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Je suis d'ailleurs [Pv. Taïga]

Aubane
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MessageSujet: Je suis d'ailleurs [Pv. Taïga] Sam 5 Avr - 9:42

    Les soirées d’Espérance n’avaient rien de candide. Le bourg s’encombrait d’une chape un peu floue, et la chaleur du jour s’estompait mollement, laissant place aux premières brises du soir. Cette lassitude profonde qui s’abattait sur les habitants, sur les rues, sur les pavés, rappelait à chacun la routine immuable dans laquelle tous étaient piégés. La routine en tous points parfaite qui mettait mal à l’aise Aubane, progressant dans les rues, les pas un peu débiles. Sa maladresse se retrouvait dans les quelques regards fallacieux qu’elle lançait parfois aux passants, à tous ces visages qu’elle avait déjà croisé tant de fois. Ses mains trituraient négligemment les extrémités de sa chemise blanche, tandis que l’ébéniste trébuchait sur quelques pavés trompeurs. La salle de spectacle n’était pas loin, tel un salut doucereux qu’elle désirait approcher. Ces soirées faisaient parties de celles qu’elle attendait tant, car un phénomène des plus purs venait alors combler son quotidien maussade : de la musique. Une séance de musique.

    La salle de spectacle en question, en tant de temps, Aubane n’y avait jamais pénétré avant ce soir-là. Un peu anxieuse, comme à son habitude, elle dérangeait aux règles exactes de sa monotonie. Ainsi, avec le soleil quittant définitivement le liseré obscur de l’horizon, l’ébéniste pénétra dans le grand amphithéâtre, emboîtant le pas à d’autres Espéranciens mélomanes. La musique, Aubane avait beaucoup de mal à visualiser de quoi il s’agissait. Son Avant ne lui avait laissé que le chant des cascades, et non les arpèges d’un bel instrument. Elle sentait un grand vide s’installer dans son esprit, avec la simple évocation du mot « concert ». L’ébéniste se sentait ignorante, prête et désireuse d’apprendre à nouveau toutes les déclinaisons de la musique, tout le panel qui s’offrirait à elle ce soir. Et elle avait hâte, hâte de découvrir cette nouveauté prisée et espérée.

    Au cœur de la salle de spectacle, l’attente était de mise. Quelques Espéranciens avaient répondu à l’appel de la musique, et par rapport au nombre total d’habitants, nous pouvions considérer que la salle était bien remplie. Aubane pris place sur un siège à une extrémité de la salle et, perdue dans ses pensées, attendit que les premières vocalises se fassent entendre. Elle observait les visages sereins des mélomanes autour d’elle, et pour la première fois depuis bien longtemps, une vague de bienveillance et de sûreté l’étreignit. Elle savoura ce lointain appel de bienêtre qui parcourait son corps, poursuivant ses propres frissons dans chaque pore de sa peau. Dans cet antre de consolation, les Espéranciens n’avaient rien des éternistes utopistes qu’ils semblaient tous être en temps normal. Aucune bannière de perfection ne venait proclamer son royaume sur le domaine de l’art, et il s’agissait bien d’une des dernières fantaisies pures de ce monde. La séance musicale débuta enfin, dans l’ombrée rassurante de la salle de spectacle.

    Aubane ferma alors les yeux et ce fut tout, et ce fut l’apprentissage le plus humain possible : la redécouverte de la musique. Ainsi, le temps fila vélocement, sans se préoccuper de la nuit qui avançait, elle, à son rythme régulier. La singularité de ce moment musical apparut à l’ébéniste comme une forte bouffée d’oxygène. Elle s’abandonna ainsi aux bras de Morphée, sans même se soucier des dernières vocalises qui parvenaient lointainement à ses oreilles charmées. À son réveil, seule la lumière tamisée de quelques bougies sur la scène éveillait un semblant de vie dans la salle de spectacle. Les autres Espéranciens avaient quitté les lieux depuis longtemps certainement, car la musique s’était tue, et avec elle toute la bienveillance de cette soirée. L’ébéniste se redressa quelque peu sur son siège, le cou endolori, avant d’apercevoir sur la scène une jeune femme aux cheveux bruns. Ses grands yeux verts semblaient capter les rayons des bougies, car ils étincelaient dans cette salle obscure. Aubane se releva lentement.

    Dans un état un peu second après cette démonstration musicale, elle décida de s’approcher timidement de l’inconnue, malaxant ses mains l’une dans l’autre pour chasser son angoisse. Quelques pas plus tard, l’ébéniste était postée devant la jeune femme, peut-être un peu prise au dépourvu par l’arrivée soudaine d’une anonyme, et plantait déjà ses yeux dans ceux d’un vert tellement luisant de sa futur interlocutrice. Elle la détailla brièvement, observant son corps svelte et sa posture face à elle. Depuis bien longtemps Aubane n’avait pas ressenti l’envie de s’essayer à la parole avec une inconnue, comme si ses propres mots avaient eux aussi été charmés par la musique précédemment écoutée. Elle chercha quelque chose, n’importe quoi à soupirer, et la seule et unique chose qui lui vint, comme pour décrire le long effort qu’il lui avait fallu pour oser s’approcher de l’inconnue, pour oser s’inviter face à elle, dans son espace, fut, d’une voix faible :

    « Je suis d’ailleurs. »
Taïga
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MessageSujet: Re: Je suis d'ailleurs [Pv. Taïga] Sam 5 Avr - 15:02

La salle de spectacle est avant tout un lieu qui détient tout mon respect, c'est ici que la plupart des villageois viennent se reposer l'esprit, détachant leur lien d'Espérance avec son entourloupe. Mais je me suis toujours demandée, si ce n'est pas un moyen de plus pour nous inciter à rester ici. Avoir un lieu qui donne l'impression de grand de liberté psychologique quand on le veut, tout en sachant que ce n'est qu'illusoire, car ce lieu est lui-même dans cette cage dorée du village. Je soupire, il n'y a décidément aucun lieu à part ma chambre où je me sens libre.
Ayant fait une représentation musicale, je porte une jupe blanche légèrement plissée et m'arrivant à mi cuisse. Portant un petit débardeur à dentelle blanche aussi, j'ai recouvert le haut avec un léger gilet noir qui se referme avec une épingle au milieu de la poitrine pour dévoile le reste du vêtement blanc en dessous. Ma chevelure est comme à son habitude, je l'ai juste arrangé pour me faire une mèche qui coupe la moitié de mon œil droit. Mais même en la remettant derrière mon oreille, il reste assez de volume pour recouvrir gracieusement une partie de mon front sans donner l'impression que les cheveux sont collés à mon visage. Presque toutes mes deux jambes, sont chaussées d'une paire de bottes noires à talon compensé s'arrêtant un peu en dessous de mes genoux.

Très vite, le monde s'est vidé de la salle, la soirée à bien débutée. Je suis restée pour ranger le matériel, et écrire sur mon pupitre à la scène. Il reste quelques bougies, afin d'éclairer la zone en piédestal, m'empêchant par la même occasion de voir clairement les gradins. Je ne pouvais rien distinguer, mais le manque de bruit m'indique que la salle semble vide -pour mon plus grand bonheur !-. Je souris, mon coeur est apaisé et tout mon esprit est concentré sur les partitions du pupitre. La lumière tamisée est quelque chose de bénéfique, faisant plonger mon corps dans une symbiose d'inspiration nulle par ailleurs que l'état psychologique qui se délivre de cette cage dorée elle-même enfermée dans cette entrave d'illusion de la vie où nous sommes.
Il n'y a aucun danger, ce sont les rares moments où je parviens à me libérer de cette armure qui m'empêche de montrer ma nature de jeune femme. Mon être n'a pas à avoir peur, mais alors pourquoi mon instinct commence seulement maintenant à s'agiter juste avant que je ne sente le poids d'un regard en ma direction ?
Je ne relève toujours pas le regard de ma feuille, il faut que je finisse la dernière mesure. Je me fiche strictement de savoir qui cela peut-être, ce n'est pas un simple villageois qui va m'interrompre, sinon je l'enverrais illico presto au dortoir. Car rare sont les gens à rester en dehors de chez eux à cette heure-ci, seul Takehiko poursuit sa ronde, et j'allais bientôt sortir pour écrire à la plage. Les étudiants auraient dépassé le couvre-feu, et je me verrais une joie de les expédier au dortoir. Oui je ne suis pas d'une humeur très clémente ce soir, bien que mon âme m'aspire à aborder de la douceur dans les moments comme celui-ci. Mais je déteste être dérangé, saleté de statut de psy ! Qui a dit que je dois toujours être miséricordieuse, je ne veux parler à personne.

Je me détends immédiatement, non je ne vais pas me laisser bouffer par ma bête noire capricieuse d'isolement. Une fois la dernière note écrite, je souris avant de relever la tête pour embrasser du regard le ou plutôt la jeune villageoise devant moi. Quelque peu, indécise de cette présence, je mets quelques instants à réaliser ce qui se présente devant moi. Des iris et une chevelure ombreuses demeurent dans un petit corps frêle, une jeune fille est venue à moi sans savoir quoi dire exactement.
Après m'avoir évalué, je la regarde, en voilà un nouveau visage que je ne vois pas souvent au cabinet. Mais je sais qu'elle se prénomme Aubane, étant la psychologue, je suis en quelque sorte la bibliothèque mentale du village.

_ Je suis d’ailleurs, murmure-t-elle d'une voix à peine audible.

Un sourire adoucit s'esquisse sur mes lèvres, puis les mots sans en avoir pris le temps de réfléchir, remontent doucement et sortent de l'entrave de mes lèvres pour lui répondre du même ton :

_ " D'ailleurs comme ici et là, en un sourire plat. Je ne veux pas être présente, en ces lieux je suis agonisante. Alors l'âme rêve d'ailleurs, au-delà de mes pleurs ".

J'abaisse de suite le visage et inscris en italique sur un petit bout de papier mes paroles, puis je lui donne le morceau toujours avec mon sourire. Pourquoi ai-je fais ça ? Aucune idée, ses quatre mots m'ont inspirés ce que j'ai cité. Sur le morceau de papier, le titre était ces mots, et je l'ai signé du nom d'Aubane.

_ A ce que je vois, tu es tombée dans les bras Morphée ? Un lit ne serait-il pas plus moelleux ? Ton dos ne doit pas t'être très agréable, je suppose, dis-je sur un air de confession.
Aubane
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MessageSujet: Re: Je suis d'ailleurs [Pv. Taïga] Sam 5 Avr - 19:34

    Aubane observa la jeune femme, encore et encore, les yeux parcourant les moindres détails de son corps, comme un enfant à l’affut de la moindre déraison, les yeux quelque peu écarquillés face à cette apparence. Elle l’avait reconnu, à force d’observation et à mesure que ses esprits, précédemment embrumés par le sommeil, lui revenaient : il s’agissait de la jeune psychologue d’Espérance, Taïga, dont le métier salvateur tenait une place importante dans cette société de fous. Lorsqu’Aubane étudiait encore au foyer de Bird, on lui avait intimé de se rendre auprès d’elle, mais jamais elle n’avait écouté. Elle ne voyait pas l’utilité de confier des maux à quelqu’un aussi prisonnier qu’elle, et peut-être même aussi folle-à-lire, qui sait ? Un infime sourire venait de s’épanouir sur les lèvres de Taïga, mélange brumeux de fatigue et de mélodies, ces mêmes-là qu’elle inscrivait sur son papier à musique quelques minutes plus tôt. Aubane observa la partition avec des yeux intéressés, interrogateurs. Quels étaient donc ces pattes de mouche noires que l’on enchaînait entre ces lignes vides ? L’ébéniste n’osa pas poser la question.

    « ‘D’ailleurs comme ici et là, en un sourire plat. Je ne veux pas être présente, en ces lieux je suis agonisante. Alors l’âme rêve d’ailleurs, au-delà de mes peurs.’, récita alors la psychologue, tirant Aubane de ses pensées. »

    Ce dernière planta ses yeux dans les deux iris fascinantes de Taïga, ressassant ses mots encore quelques secondes après leur venue. Ils semblaient sortis d’un autre temps, car telle était la poésie. Venue de nulle part. Venue d’ailleurs. La fatigue menait habilement l’ébéniste sur cette voie un peu floue qu’est celle de l’art, alors qu’en temps normal, elle n’aurait certainement pas pris attention à ce genre de choses, trop prostrée dans sa rébellion tacite pour pouvoir s’ouvrir à tout ceci. Mais qu’entendait la psychologue dans cet écho barbare qui éveillait en Aubane, et c’était le cas de le dire, toutes les saveurs d’une utopie à laquelle on ne croyait plus ? A-go-nie. Parole de six lettres, qui se referme à chaque syllabe un peu plus, jusqu’à faire se serrer les dents sur la dernière, comme une insulte, comme une confrontation. Et il s’agissait de l’étroite condition de chaque Espérancien foulant les pavés du bourg, la terre battue des champs, les moquettes des dortoirs, le sol rugueux de la forêt. L’intensité du regard d’Aubane, plongé dans celui de Taïga, ne pouvait se montrer plus forte, plus déstabilisante.

    Finalement, la psychologue se pencha pour griffonner quelques mots sur un morceau de papier à musique encore vierge. Les lettres, penchées maladroitement dans une calligraphie italique, formaient de nouveau la citation précédente. Aubane la relut quelques fois encore, ne cessant les va-et-vient de ses yeux entre le regard de Taïga et son message révélateur. Elle pencha la tête légèrement sur le côté, la nuque toujours endolorie, avant de ranger délicatement le morceau de papier à musique dans sa ceinture, bien maintenu entre les divers outils de menuiserie dont ne se séparait jamais Aubane. Puis elle se reprit, jetant un regard anxieux et circulaire, et rencontrant ainsi la salle de spectacle vide et silencieuse. Ils ne restaient plus qu’elles ; les bougies fondaient lentement. La voix de Taïga vint une nouvelle fois briser le silence pesant qui s’invitait ici, dans cet antre artistique, avant de s’évader. Son ton possédait cette teinte de confession qui faisait luire de plus belle ses yeux verts :

    « À ce que je vois, tu es tombée dans les bras Morphée ? Un lit ne serait-il pas plus moelleux ? Ton dos ne doit pas t'être très agréable, je suppose. »

    Aubane ouvrit la bouche pour répondre, mais seul un balbutiement inaudible quitta ses lèvres, preuve de son évidente prise au dépourvu. Son naturel chétif et soumis refaisait soudainement surface au fil des minutes, alors que le sommeil quittait l’âme hagarde de l’ébéniste. Elle répondit confusément, la voix toujours indistincte, comme si élever davantage le ton briserait une entité de cette scène insolite :

    « Je… J’ai l’habitude, à l’atelier. »

    En écho à ses paroles, Aubane se massa quelque peu la nuque, les yeux toujours plantés dans ceux de la psychologue, écarquillés de fascination et de peur. Elle se sentit obligée d’ajouter, face au silence de son interlocutrice :

    « Vous êtes douée. Je peux ?... » demanda-t-elle en se saisissant délicatement d’une feuille de papier à musique que Taïga avait griffonné précédemment. « Quelle est cette langue ? interrogea-t-elle en montrant du doigt les notes qui défilaient sur le papier. Elle n’existe pas de l’ailleurs d’où je viens. » Aubane commença à se ronger les ongles.
Taïga
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MessageSujet: Re: Je suis d'ailleurs [Pv. Taïga] Dim 6 Avr - 12:10

Peu sûre d'elle, ou peut-être n'a-t-elle pas l'habitude de passer des heures perdues dans les rues du village ? Sûrement, de toute façon je ne l'ai jamais reçue au bureau ou chez moi en tant que patiente. Je scrute du regard cette jeune fille devant moi, plus jeune que moi certes,  mais quelque chose me dit qu'elle est du genre débrouillarde. Son aspect ingénu, est totalement contradictoire à son métier. Ses petites mains si candides...
Un son inarticulé de la part de la jeune Aubane, me fait relever le regard de ses mains pour la porter de nouveaux à ses yeux ombreux.

_ Je… J’ai l’habitude, à l’atelier, murmure-t-elle toujours d'une voix aussi faible en se massant la nuque avant d'ajouter, vous êtes douée. Je peux ?...

_ Bien sûr, mais tu peux me tutoyer, souris-je.

J'opine positivement de la tête, pendant que sa petite main vient prendre délicatement une de mes feuilles comme s'il s'agit d'une perle rare. Des portées y figuraient pour piano, je compose beaucoup même si je ne joues pas toujours ce que j'écris. C'est un de mes savoirs qu'il me reste de mon Avant, la musique est l'un des rares souvenirs que j'ai gardé et récolté au fur et à mesure des jours au village.
Son visage recèle de l'incompréhension, elle ne connaît peut-être pas le système musicale théorique avec les partitions ou les gammes. C'est fort probable, après tout ce n'est pas quelque chose de naturel, cette langue musicale a été crée pour que tout le monde l’apprennent afin de connaître la musique plus simplement. Bien sûr, on peut apprendre la musique oralement. Même si la théorie ne me branche pas plus que ça, il me faut m'en servir ou essayer de retrouver des compositions de mon Avant ou d’en créer de nouvelles afin de ne pas les oublier. Aubane finit par me regarder -toujours nerveuse-, me montrant les notes sur une portée en m'interrogeant du regard. Et c'est avec une certaine panique, qu'elle m'interroge en se rongeant nerveusement les ongles :

_ Quelle est cette langue ? Elle n’existe pas de l’ailleurs d’où je viens.

A cause de son accent, c'est avec aisance que j'ai perçu depuis le début son origine. Cette jeune fille vient d'Islande ou des environs, quel beau pays...
Voyant qu'Aubane continue de se torturer les ongles, je me lève et lui prends lentement cette main dans les miennes avec une infinie douceur. Toujours avec mon sourire, je lui retire doucement la feuille des mains en lui baisant le front. Puis m'écarte et relâche sa main, je lui montre la feuille composée de noires, blanches, et autres temps. Elle n'a pas à avoir peur, cette langue qu'elle ne connait pas, ne vient pas d'ici. C'est un héritage qui a échappé Bird ou la magie de ces lieux, la musique est quelque chose qui persiste depuis des siècles.
On aura beau créer une salle de spectacle, ce n'est pas pour autant qu'on va contrôler au maximum le langage musicale. Bien évidemment, je ne peux plus pratiquer le métal en ces lieux, par manque de moyens et de présence d'esprit. Mais par d'autres moyens, jamais on ne pourra contrôler cette langue. On peut le demander à Victor - comme en bon musicien qui se respecte-, le langage musicale théorique et oral fait partie de l'humanité et non d'Espérance.

_ Cette langue c'est la musique, ces notes de musique, correspondent à un son, un bruit s'inscrivant dans un ensemble de règle propre à chaque culture. Dans la musique occidentale par exemple, il n'y a que douze notes. Dans d'autres cultures, le nombre de notes de musique peut être plus ou moins important, je marque une faible pause puis ajoute : et elle existe de là d'où tu viens, comme l'ailleurs d'où je viens moi aussi. C'est la musique, ce n'est pas une création du village. Et en voilà la démonstration !

J'abaisse la feuille et la repose sur le pupitre, me plaçant sur une chaise, je reprends ma guitare acoustique. Fermant les yeux, mon esprit commence à pincer une mélodie connu de mon Avant : " Rylynn ", du guitariste Andy Mckee. Il n'y a pas de paroles, mais chacun l'interprète à sa façon. Personnellement, cette mélodie me donne un sentiment de liberté truculent. L'envie de m'échapper d'ici me fait vibrer le corps, entier, c'est ma seul envie.

Après avoir terminer un extrait de se morceau, je repose la guitare et expire longuement. Mes mains tremblent et sont moites, une colère me ronge de me venger de s'être prison. Je relève le visage vers Aubane, puis me retourne vers le fond de la scène tout en déclarant :

_ Personnellement Aubane, je n'ai qu'une envie, c'est d'être ailleurs qu'ici ! En un sourire plat, je mens au gens de mes propres intentions ! Ici c'est une prison utopique, dépourvue de souvenirs du devient une ombre agonisante de ton être d'autrefois. Ma musique ne vient d'ici, cette langue est différente de l'Esperanto, mes craintes sont expulsées de mon coeur pour s'échapper de notre cage ! haussé je le ton avec une poussée d'adrénaline en un sourire de défi.

Après être revenue avec une valise, j'en extirpe mes Dr Martens noires, un jean slim et débardeur de même couleur. Sauf que ce dernier détient un motif d'une chanson de Metallica, mon groupe de métal préféré. Je boucle le tout sur mon corps avec une ceinture en cuir, un bracelet de force, une bague à l'annulaire droit et une veste en cuir noir.
Je me fiche éperdument si Aubane m'a regardé ou pas, la pudeur ne fait pas partie de mon vocabulaire quand je suis déterminée à un certain objectif. Je me retourne pour être de nouveau face à la belle jeune fille, je ne suis plus la psychologue du village, mais la femme nommée Taïga et qui veut sortir !

_ Comme on ne peut pas retourner de notre ailleurs, je vais donner aux villageois la réalité de ce qu'est Bird dans cette salle de spectacle. Il y a des bombes derrière, je te propose de faire de l'art sur le mur de la scène en rouge pétant ! dis-je avec un grand sourire.

qu'allait faire Aubane ? Je ne suis plus bienveillante, même si elle n'a pas à avoir peur, je veux qu'elle s'exprime. Tant pis si nous allons nous faire griller -à grand risque !-, j'assumerais la responsabilité.
Aubane
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MessageSujet: Re: Je suis d'ailleurs [Pv. Taïga] Dim 6 Avr - 19:10

    « Bien sûr, mais tu peux me tutoyer. »

    Taïga avait souri. Aubane aurait pu développer ce sourire, comme on développe beaucoup de choses, comme les thésards le font si bien, aidée de la fatigue et des restes de mélodies qui peuplaient son esprit. Mais elle s’en tint à ce sourire, ne pouvant y répondre qu’avec un regard un peu bancal, un peu ému. Elle sentait que cette situation possédait quelque chose de bien trop fébrile pour perdurer. Aborder cette question d’un ailleurs inconnu qui subsistait, évoquant ainsi implicitement les frontières de cette prison dorée, semblait avoir conduit les deux jeunes femmes au pied d’un mur, d’une impasse. Comme s’il s’agissait de soulever une pierre seulement partiellement. Que pouvaient-elles bien décider, avec ces conclusions barbares qui s’étaient présentées à elle ? Qu’est-ce que cela importait que deux Espéranciennes insignifiantes considèrent ce système sous un œil méfiant, pour ne pas dire méprisant ? L’adrénaline sembla se tarir dans les veines d’Aubane, comme après un grand coup de chaud passager. Elle mordilla de plus belle ses ongles sales et sciures.

    Soudainement, l’ébéniste sentit Taïga se saisir délicatement de la main qu’elle portait anxieusement à sa bouche, et ses yeux s’écarquillèrent de plus belle dans la pénombre. Premier contact physique depuis bien longtemps, qui lui laissa une sensation étrange. D’un côté, Aubane avait senti ses doigts se crisper, et son ventre lui dicter toutes les raisons possibles et imaginables pour reculer brusquement, comme après une brûlure à l’acide. Et d’un autre côté, ses pieds refusèrent de bouger, et elle se laissa faire, soumise à ce contact humain qui venait de ranimer en elle toute la folie des sens. Elle n’avait plus eu conscience d’un tel toucher depuis… depuis. Depuis la nuit des temps. Ce n’était rien, après tout, mais seuls ce genre de riens irréels marquaient Aubane, atteignaient sa sensibilité si enfouie. Le sourire de Taïga était toujours là, il semblait flotter dans l’espace ambiant. Un long serpent doré s’évertua à traverser la scène, que l’ébéniste suivit du coin de l’œil, sans trop comprendre son cheminement.

    Un baiser sur le front. Ce coup-ci, au plus grand désarroi de la concernée elle-même, Aubane recula. Imperceptiblement, mais elle recula. Son corps en lui-même s’employait à poser quelque seuil de contact physique au-delà duquel il ne pouvait supporter la décharge, si l’on peut dire. Fort heureusement, Taïga enchaîna rapidement en reprenant délicatement –cet adverbe semblait apte à définir ses moindres faits et gestes- la feuille de papier à musique des mains d’Aubane. D’un œil savant, elle observa ses propres tracés, ses propres pattes de mouche qui s’enchaînaient entre les lignes. Elle sembla en déduire une lecture avisée, que l’ébéniste aurait tellement désiré partager avec elle, si seulement elle avait connu un tel mode de langage. Alors elle se contenta de planter de nouveau ses yeux dans ceux –mon dieu, quel vert !- de Taïga. Son regard un peu fatigué semblait recouvert d’une chape sirupeuse, qui faisait luire ses iris comme deux émeraudes. Aubane se reprit avec la voix clairvoyante de la psychologue :

    « Cette langue c'est la musique, ces notes de musique, correspondent à un son, un bruit s'inscrivant dans un ensemble de règle propre à chaque culture. Dans la musique occidentale par exemple, il n'y a que douze notes. Dans d'autres cultures, le nombre de notes de musique peut être plus ou moins important, elle marqua une faible pause, puis ajouta : et elle existe de là d'où tu viens, comme l'ailleurs d'où je viens moi aussi. C'est la musique, ce n'est pas une création du village. Et en voilà la démonstration ! »

    La langue de la musique. Quelle invention incroyable. On pouvait donc parler musique ? Il existait des verbes musique, des pronoms musique ? Aubane sentait au plus profond d’elle qu’elle avait connu cela, un jour, dans son Avant, mais la sensation restait ténue, presque invisible. Taïga s’était alors assise sur une chaise, et, empoignant une guitare acoustique, elle entama une douce mélodie, aux effluves tsiganes, qui papillonna jusqu’aux oreilles d’Aubane. La psychologue avait fermé les yeux, et l’ébéniste fit de même durant de longues minutes. Et puis, cet instinct de complicité dans la musique prit fin. Aubane rouvrit brusquement les yeux, et presque simultanément, Taïga s’était relevée avec une conviction nouvelle dans le regard, conviction qui chassait toute fatigue. Elle déclara vers le fond de la scène, assurée :

    « Personnellement Aubane, je n'ai qu'une envie, c'est d'être ailleurs qu'ici ! En un sourire plat, je mens au gens de mes propres intentions ! Ici c'est une prison utopique, dépourvue de souvenirs du devient une ombre agonisante de ton être d'autrefois. Ma musique ne vient pas d'ici, cette langue est différente de l'Esperantò, mes craintes sont expulsées de mon cœur pour s'échapper de notre cage ! »

    Aubane sentit un long frisson lui remonter la colonne vertébrale. Tout ce qu’elle avait considéré jusqu’ici comme indicible venait d’être dit, exprimé, et ce clairement, par la jeune psychologue, qui affichait désormais un sourire de défi. Brusquement, elle amena à elle une sorte de grande valise d’où elle tira une nouvelle garde-robe. Aubane ne comprit pas tout de suite quelles intentions l’animait, mais lorsque Taïga commença à se changer, elle se retourna vivement, pudibonde et mal à l’aise. Après quoi, ce n’était plus la même femme qui se trouvait devant l’ébéniste, mais bien le stéréotype parfait d’une jeune rebelle. Aubane ne pouvait pas en faire autant, préférant ses vêtements sales et usés, comme la représentation de toute la misère tapie dans le ventre d’Espérance, sous son voile utopique. Elle écouta de nouveau la voix claire et forte de Taïga résonner au cœur de la salle de spectacle sombre :

    « Comme on ne peut pas retourner de notre ailleurs, je vais donner aux villageois la réalité de ce qu'est Bird dans cette salle de spectacle. Il y a des bombes derrière, je te propose de faire de l'art sur le mur de la scène en rouge pétant ! »

    Aubane ne réagit pas tout de suite. En réalité, quelques secondes s’écoulèrent avant qu’elle ne fasse un pas, puis se précipite vraisemblablement jusqu’aux coulisses, animée à son tour d’une adrénaline audacieuse. S’il en devait être ainsi, si ce soir, tout devait être exprimé, tout ce mal-être d’emprisonnement, alors soit. Elle était plus que motivée pour un tel défi, comme une confrontation soudaine avec elle-même. Le piment dans ses veines était splendide. Dans les fameuses coulisses, Aubane vint se saisir de quelques pot de peinture en bois, qu’elle amena ensuite au centre de la scène. Puis, tendant un gros pinceau à Taïga, elle s’exprima, d’une voix claire, limpide et fluide, malgré son ton si bas, une voix qui paraissait porteuse d’une rare sûreté :

    « S’il doit en être ainsi pour se tirer de notre vase. »

    Elle plongea alors son pinceau dans la peinture rougeoyante et, devant les pieds de la psychologue, en grandes lettres rouges capitales, Aubane inscrivit : « NOUS SOMMES D’AILLEURS. » Et puis elle tendit un de ses outils de menuiserie à Taïga et lui expliqua, avec son premier sourire de la soirée :

    « Je pense que ça fait du bien. »

    Et elle l’abattit brutalement sur le plancher de la scène, détruisant quelques lattes innocentes, et créant ainsi un trou béant dans le sol. L’ébéniste poussa alors une sorte de souffle, plutôt un râle, de satisfaction, susurré comme il faut pour démontrer tout le plaisir qu’elle prenait ce soir-là à briser toute forme d’illusions.
Taïga
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MessageSujet: Re: Je suis d'ailleurs [Pv. Taïga] Mar 6 Mai - 10:59

Un sentiment rebelle et triomphant perturbe tous mes sens en léthargie jusqu'ici, je suis d'un regard heureux la jeune femme s'évanouir derrière les rideaux avant de revenir avec du matériel. Sans piper mot, je scrute ce pinceau démesurément gros pour mes petites mains. Le prenant par la suite, je reporte mon attention à Aubane, tandis qu'elle murmure des paroles avec une rare confiance en soit qu'elle n'aurait fait preuve jusqu'ici. Peut-être n'est-ce qu'un simple chuchotement, mais l'intensité qui fait vibrer ses cordes vocales n'en sont pas moins puissantes de désir révolutionnaires.
Jamais Ô Grand Papy je ne me permettrais de sous-estimer cette jeune file, bien que son comportement ai changé du tout au tout (peut-être une quelconque influence ou elle est très lunatique).
Pendant mon petit monologue intérieur, elle avait inscrit " JE SUIS D'AILLEURS. " juste à mes pieds en de grossiers et gros caractères vermeils. J'avais écarquillé les yeux de surprise, avant de relever la tête et qu'elle affiche un putain de sourire débordant à en réveiller les morts de leur tombe.

« Je pense que ça fait du bien. »

Je recule d'à peine un seul pas, qu'elle abat violemment un de ses outils sur la scène, créant ainsi fracas à me faire sursauter. Je doute joyeusement que ce bruit soit perçu inaudible au voisinage, la probabilité de se faire griller vient de monter d'un bon cran sur le piédestal.
Aubane se redresse comme après avoir effectué un dur labeur, puis expire bruyamment l'air de ses poumons en étant fière d'elle alors qu'elle vient d'exploser une scène de spectacle. J'éclate de rire à en avoir mal côtes, me tâchant un peu les vêtements en faisant un geste vif alors que je détiens encore ce foutu pinceau dans la main gauche. Je recule et me retourne au mur, riant encore et affichant un sacré bon sourire de pure joie.

_ A mon tour ! m'exclamé-je en sautillant presque et me dirigeant vers le mur blanc qui se dresse sur la scène.

Escaladant rapidement des malles, et autres matériels sur la scène, j'arrive sans trop de difficulté face au mur en étant élevé d'un bon mètre et demi. Ayant précédemment pris un sot de peinture rouge, je plonge maladroitement le pinceau et peint en manquant de tomber de temps à autre : " BIRD + BIG BROTHER = BIRD BROTHER ~ ". La phrase était légèrement recourbée sur le milieu, formant une parabole. Elle devait bien faire tout le format en largeur du mur, impossible de le manquer !
Je saute de mon escabeau improviser en riant de plus belle, puis regarde Aubane :

_ Aller ! Il ne faut surtout pas s'arrêter en si bon chemin !

Plongeant une peinture bleu cette fois-ci, j'inscris à la va vite le signe de l'anarchie à côté de mon oeuvre picturale. Pourquoi ce signe ? C'est simple, c'est un vrai bordel sacrément bien organisé. Je ne déteste pas Bird personnellement, je l'apprécie humblement personnellement. Mais aux yeux de la société, je trouve qu'il ressemble se la pète un peu trop à la Big Brother. Peut-être est-ce un lieu magnifique, mais ce n'est qu'un foutu hôpital psychiatrique ! Un endroit comme ça ne devrait pas exister ! Et qui sais si le gouvernement, ne se cache pas derrière tout ça. Nous somme peut-être dans une télé-réalité avec des caméras cachées, et pourquoi pas ?!
Je  me retourne vers Aubane, un instant de silence s'était écoulé, dans lequel mes tympans décèlent un petit bruit suspect.

_ C'est moi ou... nous ne sommes pas seules ? dis-je méfiante.[/color]
Bird
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MessageSujet: Re: Je suis d'ailleurs [Pv. Taïga] Jeu 19 Juin - 13:28

Bird n'aurait pas pensé découvrir ce qui lui fit face ce jour là, quand, par curiosité, il avait décidé d'entrer dans la salle de spectacle.
Pourtant il aurait du se douter que quelque chose ne tournait pas rond quand il s'était aperçu que la grande piéce n'était pas verrouillée et qu'aucun bruit festif pourtant ne résonnait à croire qu'on avait voulu faire silence pour mieux entendre son arrivée.

Coincé dans l'embrasure de la porte, sa bouche s'entrouvrit et ses yeux s'équarquillèrent sous la surprise.  

Face à lui, Aubane, Taïga, une salle vandalisée et nulle hésitation sur les responsables de cet acte.
Les filles étaient prises sur le fait, le pinceau dans la peinture, faisant face à leur œuvre révolutionnaire.
Malgré le centre de la salle les séparant, le Directeur et les coupables se regardérent un instant en chien de faience avant que le regard de l'Oiseau ne se tourne davantage vers les lieux du crime : Plancher défoncé, tags divers faits avec de la peinture.

Bouche-bée, Bird s'attarda sur les inscriptions, essaya de les comprendre en vain, les références lui manquants. Le Directeur ne connaîssait ni Orwell, ni le  « A » cher au punk. A ses yeux,  le symbole anarchique et ce « Bird Brother » ne voulaient rien dire. Il devina cependant leur sens quand la phrase «  nous sommes d'ailleurs » attaqua sa rétine : ce vandalisme avait été commis au nom de l'indignation, de la liberté.

A cette simple idée, une boule se noua au fond de son estomac et il ne sut tout d'abord que répondre, quel cri, du cœur ou de la raison, il devait pousser.
Il respira pour calmer le battement de son myocarde, se reconcentra sur les jeunes filles statufiées.

Une goutte de sueur froide glissa le long de sa tempe.
L'Oiseau, depuis le début de son régne avait déjà vu de nombreuses formes de troubles contre son utopie, mais celle-ci, de toute celles aperçues, était  la plus opaque à sa compréhension.

Il dévisage la calme Aubane et la douce Taîga qui avait revétit une tenue d'une noirceur aggressive.
Pourquoi elles... Elles en qui il avait confiance, en qui il n'aurait jamais décelé le fruit mauvais de la rebellion. Pourquoi se réveillaient elle aujourd'hui de leur léthargie paisible et pourquoi leur colère s'exprimait-elle sous cette forme ?
Les interrogations tournèrent dans son crâne et en toute réponse,  il s'avança vers les filles, ne sut qu'extirper une phrase  séche, malhabile.

« Vous allez devoir m'expliquer cela... et sans attendre. »


Spoiler:
 

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Je suis d'ailleurs [Pv. Taïga]

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