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[abandonné]C'est en mettant des gants que l'on étend son linge

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MessageSujet: [abandonné]C'est en mettant des gants que l'on étend son linge Sam 26 Nov - 13:46

Au moment même où sa main poussa la porte, le vent qui s’engouffra brusquement sous ses jupes, comme s’il avait trouvé une échappatoire, la fit hésiter et la dissuada presque de franchir le seuil. Elle posa un regard sur le panier de linge coincé sous son bras, avant de soupirer.

« Ce n’est pas comme si j’avais le choix… »

Le sens du devoir caché sous ces paroles décida Ekaterina à avancer. Son geste pour refermer la porte métallique derrière elle fut aidé par la pression du vent sur son dos, et, en entendant le bruit elle eut l’impression d’avoir réussi mettre sous clef une bête particulièrement agitée. Un deuxième soupir, soulagé cette fois-ci, franchit ses lèvres.
A petits pas entravés par la lourde charge du panier, la jeune fille s’avança vers les lignées de fils métalliques suspendus au sommet de petits poteaux, d’un bout à l’autre de la terrasse. Elle se dirigea machinalement vers les quelques vêtements de ses camarades, étendus de façon désordonnée sur les rangées de fils.

La règle à l’Internat concernant le linge était « chacun pour sa pomme ». Il arrivait que certaines chambres mettent en place un tour de corvée pour pouvoir tout laver d’un coup et éviter de gaspiller l’énergie des machines à laver, mais la plupart des enfants s’occupaient eux-mêmes de leur propre lessive.
Ekaterina regarda longuement son tas de vêtements.

« Bon, quand il faut y aller… » marmonna t-elle.

Elle commença par attacher ses cheveux en une petite queue de cheval, puis s’empara de la paire de gants en caoutchouc d’un vert pétant qui trônaient sur le tas de linge. Un œil extérieur aurait sans doute cru qu’elle se préparait pour un tournoi de ménage, ou quelque chose dans ce goût là. Mais, pour Ekaterina, c’était tout à fait normal. Les produits ménagers sont agressifs. Et ces vêtements en étaient imprégnés. La simple idée de froisser sa peau si délicate en les prenant à mains nues la faisait frissonner.

Ce n’était pas facile de maîtriser ces gestes avec ses gants encombrants. Les pinces lui échappèrent plusieurs fois des mains. Alors qu’elle avait presque terminé son labeur, une violente bourrasque la surprit et fit valser ses vêtements avec une violence telle que même la pression des pinces ne suffit pas à les retenir. Elle aperçut avec horreur certains franchir les rambardes pour aller s’échouer en bas.
La jeune russe resta quelques instants immobile, la bouche ouverte, agitée par un mélange de frustration et de stupéfaction. Puis, prise d’un élan soudain, elle se précipita vers la rambarde.

Le matin s’étant à peine levé, il régnait un silence calme sur Espérance. Ekaterina eut l’espoir assez contradictoire en arrivant à la rambarde qu’il n’y avait personne en-dessous qui s’était pris ses vêtements en pleine figure, mais qu’il y avait tout de même quelqu’un pour monter l’aider.

« Personne ne viendra t’aider à cette heure-ci, idiote, ou alors c’est que tu es bénie des dieux… » gémit-elle intérieurement.


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MessageSujet: Re: [abandonné]C'est en mettant des gants que l'on étend son linge Dim 27 Nov - 16:35


Ballon qui vole fait linge qui s'envole
Mélodie des occupés
Des matinées ensoleillées aux journées d'été passées. L'automne bien arrivé, narguait son monde de sa bise froide. L'on voyait quelques feuilles voleter sur les sentiers menant au bourg. Les plus jeunes s'amusaient à donner des coups de pieds dedans, quand d'autres ramassaient les feuilles jaunies dans le but de les faire sécher entre deux pages d'un gros dictionnaire. Chacun avait ses préoccupations, et toutes les préoccupations étaient à chacun.

Malgré tout, certains continuaient à s'ennuyer. Il faut dire que les jours d'automne avaient ce don particulier de rendre morose le plus joyeux des hommes. La brume grise qui transcendait les espaces le matin, dévorait par moment la force des teignes... Et ce n'était pas forcément chose mauvaise. Ils avaient beau être mignons les enfants à Espérance, ils courraient parfois sur le ciboulot des plus grands à toujours crier et s'exciter comme des puces.

Mais la brise
Mais le vent
Tout simplement le temps
Cet enchaînement d’éléments faisait que la plus part des gamins étaient réunis devant la télévision à regarder une cassette vidéo ou à dormir, il était tôt après tout. Cela donnait à l'internat une allure fantomatique où le vent s'engouffrait avec bruit dans les larges couloirs.

Et au milieu de tout ça, il y avait Vishva. Tout seul dans son bout de couloir, à se diriger dehors, les mains dans les poches de son pantalon. Ses habits laissaient vaguement à désirer. Le t-shirt en toile n'était certainement pas un atout face au vent, à son grand désarroi. C'était agaçant d'être finalement plus habitué au chaud qu'au froid. Pourtant il faisait des efforts pour oublier une bonne fois pour toute, tout ce qui le raccrochait encore à son Avant. Si ça continuait, il finirait par croire que chaque situation avait été faite, telle, qu'il soit obligé de se référer à sa vie "antérieur".

Arrivant hors de l'internat, il frissonna sous la brise. Forcément, vu sa tenue... Il descendit le perron, d'un pas lent, sans but. Où aller ? Au bourg peut-être... Cependant, il ne put pas y réfléchir encore plus longtemps, qu'une masse blanche tombait de... d'on ne sait où, vers lui. Il l'attrapa à bout de bras, haussant un sourcil.
- Qu'est-ce... se demanda-t-il à voix haute, avant de sursauter en sentant une autre de "ces masses" informes lui tomber sur la tête.
D'un geste il la retira et étirant les deux pièces devant lui, reconnu des habits. Des habits de fille, puisqu'il avait deux jupes entre les mains.
- Par le Divin, d'où ça vient ?
Bonne question. Vishva regarda tout autour de lui, cherchant le plaisantin. Personne. Il leva enfin la tête en l'air et remarqua une tête blonde dépasser de la rambarde du toit. A partir de là, il fit aisément le lien entre elle et les vêtements. Quelle idée aussi, de faire ça un jour aussi venteux. Heureusement pour elle, l'Indien ne faisait pas parti de ces petits galopins fuyant, rien que pour embêter leur prochain. Au contraire, il alla ramasser les deux ou trois autres habits tombés du toit et rentra dans l'internat pour monter les étages jusqu'au toit.

Durant son court trajet, il essaya de se rappeler s'il avait ou non déjà parlé à la blonde. Mais il n'en avait pas souvenir... Peut-être avaient-ils échangé quelques politesses... Aucune idée. De toutes manières, si ces habits étaient tombés, c'était sans doute dans le but de réparer cette contrariété. Encore une fois le Divin avait frappé de ses actes célestes pour que se propage les bonnes paroles de son prophète.

Comme poussant la porte d'un paradis d'impies, Vishva pénétra alors sur le toit. La tête haute, dans un rappelle de sa confiance absolue, il lança un regard circulaire au lieu. Il n'allait pas souvent ici, à cause des courants d'airs.
Du linge était étendu à l'aide de pinces et virevoltaient au gré de la bise. Vishva lâcha la lourde porte, qui se referma dans un brusque claquement, aidée d'un coup de vent joueur. Sa tresse rousse se débattait comme la Lilith devant les cieux, tandis qu'il s'avançait, pour approcher la blonde. D'un même geste, il lui tendit les vêtements tombés.
- Besoin d'aide peut-être... suggéra Vishva en la détaillant du regard, s'attardant sur les gants verts qu'elle portait.
Que le Divin lui dise ce que la demoiselle faisait avec tout cet attirail. On l'aurait cru prête à décaper une maison.
- Ce n'est pas... malicieux, d'étendre du linge avec des gants.
Sa voix aux accents orientaux, avait tinté avec une légère curiosité, montrant qu'il voulait davantage savoir ce qu'elle faisait avec ses gants, plutôt que de lui apprendre que ça n'était pas malin.

Mais était-ce là une coïncidence ? D'après ses expériences précédentes, Vishva savait que son Divin aimait lui faire rencontrer des marginaux.
Alors Amen.
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MessageSujet: Re: [abandonné]C'est en mettant des gants que l'on étend son linge Dim 27 Nov - 19:15



Lucy s'était levée de bonne heure. À 6h15, très exactement. Bref, c'était de bonne heure. La raison pour la quelle elle s'était levée ?? Ce n'était pas les cours, non, mais cette situation-là qui l'énervait plus que tout. En effet, elle l'avait encore fait. Ce rêve , le même rêve que d'habitude, ce rêve qui en était devenu un cauchemar, celui où elle ... Ce sujet est tabou, si bien que je ne vous le dirai pas. Ainsi, de rage et de frustation, elle s'était habillée rapidement, négligeant les saisons et en filant une robe, et était partie jouer dans un coin calme du parc voisinant le lycée. Là, au moins personne n'allait venir la déranger. Pour certain, la solitude était une chose triste et cause d'anxiétés, amis pour Lucy, c'était juste une habitude. Elle sortie alors son violon, hésita, puis ouvrit sa deuxième sous-pochette secrète d'où elle sortit sa trompette. Elle la prit en main, et après une grande inspiration, elle souffla tout son être dans l'embout, laissant une mélodie subtile et joyeuse raisonner dnas le parc isolé.

«Je me hais, je le hais, je te hais !!!!!!
Non je dois penser positif. Que me disait cet idiot d'infirmier déjà ?? ... Ah oui, " Prenez ces pilules, mademoiselle, et vous verrez la vie en rose, je vous le promet !! ". Je vois la vie en rose, my ass !!
Posiiitiiif, posiitiif !!
Aaaaaah ... Ça fait du bien de jouer. J'aime bien le son qui sort d'une trompette, il est apaisant et en même temps, il donne du courage.
»

Alors qu'elle jouait, le vent se prit à jouer avec ses cheveux, en particuliers ses mèches avant. Cela la chatouilla et elle s'arrêta de jouer pour rire un coup. Elle sourit, s'étira et regarda l'heure. 7h30. Il était encore tôt mais c'était l'heure du petit déjeuner. Le sourire aux lèvres, la jeune musicienne muette remballa son instrument et prit le chemin de la porte de derrière, par laquelle elle avait peu de chances de rencontrer qui que se soit. Elle monta donc dans sa chambre, posa son violon et se dirigea en direction de la cafétaria avec un carnet blanc et un feutre. Alors qu'elle allait entré, elle eut soudainement l'envie de partir, d'être seule. Tous ses yeux qui allaient la juger quand elle allait prendre son plat et demander sur un papier à la cantinière de lui servir ce qu'elle voulait, c'était trop.

«Plutôt mourir ! Je vais me prendre un truc aux distributeurs automatiques, ça me fera tenir au moins jusqu'à 11h00 .... Je pourrais aller le manger sur le toît, il y a rarement du monde, surtout à cette heure-ci. »

Elle s'arrêta donc au distributeur automatique, prit une canette chaude de café noir sans sucre, avec une brioche sucré à un parfum inconnu et qu'elle n'avait pas envie de connaître et elle monta lentement une à une les marches de l'escalier. La pression qui s'exerçait sur la porte donna à Lucy un mal pas possible pour ouvrir la porte. Quand elle réussit enfin sa tâche, elle tomba nez à nez avec deux personnes très étranges en pleine discussion.
Elle disait étrange bien sûr, mais qui était-elle pour juger. Après tout, elle l'était aussi étrange. Bref, elle prit son pad, déboucha son crayon et écrit rapidement de son écriture la plus moche possible :


Ça vous dérange si je mange sur le côté ou vous discutez de quelque-chose trop important ??

Elle sourit et fit son signe préféré, celui du Peace & Love. Après tout, quoi de mieux pour commencer une conversation !
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MessageSujet: Re: [abandonné]C'est en mettant des gants que l'on étend son linge Mer 30 Nov - 15:42

Penchée par-dessus la balustrade, les yeux de cerise de la jeune fille croisèrent avec une certaine appréhension un autre regard, plus bas, plus loin. Elle reconnut vaguement un camarade de l’Internat, qu’elle avait déjà croisé au détour des couloirs. Il faisait parti des aînés du groupe, on le lui avait déjà montré du doigt. Elle tenta désespérément de se rappeler son nom, mais rien à faire, il était sorti de sa mémoire.
Tout deux se dévisagèrent, durant l’espace de quelques secondes. Ekaterina craint sur le moment qu’il ne se fâche, mais avec surprise et soulagement, elle le vit se diriger vers la porte d’entrée, sans doute dans l’intention de venir lui rapporter ses affaires.

Ekaterina se redressa, mais resta encore quelques instants cramponnée à la barre métallique. Elle posa une main sur sa poitrine, comme pour se rendre mieux compte de la vitesse anormale à laquelle son cœur battait.

« Pourquoi je panique ? Calme-toi, Katya, tout va bien… Rien d’extraordinaire ne vient de se passer. J’ai juste été maladroite, et j’ai eu de la chance de tomber sur ce garçon… »

A peine le pensait-elle que la porte s’ouvrait sur le dit-garçon. Elle s’écarta aussitôt de la rambarde pour aller à sa rencontre. Elle lui offrit un sourire timide en saisissant les vêtements qu’il lui tendait.

"Besoin d'aide peut-être..."

Ekaterina ouvrit plusieurs fois la bouche, avant de formuler une réponse à peu près correcte :

« Oh euh… Je ne voudrais pas t’embêter plus longtemps, c’est déjà très gentil de ta part de me les avoir apportés, alors… »

Elle ne finit pas sa phrase. Elle venait de remarquer que le regard du jeune homme avait subtilement glissé vers ses mains gantées. Avant même qu’il ne formule sa question, elle avait déjà compris quel cheminement avait suivi sa pensée.

"Ce n'est pas... malicieux, d'étendre du linge avec des gants."

La formule était courtoise, mais Ekaterina savait que, plus que « pas malicieux », ce qu’elle faisait était carrément étrange. Elle avait encore tout un tas de petites manies idiotes aux yeux des autres, mais qui prenait tellement d’importance face aux siens ! Une importance presque synonyme de dépendance. Et elle ne supportait pas de ne trouver qu’incompréhension dans le regard des autres, à l’égard de ce qui lui semblait évident, naturel, et même vital.
Elle n’avait pas envie de s’expliquer. Ce garçon était très gentil, et elle aurait volontiers discuté de tout et n’importe quoi avec lui… Mais pas de ça.

Alors qu’elle cherchait frénétiquement une réponse qui les arrangerait tous les deux, elle remarqua un détail chez son interlocuteur, un détail qui la laissa stupéfaite.

Un T-shirt. Il portait un T-shirt. Alors qu’elle-même avait hésité à s’emparer d’une écharpe en sortant de sa chambre (elle regrettait d’ailleurs de ne pas l’avoir fait).

Sans qu’elle n’ait pu s’en empêcher, la question franchit ses lèvres :
« Et toi ? Ce n’est pas très ingénieux de s’habiller aussi légèrement par un temps pareil… »

Ekaterina n’eut pas le loisir d’entendre la réponse de son camarade. La porte s’était de nouveau ouverte dans un bruit métallique, et ce fut une jeune fille assez ronde qui les rejoignit. Elle ne s’attendait visiblement pas à trouver du monde sur le toit, mais ne se démonta pas. Elle resta sur place, et leur écrivit quelque chose qu’Ekaterina peina à déchiffrer :

"Ça vous dérange si je mange sur le côté ou vous discutez de quelque-chose trop important ??"

Ekaterina fronça les sourcils. Des « Pourquoi ? » s’entassaient en masse dans son esprit. Pourquoi ne parlait-elle pas directement ? Pourquoi écrivait-elle si mal ? Pourquoi leur faisait-elle ce signe de la main ? Et pourquoi diable de tels cheveux verts… ?
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MessageSujet: Re: [abandonné]C'est en mettant des gants que l'on étend son linge Ven 2 Déc - 23:16

Deux acteurs réunis sur une piste de béton vieillie. Deux personnages, adolescents du haut de leur âge, se faisant face à face dans un calme Olympien, si Olympe il y a. Ce passage à la grecque, introduit une pièce "de théâtre". Premier acteur demanderez-vous ? Une demoiselle aux cheveux blonds et courts. Protagoniste par son arrivée, elle n'est pas la seule à se présenter à l'affiche pourtant. Nous avons ainsi notre second personnage, à la coloration rougeoyante.

C'était sans doute là l'introduction à une pièce nommée Absurde. Hui clos peu angoissant, presque amusant enfaîte. Parce que revenons aux gants verts de la demoiselle. La couleur déjà, inspirait au sourire... Car un vert, vert pétant, vert fluorescent, vert tout court. Signe de paix, de calme ou de liberté, le vert à une signification différente pour chacun, mais lorsqu'elle se laisse subtilement associée à une paire de gants pour faire le ménage, on en retient moins l'usage que... l'originalité de la chose.

Il faut dire que Vishva se demandait encore comment on pouvait étendre du linge avec des gants en caoutchoucs. Était-ce là une tradition d'un pays bien trop lointain pour qu'il la comprenne ? Il en doutait fortement... Une tradition n'userait pas d'un objet si récent. Alors quoi donc ? Était-elle folle, bizarre, pas net... Non ou peut-être que si, mais dans ce cas, physiquement elle lui semblait aussi normale que n'importe qu'elle autre fille étendant du linge un jour venteux. Herm, il s'égarait dans ses propres élucubrations.

Tandis qu'il la regardait toujours, attendant qu'elle lui précise l'utilisation de ceci cela, cette très chère ménagère eut l'audace de lui renvoyer en pleine figure une question presque similaire par la sienne, dans le fait qu'elle l'associait à un acte de bizarrerie.
    Le pourquoi
      du comment
        il portait un t-shirt ?
Question intéressante cher Watson, à laquelle il se serait fait une joie de répondre si la dernière protagoniste de la pièce n'était pas entrée sur scène.

Chevelure verte... Dis donc, le vert était de mise aujourd'hui. C'était la Saint-Patrick ou bien ? Mais ne s'y connaissant pas, il ne sut dire~

La nouvelle arrivée, lui paraissait légèrement... paumée. Ou encore surprise. Tout cela pour dire qu'elle n'était visiblement pas prête à tomber sur une blonde et un "roux" (si roux est un terme exact~). Vishva haussa brièvement un sourcil, se demandant pourquoi si tôt, il y avait autant de monde sur le toit.

Il frissonna par la suite, incapable d'oublier la bise s'énamourant de ses bras nus au fil des secondes. Divin, pourquoi n'avait-il pas pris un pull, plutôt que d'en faire qu'à sa tête ?! L'idiot, pensa-t-il tout bas - lui ou le Divin d'ailleurs.
Il esquissa alors un geste pour se frotter les bras dans le but de se réchauffer, avant de soudainement se stopper. Vishva n'était pas homme à se laisser dépasser par une brise. S'il savait résister à la chaleur, il pouvait en faire de même avec le froid. Puis tant pis s'il se choppait un rhume.

Sa petite confrontation mentale laissa le loisir à la demoiselle aux cheveux couleurs de laitue, pour écrire sur une tablette. Elle leur montra une phrase typographiait dans une horrible forme, l'obligeant à prendre un temps de réflexion avant d'en saisir la teneur. Haussant vaguement les épaules, il lui sourit ensuite, devant le peace & love qu'elle esquissait de ses doigts.
- Tu peux rester, oui... Il n'y a aucun problème, n'est-ce pas ? dit-il, en lançant un regard à la blonde pour avoir son approbation, avant de reprendre la question que cette dernière lui avait posé. "Après tout, nous ne discutions pas vraiment... Disons que le temps venteux fait que certains s'amusent à étendre du linge, quand d'autres se promènent en t-shirt"
L'art de les traiter tous les deux d'idiots, derrière un sourire amusé. Parce que pour lui le fait de mettre des gants était aussi stupide que de sortir en t-shirt... Apparemment, même avec des cheveux d'une coloration douteuse, la demoiselle muette avait l'air d'être la moins bizarre des trois.
    Oh un trois... Un chiffre divin
      Et du vert, une couleur symbolique !
        Chaque jour présente son lot d'étrangetés dis donc...
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MessageSujet: Re: [abandonné]C'est en mettant des gants que l'on étend son linge Lun 19 Déc - 16:42

Un regard.
Un seul.
Peut changer votre vie.

Lucy les vit. Ces regards. Ces regards lourds et pesant. Elle les imaginait les questions. toujours les même d'ailleurs. " Pourquoi de tels cheveux ? Pourquoi ne pas parler ? ". Et, croyez-la, si elle pouvait s'en débarasser, elle l'aurait déjà fait depuis longtemps. Malheureusement, elle avait beau essayer, parler accompagnée d'un violon et se laver les cheveux 30 fois par jour ne changeait rien, et aggravait même les choses. Après tout, quoi de pire qu'ajouter à muette et à la capillarité bizarre les compliments de maniaque et folle. Elle garda tout de même son sourire alors que le jeune homme aux cheveux rouges lui disait :


- Tu peux rester, oui... Il n'y a aucun problème, n'est-ce pas ?

Lucy sourit très fort, lui donna un signe du pouce, se plia en deux pour le remercier et alla s'assoir dans un coin. Elle ouvrit sa canette et dépaqueta son beignet au chocolat achetés quelques minutes auparavant dans les distributeurs du lycée et croqua dedans à pleine dents. Elle regarda à nouveau ses "compagnons de toit" et les observa d'un peu plus près. En premier, ses yeux se penchèrent sur la fille. Elle avait déjà remarqué l'attitude probablement maniaque de celle-ci, en effet elle portait des gants, mais était-e pour ne pas salir ses vêtements ou pour ne pas se salir elle-même. Qui sait. Elle était pourtant jolie, derrière ses airs de princesse, avec ses longs cheveux blonds bouclés et son visage au traits fins. À en juger par la forme de celui-ci et la hauteur de ses pommettes, elle devait venir de l'Est.
«... De l'Est. Ça doit être beau là-bas. Couvert de neige. d'ailleurs je me demande bien quand est-ce que les premières neiges tomberont ? »
Il y avait une chose que Lucy n'aimait pourtant pas chez cette jeune fille, qui avait l'air d'avoir le même âge qu'elle, et c'était ce regard, ces yeux qui avaient l'air de tout juger. Même si Lucy en faisait de même, elle n'aimait pas juger sur apparence. Ce n'est pas parce que cette fille avait des gants qu'elle allait commencer à l'ignorer.
« Je devrai oublier ça et passer à autre chose. Je suis sûre que c'est une fille charmante. Enfin ... je l'espère ... »
Alors qu'elle savourait sa brioche et son café, ses yeux s'éloignèrent lentement de la jeune demoiselle pour se poser sur le jeune homme. Elle fut d'abord frappée son incroyable charisme. Sa présence seule était suffisante pour attirer l'attention. Elle l'observa longuement. Ce qui la frappa tout d'abord fut son accoutrement. En plein mois de décembre, celui-ci portait un T-Shirt ?
« Il doit geler. Dommage, je n'ai pas pris d'extra-pulls aujourd'hui, j'ai trop de cours. Tiens d'ailleurs, je n'ai pas un contrôle par hasard ? Ah non ... c'est vrais c'est la semaine prochaine. »
Après cette petite frayeur, elle continua de contempler le jeune homme. Il ressemblait étrangement à une fille. Au début, cela ne l'avait pas vraiment frappé mais maintenant qu'elle l'observait de plus près, elle pouvait voir à ses traits fins que cet homme aurait très bien pu se faire passer pour une Isabelle ou une Rajneet, cela n'aurait fait aucune différence.
Perdue dans ses pensées, Lucy perdit un minute le contrôle de son corps et renversa un peu de café sur le dos de sa main congelée. Cela la réveilla et elle réalisa qu'elle ne faisait que fixer ses deux personne durant les cinq dernières minutes. Elle rougit et tourna la tête, finit son pain et sa boisson chaude, les jeta dans la poubelle et se dirigea vers la sortie.
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MessageSujet: Re: [abandonné]C'est en mettant des gants que l'on étend son linge Mar 20 Déc - 14:33



« Tu peux rester, oui... Il n'y a aucun problème, n'est-ce pas ? Après tout, nous ne discutions pas vraiment... Disons que le temps venteux fait que certains s'amusent à étendre du linge, quand d'autres se promènent en t-shirt »

A ces paroles, le regard de la jeune Russe passa de la nouvelle arrivante à l’aîné du groupe. Elle ne savait trop si elle devait rire de cette remarque qui la visait, mais le sourire dressé sur ses lèvres la rassura : il n’avait pas dit cela pour se moquer. Elle l’avisa encore quelques instants, pensive. La confiance qui habitait le jeune homme la frappa, d’un coup. Les problèmes ne devaient pas faire parti de son quotidien, ou alors, c’est qu’il savait les régler avec souplesse. Ekaterina eut l’impression que tout était simple, avec lui. Elle se promit de lui parler plus longuement une autre fois, dans d’autres circonstances, peut-être…

Fort et tranquille. Ah, j’aimerais tellement…
Jalousie, quand tu me tiens, tu me fais basculer dans les abîmes de ma souffrance… Je cherche encore l’appui pour ne pas sombrer.

Son moment d’absence fit qu’elle ne vit pas tout de suite que le roux avait tourné son regard vers elle. Elle détourna le sien, gênée, avec la sensation d’avoir été prise en flagrant de délit. En délit de quoi… ? Etait-ce un crime de regarder les gens ? Non, mais que voulez-vous, elle avait tendance à s’emballer vite et pour rien.

Elle remarqua alors que la jeune fille aux cheveux verts, qu’elle avait oublié l’espace de quelques instants, était partie s’adosser contre un mur, pour savourer son petit-déjeuner. Seule. Elle lui aurait bien proposé d’aller manger à la cantine avec elle –la vue de son beignet au chocolat avait réveillé son estomac gourmand- mais quelque chose lui disait qu’elle avait délibérément choisi de manger dans son coin, de la même manière qu’elle avait choisi de ne pas se mêler de leur conversation. Ekaterina fut un peu peinée de la voir s’écarter ainsi, mais elle ne dit rien. Elle n’osa pas.

La situation devenait étrange. La jeune fille aux cheveux verts les scrutait tous les deux, du coin de l’œil, sans faire part des pensées qui devaient se bousculer dans son esprit, sans dire ne serait-ce qu’un mot. Ekaterina finit par trouver cette attitude gênante, et pensa qu’il serait peut-être temps de retourner à son linge. Après tout, c’était pour ça qu’elle était venue, à l’origine…

Cette bonne résolution s’envola presque aussitôt.

Une coulée noire, fluide, rapide… Brûlante.

Son regard pourpre ne parvint pas à se détacher de la flaque de café qui s’étendait sur la main de sa camarade. Elle suivit le trajet de chaque goutte qui s’éparpillait sur la peau, avant de rencontrer le sol dans un « ploc ! » assourdissant.

Lente, vicieuse, acide.

La panique l’assiégea toute entière. Elle eut l’impression que c’était sa propre main qui brûlait sous l’action dévorante du café.
« Calme-toi, calme-toi, calme-toi, ce n’est pas le moment de faire une crise… »
Ses bons conseils ne parvinrent pas à stopper le sang qui lui montait au cerveau. Sa nervosité ne fit qu’augmenter quand elle vit la fille s’apprêter à partir.

« Attends ! Tu ne t’es pas fait mal ?! »

Ekaterina se rendit compte trop tard de la force vocale qu’elle avait déployée. Elle plaqua une main contre sa bouche, mais c’était trop tard. Avec un tel hurlement, c’était Espérance toute entière qui avait dû l’entendre !


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MessageSujet: Re: [abandonné]C'est en mettant des gants que l'on étend son linge Jeu 22 Déc - 0:23

Comment dire... La situation était étrange. Ils formaient une sorte de triangle où les regards courraient furtivement de l'un à l'autre. Et sans peine Vishva affirma que ces deux jeunes filles étaient timides. Timides des mots, de la voix ou de l'écrit. Elles n'étaient pas de grandes pipelettes de l'inconnue. C'était fortement dommage. Lui aimait bien discuter avec n'importe qui... De toute manière, étant en Espérance il était très peu probable qu'il tombe sur quelqu'un de dangereux. A moins qu'il ne soit complètement à côté de la plaque, qui sait ?

Le regard plongé sur la silhouette de la jeune fille aux cheveux verts, Vishva croisa les bras. Muette ou indécise. Il ne savait pas. Elle était partie dans son coin, ne voulant à priori pas se mêler à eux. Étaient-ils des pestiférés à ses yeux ? Peut-être que oui, peut-être que non. En tout cas elle les regardait tour à tour, pensive.

Il croisa ses yeux vairons et haussa un sourcil, devant son air foncièrement ailleurs. Regarde un peu ce que tu fais, avait-il envie de lui souffler, tandis qu'il voyait bien qu'elle était prête à renverser son café sur sa main. Et ça ne manqua pas.

Bravo.

Les jeunes d'Espérance étaient parfois doués... Dans le sens ironique du terme. Malgré tout, il la vit se lever, prête à partir. Déjà ? Sans même venir lui parler... Par le Divin, il faudrait qu'un jour, Vishva explique à tout ce petit monde, qu'il n'évoluerait pas s'il ne faisait pas quelques efforts. Il fallait se rendre sociable !

La résolution prise d'accomplir quelque chose dans ces eaux là, Vishva eut tout le temps pour sursauter pendant que l'autre fille présente se mettait à crier.
Quoi ? Qui ? Qui donc s'était fait mal ? Il n'avait pas fais attention au fait que le café pouvait être brûlant... Jusqu'à maintenant. Aïe, il doutait que la miss Verte ait véritablement envie qu'on le remarque.
Ça allait devenir dramatique comme situation... L'une après l'autre elles rougiraient et lui finirait en pauvre spectateur. Allé Vish' en tant qu'aîné, il faut prendre les devants.

Tout d'abord, il s'approcha de sa maniaque aux gants verts et lui sourit, appuyant ensuite un doigt amusé sur son front - à elle on entend bien parler.
- Eh... Du calme... Il n'y pas mort d'homme, lui souffla-t-il, avant de se tourner vers l'autre. "Viens donc ici tu veux..." les mots étaient loin d'être dits comme un ordre, mais il fallait avouer que le regard de Vishva, mêlé à cette aura qu'il dégageait, pouvait montrer le contraire. "Tu n'as pas à avoir peur, tu vois bien ? On s'inquiète même pour toi" Il désigna alors la blonde du menton. Cette blonde ayant si vite haussé le ton, inquiétée.

Et qu'y avait-il à présent ? Un trio mal assorti où deux verts se mêlaient à un rouge... Oui, mais rouge Carmin.
InvitéInvité
MessageSujet: Re: [abandonné]C'est en mettant des gants que l'on étend son linge Lun 23 Jan - 23:22

- Double-post -
[UP du RP]


le RP n'avance pas. Peut-être que le fait d'être à trois vous rebute.

Enfin bon, je n'ai pas envie de finir sur un abandon, donc je le quitte. Peut-être qu'à deux ça sera plus facile pour vous et vos perso'
[Dans le pire des cas, écourtez-le vous aussi]

Face à ses deux cadettes, Vishva pensa que le mieux serait de les laisser faire connaissance toutes seules. Peut-être s'entendraient-elles, qui sait ? La muette avait l'accord de ses cheveux avec les gants de la maniaque, s'était déjà ça.

De plus, il ne se sentait pas dans l'idée de traîner de trop avec elles. Il était tôt et le Gourou avait déjà prévu de faire quelque chose de son jour, avant qu'il ne tombe sur les habits envolés de la blondinette. Aussi, se pencha-t-il sur elles.
- Je vais vous laisser maintenant les filles, j'ai des choses à faire, dit-il le plus naturellement du monde.
Il leur fit un bref sourire et se redressa, frissonnant encore un peu sous la brise.

Vishva s'écarta ensuite de ce duo féminin. Il leur fit un signe de main gentillet et reparti à la lourde porte du toit, sur laquelle il tira. Elle émit un bruit de rouille, lui faisant faire la moue, avant de s'ouvrir sur un large escalier. Il se mit à le descendre, laissant au vent, le soin d'aider la porte à se refermer dans un claquement sourd.

A présent libre d'une longue discussion avec deux filles, le Gourou était prêt à reprendre ses activités.
[end pour Vishva]
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[abandonné]C'est en mettant des gants que l'on étend son linge

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