendant qu'ils s'agitent. Ou peut-être reculent-t-ils. J'ai débarqué avec moult silences et isolement. Et, aujourd'hui, si ma langue liée par le choc a retrouvé sa vivacité de vipère, la solitude n'en a pas moins perdu son charme. Oh, oui, regardez la pauvre gamine. Toute seule, touuuute seule. Mais approche, voyons ! Si t'aimes la glace et le vinaigre, viens, viens tendre la main. On verra qui filera le visage lourd de dédain. Et comme personne n'aime le froid et l'amertume ( un bien triste mélange je vous l'accorde ), c'est donc en solitaire que marche la petite aveugle. Sans joie, sans peine. Visage vide, journées vides. A part quand un pauvre hère vient se perdre sur ces terres artificielles. J'ouvre la bouche, je parle. Peut-être qu'il cherche mon aide, peut-être qu'il fouille mes yeux. Il n'y trouvera rien. Surtout pas mon aide. Durcit toi le cuir. Survit. Seul. Parce que t'auras aucun mal. Parce qu'ici rien n'est vrai. Eh oui, j'ai trouvé mon utilité. La Ô combien merveilleuse société vous offre une place dans ce monde. J'imagine que j'dois juste être reconnaissante. De vivre. D'être entourée.

Non. Je ne vous dois rien. A vous comme à personne.


La princesse eut par ce moyen toutes les perfections inimaginables...

Et puis qui suis-je, au fond ? Une gamine qui avance sans directions. Durcie. Sublimée. Par des événements et une vie dont je ne me souvient même plus. C'est quand même étrange. Continuer de penser et d'agir comme une personne ayant vécu, avec une mémoire telle une toile presque effacée. C'est que rien n'a été effacé. Notre essentiel est là, caché. Mais le mien empeste et suinte. Je le sens comme un virus en sommeil. Un boulet tentateur qu'il serait si facile d'embrasser... Mais non. A quoi bon me souvenir si j'en porte les marques et les leçons. Je vivrai encore, j'apprendrai toujours. Sans jamais être semblable à celle que j'étais hier. En me perdant toujours plus vers une Mort trop souhaitée.
Ouais, non, je respire pas la joie de vivre on dirait ? C'est la cécité, me diriez-vous. Cette dernière m'a valu des égards. De la pitié. De la compassion bon marché. L'aveugle rit aussi sous ses iris voilés, mais vos yeux sont votre limite. Et quand j'ai silencieusement mis les autres enfants à l'écart, qu'ont-ils pensé ? Qui sait. L'esprit humain est retors, et il perd de son charme lorsqu'on en a contemplé le fond. Des brimades, je n'en ai pas subi. Pas en face. Je sais qu'on chuchote derrière les murs. « Fardeau et paria », je le parierais. Ce n'est que vérité. Chez beaucoup d'animaux, les individus s'éloignent du groupe d'eux-mêmes. Je n'estime pas assez mes semblables pour avoir ce genre d'égard. J'ai eu assez de paquets de mots bien emballés, qui ne pèsent pas plus lourd qu'un mensonge enrobé à l'arrivée. Et je me connais assez pour savoir que des actes ont été plus mielleux encore que des paroles. D'autres moins. Tiens, en parlant de choses innées, mon dégoût pour l'humain doit certainement l'être. En partie.
Et, peut-être vous dirais-je la raison de cette langue acide. De cet écœurement et de cette vie  aux relents artificiels et insipides. Marchez sur des bris de verre toute votre vie. J'imagine que le monde perd de ses charmes et de ses merveilles, n'est-ce pas ? Parce que qu'est-ce qui vous atteindrez le plus ? Une aiguille de verre sous la plante des pieds ou le rire joueur d'un gamin ? Peut-être quelques braises jetées entre les orteils j'imagine. Y'a bien un généralissime guignol qui a dit un jour « tout est relatif ». Prenez cet adage et enfoncez le vous entre les fesses jusqu'à ce que vous le crachiez. Relativiser. Relativiser.
J’attends la suite.En solitaire. Avec autant de paix que peut me l'accorder mon esprit.


On ne trouve guère un grand esprit qui n'ait un grain de folie.

Née infirme. Née inutile. Née rien-du-tout dans le grand n'importe-quoi. Mais quelle chance, j'ai des jambes ! … Allons bon, le faux enthousiasme n'est pas ma tasse thé. Comme les autres, quelques chose me bouffe. Il paraît que c'est la cécité. Qu'il faut que j'apprenne à vivre avec. A l'accepter. Quels beaux mots ! Mais allez-y, abreuvez moi donc de vos douces paroles sucrées. La vie est belle, hein ? Et jamais aucun d'entre vous n'aura vécu sa vie comme une course d'obstacle. En rampant. Vous aurez possédé une existence. Comme des êtres vivants. Pas comme des poupées de cire aux yeux vides, pas comme des pantins glacés au cœur mort. Pas comme des diminués qui ne posséderont rien de plus que la faiblesse. Mais le monde a d'autre soucis, grand bien lui en fasse. Eh, j'entends qu'on se bat de l'Autre Côté. Des diables mauvais et des anges blancs,  des jeunes rebelles et des conservateurs paternels. Rien ne change. Les gagnants poseront leurs fesses sur le trône de plastique, jusqu'à ce que des requins plus gros qu'eux les dévorent après un guéguérre supplémentaire. Qu'importe le camp, chacun posera ses justes pensées en dogmes et tous suivront. C'est la vie.
Cette lutte je la sens dans le Reflet. Il ny'a pas de sol, ni de plafond. Il n'y a que la nuit, et moi au centre. Plus d'yeux, plus de prison charnelle. Je suis brume et huit membres fantômes me servent de jambes. Il y a des lignes Elles sont blanches et vives, luminescentes dans le noir. Elles luisent avec une douceur douloureuse, se liant et s'entrecroisant. Une toile. Une toile sans fin qui se tend sous mon non-corps. Et pourtant je la touche. Ce sont autant de fils que de lames de rasoir : ils exsudent une violence doucereuse et l'odeur du sang. Parfois ils se tendent, et j'entends, et je vois. Des échos lointains d'autres rêveurs. D'autres combats qui se livrent dans le secret des rêves. Je sais que si je ne bouge pas, tout ira bien. La toile m'étouffera tendrement et tout sera fini. Mais je ne peux pas. Je ne veux pas attendre que mes veines s'assèchent. Pas encore. Mais j'ai tellement envie de sombrer, là, dans les confortables abysses. Il y a quelque chose qui hurle, dans ma tête, dans ma poitrine. Quelque chose qui ne veut pas sortir. C'est dur et compact, comme un bloc de béton informe coulé sous ma peau, mais aussi tellement froid qu'il me brûle comme un feu liquide. Je l'agite, je veux l'arracher, mais les fils s'enroulent et se resserrent au fil de mes spasmes. Je suis un insecte dans le pièce d'un prédateur. Bientôt ils s'enfoncent dans une chair qui n'est pas censée exister, eux et leurs cris, et les pensées qui vrillent mon crâne. Et, toujours, je me réveille avec la sensation d'avoir été réduite en une masse de chair broyée, la gorge incendiée à force de cris. Et parfois je sens même le fantôme des larmes.
Le petit miroir, je l'oublie aussi vite que je rentre de l'Autre Côté. Quelquefois ils gisent sur la toile. Là où les fils sont presque teintés de rouge, là où la douleur se faire palpable, là où la rage fait vibrer l'air. Et le pire, c'est qu'ils empestent une mort bien plus redoutable que la mort physique. Je n'y vais pas. Je meurs dès mes premiers pas.
J'ai besoin du reflet. Même s'il n'est qu'un mensonge. J'ai besoin de sentir que, quelque part, quelque chose vit réellement en moi. J'ai besoin de nourrir la colère. Sinon j'abandonnerai. Sinon je mourrai.


Miroir, miroir dis-moi qui est la plus belle ?

Le narrateur prêtera ici ses yeux. Comprenez que miroirs et photographies ne font pas partie du quotidien de la jeune fille. Elle a sans doute déjà entendu quelques brides de description mais elle a les a oubliés : elle est consciente de son effet, et cela lui suffit.
Il est difficile de ne pas la remarquer lorsqu'elle s'aventure dehors. Pourtant, elle semble glisser dans le décor comme un spectre. Fine et gracile, Haze à le pied aussi silencieux qu'un fantôme. Et pour cause : elle hante sa propre vie. Sa frêle corpulence frappe par son aspect fragile : elle donne l'impression de pouvoir être brisée par un souffle de vent. Pourtant, peu d'os pointent sous sa chair. Comme si ces derniers s'accordaient à son corps de poupée. Haze n'est pas non plus très grande, elle ne doit pas excéder les 1,55 m. Ses doigts sont semblables a de fines baguettes blanches, délicats et terriblement prudents. Des mains de musicienne, si seulement elle avait pu grandir dans un environnement qui le lui aurait permis. Sa peau, pâle comme l'ivoire, porte des marques des bras jusqu'aux jambes. On peut même deviner d'anciennes cicatrices sur les coins de son visage.  Des petites rainures ou des étoiles blanches, les seules érosions qu'on puissent distinguer sur son épiderme. Sans doute les stigmates d'une vie qu'elle a oublié. On remarque aussi les hanches étroites qui sonnent comme un avertissement quant à une éventuelle procréation. Elle en mourrait, c'est presque évident. Sur ses jambes nues battent les pans d'un robe sombre. Le plus souvent faite d'un tissu léger, dans une coupe simple et assez ample. C'est ce qu'elle préfère : pratique et d'une simplicité enfantine à enfiler. La jeune fille est d'ailleurs apparue dans le même accoutrement, ainsi dispose-t-elle de la même habitude vestimentaire que dans son Avant. Ses pieds aussi sont souvent nus. Elle semble en avoir l'habitude, et les chaussure ne sont de toutes façons pas un accessoire très agréable à enfiler. Lorsque la situation l'exige elle peut se donner la peine d'enfiler des souliers très simples, comme des ballerines. Ou tout autre chose qui ne lui demande pas plus de quelques secondes à mettre au pied. Vous la croiserez donc souvent déchaussée, ce qui ne fait qu'accentuer le silence de ses pas.
Et puis on lève les yeux vers le visage de l'enfant. Vos yeux glissent sur un nez effacé, des joues tendres, des pommettes douces et une mâchoire juvénile. Ses yeux légèrement bridés confirment des origines métissées : du sang caucasien mêlé à de l'asiatique, sans doute japonais. Impossible en revanche de cerner l'origine occidentale, elle pourrait tout autant être mi-anglaise que mi-russe, ou même moitié nord-américaine. Haze ne le sait pas et ne l'a peut-être jamais su. Ses lèvres pâles portent encore quelques rondeurs de l'enfance, mais restent plutôt fines. On devine une mince cicatrice sous la lèvre inférieure. Puis, un grain de beauté vient trancher la peau laiteuse au sommet de la pommette gauche. En enfin, la courbe de ses yeux dévoile toute l'étendue de son handicap. Ce sont des iris opaques et voilés de blanc, dont la pupille est absente, qui vous transpercent comme deux lances froides. Voit-elle à travers vous ? La question vaut la peine d'être posée. Toujours est-il qu'Haze semble avoir le réflexe de poser ses yeux immobiles vers l'origine supposée du regard de son interlocuteur, si celui-ci parle. Elle créée un malaise, un paradoxe entre son charme éthéré et ses yeux morts, tout cela en parfaite connaissance du phénomène. Mais vous ne distinguerez peut-être pas son visage aussi nettement. Des mèches noires et lisses lui tombent sur le visage et sur les épaules, jusqu'au bas de son dos. Elle arbore une frange qui lui arrive juste au dessous des yeux, mais celle-ci ne les obstrue jamais complètement. Haze aime prendre soin de ses cheveux, qu'elle brosse et traite avec patience. Elle estime devoir prendre soin d'elle, plus par preuve d'indépendance que par souci esthétique. Elle sait qu'elle plaît, et n'en tire aucune satisfaction personnelle. Juste une utilité pratique.
Assise, vous la verrez souvent ramener ses genoux contre sa poitrine, dans une position presque fœtale. C'est une posture qu'Haze trouve confortable et protectrice, qui revient lorsqu'elle se plonge dans ses pensées ou lorsqu'elle panique, plus une habitude qu'un tic. Elle évite cependant de s'y mettre lorsqu'elle est entourée et ce surtout si elle ne connaît pas ceux qui l'entourent. Tout signe de faiblesse physique la rebute viscéralement. Ce réflexe de chien de rues, elle ne peut l'expliquer. Mais ceci n'est en rien lié au regard des habitants. Sa cécité, elle en a l'habitude. Les regards et les réflexions qui en découlent aussi. La jeune fille le ressent plutôt comme un instinct primaire, forgé par son Avant. Il sera également rare que vous voyiez une quelconque mimique ou expression étirer ses traits. Pas de mimétisme chez les non-voyants, les émotions passent par le corps. Si tant est qu'Haze puisse en ressentir.

Ainsi l'aveugle est belle, mais il n'y a pas plus de chaleur dans ses yeux que sur sa peau. Son cœur bat pour mourir et son esprit contemple le vide. C'est une beauté froide et marmoréenne, perdue là où peu l'atteindront.


De l'autre côté du miroir...

PRÉNOM/PSEUDO : Will'
ÂGE : 17 sous peu
OÙ AS-TU CONNU JE DE L'ÂME ? Par hasard, en cherchant un fofo' de rpg
COMMENT LE TROUVES-TU ?  Brillant d'originalité ( et quel design ! )
EXPÉRIENCE EN RP : 4 ans, mais peu en forum
PRÉSENCE : Pendant les week-ends, et autant d'extras que les cours me le permettront.

Aaron
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MessageSujet: Re: La prisonnière - Haze Dim 30 Mar - 14:01

Lecture finie! fiou!

Alours: Une bonne fiche, bien écrite ( un style littéraire) même si parfois tu te perds un peu dans des choses qui n'ont pas de rapport propre à la partie ce qui allonge pas mal ta fiche. Tu es parfois peu explicite mais ce n'est pas vraiment un mal ^^

Il n'y a pas d'incohérence mais au final, tu parles peu de ta vie dans Espérance mais soit, tu auras le temps de le développer inrp.
Vu que tu es bientôt validée, je te conseille un premier RP avec Suzanne qui est a sweet tranvestite, of transexual, translyvania... ahah le transexual officiel d'Espérance. Un Rp sur la perception du genre aux vus d'apparence extérieures et intérieure ( avec ta cécité) ou quelque chose comme cela pourrait être intéressant Wink

D'ailleurs, ton entrave est bien ta cécité?
J'attends juste la validation de ce point pour te valider!~~ ♥

Sinon un personnage déprimant, clairement . Presque pesant. J'espère que tu pourras bien t'amuser avec =)

Bon je!
Haze
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MessageSujet: Re: La prisonnière - Haze Dim 30 Mar - 14:20

C'est voulu, quelque part. Haze fait front, prétend beaucoup, mais au final est très confuse. Tout n'est pas clair pour elle et elle ne se l'avoue pas. ^^ ( tout comme sa créatrice qui a quelques trucs qui clochent d'ailleurs... on s'fait écho, cey mignon ).
Je t'avoue que ce type de personnage, c'est le meilleur trip qui soit pour moi. Une bonne dose de déprime et de sentiments torturés, et une fatalité insurmontable. Très mélodrama mais tellement grisant à creuser. Son entrave est bien la cécité. Wink

Très bonne idée pour le rp, merci ! Very Happy


Thanks !
Aaron
Messages : 102
Date d'inscription : 15/09/2012

Feuille de personnage
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MessageSujet: Re: La prisonnière - Haze Dim 30 Mar - 14:31

Bon bah je te valide /o/ Tu peux dés à présent RPetter, envoyer des mp en veux tu en voila, flooder ( c'est bien le flood!) et t'amuser surtout!
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MessageSujet: Re: La prisonnière - Haze Aujourd'hui à 19:40


La prisonnière - Haze

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