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[Abandonné]Convalescence ensoleillée [ Cali, Vishva]

Bird
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MessageSujet: [Abandonné]Convalescence ensoleillée [ Cali, Vishva] Dim 23 Oct - 17:32

L'automne était déjà bien commencé pourtant le soleil aurait pu être de fin Mai. Il faisait beau, il faisait chaud, un vent léger soufflait. Un temps idéal pour les activités d'extérieur. Bricoler, changer la litière du bétail, arracher les mauvaises herbes, balayer, récolter quelques fruits et légumes de saisons,... la liste des possibilité qui s'offrait au directeur était large.
Tout était parfait à un détail prés... Cette créve monumentale qu'il l'avait prise.
Bird était un fort gaillard, de ceux qui résiste au froid, aux grosses chaleurs, aux plantes urticantes à tout... sauf peut-être aux changements brutaux de températures...

L'oiseau toussa une quinte grasse, plaqua sa main à sa gorge pendant que son visage se crispait sous une grimace de douleur. Accompagnant cette toux, des nausées, des maux de ventre, de gorge et de tête et une température avoisinant les 40 °. La panoplie du parfait petit malade.
Il fallait se rendre à l'évidence.: ça ne serait pas encore aujourd'hui que la créve le quitterait et qui pourrait travailler. Cette foutu maladie avait donc eu raison raison de lui et de sa patience.
Il allait devoir rester immobile et inactif. Tout ce qu'il détestait.
Cet état de légume l'incitait à réfléchir à des ennuis qu'il voulait oublier, à remettre en question le travail d'autrui.
Et si, profitant du beau temps, les jeunes s'amusaient au lieu de travailler... Et s'ils ne s'y prenaient pas bien avec le jardin et les animaux... Et si...
La confiance n'était pas un des attributs du Directeur.

L'Oiseau se reprit. Ce petit désagrément de santé n'allait pas prendre le dessus. Seul lui décidait de ses actes.
Il se redressa bien décidé à se lever.
Il se laissa retomber dans un grognement rauque.
Il avait sous estimé son ennemi, finalement, par mesure de sécurité, il ne ferait rien et resterait bien sagement dans son lit.
La maladie... Quel merdier.

Un plainte intestinal résonna.
Il ne manquait plus que cela.
Et comment allait il faire pour manger ? La nourriture volerait jusqu’à lui peut-être ?
Un soupir le parcourut. Son délire l'avançait bien, tient.
Il se massa les paupières, réfléchi. Il n'y avait qu'une solution possible à ce problème :

«  Quelqu'un S'il vous plait !! J'ai besoin d'ai' »


Sa voix se brisa, la toux reprit. Le silence revint.
Il attendit, rien ne vint.
Il pouvait bien crever... à croire que tout le monde s'en moquait.

Il se retourna dans son lit, face à la lucarne. Un rayon plus impétueux que les autres vint l’éblouir. Il plaqua sa main en visière avant de rabattre la couverture sur son visage.
Ah satané journée, même elle, elle le narguait.


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Dernière édition par Bird le Dim 12 Fév - 19:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Abandonné]Convalescence ensoleillée [ Cali, Vishva] Dim 23 Oct - 19:28

Plic. Ploc. Plic. Ploc,
La pluie est acide. Elle me brûle la peau, laboure mon visage de sillons ensanglantés. Elle est mauvaise. C'est l'Ombre qui la crache sur mon visage. J'ai mal. Mal. Mal..
" Tu es un monstre ! Sale petite peste ! Tu es un monstre !". Cette voix. Rauque. Mauvaise. C'est la sienne... Je suis un monstre... Une larme. Un monstre. Deux. Je SUIS UN...


"... MONSTRE !"...

Hmpff... Une crise... C'est la deuxième en peu de temps... Toujours quand je dors dans mon lit.
Quelle ironie ! Moi qui m'endors dans des endroits plus improbables les uns que les autres, il n'y quasiment que lorsque que je suis dans mon lit que les cauchemars se transforment en crises. Un soupir.
Alors... voyons voir, qu'est ce que j'ai encore cassé ?
Mais... mais... pourquoi je suis dans la salle de bains !? Je soupire une nouvelle fois. Dans mon délire, j'ai perdu une partie de mon pijama et une partie de ma chambre apparemment.
Je passe la main dans mes cheveux. Deux fois. Quelle pagaille ! Tout est retourné ... Je me suis coupé. Net. Mais ça ne saigne pas vraiment. Une goutte rouge perle sur mon bras.
Je retourne dans ma salle de bains. Un pansement s'il vous plait !

Soignée. Retour dans la chambre.. Je ramasse mon livre. Ouverture de la fenêtre. Il fait plutôt bon, pour une journée d'automne. Récupération de mon gilet gris. Je l'attache puis j'enfile mon chino delavé, un paire de chaussettes, une paire de vieilles chaussures..
Il faut que je sorte. Que je me change les idées... La mauvaise voix résonne encore dans le fond de mon esprit. Mais pour aller où ?

La ferme... J'en profiterais pour aider. Et voir Bird. Oui. Je vais faire ça...
J'accroche une partie de mes cheveux avec une pince bleue. Puis je marche. Les yeux dans le vague, la tête ailleurs, comme toujours. Perdue. Encore. Je repousse une mèche de devant mes yeux. Je souris. Sans raison.
Il fait vraiment beau aujourd'hui... Je ferme les yeux un instant, pour sentir le soleil. Au bout d'une quinzaine minutes de marche, je vois enfin la petite ferme se découper dans le paysage.
J'aime cet endroit. Les fleurs, le léger souffle du vent, les bruits des animaux tout autour. Peu à peu je m'approche du bâtiment principal. Et si j.allais voir Bird tout de suite ?

" Quelqu'un s'il vous plaît ! J'ai besoin d'ai..."

Bird ?
Un sursaut dans ma poitrine. Que peut il bien lui arriver ? Je monte rapidement les marches pour arriver devant son bureau.
Je pousse la porte... et là.. Je ne sais pas ce qu'il me prend, j'ai envie de rire.
Pourtant, ce n'est pas drôle, il n'a vraiment pas l'air bien. Malade. Agacé.
Le pauvre.Il ne faut pas que je rigole.
Alors je souris. Et je me retiens.

"Aurais-tu, par hasard, besoin d'aide ?"

Il devait enrager de ne pouvoir rien faire... Petit oiseau.




Dernière édition par Cali le Mer 26 Oct - 8:20, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [Abandonné]Convalescence ensoleillée [ Cali, Vishva] Dim 23 Oct - 21:14


Prêche ton Espérance et repentis-toi
Mélodie pour un dernier sacrement

Soleil, bonne nouvelle. Quelle étrange chaleur pour un jour d'automne. Mais l'Espérance pouvait bien se le permettre. Quel drôle de monde, non ? Une magnifique utopie... Donnant naissance à une "religion" qu'aucun n'était capable de comprendre - selon Vishva. L'Espérance. Il se devait, en bon prophète de tous les convertir. C'était le Divin qui le lui avait dis. Bien sûr. Il était la voix du Divin. Et ce dernier, en plus de le guider, lui soufflait de faire attention à ces étranges religions qui pullulaient dans un bâtiment destiné à leur regroupement.

Lieu de culte, qu'ils disaient... Vishva, en passant devant, se promit qu'un jour la religion de l'Espérance, trônerait au milieu de tous... Dévorant peu à peu ce que l'on appelait christianisme, bouddhisme et tout autre Islam.
Enfin bon. Pour le moment, il lui fallait être patient. Les pressés n'obtiennent rien. Et surtout, il sentait que ce beau jour lui apporterait de quoi subvenir à son besoin de prêche.

Glissant ses mains dans les poches de son pantalon, Vishva regardait droit devant lui, les yeux brillant de son éternel confiance. Il n'y avait rien de présomptueux là-dedans, certainement pas - quoiqu'un peu peut-être ? Hé là non, gardons "confiance !". Si Vishva semblait peut-être un peu froid dans son attitude presque princière, il n'en restait pas moins de sacrément bonne humeur. Le soleil restait doux, les gens alentours discutaient gentiment et lui marchait on ne sait où, écoutant, sans se soucier, les murmures d'ici-là.

Le bilan était plutôt, si ce n'est complètement bon. Rien ne pourrait gâcher cette journée. Bon temps pour l'Espérance. L'utopie de sa religion était à son summum là. Ah ouai, mais vraiment ! Il retira même ses mains de ses poches et mima avec ses doigts, un cadre du paysage, dans lequel entrait la ferme et ses contours.
- Un tableau parfait, commenta-t-il en avançant vers la ferme par la même occasion.
Pourquoi ne pas y faire un tour ? Cet endroit l'avait toujours intrigué. C'était si... rustique, oui voila, rustique. Et puis là-bas, il y avait le fameux Bird. Soit dit en passant, THE personnage à faire rentrer dans ses rangs de fanatiques. Mais il rêvait peut-être un peu trop là. Limite, il pourrait en faire un allié. Enfin bref, il verrait plus tard.

Se dirigeant tranquillement vers sa nouvelle destination, il se demanda brièvement s'il allait pouvoir discuter avec le directeur de la ferme. Le sempiternel bavard lui arracherait quelques mots dans le pire des cas. Etre têtu avait du bon. Et entre nous, il désirait lui toucher deux trois mots de sa "religion". Le Divin lui susurrait qu'il fallait lui en parler. Aussi, Vishva obéissait aveuglément.

Après un bon moment à marcher au milieu d'un décor bucolique, notre jeune gourou parvint finalement à la fameuse ferme. Il regarda un à un les animaux, les détaillant de son regard nuancé de brun, jusqu'à s'arrêter devant une jolie vavache. Ses prunelles bovines lui rappelèrent quelque chose, aussi haussa-t-il un sourcil, la fixant intensément. Cette confrontation entre vache & adolescent aurait pu faire rire un simple passant, aussi il détourna vivement la tête.
- Pfff, n'importe quoi, grommela-t-il l'air de rien, avant d'avancer vers la maisonnée.
Il se stoppa soudainement en entendant un brin de conversation. Une fenêtre ouverte attira sa curiosité, par les quelques mots qui s'en échappaient.
Qui donc avait besoin d'aide ? se demanda-t-il. S'il se souvenait bien, pour être déjà venu vers la ferme, cette fenêtre appartenait au bureau de Bird.
Un petit sourire grimpa dès lors sur ses lèvres. Prions, ô Divin, que ce soit ce cher Bird qui ait besoin d'aide ! Prions oui... Car il pourrait peut-être prêcher quelques paroles. Dans ce but, il avança vers l'entrée, écoutant toujours d'une oreille, voir s'il ne pouvait pas en entendre plus.



Bird
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MessageSujet: Re: [Abandonné]Convalescence ensoleillée [ Cali, Vishva] Mer 26 Oct - 9:53

Une voix. Familière.
Mais de l'autre côté, la fatigue, l'énervement.
Entre deux, l'épaisse courtepointe d'ouate. Elle bloquait tout. Les sentiments, les expressions. Dessous il était invisible, personne ne pouvait deviner ce qu'il avait une envie folle de remettre à sa place cette idiote.
« Par hasard »... elle était maline elle...Croyait elle qu'il ne remarquait pas cette touche d'amusement dans ses paroles ? Il était malade mais pas simplet. Fallait pas tout mélanger. Il restait tout de même Bird, le directeur de cette maison et le manitou d'espérance.

Un rouge écarlate colora ses joues, une goutte de sueur glissa le long de son front. Il avait chaud. Autant par la fièvre que par la chaleur étouffante qui se créait entre le matelas, son corps et la couverture.
Il ne pourrait pas rester à faire le mort encore longtemps là dessous où il finirait vite en poulet cuit à l'étouffé. De plus s'endormir aussi vite n'était pas vraiment crédible...

Alors si fallait sortir et affronter, que et comment répondre à la demoiselle...voici un problème à la hauteur du Directeur.

Après réflexions, il était vrai que ces excès d'égocentrisme ne lui ressemblait pas. Que ce n'était qu'une drôle de réaction à la maladie, qu' une étrange mise à nu des sentiments. Mais au fond, comme un gosse trop bien élevé qui, enfin, ose faire une bêtise, il trouvait la chose très amusante et follement inhabituelle.
Il avait bien envie de la faire sa connerie, mais derrière, sa conscience, ce satané Jiminy Cricket qu'il avait envie d'écraser, lui rabattait les oreilles et l'amusement...
Courtoisie, politesse, savoir vivre, exemple pour tous... que de mots rébarbatifs et pourtant si insistants.
Ah qu'il soit maudit son Soi bien trop adulte, bien trop autoritaire et lisse, bien trop... Lui.
Ah maudit lui même !!! Sa nature profonde ne lui donnait pas le courage de combattre la maladie mais l’empêchait pour une fois de s'amuser. Le monde était mal fait. Non … il était mal foutu... ça ne pouvait être que lui... ou peut-être pas... ou alors...
Il se perdait.
Le délire fiévreux reprenait...

Il respira. Il inspira.
Tant pis il aviserait. Il avait déjà perdu au moins trente secondes en égarements... c'était beaucoup trop. Son invitée devait s'impatienter.

Une main blanche dépassa du haut de la couette, se dressa et fit signe à la jeune fille de venir.
Seulement une main ? Non. N'oublions pas qu'elle était accompagnée d'une voix d’outre-tombe, ou plutôt, pour être plus exact, d'outre-couverture.

«  Bonjour Cali... ça fait... longtemps. Rentre... n'est pas peur.... La grippe... c'est pas forcement contagieux... »

Mais ça l'est bien souvent. Cette fin de phrase Bird le pensa mais se le garda pour lui. Pas besoin d'effrayer son seul moyen de subsistance.
Il sourit intérieurement. Finalement, d’instinct ou peut-être d'habitude, il avait été courtois.

Sans prendre le soin de sortir la tête de sous la courtepointe, il enchaina.
« Cali s'il te plait, tu peux aller chercher dans la cuisine quelque chose à manger ? Tu dois savoir où s 'est je pense »

Un bruit d'escalier, elle avait du faire demi tour. Elle était gentille cette petite.

Timidement il sortit la tête.
...Faisait froid...
Sa gorge recommença à le bruler.

«  eh n'oublie pas le vin... pour soigner ma gorge et me réchauffer... S'il te plait... »
Sa voix s’enrailla. Il avait trop forcé.

Bien décidé à être prêt lorsque que le repas arriverait, il se redressa. La couverture glissa jusqu'à son ventre découvrant son habituel haut de pyjama rapiécé.
Un coup de vent s'infiltra par la fenêtre mi-close.

Chaud froid... froid chaud. Il toussa.Cette mauvaise blague ne prendrait jamais fin.


[je crois que j'ai définitivement abandonné le sérieux avec ce RP... XDD sorry]

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MessageSujet: Re: [Abandonné]Convalescence ensoleillée [ Cali, Vishva] Mer 26 Oct - 13:10

Pas de répit. Aucune pause. Juste la danse incessante de mes pensées. Pas de temps mort dans Ma mélodie !...

Sais-tu, petit oiseau ? Sais-tu qu'il ne faut jamais, jamais me laisser le temps.
Le temps de réfléchir. Le temps. Le temps d'analyser. Or, tu me laisses le temps. Chaque fois. C'est pour ça, en grande partie, que je ne suis pas venue depuis... Combien ?
Je ne me souviens plus. Longtemps. C'est la bonne notion, longtemps.
Mon regard se perd un peu dans le vague. C'est vraiment sale au plafond !

Le temps que tu laisses est acide, petit oiseau. Tu penses trop fort. Beaucoup trop fort. Plus fort que d'ordinaire, en tout cas. La dernière fois, tu arrivais encore à me laisser dans le doute. Mettons ça sur le compte de la maladie, de la fièvre. Une chose singulière que la fièvre. Elle vous pousse dans vos retranchements, exacerbe vos sentiments. Et tu es un très bon client, n'est ce pas Bird ?... Fragile.
Rien qu'avec le bruit que tu fais en respirant... Le sifflement. Je t'agace.
Si je pouvais être moins perméable aux sentiments, ce serait beaucoup plus facile ! BEAUCOUP-PLUS-FACILE !
Je t'agace. Pourtant, je ne me moque pas. Je ne me le permettrais pas. Jamais.

Égarée. Encore une fois. Comme le vilain petit canard.
Un mouvement de ce qui ressemble à une main de cadavre pas frais dépasse de la couverture. Elle se met à bouger ! Le Bird-zombie se met à parler:

" Bonjour Cali... Ça fait... longtemps. Rentre... n'ai pas peur... La grippe c'est pas forcement contagieux..."

Bien sur. Bien sur que si. La grippe, c'est contagieux. Et même hyper contagieux ! Mais peu importe... Je n'ai que faire d'attraper la grippe ou la rougeole ou même, quoi que ce soit d'autre. Bird, aurais-tu oublié à qui tu parles ?
Agacé. Troublé. Malade. En conflit avec toi même. Les mots sont parlants.
Je souris encore. La maladie... Une chose singulière.
Oh Non ! Je recommence encore... Une grimace. Il faut que j'arrête ! Que j'arrête !

Je voudrais pouvoir arrêter de voir les gens ainsi. Peut être serais-je alors plus ... Acceptable. Normale.
"Les gens comme toi sont des manipulateurs... Il se cache derrière une apparence sympathique, mais ce sont des monstres ! Des manipulateurs de sentiments ! "
Aïe. Ma tête.
Une larme. Je respire. Visiblement, je ne suis pas encore complètement remise de ma crise.. Reprendre le dessus. Toujours. Ou presque...
L'oiseau n'est pas décidé à sortir de son trou... ou plutôt de son nid de couvertures. Tant mieux... Ça m'évite pas mal de complications.

" Cali s'il te plaît, tu peux aller dans la cuisine chercher quelque chose à manger ? Tu fois savoir où c'est, je pense."

Oui, je sais très bien où c'est. Demi-tour. Un pas. Deux pas. Des pas... Une voix.

" Eh, n'oublie pas le vin... Pour ma gorge et pour me réchauffer s'il te plaît..."

Du vin ? Pour la gorge ? Du miel serait mieux... Il tousse. J'en prendrais aussi. Je ne pouvais plus le voir. Déjà au milieu de l'escalier...

" Je ne me moquais pas, Bird..."

Une parole. J'avais parlé doucement.
Ce n'était pas un reproche. Une observation plutôt... Il être vraiment mal pour perdre ainsi tout discernement... La fièvre... Quelle chose étran...
*Pof*
Hein ?! C'est quoi ce truc ?!
Une personne. Les mots sortent seuls.

" On t'as jamais appris qu'écouter aux portes, c'était malpoli ?"



Pas grave Bird u_u'
C'est moche ce que j'ai écris... T_T pardon...
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MessageSujet: Re: [Abandonné]Convalescence ensoleillée [ Cali, Vishva] Mer 26 Oct - 18:33

C'est agréable. Oui, la brise qui transcende l'air est agréable. Un souffle frais venant purifier les esprits des impies. Se mêle en plus un soleil caressant. Que demande le peuple hein ? Beaucoup. Beaucoup trop. Si seulement ils pouvaient mettre de côté leurs petites envies d’égoïstes. Mais là n'est certainement pas la question. Ce n'est pas non plus le moment d'y penser. Après tout quel est le rôle de la présence de Vishva, sinon de voir ce cher oiseau. Ce piaf utopique et intriguant. Certes, il ne lui avait jamais causé. Jamais leurs piaillement ne s'étaient croisés. Le Divin semblait penser qu'en ce jour d'automne, il était temps de palier à ce petit désagrément.

Alors Vishva était là. Devant cette porte qu'il hésitait à pousser. Mais ne vous inquiétez pas. Cette hésitation ne dura que quelques braves secondes, avant que la main de l'Indien ne vienne tourner la poignet. Pourquoi ne pas s'inviter dans cette demeure ? De toute manière, il ne lui semblait pas que la ferme soit le domaine purement privé de l'oiseau... Et même si c'était le cas, c'était bien trop tard pour oser reculer.

Ainsi il entre. Gourou digne de lui, à se faire pique assiette d'un espace inconnu. Bah, allez tous vous faire voir si jamais l'envie de protester vous viens ! D'où sa présence pouvait poser problème hein ? La communauté que formait l'Espérance n'était pas assez large pour se sentir écraser par autrui. Peut-être essayait-il de s'en persuader ? Peut-être cherchait-il une excuse de sa venue. Aucunement voyons. C'est une tête haute qui accueillera les réprimandes.

Si réprimandes il y a ! Mais ne fais pas ton fier Vishva... Car il y a justement.
Il s'était à peine avancé de quelques pas dans la demeure. Son regard s'était juste un temps dissipé sur l’ameublement. Juste assez pour qu'il ne voit pas la personne descendant les escaliers. Et cette dernière, sans doute dans ses pensées - il ne savait pas, ne cherchait pas à savoir - avait réussi l'exploit de lui rentrer dedans. Bah voyons ! La collision ne fut pas forte, certes, mais il recula d'un pas, haussant un sourcil.

Les nuances brunes se perdirent dans d'autres plus cristallines. Un silence dévora joyeusement les secondes, jusqu'à se faire marcher dessus par le son d'une quinte de toux d'un malade au nom facilement identifiable. Le tout suivit de son interlocutrice, petite fille ou femme, donzelle ou damoiselle qui l’enguirlandait presque pour avoir écouté aux portes.

... Là, il fallait qu'on lui explique. Parce qu'il n'était pas au niveau d'une porte ! Secundo, il avait écouté aux fenêtres... Tertio, il n'avait presque rien entendu, vu sa rapide entrée. Donc elle était dans l'erreur. A la belle confiance de celui qui refuse d'avoir tord. Qu'on l'immole par le feu, le jour où ça sera le cas !
- Et l'on ne t'as pas appris... qu'il fallait regarder devant soi, quand on marche ? renvoya-t-il lentement, un pâle sourire aux lèvres.
L'arrogant ! Mais qu'importe. Ces mots dits, il la jaugea un moment. Cette fille... Il l'avait déjà vu. Vishva se souvenait d'avoir entraperçut une chevelure aussi longue. Une silhouette aussi petite. Mais il ne lui avait jamais parlé. Pourquoi ? Manque de temps ? D'envie... On s'en moque. La chose était réglée ! Vraiment, le Divin était un fin calculateur !
- Celui qui tousse comme un futur mort, c'est Bird ? s'enquit-il, sans même lui laisser le temps de la réplique pour sa toute petite pique. "Parce que... si c'est le cas. Ma présence... a son importance."
Ah ! Le goût du Gourou qui loin du dégoût, de la grippe à son goût ! Ouaip, pourquoi ne pas tester ses dons de prophète sur l'oiseau. Victime, victime, pouvait-on scander par delà le glas de la mort du Tiplouf. Quoi de mieux comme premier cobaye qu'un Bird malade, hein ?

[Marf, j'espère que ça sera pas trop galère pour répondre Bird ?
Mais j'me vois mal lâcher Cali, pour faire monter Vishva dans ta chambre tout de suite...]
Bird
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MessageSujet: Re: [Abandonné]Convalescence ensoleillée [ Cali, Vishva] Ven 28 Oct - 22:00

En haut le silence du malade, en bas les causeries des biens portants. Causeries... Confrontations vocales dirons-nous plutôt.
Une intonation féminine résonna d'abord. Cali.
Puis une autre, plus grave, plus lente, inconnue.
La voix évoqua son nom. Lui était ce attribué ? Peut-être. Mais une chose était sure, on parlait de lui pendant qu'il n'était pas là. Ne pas pouvoir assister à son procès l'énervait toujours. Il était après tout concerné. Il devait savoir.
Pour l’énième fois de la journée il se redressa, son corps douloureux, ravivant des maux qui commençaient à s'estomper.

Lève-toi et marche.
Marcher...
Boiter...
Basculer...
S'effondrer....
Les miracles n'existent pas.
La volonté et l'espoir par contre, toujours perdurent.

Relève-toi.
Oublie la fièvre, la douleur, la peur de la chute. Oublie et concentre-toi, écoute, Obéi moi.
Je suis la voix.
Mon enfant, crois-moi, je te vois mais je la vois aussi elle.. Oui, cette si belle, si sainte, si magnifique voie...


Il perdait la tête à présent, sa conscience lui parlait. La fièvre le rendait fou.
Mais un fou raisonnable ne suivrait il pas l'incohérent, cette présence absurde ?

Il se releva, plus chancelant que vaillant.
Il descendit l'escalier, titubant sans pourtant être saoul.
Il s'arrêta, reprit son souffle après un effort moindre.

Tout à l'heure, les deux jeunes n'avaient il pas entendus le bruit de son corps heurtant le parquet ? C'était possible. L'impossible lui semblait à présent possible. Tout se mêlait dans sa tête.

Il croisa le regard de ces convives quand il eut foulé la dernière marche. Ils ne bougeaient pas, leurs visages figés sur une expression que Bird n'aurait su nommer.

Regard lasse et terne dans ceux colorés et expressifs des vivants.
Opposition.
Rappel de son rang par rapport aux autres
Honte.
Rejet.

Le directeur se détourna.
Il devait être pathétique.
Celui que tous voyait actuellement n'était pas vraiment lui. Son corps et son état ne le reflétaient pas. Il n'était pas...
Faible, vulnérable... Il était...

Le directeur plaqua sa main devant sa bouche. Une secousse violente s'empara de son corps se pliant un peu sous l'assaut.

Il détala, passa devant ceux qui le fixaient comme une bête cruelle et referma derrière lui la porte de bois au fond du couloir.

Concerto de mélodies diverses se terminant par le duo d'un tourbillon d'eau et d'une charnière dissonante.
Bird était réapparu, plus blanc que jamais.

Comme une vieille horloge, le temps se remonta, le trajet se fit à l'envers jusqu'à la rencontre de la table de la salle à manger.
Sur une table, il y a toujours quelque chose d'intéressant, quelque chose pour résoudre vos ennuis.
Les doigts du Directeur s'arrêtèrent sur une forme lisse et féminine. Sans la moindre délicatesse, l'empoignèrent, la portèrent aux lèvres et une fois consommée, la reposa, l'abandonnant là où ils l'avaient trouvé.
Une agréable brûlure parcourut la gorge de l'Oiseau. Ses joues retrouvèrent un peu de leurs couleurs disparues.
La boisson de dieu, il n'y avait rien de mieux pour se sentir mieux !

Revigoré, mais pas soigné, Bird s'assit sur une chaise, défigurant à présent à son aise ses invités.
A vue de nez, deux mètres les séparaient.
A vue de nez, il reconnaissait le visage de la voix inconnu.
Un visage d'importun qui venait déranger un pauvre homme qui tentait de se rétablir.
Un visage dont le nom lui venait sur le bout de la langue.
V... V.. Vi... Vo... Vos... Voix ?
Finalement non, ça ne lui venait pas.

« Bonjour mon garçon, que me vaut ta visite ? C'est un très mauvais jour tu sais. J'ai attrapé une sale grippe »

[Comme vous pouvez le lire, l'écriture est en adéquation avec l'état de Bird... en gros c'est du grand n'importe quoi incohérent, du haché de chez haché sans aucune délicatesse... en fait... je ne sais même pas si on comprend... trop fatigué que voulez vous...]

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MessageSujet: Re: [Abandonné]Convalescence ensoleillée [ Cali, Vishva] Sam 29 Oct - 14:10

Une rencontre est un début. Jamais une fin.

Tic. Qui est-ce ?
Tac. Que fait-il là ?
Tic. Pourquoi ?
Tac. Pourquoi ais je réagit ainsi ?

À chaques secondes, sa question. Chaque morceaux de temps, son interrogation. Les questions s'enmêlent dans une joyeuse farandole. Et ça me file un de ces mal de crâne !
Je souffle... Laisse échapper les questions, juste un temps. Elles reviendront plus tard de toutes manières.
Et je regarde. J'observe. Je jauge. Peut être... Certainement plus jeune que moi. 16, 17 ans ? À peu de choses près.
Un garçon, aux cheveux carmin, aux yeux pleins de nuances, pleins de malice... Certainement intelligent.
Une tresse fine apparaît derrière son oreille et pend mollement le long de son cou. Des tatouages au hénné, visible sur sa peau sans couleur. Propre sur lui. Peut être superficiel. Origine indienne.
Son apparence et son physique disent ensemble qu'il hésite... Enfance ? Adolescence ? Adulte ?

Mais peut importe ! Ce qui est plus important dans cette histoire... Qu'est ce que ce type fait là ?
Il n'est pas du foyer réellement... Pour la bonne et simple raison que je ne l'y ai jamais vu ! Il a donc un intérêt... Une chose, une personne qui l'a amené jusqu'ici.
Je vais l'ajouter. L'ajouter à mes portrait.

" Et l'on ne t'as pas appris... qu'il fallait regarder devant soi quand on marche ?"

Oh ! La belle arrogance.
Il faut dire que je n'ai pas usé de beaucoup de tact, pour une fois... Tant mieux !
Au début de ce Maintenant, je ne pouvais tout bonnement pas faire preuve de spontanéité, alors... c'est un progrès ! Cette perspective m'ôte de l'esprit les derniers restes de la crise.
Par contre... C'est un calculateur. Un arrogant petit calculateur... Un de mes portrait les plus intéressants, c'est certain. Comme celui de la petite fille de la plage...
Il a une voix étrange. Étrangement captivante. Étrangement lente.
Il pourrait raconter les "Milles et unes nuits" avec autant d'adresse que Sherazade. Souffler du vent dans vos oreilles pour en faire de l'or. Il sait s'en servir.
Il ne manque d'ailleurs pas de la faire entendre de nouveau...

Pour me demander... La voilà. La raison de sa présence !
Bird.
Où, devrais-je, dire... Bird le malade. Opportunisme. Mais pour quoi faire... Est-il fier de sa pique ? Cela ne m'étonnerais pas.

"Hm... La maladie profite déjà de Bird. Tu ne compte pas t'y mettre aussi ?"

Un sourire. Malin. Une pique. En retour.
J'ai du mal à être aimable, on dirait. Tant pis... Ses intentions sont écrites dans ses mots. Pourtant...
Je vois ça comme un jeu. Arriverais-je à le faire parler plus vite ?
À me montrer ce qu'il est ? Pour que mon portrait soit complet.
Hin. Mon jouet pour aujourd'hui !

C'est là que la situation change. Un rajout. Un facteur de plus à l'équation.
Bird, moribond, vient de faire l'apparition du siècle ! Que ds-je ?! Du millénaire !
Il a l'air hagard de ceux qui viennent de boire.
De boire trop. Il s'assied... ou se laisse choir, c'est au choix, sur une des chaises de la grande table.
Il nous regarde, évalue la distance et s'arrête sur le jeune homme en face de moi. Il le connait. Aucun doute. Et il n'a pas vraiment l'air ravi de le voir. Il ouvre alors sa bouche.
Bien.
Parle.
Mais fais y attention... Je m'inquiète trop. Trop pour rien. Tant pis.
Je contourne le type, non sans lui jeter un regard derrière mon épaule. Autant finir ce que j'avais commencé. Je traverse la pièce, passe derrière Bird et entre dans le garde-manger. Si il avait été de meilleur humeur à mon égard... Peut être lui aurais-je dis quelque chose. Ce n'est pas le cas. Je récupère rapidement ce que voulait l'Oiseau, en y ajoutant du miel et un gâteau aux noix pour moi. Trois tasses aussi... Au cas où. Même si il m'a agacé, il ne mérite pas d'être complètement délaissé non plus.
Je demande à la cuisinière s'il reste du café... Bingo !
Les bras chargés, je retourne dans la salle... Pour voir. Pour savoir


voilou... j'ai du mal. Pardonnez moi... À vous maintenant !
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MessageSujet: Re: [Abandonné]Convalescence ensoleillée [ Cali, Vishva] Sam 29 Oct - 17:48

Si la bienséance existait encore en ce bas monde, jamais cette femme aux longs cheveux ne se serait autorisée à le regarder aussi longtemps. Mais Vishva ne lui en tint pas du tout rigueur. Enfaîte, il trouvait même la chose plaisante. Attiser la curiosité chez autrui, prouvait au moins qu'il avait un quelconque intérêt. Voila une bonne chose pour se faire un peu plus connaître des autres. Quoiqu'encore il se moquait de la reconnaissance vis à vis de lui-même. Plus que sa personne, s'était sa "religion" qu'il voulait faire connaître.

Sans doute était-ce pour ça qu'il était là... Dans les faits, on parlera plutôt de hasard. Il marchait par-là, Bird toussait par-ci et donc Vishva entra. La vie en Espérance est vraiment bien faite, n'est-il pas ?

Enfin bref. Si elle s'amusait à l'observer, il pouvait bien lui retourner la chose, non ? Aussi le regard auburn de notre petit Gourou descendit légèrement.
Sa constatation ? Qu'est-ce qu'elle est petite....
Son impression ? Qu'est-ce que ses cheveux sont longs...
Sa réflexion ? Tient, c'est comme une histoire de petit chaperon rouge, que j'ai lu à l'internat.
La mise en forme ? La voici :
Oh, mademoiselle, que tu as de longs cheveux !
C'est pour mieux se faire apprécier, pensa-t-il.
Que tu es petite !
C'est un problème de génétique, s'attarda Vishva.
Et tes yeux ! Que tes yeux sont clairs !
A... A ce niveau, il n'y avait plus rien à faire...
Cette, très recherchée, observation faite, il revint à elle plus généralement. C'est qu'il attendait une réponse à sa question.... Réponse dont-il fut très satisfait.

Ah la bonheur - ou malheur selon le point de vue. La quinte de toux apocalyptique venait bien de Bird.... Mais héé ! Comment ça il "allait en profiter". Loin de lui cette idée voyons. Il n'était là que pour le bien de Bird... Si. Vraiment... S'il le dit, c'est que c'est vrai !

Malgré la petite pique qu'elle lui fournissait, Vishva sourit quand même. En ce jour, il se faisait bonne pâte. Après tout, il faisait beau, le soleil chauffait les coeurs, les Bird toussaient... Voir se rétamaient ? Mais quel était donc ce bruit de chute ? Il leva les yeux vers l'escalier, pendant un moment, un sourcil haussé, jusqu'à voir l'objet de sa "convoitise", soit Bird... Dans un état déplorable, de cadavre blanchâtre.

Il s'écarta.
Il grimaça.
    Bird fut prit de soubresauts
Il s'écarta encore.
Re-grimaça.

L'oiseau s'en alla...Certes. Très bien même. Il regarda la porte se refermer au bout du couloir, avant de revenir sur Cali, silencieux, les bras ballants, tandis qu'il méditait ce qu'il avait vu. Comme une illumination, il avait compris que le mot malade, pouvait se décliner de toutes sortes... Dans le cas présent, il pouvait au moins assurer, ne pas vouloir que la dite déclinaison ne lui tombe sur le dos. Un gourou avec des airs de mort, ça fait un peu vaudou, non ? Tout ça donne envie de faire quelques Pyroploufs... En tout bien tout honneur bien sûr.

Oh, tient, une porte qui s'ouvre ! La cassette se rembobine et l'oiseau s’avachi sur une chaise, toujours aussi frais, qu'un poisson dans un désert.
Et Vishva l’observe. Mais pas que lui.

Ce n'est pas une raison, lui souffle une petite voix qu'il connait Très Bien, puisqu'elle est celle du Divin ! Un prophète n'a pas à craindre la maladie, ni reculer devant celle-ci..

Merde, oups, mince, zut... Rah, c'est un adolescent, il a le droit d'être vulgaire, nom d'un Divin !

Ses pâles réflexions et la voix de son cher Divin, s'achevèrent finalement quand il croisa le regard éteint, de celui qu'il était venu voir. Un regard malade, fatigué, ennuyé ? Hum... Pensif aussi ? Pourquoi Bird le regardait-t-il comme ça ? On jurerait que Vishva a fait quelque chose de "mal". Il baisserait bien les yeux, pour s'observer et comprendre s'il y avait un défaut dans son habillement, mais il ne le fit pas. Tout est parfait. Il le sait, le sent... Ou peut-être pas totalement. Cependant l'habit fait le moine et la tête haute, la confiance.

La grippe l'informe-t-il. Une maladie ennuyeuse, qui dure au moins une bonne semaine. Oui ? Non... Vishva n'a qu'une très vague notion du temps en Espérance.

Souvenir soudain. Flash !
Il cligne des yeux. Nostalgie d'un temps où dans un lieu chaud, l'on se moquait de ceux qui choppaient la grippe. Les touristes ? Pas des gens de "chez lui" en tout cas. La grippe n'est pas une maladie commune aux endroits secs et chauds. Vishva sait très bien que son Avant est lié à une terre chaleureuse, des personnes aux teints bronzés. Qu'importe, le passé est le passé. Un clignement d'yeux et il oublie.

Bird, Bird, Bird... Oui lui. C'est lui sa priorité. Comme un huissier, il rend visite au petit oiseau. Non. La visite n'était pas prévue. On s'en fou !!!!

Et... Et au fait, l'autre ? L'autre, oui, désolé... Il ne sait pas son prénom. La jeune femme à la longue chevelure. tseh... Quel regard, qu'elle lui lance par-dessus son épaule. Tant pis. Vishva est patient, tolérant... Elle pourrait se comporter comme une luciférienne qu'il n'en dirait rien... Pendant un temps. Il n'est pas non plus fait de glace.

Reprenons là où on en était. Vishva était à environ deux mètres du malade. Machinalement, il mena une main à la natte qui glissait le long de son cou et la tritura, tout en jaugeant son aîné.
- Bird... commença-t-il d'une voix traînante, mais bizarrement joviale. "C'est vraiment... Pas de chance de tomber malade alors qu'il fait si beau."
Oui c'est une petite moquerie. Mais elle reste gentille, mignonne... Il sourit.
- On te croirait... Aux portes de la mort... Auquel cas, je veux bien m'occuper du dernier sacrement.
Il disait ça sérieusement... Avec un peu d'humour, mais la proposition restait ouverte. Imaginez, lui, tel un prête venant absoudre de ses pêchers l'oiseau désarticulé. Magnifique.

Mais il ne put s'attarder, que les bras chargés de... Tasses ? La jeune femme revint.
Il y prêta attention, cessa de triturer sa tresse, un instant seulement. Puis recommença, sans la lâcher du regard. Il n'aimait pas, ne pas connaître l'identité de son entourage. Mais devait-il lui poser la question. Hum... Il fronça légèrement les sourcils. Soudainement, comme ça... En parlant de prénom... Pourquoi l'oiseau l'avait-il appelé mon garçon et pas par son prénom justement. Il l'aurait oublié ? Si c'est le cas... Le roux en serait, vexé ? Ennuyé ? Agacé peut-être... Sans doute. Qui aimerait être oublié ?
- Bird. . . une menace ou un doute submergeait dans le timbre de sa voix. "Tu te souviens de mon prénom, n'est-ce pas ?"
... La réponse, il espérait, serait positive...




Dernière édition par Vishva le Sam 5 Nov - 23:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Abandonné]Convalescence ensoleillée [ Cali, Vishva] Sam 5 Nov - 22:51

Le garçon dont le nom lui échappait lui avait répondu. Naturel , il aurait eu envi de dire. Mais dans son esprit quelque chose clochait. Peut-être était ce la voix trop lente du gourou ou le choix de ses mots. Ironie. Les mots du jeune homme semblaient remplis d'ironie. Désagréable.
Même s'il l'avait lui même aboli dans Espérance, le manque de respect envers les plus âgés l'exaspérait.
Ce n'était pas de sa faute s' il avait été élevé comme ça. Il faisait parti de la vieille école... de la très vieille école.
En fait l'Oiseau était terriblement ringard.
Et il fallait se l'avouer, malgré ses 20 ans il en paraissait parfois 50 de plus tellement son caractère naturel était autoritaire et droit.
'Fin bref... Passons et retenons une chose : S'il semblait paisible, il était à vif, énervé et excédé pour un rien.
Comble du bonheur, cet petit indien lui rappelait sournoisement sa condition et le beau temps extérieur. Venez à présent le grand moment des propositions de derniers sacrements.
N'importe quoi.
Il avait déjà si durement renié son dieu et ce petit idiot sans la moindre expérience ecclésiastique voulait lui offrir son ultime vœu avant de rejoindre le ciel ?
N'importe quoi. Vraiment.

Le directeur aurait aimé lui exposer le fond de sa pensée mais déjà un nouvel élément perturbateur revenait. Celui-ci , pas bien grand avait pour nom Cali. La petite femme revenait les mains chargées de trois tasses.

L'esprit de Bird était pleins de conventions et de gestes connotés. Prendre un ensemble de tasses pour boire une boisson était le signal évident qu'ils allaient se poser ici pour discuter, chose qu'il n'avait surtout pas envi. La maintenant, une seule chose l’appelait... Son lit.
Cet appel était si puissant qu'il avait supplanté celui de la faim et de la soif ( cette dernière ayant déjà été étanché de magnifique manière)

Un court silence se forma. Cali regardait Vishva, Vishva regardait Cali. Bird regardait le gourou triturait sa tresse de cheveux.
Le jeune gourou avait au moins réussi à capter toute attention. C'était un bon début pour un prophète.

"Bird. . .Tu te souviens de mon prénom, n'est-ce pas ?"


La réponse était évidente.
Non.
Non, il s'en souvenait pas, faute à ce maudit trou de mémoire. Et puis ? Il serait puni pour cela ? Qui serait assez atroce pour punir un malade pour si peu de chose ?
Qui serait assez fou pour le contredire. Il était le directeur !
L'argument revenait toujours.
Manque cruel d'imagination. Dans sa tête, la machine tournait à vide.
Mais même malade, il essayerait de ne pas manquer de répartie. Cela aller être difficile.

« Se souvenir ? C'est une notion plutôt floue ici. Ici, l'oublie règne. Et je n'oublie pourtant rien, la maladie rend juste les connaissances plus fugaces. Je connais ton nom comme toi tu le connais. Mais je ne m'attache pas à celui-ci. Vous êtes tous ici mes frères et je m'en voudrais de marquer une trop grande distance avec ma famille. Vous êtes tous égaux dans mon cœur ? N'est ce pas mon garçon ? »


Baratinage. Flagrant.
Pourtant le Directeur prit la peine d'accompagner ce flot de mots d'un nappage spécial Sourire bienveillant. Le Top de l'embobineur. Lui aussi il ferait un bon chef de secte, une fois guéri cependant.

Un bruit d'eau qui coule, un fumet aromatisé. Le thé infusé. Déjà.
Vite. Réagit petit oiseau, où tu ne retrouveras jamais ton nid.

Délaissant l'indien, Bird se tourna vers la jeune femme en pleine préparation du thé et l'interrompu dans son geste.

«  Cali, merci pour cette attention, mais je ne me sens pas bien, je préfère retourner me coucher. Si vous souhaitez me parler mieux faut il faire cela en haut »

Accompagnant à la parole le geste, il se leva, attrapa une miche de pain et le fond de vin et commença à monter les premières marches de l'escalier. Cali suivrait, il n'y avait pas de doute.
Par contre pour l'indien...

«  Vishva, toi aussi tu peux monter »

Bird sourit. Son nom lui était finalement revenu.


[ah c'est de la merde en lettre.. enfin... j'ai répondu. j'espére que vous serez plus imaginatif que ma pauvre personne]

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MessageSujet: Re: [Abandonné]Convalescence ensoleillée [ Cali, Vishva] Lun 28 Nov - 17:38

Et le temps suspend son vol un instant. Pour nous laisser le temps. Le temps d'attendre.

Idiote. Inutile. Incapable.
C'était comme ça... En cet instant précis, c'était comme ça. Je ne restais à rien. Je ne restais à personne.
Visiblement, j'avais tout fait de travers. Amener les tasses. Parler. Entrer. Vouloir aider...
Visiblement, je n'avais pas ma place. Dans cette discussion. Dans cet endroit. À ce moment.
Il faut faire attention, aux moindre détails, il faut que je fasse plus attention. Encore plus.

Bird était mal. Mal-ade. Mal-à-l'aise. Mal-en-pis.
Et sincèrement agacé par ce type à la tresse...
Je n'aurais pas du lui parler ainsi. Je ne le connais même pas ! Assise, je passais la main une énième fois dans mes cheveux, signe que j'étais grandement mal à l'aise. Cette situation ne me plaisait vraiment pas... Je me sentais coincée, confinée entre deux volontés. Les pensées se bousculaient dans ma tête. Partir. Rester ? Et lui ! Qui était ce ?
Et dans sa tête, quelles détresses ?
Et Bird ?
Que faut-il que je fasse ? Descendre. Monter. Amener. Prendre. Vouloir. Savoir....

Le thé qui crie. Et la voix. Remonter en haut ? Joli pléonasme. Descendre en bas...
Pschitt...
Trop tard.
Ma tête...
J'ai mal...
Ma tête.

Je me sentais comme dans du coton. Mauvais signe.
Le bruit sifflant me troue le crane. La crise de ce matin n'est pas passée... Je porte la main à mon visage. Une goutte de sueur coule le long de ma tempe. Qu'est ce qu'il m'arrive ? Il faut que je bouge. Que je bouge...

Vishva ?
Vishva.
J'ai mal.

C'est donc comme ça qu'il s'appelle... Il faut que je bouge. Un personne passe. Chacun de ses pas est comme un coup de poignard dans mon crane. Tout les sons sont amplifiés.
Il faut que je me lève.
"Alors salope... Tu comptes monter ta mère contre moi maintenant ? Tu n'est qu'un monstre..."
Non. Non ! Il que je bouge.
[i]"Petite conne, tu croie que les gens ne pensent pas comme moi ? Tu leur fait peur ! Ha ha !"
Bouge. Bouge. BOUGE !

Trop vite. Je me suis levée. D'un coup. J'ai emporté deux des tasses. Elles se sont fracassées pas terre. Mes mains tremblent un peu.. Je regarde les tasses. J'ai échappé de justesse à un de mes moments de folies..
J'avais encore terriblement mal à la tête, mais la voix s'était tu.

Un bruit de pas me ramena à ma réalité...
Je me tournais vers le garçon. Heureusement, Bird avait déjà disparu dans l'escalier. Il ne pouvait pas avoir vu.. Peut être avait il entendu ?
Je me sentais mal maintenant. Honteuse un peu... d'avoir cassé ces tasses.
Le garçon était toujours là...

"Je... Je suis désolé que tu voir ça. Est-ce que tu pourrais m'aider à ramasser tout ça ? Ça retardera ton entrevue mais... je ne peux pas les faire seule."

Je ne demandais pas souvent d'aide... mais là... J'en avais besoin. Même venant de ce Vishva.
En plus, ça me permettrai d'aller plus vite et de ne pas laisser l'oiseau malade trop longtemps avec ses microbes.

Tout ce temps pour ça... J'ai honte.. J'espère que vous arriverez à écrire après ça.
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MessageSujet: Re: [Abandonné]Convalescence ensoleillée [ Cali, Vishva] Lun 5 Déc - 21:21

Parfois, une cuisine peut se transformer en toilettes d'école... Mais si, vous savez ce lieu où toutes les filles ont tendance à discuter pendant les récréations, sans qu'on ne comprenne pourquoi ?
Eh bien, la cuisine de Bird semblait être devenue un de ces lieux. Et parce qu'on y trouvait un oiseau malade, une petite dame aux cheveux roses et un pseudo-gourou, la pièce prenait des airs de conte de fées désenchanté. Surtout qu'à bien y regarder, les trois personnes présentes, ne semblaient avoir aucun intérêt à se côtoyer. Enfaîte, l'oiseau aurait mieux fais de juste côtoyer son lit à cet instant précis, plutôt que de baragouiner des idioties à propos de souvenirs et de frères unis dans ce monde utopique. Plutôt que de passer par quatre chemin, il n'avait qu'à l'avouer, qu'il avait oublier son prénom. Quitte à vexer l'amour-propre de Vishva.... Non, enfaîte, qu'il continue à se perdre en absurdités. Cela avait le don de le rendre assez ridicule pour calmer le haussement de sourcil vexé, qui avait animé pendant quelques secondes le visage de l'adolescent.
    Mais oh, il esquive le sujet !
      La cigale abandonnait la danse
        Elle voulait remonter dans son nid
Qu'elle fasse, qu'elle fasse la cigale, Vishva la laissait fuir pour le moment. Mais comptait sur lui pour le voir revenir poser sa question et pleins d'autres, rien que pour l'embêter. Après tout qui aime bien châtie bien, non ? Assez en tout cas aux yeux de l'Indien. Et puis, cela serait un bon châtiment. C'était pas divin possible d'oublier son prénom ! VISHVA, c'était simple à retenir. Du Vi, du Va, du vi qui s'en va par là... Idiot d'oiseau malade.

A part ça, Vishva n'avait pas l'air si vexé que ça, à triturer sa tresse, le regard planté sur Bird, se levant pour rejoindre son lit, endroit qu'il n'aurait jamais du quitter, selon l'humble avis du Gourou.
Ah, mais au fait, qu'est-ce qu'il allait faire si le piaf partait ? Il était venu pour lui ! Bon, certes il restait cette "Cali". Mais et lui ? On allait l'abandonner à son propre sort, prophète solitaire dans une cuisine. Si c'était le cas, il se ferait du thé, tant qu'à faire. Tout de même, il préférerait rester à discuter avec eux. La solitude n'a jamais sied à Vishva, d'aussi loin qu'il s'en souvienne en tout cas.

Fais silence ! Oublie les réminiscences. Tu te dois de prôner l'oublie du passé, pas de t'y engouffrer !

Ô Divin, ta présence, tes paroles chuchotés sont toujours bonnes à entendre ! Mais était-ce là les mots d'un être supérieur ou le dénie d'une solitude mal assumée ? Que l'on balaye cette seconde proposition, avant que ça chauffe !

De toute manière, le jour était de bonne augure. Assez en tout cas, pour qu'un sourire paisible se dessine sur les lèvres de Vishva. Ah, bah voila, Bird se souvenait enfin de son prénom. Il était rassuré. C'était bien. Vraiment. Cette bonne action faite, l'oiseau disparu dans les escaliers, sans doute pour aller dans sa chambre.

Alors il ne restait que Cali. Cali et ses tasses. Vishva tourna la tête vers elle, attendant une réaction, n'importe quoi qui lui ferait croire qu'ils iraient en haut. Mais il ne vit en elle, qu'une drôle d'hésitation ou autre chose qu'il ne sut interpréter. En tout cas, elle était pâle. Une grippe se propageait-elle si vite ?? Pitié, faite que non, il n'avait pas envie de finir cloué au lit à se moucher comme un beau diable.
    Et pendant ce temps
      Le thé qui siffle et souffle
        Le bruit d'un thé tout chaud et prêt
Peut-être devrait-il aller lui-même le retirer du feu ? Il y pensa, s'avança d'un pas. C'est alors que Cali tomba, emportant deux tasses dans sa chute.

Les doigts encore accrochés à sa natte, Vishva baissa les yeux sur les débris, sans comprendre.
Elle avait glissé ?
Elle n'avait pas l'air bien...
Elle était malade ?
Elle n'en donnait pas l'impression.
Alors quoi ?

Alors ramasse les tasses. C'est ce qu'elle attendait de lui apparemment. De bonne grâce, il s'approcha des débris de verre et s'accroupit devant, les ramassant un à un.
- C'est pas grave... Des tasses ça se remplacent, dit-il en se relevant, pour poser sa prise sur la table et ramasser le reste. "Et je n'ai pas vraiment d'entrevue avec Bird... Je l'ai juste entendu tousser."
A ces mots, Vishva se redressa une nouvelle fois, faisant face à Cali. Il posa ce qu'il restait des morceaux de tasse et eut un sourire, un poil vexé. Il venait de repenser au fait qu'elle l'avait presque traité de profiteur de situation. "Et non. Je ne suis pas spécialement là pour me jouer de l'oiseau." et, non content de dire ça, il ajouta "... Pourquoi toi oui ?"

Chante, chante alors l'oiseau d'en haut. Peut-être que dans ton lit tu entendras ce que l'on dit de toi ici bas ? Oui ? Non... On verra~
Bird
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MessageSujet: Re: [Abandonné]Convalescence ensoleillée [ Cali, Vishva] Dim 18 Déc - 3:20

Bird l'avait enfin retrouvé. Lasse, il s'était sans conviction introduit entre les deux lourdes épaisseurs molletonnées.
Ah aimé et détesté lit à l'emprise chaleureuse !!!
Aimé car il était un havre personnel ( vu la taille format « une personne ») où seul lui avait accès, roi d'un territoire où enfin il pouvait se reposer.
Détesté car inexorablement, sa simple vision le détournait de la plus belle chose du monde : le travail. Le dur labeur des champs et de la ferme , celui où l'on suait sous le cagnard, où l'on oubliait le tracas trop occupé à se dépenser.
Enfin... cette histoire n'est pas une love story entre un oiseau décrépit, goutteux, n'en pouvant plus ( oui comme dans une fable de notre ami La fontaine, revoyez vos classiques très chers) et un lit possessif (car presque tous les lits le sont, c'est une invariable mathématique).
Nous avons ici bien affaire à un trio explosif donc revenons en, à notre gourou à goût, au piaf malade et à notre petite femme.

Le groupe avait été scindé. Lui en haut, les autres en bas.
Dans son attitude de vieil ours mal léché, Bird soupira . Les jeunes... même plus capable de suivre une consigne .Ce n'était pourtant pas sorcier.

Pourtant une chose encore plus désagréable vint troubler son repos. Un bruit de tasses brisées, suivit par un bourdonnement d'insecte, insinueux, faible et si présent. Des paroles à voix base, lointaines, qui viennent vous murmurer ce que vous n'auriez préféré pas entendre.
Il y avait dans ses mots semeurs de trouble la remise en question d'une personne de confiance.
Cali se jouerait de lui ?
Il réfuta cette théorie. Ils se connaissaient depuis trop longtemps pour se permettre l'hypocrisie.
Si tromperie il y avait, cela aurait éclaté à ses yeux. Bird lisait en Cali, Cali lisait en Bird. Il n'y avait pas à en douter. Les tensions entre les deux jeunes gens en étaient la preuve : la vérité explosée toujours en pleine gueule, douloureuse et le rétablissement été long et pénible. Voilà pourquoi la jeune fille avait fui le foyer, pour digérer un énième accrochage... enfin c'est ce qu'il pensait.
A dire vrai, le doute, ces derniers temps était trop présent, il rongeait toutes les certitude comme une vermine jamais repue et l'homme se mettait à douter.
Après tout Cali était une « gamine » étrange, comme beaucoup de monde ici. Elle cherchait peut-être juste à se distraire, à l'utiliser comme un jeu.
La femme est insondable. Elle vous attaque quand on y attend le moins. Miséricorde devait être une femme. Cali était peut-être Miséricorde. Qui sait.
Les crises, cette haine... Cela concorderait.
A moins que ce lugubre Morphée soit ce gourou, propageant une parole dangereuse, troublant la vérité et les pensées. Qui sait.
Manipulation, cette volonté de se hisser en chef pour le renverser... Cela concorderait.
Paranoïa. Quand la guerre est à vos portes, de tous il faut se méfier...

L'oiseau chassa ses pensées pessimistes. Ce n'est pas ainsi que cette histoire avancerait. D'une voix enraillé qui essaya de faire porter jusqu'au rez de chaussé, il interpella une énième fois ceux qui l'avaient abandonné.

«Cali ce n'est rien pour les tasses. Alors montez ou partez, je n'ai pas toute ma journée »



[une attente longue pour pas grand chose^^' Enfin vous ne m'avez pas trop aider aussi! =p à vous de faire avancer le RP maintenant! ]

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MessageSujet: Re: [Abandonné]Convalescence ensoleillée [ Cali, Vishva] Dim 18 Déc - 22:46

C'est ainsi... Ainsi va la vie.
Vivre sa folie.
Errer dans la mélancolie...

Je regarde les débris, y cherchant le pourquoi, y cherchant le comment...
Mais les débris reste muets, vestiges d'une pauvre tasse. Peu de gens autour on remarque mon geste, ils sont, pour la plupart, ailleurs. Je m'en réjouie un peu, juste le temps d'un souffle. Puis l'état se resserre sur mon crane et la douleur familière revient.
Ailleurs. Ailleurs je m'en irais...
Me coucher dans les bras de MOrphèe.
Mais la réalité retrouve sa place et il est la. Avec son visage étranger.
CE type.
Vishva. Va la vie...
Ainsi va la vie...
Nullement atteint par un quelconque sentiment, Vishva se baissa tranquillement et ramassa les débris de tasses, les éclats éparpillés autour de la table, m'aidant ainsi dans cette tâche qui, au vue du nombre de morceaux à terre, s'apparentait à un grand jeu de cache-morceau.
Un à un, j'amassais les fragments comme on amasse de l'or. Je récupérais les brisures, constant les morceaux.
J'évaluags le nombre moyen de quatorze morceaux par tasses...
Un...
Deux...
Trois...
Quatre...
Cinq ...
Si...

La tête à l'envers, seule la voix me parvint aux oreilles.
Seul le timbre lent et chaud chavouilla mon tynpan...

"C'est pas grave. Des tasses, ça se remplace."
Remplacons donc les tasses !
Un partie de moi restè lucide se diemettaient en place.. Petit à petit...
Mais mes yeux étaient encore absorbés par la contemplation des milles et un fragments de tasses sur le sol. Tant de morceau dans une chose pourtant peurtd "Est-Klein folle ?"
Cette crise avait été trop proche de la précédente... Bien trop proche. Les rouages se remettaient peu à peu en place. Mais j'étais encore emprisonné dans le carcan que formait la défense de mon esprit. Et perdue, je contemplais les mille et un morceaux au sol.
Et je me demandais "Comment se fait-il qu'il y ait autant de morceaux dans une tasse ?"
Et si l'on me cassait ? Y aurait-il plus ou moins de morceaux ?
Que de questions ... Point d'interrogation.
Et lui ? Le savait-il ?
En y pensant, je le regardai.
Son sourire était la. Factice démonstration de joie qui sert avec autant d'intérêt, les besoin de la gène et de la vexation.

"Et non, je ne suis pas spécialement la pour me jouer de l'oiseau... Pourquoi, toi oui ?"

Qu'y avait-il avant le "et non"...
Les nous sont fugaces et j'avais perdu ceux-la. Le compte des décris prit fin.
Je me relevais lentement, encore groggy de cet instant de démence.
Les yeux ailleurs, je réfléchissais au sens de sa phrase.
Me louer de l'Oiseaux ? Absurde absurdité énoncé dans la bouche de cet enfoirè.
La violence des mots.
Un instant passa...
Le clair faisait sont apparition, chassamt brunes et démons.
Je posais lentement une main sur mon front. Essuyant la douleur, persistant marteau-piqueur.
J'eu un petit rire nerveux.

"Quand bien même j'essaierai un instant de me joues de lui, que je n'y arriverai pas. Il me connait trop bien ... Et je le connais trop bien de mon coté pour qu'il puisse me cacher quoi que ce soit..."
Sourire.
Soupir.
Je connaissais Bird plus que quiconque ici bas. Je savais Bird. Comme un livre lu mille fois.
Un jour viendra où je pourrais même finir les phrases à sa place. Il sourcit en faire certainement de même pour moi.
Étrange situation que de parler à quelqu'un à qui l'on ne peut mentir...
C'est ainsi lorsque je suis moi. Je sais les gens, c'est tout...
Je sais que je t-ai mal parlé...

" Pardonne moi de t'avoir vexè.. Je ne suis pas dans mon assiette ces derniers temps..."
Accompagnant la parole au geste, je souris sincèrement à ce jeune homme, pour la première fois de la journée.

"Cali ce n'est rien pour les tasses Alors montez ou partez, je n'ai pas toute la journée "

L'Oiseau malade avait désespérément décidè de devenir l'amant de son lit...
DE gré ou de force ?
De force. Des microbes. Des bactéries.
Bien. Montons donc ! Je faisait signe de la veto à Vishva, j'avais encore un peu de mal à parler... J'attrapais quand même au passage une boite de gâteaux et pichet d'eau...
J'avais besoin de manger, de m'assoir.
D'écouter, de savoir.
Les premières marchés pour les pieds, je montai, sans trop savoir si j'avais bien fait de m'arrêter...


c'est un peu court.. Pardonnez moi chers vous deux... Il doit y avoir des fautes de frappes... Je suis trop fatigué pour relire, j'ai une de ces créve. Et en plus, il neige...
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MessageSujet: Re: [Abandonné]Convalescence ensoleillée [ Cali, Vishva] Mar 20 Déc - 0:51

Trop grande confiance peut finir par porter préjudice... C'est ce que pensait Vishva en écoutant et regardant Cali. Cette petite femme à la tête bourdonnante avait trop laissé courir sa confiance. Maintenant elle était vulnérable. Une sorte de petite rose qui finirait par se faner par manque d'eau ou vendue au plus offrant. Elle aurait du faire comme lui... Se couvrir d'un voile piquant et salé. D'un voile de sable. Une rose des sables.

Lui se préférait aussi mystérieux que la rose d'orient. Il avait été modelé par les forces de la nature. Il croyait en une force surnaturelle. Ainsi soit-il.
Et puis, il ne serait plus bon à rien si l'on connaissait ses petits secrets. Les vices d'un Gourou ne sont jamais bon à entendre. Or, Espérance était pile poil le monde qu'il lui fallait pour enterrer tout cela. Pour cacher le mauvais derrière un regard auburn. Ses tatouages semblaient également faire barrière entre son vrai lui et l'image qu'il donnait. Étrange prophète à la tête trop haute pour se sentir honnête. Par le Divin, il était prophète, pas malhonnête ! Ou tout du moins savait-il garder sous silence ce qui pourrait lui porter préjudice.

... Peut-être pas tout non plus.
Son sourire avait été un reflet de son irritation. Il devenait rouiller s'il était si facile de le voir vexé. A moins que comme Cali il ne soit pas véritablement dans son assiette. Peut-être tombait-il malade ? Ah non ! Hors de question qu'il attrape la même grippe que Bird ! Il avait l'air de tant souffrir au fin fond de son antre, que Vishva préférait se garder loin d'un même mal. Il pensait déjà à aller se prendre une douche pour s'ôter tous les microbes chopés à travers l'air.
Non, Vishva n'était pas hypocondriaque. Juste prévenant. Un Gourou malade ça ne fait pas bon genre. Et quand on entendait la répercussion de la voix maladive de Bird, venant de l'étage d'au-dessus, il était clair qu'être en bonne santé motivait plus qu'autre chose.

Vishva eut justement un mince soupir devant ses mots. Comme si cet oiseau n'avait pas toute la journée. Enfermé dans sa chambre, il n'aurait pas grand chose d'autre à faire. Cas cela ne tienne, il suivit sans un mot Cali à l'étage, faisant bien attention à laisser quelques marches d'écart entre eux, au cas où lui viendrait l'idée de basculer en arrière.

Lorsqu'ils furent dans la chambre, l'Indien parti se poster contre un mur, croisant les bras avec toute la nonchalance qui lui était due. Son regard balaya longuement la pièce, s'accrochant sur l'ameublement rustique, en traçant les contours du regard, comme si tout ceci avait une réelle importance dans la situation présente.
Mais ce ne fut qu'après ceci qu'il arriva enfin à Bird, abordant le personnage en dernier. Après le bois, après l'entrée, après tout. Il n'était qu'un après, au sein d'une liste de meubles. Peut-être qu'il faisait même parti du décor, caché dessous sa couette.
- C'est un peu comme la fatalité qui s'abat sur toi Bird, commenta-t-il à la vue de son nez rougie par l'irritation. "Et je me demande quelles raisons pourra donc évoquer le destin pour s'en prendre à toi."

Destin et Divin. Des termes très liés. Surtout en Espérance. C'était le destin qui l'avait conduit ici. C'était le Divin qui s'était par la suite chargé de lui.
Toutes ces petites choses auxquelles Vishva se rattachait... Cela faisait du bien. Cela lui permettait de garder pied dans un endroit où l'on aurait facilement pu se noyer d'incompréhension. A faire mine de comprendre, il avait finis par vraiment comprendre. Quelle utopie !
- ... Mais peut-être est-ce parce que tu traînes tout le temps dans la boue de ta ferme... Une goutte de dégoût glissait dans ses mots. Jamais Vishva ne pourrait comprendre le plaisir que tirait Bird et d'autres à patauger avec les vaches d'ici. Lui était bien mieux installé dans un large fauteuil, jouant d'un pinceau et d'henné entre les doigts. "Couvert pareillement, ça ne m'étonnerait pas", conclut-il en se redressant contre son mur, pour mieux s'y appuyer.

Oh, il ne disait pas ça pour être méchant avec l'oiseau. C'était plutôt pour le prévenir. Mais bon, il pouvait parler lui aussi... C'était pas avec son entêtement à enfiler des t-shirts en saison froide qu'il vivrait son hiver à l'abri des maladies. Au fond, il n'y avait peut-être que la troisième personne présente, c'est-à-dire Cali, qui gardait une once de jugeote.
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MessageSujet: Re: [Abandonné]Convalescence ensoleillée [ Cali, Vishva] Jeu 29 Déc - 13:40

Ils l'avaient enfin rejoint. Un peu plus et il aurait cru que cela n'arriverait jamais et qu'il serait en droit de refermer sa porte devant ses invités. La patience, comme tout, avait ses limites.

Il saurait enfin ce que voulait ce gourou, et pourrait retourner à son comportement de malade : dormir, pester, et malheureusement souffrir en silence.
Cet espoir que cet entretien prenne fin éclata en morceaux quand le jeune indien, indolent alla rejoindre le mur, prenant une posture des plus explicites.
A le voir, on comprenait sans problème que l'homme n'était pas un pressé, un mou tout en réflexions inutiles. Merde... Bird ne pouvait pas rêver pire.
Le regard de Vivha flâna dans la chambre et une fois contenté s'attarda sur Bird. Puis des mots, toujours pleins de cette sorte de suffisante désagréable, à croire que le jeune homme se croyait supérieur.

« C'est un peu comme la fatalité qui s'abat sur toi Bird. Et je me demande quelles raisons pourra donc évoquer le destin pour s'en prendre à toi.
"

Un moment de silence, le temps réfléchir à la réponse de sa propre question puis de nouveau le flot de paroles. Le gourou se moquait au fond d'autrui, préférant parler avec la petite voix qui l'habitait. Après tout cette préférence était logique, la folie et son maître, par leur origine unique était fait pour s'entendre dans une entente parfaite.
Sous sa couette, l'oiseau sourit. Pas de son habituelle expression calme et bienveillante mais plus de cynisme, d'énervement pur.
Le mal de l'indien n'était qu'un énorme égocentrisme, rapportant la démence de son esprit et de sa personne à Dieu. Rien que ça. De plus, pour ce le Directeur en avait vu pour le moment, cela n'apportait rien hormis des affirmations fumeuses.

« Mais peut-être est-ce parce que tu traînes tout le temps dans la boue de ta ferme... Couvert pareillement, ça ne m'étonnerait pas"

La phrase de trop.
Bird pouvait être tolérant et laisser passer certaines choses mais cette déclaration ne pouvait pas être impunie.
De sa voix enraillé, il articula lentement que chacun de ces mots entre dans le crâne de l'hindou.

« Sache que les gens vivant au contact de la terre sont bien plus résistants aux maladies que les cossards vivant dans un fauteuil bien au chaud. Enfin vu le peu d'effort que tu déploies tu ne risques ni de te fatiguer ni de tomber malade »

La réplique se voulut cinglante. Elle le fut, en partie. Mais les mots n'étaient pas encore bien choisis, trop courants, pas assez attaquant.

« Si tu n'as rien d'intéressant à me dire je te pris de quitter cet endroit et de retourner penser à des choses futiles. Merci »

La conversation se termina sur une quinte de toux et un regard vers la pauvre jeune fille qui prise dans une bataille verbale, n'avait décidément rien fait pour mériter cela.

L'oiseau, de sa main brulante de fièvre attrapa celle tiède de Cali. La serra et la relâcha. L'échange n'avait duré que trois secondes. Un temps minime où ses yeux se plongèrent vers d'autres, trop bleus trop lointains, bien au-dessus de lui.

« Désolé »

Trois syllabes pour s’excuser de l’avoir blessée, pour lui dire qu’elle n’était l’obligée d’être la spectatrice de ce mauvais spectacle.
Elle comprendrait ce mot, il n’en doutait pas. Elle comprendrait même peut-être sa volonté d’expier pour tout ce qu’il n’avait pas remarqué.
Faire la paix.

Bird se retourna, s’enfonçant un peu plus sous la courtepointe.
La citation du gourou sur la fatalité et le destin revint à son esprit.
Ah…. Si l’indien savait il se tairait.

[aller que ça avance un peu ou je fais comme Bird la prédit et je vous laisse sur le paillasson.. u_u']

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[Abandonné]Convalescence ensoleillée [ Cali, Vishva]

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