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[C+4] Debout, belle aux bois dormants.

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MessageSujet: [C+4] Debout, belle aux bois dormants. Mar 3 Juil - 15:18

    Tu avais vérifié au moins une vingtaine de fois ton miroir avant d'aller dormir ce soir là. Peut-être même un peu plus. Puis tu t'étais glissé dans les draps, te couvrant aussi haut qu'il t'était possible de le faire. Tu n'avais pas envie de t'y retrouver. Pas ce soir. Finalement, au bout de plusieurs minutes, tes yeux avaient finit par se fermer tout seul. Tu t’étais submergé par les vagues souvenirs de ta journée. Les cours auxquels tu avais assisté. Tu avais hâte de connaitre les résultats de cette interrogation. Tu avais beaucoup travaillé. Et puis, il y avait eu d’autre chose.

    Sans prévenir, ton doux rêve de vie tranquille, entouré d’amis et d’attention, bascula dans un cri. La peur s’installa doucement, laissant la douceur onirique s’effacée au profil de la noirceur d’un cauchemar. Des cris. Et tu te retrouvais tout seul dans cette salle de classe, comme si les autres n’avaient jamais été là. Du jour, tu venais de passer à la nuit et à nouveau, un cri retentissait. Et tu te voyais, comme détaché de ton propre corps, un de ces rêves angoissants où tu n’es que spectateur de ta propre descente aux enfers. Tu te voyais quitter cette salle vide, passant la porte pour atterrir au milieu du bourg, comme si c’était la chose la plus normal qui soit. Et ce cri qui déchire cette nuit au couleur violine. Alors tu courrais, courrais, courrais. Et ensuite…

    BOUM.

    Un choc. Tu te redresses, encore à moitié endormis, pas tout à fait sûr d’où tu es, le souffle court. Tu regardes autour de toi et tu remarques ton lit et la couverture rependue autour de toi. Un cauchemar. Ce n’était qu’un simple cauchemar. Ton souffle court se mua en un soupir de soulagement alors que tu tentais de te défaire de la toile qu’était devenu tes draps. Et soudain, un cri te fit sursauter. Ca, ce n’était pas un rêve. Une fois que tu étais libéré de ta prison de tissus, tu avanças doucement vers la porte. Visiblement, tu étais le seul que ces cris avaient réveillés dans la chambre, ou peut-être que les autres préféraient faire semblant de dormir. Peut-être que tu devrais en faire de même.

    Mais finalement, mordillant ta lèvre nerveusement, tu finis par ouvrir la porte, l’entrouvrir plutôt, pour voir ce qu’il se passait. Personne. Enfin presque.
    L’instant d’après, tu étais déjà sortit de la chambre, accroupis à coté d’une personne qui semblait avoir perdu connaissance, tentant de le secouer pour lui faire reprendre ses esprits.

      « Eh… Eh… Ca va ? Eh ! »

    Après quelques, surement trop courtes, minutes, tu te décidas de le ramener dans la chambre. Le sol ne devait pas être très confortable. Attrapant le petit blond en dessous des bras, tu le trainas vers l’intérieur de la chambre avec toute les petites forces que tu avais (soit le strict nécessaire). Après deux tentatives passablement raté et complètement ridicule, de le hisser sur le lit, tu avais finit par lui prêter ton oreiller et ta couverture en le laissant par terre.

    Et maintenant, tu attendais en le fixant, appuyant parfois ton index sur sa joue avec un petit « Eh… » pour tenter de le réveiller. Les gens qui dormaient, ce n’était pas trop ta tasse de thé. Ca te faisait un peu peur en fait. Vraiment, tu espérais qu’il se réveillerait vite.

Elmeraud
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MessageSujet: Re: [C+4] Debout, belle aux bois dormants. Jeu 5 Juil - 11:10

[ erf désolé j'avais dis hier finalement c'est aujourd'hui U_U" j'essaierais de répondre mardi si tu as répondu entre temps =) ]

Daydream ~ Un pas dans les abysses.

Tu tombes. Tu tombes encore, toujours sans jamais t'arrêter. Tu sombres dans les abysses. Ton chemin est parsemé de cris, être inhumain que tu es, ne ressens tu pas leur peur ? Non, toi seul est calme et serein. Mais crois moi mon garçon, ce calme tu vas rapidement le perdre toi aussi!

"Tu le sais n'est ce pas, mon chéri ? Cette fois tu ne peux pas y échapper, mon cher, cher E..."

Un miroir qui se brise. Il parait que cela porte malchance. Et toi, qu'en penses tu ? Bien sûr, tu t'en fiches. Tu seras le dernier Elmeraud, le dernier à te réveiller, le dernier à te souvenir, le dernier.. à souffrir. Ta recherche éperdu de sentiment est stupide. Vois maintenant, ton vœu est accordé ! Mais tu n'as pas le choix, seul ce que tu as entravé toi même peut te libérer. Tu devras tout revoir, tout te souvenir si tu veux être "humain" à nouveau. Tu seras brisé, cassé, tu demandera qu'on t'achèves et tu feras tout bruler. Car tu es ainsi. Tu as déjà semé la mort, cela ne peut que se reproduire.

"Mon pauvre, pauvre garçon. "

Qui est ce ? Qui est là ?

- ELLIOT !

"♫ Deux enfants courent dans les champs. Ils sont blonds comme les blés, leurs yeux bleus comme la mer et leur teint pur comme l'ivoire Ils jouent ensembles insouciants de la vie. L'un est mâle l'autre est femelle. Deux copie conforme sans être jumeaux, deux enfants liés par le sang et séparés de deux années. La blondinette appelle son frère, seul allié dans son monde. ♫"

"Je connais cette voix."

"♫ So die Puppe müde von des Leidens und der Angst nicht zu wissen,
entschloss sich seine Krankheit durch das Töten von seinem Schöpfer zu behandeln. ♫
N'est ce pas ? Ne ressemblent ils pas à Hansel et Gretel ? Bien, mon garçon, que crois tu être ? Pourquoi te ressemblent ils tant à ton avis?"

La voix semblent s'amuser. Et la douleur lentement parcours tes membres. Oh, déjà réveillé ? Tu es es accroupis dans ton lit, un cri muet sort de tes lèvres entrouvertes et de tes yeux ébahis, puis celui ci franchis ta prison de chair et retentit dans le vide. ça fait mal n'est ce pas? C'était pourtant ce que tu voulais non ?

" Moi qui croyais te faire plaisir! "

- Qui est là ?!

Tu pleures et tu hurles, tu te bouches les oreilles, t'agite dans ton lit. Les autres dorment encore ou souffrent en silence. Peut être que leurs souvenirs son agréable remarque. Mais mon petit, la moindre de tes actions est inutile. Tu ne peux que voir et attendre. Tu oublieras bien vite de toute façon, comme tu l'as toujours fais. C'est juste pour cette nuit.
Avez vous déjà pris du sable dans vos mains ? Vous le désiriez pourtant quand vous le tenez, bien que doux et euphorisant, le souvenir de votre première impression: granuleux, désagréable, sale, reste, et alors vous le laissez glisser de vos doigts sans pouvoir le retenir une seule fois. Tu fais pareil avec tes souvenirs abruti ! Tu veux ressentir ? Mais tu ne veux pas te souvenir ? Tu le sais pourtant non ? Pourquoi tu es dans cet état. Tu te protèges, comme tu l'as toujours fait! Après tout, c'est toi qui te l'est posé cette question: "Si on a tout oublié au point de ne rien ressentir, n'est ce pas pour une raison précise ?"
Stupide enfant qui pleure face à son enfance. Ne remarques tu pas quelque chose d'étrange? Deux enfants. Mais le point de vue de tes souvenirs est altéré, bouleversant. Déjà tu perçois la vérité et aussitôt tu la nies, tu l'oublies. Encore deux heures et il ne te resteras que le souvenir de ton lapin, une chanson de plus, une nouvelle musique, quelques visages et ces nouveaux prénoms que tu viens d'acquérir. Marine. Elliot. Ces noms te sont familiés mais qui sont ils ?

- ARRÊTE ! Arrête je t'en supplies.

Tu es si pitoyable mon pauvre garçon. Mais qui appelles tu à l'aide ? Il n'y a plus personne pour toi. Tu sors alors de la chambre, somnolent encore un peu, cogné par les images qui défile comme si tu allais mourir. Tu revois ta vie. Puis c'est le vide. Te tenant la tête, tu t'écroules dans le couloir, appelant toujours une aide dérisoire.

- Eh... Eh...ça va ?

Est ce que ça a l'air d'aller ? Une voix de garçon, elle te raccroche à la réalité bien que tu sois encore perdue, encore ailleurs, tu reviens lentement et lui t'emmène ailleurs. Il te traine, comme un sac à patate. Pauvre chose. Confortablement installé contre un oreiller, ton inconscient se laisse lentement aller, une larme glisse sur ta joue, rosant ta peau trop pâle. Leur chemin chatouilleux te ramène dans un cri, ça y est, c'est fini. Et déjà tu vois trouble car les larmes ne cessent de couler. Mais pourquoi coulent elles, au juste ?
Tu ne peux même pas bien regarder le garçon qui tes fais face.

"Bon retour chez toi, ma jolie petite poupée vide. ♥ "
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MessageSujet: Re: [C+4] Debout, belle aux bois dormants. Mar 10 Juil - 10:38

    Tu regardes le garçon endormis. Ou peut-être inconscient. Enfin, au moins, il est toujours vivant. Tu en es sûr parce qu’il remue parfois, ses sourcils se froncent, ses joues se mouillent. Tes doigts tordent un peu le tissu de ton-t-shirt trop grand que tu portes pour dormir. Tu ne sais pas quoi faire, tu regardes autour de toi, émettant de petit « eh… » à l’intention des personnes qui peuplent cette chambre avec toi, sans grande conviction. Tu as besoin d’aide mais tu ne veux pas non plus qu’ils finissent par te trouver trop encombrant. Déjà qu’il t’arrive de te glisser avec eux dans le lit lorsque tu as des angoisses nocturnes…

    Finalement, dans un cri qui te fait sursauté et te raidit, il finit par reprendre dans la réalité. Pour le meilleur comme pour le pire. Et un torrent prend le soin de tracé des sillons aléatoires sur ses joues, sans la moindre autorisation, lui brouillant surement la vue. Tu avances un peu la main, tu hésites un bref instant avant de toucher son épaule du bout des doigts. Rien de plus.

    « Eh… c’est bon. Euh… tu es revenu, ici. »

    Tu ne sais jamais comment est-ce qu’on peut définir ce retour à la réalité. Revenu où ? Pour le coup, il est revenu sur le sol, dans une chambre qui n’est pas la sienne, la tête dans un oreiller qui ne lui appartient pas et avec une personne qu’il ne connait surement pas.

    « Est-ce que… ca va aller ? »

    Question stupide. Question futile. Question reflex.
    Tu te redresses en restant agenouillé au sol pour te pencher vers le lit de l’autre coté du petit blond grossièrement installé au sol. Après avoir fureté sous tes draps en pagailles, tu ramènes un mouchoir en tissu propre que tu lui tends.

    « Tiens. Tu peux le garder. »

    En silence, tu te rassois. Tu lui laisses un peu de temps pour se remettre. Il a l’air plutôt affecté. Surement que le Reflet à été particulièrement durant avec ces visiteurs ce soir. Autant que tes propres rêves probablement. Après un silence, peut-être trop court aux yeux de ton invité imprévu, tu finis par reprendre doucement le court des choses normales d’une rencontre qui ne l’était pas trop.

    « Je suis Azrael. Et toi ? Si tu veux, tu peux rester un peu ici pour le moment. »

    La nuit n'avait pas encore toucher à sa fin mais bon... Il n'avait surement pas envie de retourner se coucher dans une pièce qui l'avait conduit dans ce souvent trop sombre et trop réaliste univers de ses souvenirs.



Elmeraud
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MessageSujet: Re: [C+4] Debout, belle aux bois dormants. Lun 16 Juil - 20:18

~ Une goutte après l'autre éteint mon cœur vide.



- Eh… c’est bon. Euh… tu es revenu, ici.

Il hésite. Cet enfant n'arrive jamais à s'adresser à toi sans trébucher sur ses mots. Il a un tu ne sais quoi d'attendrissant mais rien qui ne peut désormais t'émouvoir plus que cela. Une main, petite et fine, est posée sur ton épaule. La sienne à n'en pas douté. Cette chaleur qui transparait sous ta chemise, c'est elle qui t'as "ramené", comme sa jeune voix te l'as dit: tu es revenu. Mais revenu d'où, revenu de quoi ? Du Rêve, ça tu le sais. Mais du reste ? Encore une fois tu l'as oublié. Ne pourrais tu pas faire un effort pour une fois? Ton esprit malade efface tout à la moindre blessure, mais ton corps lui se souvient. Alors que le petit garçon te tend un tissus, tu essuies tes larmes abondantes et reprend petit à petit possession de ton corps et de ton esprit perturbé. Ce soir, tu as vu des choses que tu n'aurais pas dû, pas tout de suite. Tu n'étais tout simplement pas prêt.
Alors tu te redresses, t'extrayant de l'oreiller inconnu dans lequel ta tête blonde s'engouffrait de plus en plus. Ce n'est pas ta chambre, bien que semblable. Tu es un l'internat mais ne connait pas les gens qui t'entourent. Qui est ce garçon qui t'as ramassé ?

-Je suis Azrael. Et toi ? Si tu veux, tu peux rester un peu ici pour le moment.

Azrael. Est il ici depuis longtemps ? Il ne semble pas affecté par le Rêve contrairement à bien d'autres habitants en cette nuit sombre. Et tu ne le connais pas. Lui ne semble pas non plus te connaitre. Beaucoup de gens pourtant savent qui tu es. Et toi, le sais tu ?
Les prénoms de ton songe perturbant vienne à nouveau briser ton calme, alors que tu lances un regard vide et sans vie à ton interlocuteur. Où est donc partie ton jeu d'acteur si saisissant mon garçon ?
Elliot. Une petite fille hurlait ce nom. Marine.

- Je... je ne sais pas... qui je suis ? Et alors, tu pars dans un fou rire tant cette phrase est stupide et vraie. Hystérique. Tu n'as jamais été que l'ombre de toi même, mirage d'une humanité perdue.

-Je n'ai jamais cherché plus loin qu'Elmeraud ! Je n'ai pas besoin de plus!

Puis te calmant légèrement tu laisses retomber ta tête. Laisse tout couler, rien ne peut te blesser, rien ne peut t'arriver de bon comme de mauvais.

-Hum.. oui... Je ne suis que ça. Un prénom donné par le directeur.

Puis alors tu le regardes de nouveau. Cette fois tu le vois bien. Ce jeune garçon aux cheveux mi longs. Azrael. Peux tu lui faire confiance ? Bah! Tu t'en fiches! Qui le croirait ? Et après tout qu'est ce que cela t'apporterait qu'il parle de ton cas aux autres ou non. Nombreux savaient comment l'enfant était à ses débuts, bien que certains l'aient oublié. Le revoilà, le vrai Elmeraud. L'Elmeraud d'Espérance, jolie poupée vide qui peuple ces murs.

- Enchanté petit inconnu. Veux tu savoir qui je suis ou ce que je suis ?

[t'en fais pas je comprend x) moi même je ne suis pas très dispo XD le camping, les voyages et tout et tout. MP si tu veux que je modifie des trucs O/ ]
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MessageSujet: Re: [C+4] Debout, belle aux bois dormants. Mar 17 Juil - 17:11


    Il te fait un peu peur. Tu t’assois sur tes pieds, adoptant une attitude un peu perplexe. Tu tritures un peu ton bandana à ton poignet en le regardant hésité. Il est vraiment étrange, semblant se parler à lui-même, comme si…. Tu n’étais pas là. Ton ventre se tord alors que tes ongles commencent à gratter le tissu, sous lequel se trouve tes bandages. Tu cherches son regard, tu gigotes ton assise, les os de tes chevilles frottant les autres contre les autres de façon légèrement douloureuse. Tu as besoin qu’il te regarde, juste un peu. Cette façon de parler, dans le vide, comme s’il se parlait à lui-même, ca te mets tellement mal à l’aise.

    Et tu murmures des « ca va ? », des « eh ». Tu veux qu’il regarde vers toi, qu’il te parle à toi, qu’il te voit. Parce que tu es là…. N’est-ce pas ? Finalement, ton regard croise le sien et aussitôt, tes doigts arrêtent d’essayer de creuser le tissu. Tu arrêtes de t’agiter tout seul, tu te calmes. Ou presque. Parce que dans le fond, son regard t’impressionne. Tu n’es pas courageux. Et son regard, il te fait penser à celui d’un mort, d’un aveugle. Et cette façon de parler. Tout ton corps se tend quand il t’appelle « petit inconnu ». Presque dans un gémissement plaintif, tu lui rappelles ton nom. Une supplication muette et désespérée.

    « Azrael… »

    La pénombre autour de vous n’arrange rien à cette situation. Mais tu veux qu’il te parle. Tu ne veux pas qu’il se lève et s’en aille. Tu veux qu’il reste là, utilisant ton oreiller, prononçant ton nom. Qu’il ne parle qu’à toi, qui est là, réel et éveillé. Parce que tu n’arriveras pas à te rendormir.

    « Oui, je … je veux savoir. Elmeraud. »

    Tu n’as pas compris, ce qu’était ce prénom. Pourquoi il a été si agité rien que pour se présenter. Ce n’était pas une chose normale ? Dans ce monde de fou, qu’est-ce que le normal après tout. Mais quoi qu’il en soit, c’était un prénom plutôt joli.

    « Tu vas rester, n’est-ce pas ? Encore un peu. Tu peux me dire, me parler. Ce que tu veux. »

    Et ta main s’accroche à sa manche. Et tu souris. Tu essayes, la lumière du couloir tombant de façon aléatoire sur ton visage. Tu ne veux pas disparaitre dans la pénombre, comme un enfant inconnu au détour d’un couloir. Peu importe ce qu’il risque de se passer. Tu ne veux pas lâcher ce vêtement.

Elmeraud
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MessageSujet: Re: [C+4] Debout, belle aux bois dormants. Mer 18 Juil - 8:14

~Qui suis je ?

L'enfant semble mal à l'aise. Tu lèves un sourcil interrogateur, qu'est ce qui peut bien le déranger autant ? Le blondinet avait déjà vu des gens réagir étrangement face au vrai Elmeraud, ne l'acceptant que difficilement passé ses deux premières semaines à Espérance, mais jamais de cette manière.

" Azrael."

Dans un souffle il te rappelle son prénom, comme si tu l'avais déjà oublié. Si mal. Tu le vois se languir, presque gémir. Qu'est ce qui le pousse à agir ainsi ? Est ce la présence ou les mots du jeune homme qui ont tant d'impact sur lui ? Et le voilà qui tente lentement de reprendre contenance. Laisse tomber tu as déjà perdu toute crédibilité.

« Oui, je … je veux savoir. Elmeraud. »

Mais il ne semble pas avoir réellement compris le sens de ta question. Toi même tu ne saurais plus vraiment quoi y répondre. Que veut il savoir ? Puis il s'accroche. Tu sens sa petite main tremblante serrer ton bras frêle. Ses ongles rentreraient presque dans ta peau, traversant la chemise. Devrais-tu avoir mal? C'est la question que tu te poses actuellement. Perdu dans tes pensées, depuis le début tu avais complètement oublié de jouer la comédie. Ta tête te sembles si lourde... tu as l'impression d'avoir jouer à "Frappe les castors! " sauf que les castors c'est toi.

« Tu vas rester, n’est-ce pas ? Encore un peu. Tu peux me dire, me parler. Ce que tu veux. »

Alors tu souris. Jouer ? Ne pas jouer ? Il y a tant de façons de se divertir dans ce monde ! Jouer avec les autres, la seule chose que tu sais vraiment faire. Ne rien ressentir évite les cas de conscience. Ne pas aimer, ne pas haïr. Pourquoi fais tu ça ? Pour rien, juste comme ça, pour passer le temps. L'enfant, Azrael, veut que tu restes ? Pas de soucis. De toute manière qu'aurais tu fais à retourner dans ta chambre ?

Inconsciemment tu avais affiché le mauvais sourire. Un léger sourire sadique, réminiscence d'anciens rêves tachés de sang. Alors tu changes d'expression comme on porterait un nouveau masque. Azrael, trouver son "entrave" s'avère bien moins difficile que pour la plupart des habitants. Son malaise viendrait il de là ? Tu en es persuadé désormais, elle a un rapport avec son envie irrépressible que tu restes ce soir à ses côtés. La peur de la solitude peut être ? Ce serait drôle s'il avait juste peur du noir!
Alors tu l'observes tout sourire. Modifier ton regard est toujours plus contraignant mais peu importe! Il peine à lâcher ton vêtement, à priori.
Que faire ? Tu t’assois plus confortablement contre l'oreiller du garçon. Vois ? Je n'ai pas l'intention de partir.


Alors tu fermes les yeux et tu recommences. Tu recommences à chanter, peu importe si cela réveille d'autres personnes. Tu ne fais que murmurer pour toi même après tout. Puis une fois remémorer ces quelques nouvelles bribes de souvenir tu regardes l'enfant. Ton sourire est parti, tout comme le besoin de rejouer la comédie. Peu importe, il t'as déjà vu Elmeraud. A quoi bon? C'est trop tard. Alors tu ne joues plus, rien n'est drôle en ce monde. Rien ne t’atteint. Sauf elle. Pourquoi ne pas faire plaisir à cet étranger ? Une bonne action ne te tueras pas pour une fois. Tu as déjà fais tant d'effort.

" Je peux rester ici mais...

Tu regardes tes vêtements et de ta main gauche tu saisis le col de ta chemise.

.... tu n'aurais pas des vêtements à me prêter? " demandes tu avec un sourire mi géné mi amusé. Voilà qui est bien mieux mon garçon, plus "naturel" plus humain. Mais pas trop non plus. Tes yeux tu ne les modifieras pas.

C'est ça où tu retournes dans ta chambre de toute façon. Tu le sais déjà, ce soir tu ne te rendormiras pas.
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MessageSujet: Re: [C+4] Debout, belle aux bois dormants. Mer 18 Juil - 9:54

    Ton visage s’éclaire quand il semble décidé à rester. Tes doigts se desserrent doucement de leur prise et tu souris. Il ne te faisait plus peur. Peur de quoi en fait. Tu avais déjà oublier. Tu oublie toujours très vite. Trop vite. Tu en oublies même d'essayer comprendre ce sourire tordu qui s’est posé sur le visage d’Elmeraud. Il va rester, avec toi, sans l’avoir dit tu sais que s’il n’a pas dit non, c’est un oui. Alors tu es content. Même s’il se rallonge, les yeux clos, tu sais qu’il reste avec toi.

    Tu affiches un air surpris quand il se met à fredonner. Dans le silence de la pièce, tu n’as même pas besoin de te pencher pour entendre et tu écoutes. Tu trouves l’air étrange mais pas désagréable. Une fois qu’il termine, tu essayes de chercher dans ta mémoire, marmonnant des « est-ce que je connais » à répétition à mi-voix. Parler, faire du bruit. C’était une mauvaise habitude qui agaçait un peu tes camarades de chambré mais tu n’y pouvais rien.
    Alors que tu t’apprêtes à lui demander le nom de la chanson, il se redresse en te demandant des vêtements.

    « Ah ! Oui ! Attends Elmeraud! »

    Tu te redresses d’un coup, tapant tes pieds nus sur le sol pour aller vers ta petite commode pour farfouiller dans tes quelques vêtements. Tu les aimais beaucoup tes vêtements. Sortant des t-shirt en les observant avant de les remettre rapidement en tapon dans le tiroir, tu finis par sortir une chemise à manche courte et un pantalon simple. Tu avais eu beau fouiller, tu n’avais pas trouvé les chaussettes. Il fallait dire que tu n’en utilisais pas vraiment.

    Les vetements dans les bras, tu retournas près de lui, réalisant qu’il était toujours par terre, vu que tu n’avais pas réussit à le hisser sur le lit. Certes, il était au milieu des couvertures que tu avais mis au sol au cas où mais tout de même. Posant tes genoux sur le sol pour t’agenouiller à nouveau, tu lui tends les vêtements.

    « Ca ira ? J’en ai d’autre si tu veux, Elmeraud. Mais j’ai pas de chaussette, j’en ai pas trouvé. Je crois. Et puis, tu peux te lever, Elmeraud? Ca doit pas être confortable par terre. Alors… Tu peux t’assoir là, c’est mon lit. Ca me gêne pas tu sais Elmeraud. »

    Encore une mauvaise manie. Répété encore et encore le prénom de ton interlocuteur. Souvent, les gens exagéraient en te répondant en mettant ton nom dans leur phrase toutes les deux secondes et demie. Et le plus frustrant, c’est que ca te réconfortait et te faisait plus plaisir que ca t’énervait.

    « Ah! Au fait! C'était quoi la chanson? »

    Tu avais presque faillis oublier. Encore.

Elmeraud
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MessageSujet: Re: [C+4] Debout, belle aux bois dormants. Ven 20 Juil - 16:07

Une petite boule bruyante et pleine de vie. Voilà ce à quoi il te faisait penser. Il s'agite, il se parle et plus il est bruyant plus tu es persuadé d'avoir trouvé son point faible. Certains le cachent jalousement, de honte ou de terreur, mais d'autres ne peuvent même pas se permettre ce luxe. Peur de la solitude. A voir à quel point il tient à toi, un inconnu, cela ne fait plus aucun doute.
Prenant en compte ta demande il s'exécute immédiatement. Et bien, quel petit serviable. Depuis quelques mois maintenant, tu te fais plus sensible, c'est vrai. Grâce à quelques souvenirs et une unique amitié salvatrice, tu pourrais peut être prendre ce petit en pitié. Il t'amuses au fond. Il est intéressant. Un bon sujet d'étude, comme tous les habitants. Un véritable enfant. Il te rappelle un peu cette gamine, aussi, avec qui tu avais joué dans la neige au dernier hiver. Mais c'est tout, ça ne va pas plus loin. Car à chaque fois que toi même tu te crois en voie de guérison, telle une illusion, ce rêve impalpable te glisse entre les doigts sans même l'avoir effleuré, et tu redeviens cette poupée de chiffon. La seule qui arrête un peu près ça chez toi, c'est Sujin. Et même elle a des effets limités en compagnie d'autres personnes.
Que quelqu'un me sauve, ce n'est même pas drôle.
Rire. Quelque chose que l'enfant sait faire comme bien d'autres choses. Tu es doué pour ça, mon garçon, mais ce n'est pas plus que de regarder le monde à travers une vitre.
Et en face de toi tu observes ce jeune garçon qui s'agite pour respecter ta demande. Tu le fixes inlassablement de ses deux trous noirs dénués d'humanité qui te servent d'yeux.
Il sourit, pourquoi sourit il? Est ce que cette situation est drôle ? Est il heureux ? Comme à leurs habitudes, des milliers de questions reviennent hanter ton esprit constemment, inconsciemment, en quête de savoir.
Il revient vers toi, te tend des vêtements, tu les regardes puis les prend. Il s'excuse.. de quoi s'excuse t il déjà? Ah oui! De ne pas avoir trouvé de chaussette. C'est sans importance. Il regarde alors où tu es assis. Toi même n'y a pas fait attention mais lui semble s'en soucier. Alors toujours en répétant ton prénom, encore et encore, il te propose son lit. C'est sans importance. Ce qu'il ressent aussi tu t'en fiches . Tes mots sont cruels ? Non, pas vraiment. Tout est sans intérêt. Ou tout a un intérêt ? Tu ne sais pas. Tu te fous de tout. Ce n'est pas que tu es cruel, non, c'est que tu es vide. Ni bon, ni méchant. Tu n'as aucune limite. Une machine à détruire qui peut tout aussi bien tout reconstruire. Tuer ou ressuciter. Haïr ou aimer. Tu ne demandes qu'à être rempli, peu importe si c'est bon ou mauvais.

« Ah! Au fait! C'était quoi la chanson? »

Une question qui te coupe net dans tes réflections. Pas qu'elle te choque ou quoi que ce soit. C'est juste que tu avais presque oublié la présence de l'enfant. Le nombre incalculable de fois où il a prononcé ton prénom aurait pourtant dû te le rappeler, ce n'est pas comme s'il était discret.. n'allait il pas réveiller ses camarades ? Mais ce n'était peut être pas ton prénom. Juste le toi d'Espérance. Celui que tu fuyais. Mais tu fuis aussi le toi du passé. Alors que cherches tu au fond ? Répéte autant de fois ce prénom qu'on t'a donné. C'était malsain, bien plus qu'autre chose. Cela te perdait, et te forçais encore plus à te recroqueviller sur toi même. Et tu ne lui demanderais pas d'arrêter, parce qu'au fond, quoi qu'il arrive tu t'en moquerais.

- Je ne sais pas. Je m'en fiche.

Des mots qui t'échappent ou que tu avais dis en toute connaissance de cause ? L'autre allait il pleurer ? Après tout, tu l'ignorais royalement depuis tout à l'heure tout en sachant pourtant qu'il n'aimait pas ça. Tu es si cruel mon petit. Personne ne t'aimeras jamais. Pas à ta juste valeur tout du moins.
Puis mu par l'impulsion du moment, tu te diriges dans les toilettes pour aller te changer. Ces chambres ci n'étaient pas très loin des sanitaires et possédaient toutes des toilettes individuel. Sur le seuil, tu te retournes par politesse en lui montrant ses vêtements que tu avais empoigné.

- Ah, merci au fait... Azrael c'est ça ?

Puis sans plus d'égard que cela tu refermes la porte des toilettes pour pouvoir te changer. Ah! Mais n'avait il pas peur du noir ou un truc du genre Azrael ?

[ désolée si je suis un peu longue à répondre maintenant, j'ai accès à internet que grâce à la bilbiothèque é_è ]
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MessageSujet: Re: [C+4] Debout, belle aux bois dormants. Mar 24 Juil - 10:09

    Il ne parle pas beaucoup, il semble perdu dans ses pensées. Et toi, tu t’agites, tu bouges. Tu tentes d’attirer le moindre de ses regards. Pour qu’il te voit. Pour que tu sois sûr d’y être. Tu te penches en avant quand il baisse la tête. Tu ne te rends même pas compte à quel point ton attitude est pitoyable. Pourtant, tes voisins de chambré, maintenant habitué à ton comportement, te le dise assez souvent. Et tu t’excuses à chaque fois. Mais tu es content. Parce que ca veut dire qu’ils t’observent, même si c’est pas agacement, même si c’est parce que tu les excèdes. Tu t’en moques tant qu’ils te voient. Mais depuis quelques temps, même lorsque tu parles à voix hautes au milieu de la nuit, ils ne se réveillent plus. Ils ne remarquent même plus tes excentricités. Alors tu montes parfois en crescendo. Mais peu importe. Tant qu’ils te voient.

    Ce soir, pas besoin d’excès parce que tu avais une personne réveillée en face de toi. Mais, comme souvent, il y avait cet étrange moment d’adaptation, où l’angoisse te saisissait aux tripes parce que tu n’avais pas encore les bons outils pour lui faire river le regard sur toi. Il semblait détaché, trop détaché. Et finalement, à ton ultime question, il lâcha quelques mots auquel tu ne savais jamais quoi répondre. « Je m’en fiche ». Tu bégayas quelques sons, sans réellement de finalité ou de sens, cherchant ce que tu pourrais trouver à redire à ça. Tu te mordais un peu la lèvre en signe de stress. Pourquoi rien ne marchait ?

    Alors que tu allais partir sur autre chose, une idée nouvelle pour essayer à nouveau, il se leva, comme poussé d’une volonté soudaine. Vite, trop vite. Trop vite pour que tu le rattrapes, tu peines à laisser filer un « où tu vas » inquiet, les sourcils tristes, le regard malheureux. Alors que ta bouche s’ouvrait pour lancer un ultime « Attends », ton élan fut coupé par une phrase qui te figea.

    « Ah, merci au fait... Azrael c'est ça ? »

    La porte se ferme et tu restes, immobile, les yeux fixés sur la porte. Ton estomac se tord, si fort que ta main se plaque dessus. Ta respiration se fait plus courte et faible. Tes yeux s’embuent. Dans un effort, tu te relèves pour aller vers la porte mais tes pieds se prennent dans la couverture pour te ramener au sol, étalé comme une crêpe dans un bruit sourd. Tu restes quelques secondes, étendu sur le sol, finissant par te recroqueviller tirant la couverture vers toi. Par reflex, tes ongles grattent à nouveau ton poignet, le tissu sombre qui le couvre. Qui couvre tout.

    Tu retiens ton souffle, ferme tes yeux. Tu te concentres sur le moindre bruit. Malheur à celui qui sortira dans le couloir à ce moment. Si jamais un de tes voisins de chambre bouge un peu trop, c’est sur lui que tu iras jeter ton dévolu. Mais c’est surtout vers les sanitaires que se concentre ton attention. Lentement, discrètement, sans faire le moindre bruit, tu te glisses avec la couverture jusqu’à la porte, tu t’appuis contre le chambranle et tu attends. Baigné dans cette odeur de naphtalène venue de nulle part, enivré par un parfum de souvenir capiteux.

    Tu attends, comme si tu avais du faire ça toute ta vie, recroqueviller et silencieux. Et quand la porte s’ouvrira, tu souriras. Encore et toujours. Tu diras surement quelques mots, sans importance, juste un bruit pour attiré un regard. Pour que ce regard ne te passe pas au dessus, comme si tu étais transparent.

    Comme si tu n’existais pas.

Elmeraud
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MessageSujet: Re: [C+4] Debout, belle aux bois dormants. Ven 27 Juil - 15:55

Tu l'avais bien vu, ce garçon. Tu l'avais entendu. Ces gémissements qu'il avait poussé lors de ton départ. les bruits qu'il faisait dans la chambre à côté, seul avec lui même; et la présence que tu ressentais désormais, derrière la porte.
Azrael était sans doute juste derrière, adosser à la porte ou quelque chose du genre. A vrai dire tu l'imaginais plutôt bien mort de trouille, dans un état pitoyable, enroulé dans une couverture, tout tremblant et pleurnichant, misérable. Fixant la porte par laquelle tu étais partis. Tu l'avais mis à mal. Tu le savais, tu en avais conscience mais tu n'en avais strictement rien à faire. Peut être même l'avais tu fais exprès ? Après tout vous étiez dans une chambre de mecs et même s'il y avait eu des filles cela ne t'aurais pas dérangé outre mesure de te changer devant elles. Alors pourquoi jouer les pudiques ? Pour rien. Pour rire. Et te remettre lentement d'une nuit tourmentée. Redevenir la poupée d'Espérance. C'était plutôt simple non ? Prends garde à ne pas te perdre mon garçon. Passer certains obstacles, il devient difficile de reprendre le même chemin de retour.
Tu otes tes vêtements et regardes rapidement dans le miroir. Tu es nu, statue de marbre fixant de ses yeux incrustés d'émeraudes un reflet semblable. Un jour vieindra t il où cette apprence, cette chaire sans nom, serait présente jusque dans le Rêve ? Souvenirs. N'est ce pas plutôt le mot que tu cherchais?
Cette réflexion ne te plait pas on dirait. Tandis qu'une voix rit dans ta tête, tu détournes hâtivement le regard et enfile cette chemise qui n'est pas à toi. Elle porte son odeur. L'odeur du garçon. Toujours présente malgré les senteurs de propre et de lessive. Tu le caches bien, mais tu es sensible aux odeurs. Tu les retiens mieux que les visages. C'est tout ce que tu peux faire pour lui. Il t'as quand même aidé, ce serait vraiment trop méchant de ne faire que l'embêter en retour. Aider en quoi ? Tu ne sais plus. C'est bête. Ne joue pas trop avec le coeur des gens mon garçon, juste un peu.
Puis tu finis de te changer. Tu l'entends qui gratte à la porte de l'autre côté.. Pleure t il ? Il gémit toujours. Tu soupires. Lui respire bruillamment. Et une autre idée saloupiotte te viens à l'esprit. Brusquement tu ouvres la porte qui cogne inévuitablement quelque chose. Ou plutôt quelqu'un. ça doit faire mal ... Tu le regarde mimant la surprise et lance un : Ooups pas très convaincant. Bien sûr que tu l'as fait exprès. Ca fait un moment que tu l'entends s'agiter.

- Tu étais là ? Et bien ? Qu'est ce qui t'arrives, tu n'as pas l'air d'aller bien !

Tu t'agenouilles devant lui comme un grand frère prendrait soin de son jeune protégé. Tu joues la comédie, bien sûr, mais ça ne le dérangera sûrement pas. On parle d'Azrael après tout. Tu commences à comprendre comment il fonctionne ce petit. Et toi tu redeviens Elmeraud. Tu cesses d'errer stupidement. Le retour est malgré tout un peu... amer.
Tu lui tapotes gentiment la tête là où il doit avoir mal. Mais tu ne le regardes pas vraiment malgré tout. Pas encore ce n'est pas drôle.
Tu apperçois ensuite sa main, quelque peu écorchée. Il l'a griffé ? Sérieusement ? Ce gosse se scarifie quand il est stressé ?
Tu détournes les yeux et frappe dans tes mains. Levant les yeux au ciel tu lances un:

- Ah c'est vrai, la musique, la musique... ça s'appelle les contes funèbres je crois! Et je la sort de ... là.
Et tu pose un index délicat sur ta tempe gauche.

Puis tu te relèves et lui tournes à nouveau le dos avant de t'asseoir bruillament sur son lit. Voeu exaucé. Bon. Rien ne les réveille vraiment ses coloc' ?

Alors tu zieutes la vitre recouverte de buet. Il va s'approcher et va se forcer à nouveau à sourire, à paraitre bien. Toi tu te demandes juste à quoi ressemble le vrai lui. Tu es trop changeant, trop déconcertant, petit blond.

- Hé dis mon gars, ça ne te dirais pas une petite balade au clair de lune ?
Et tu souris alors de toutes tes dents.
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[C+4] Debout, belle aux bois dormants.

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