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.Une étincelle et puis la pluie. [Lachlan & quelqu'un ?]

Résine
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MessageSujet: .Une étincelle et puis la pluie. [Lachlan & quelqu'un ?] Sam 7 Juil - 22:56

« À la claire fontaine m’en allant promener
J’ai trouvé l’eau si belle que je m’y suis baigné.
»
Comptine populaire.
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Il y avait eu des matins plus doux, plus agréables. La douloureuse impression de s'être fait mâché la cervelle durant la nuit ou d'être passé sous un rouleau-compresseur. C'était ainsi que Résine s'était réveillée, à l'aurore, avec le vague sentiment que son dernier rêve avait été affreux. On se trouvait au lendemain du bal onirique, avec tout ce que cet épisode impliquait dans l'esprit des enfants du village. Pour ceux qui s'étaient aventurés dans le Reflet, par envie ou par mégarde, cette fête conserverait un arrière-goût de sang, de peur et de vieux souvenirs. Un parfum de poussière et de fauteuils rouges, devant une estrade qui ressemblait plus à un échafaud qu'à la scène d'un élégant opéra de l'ancien temps. Jamais la rouquine n'avait connu le Rêve sous ce jour-ci. Elle s'y était rendue parfois, cependant elle s'y était toujours tenue seule, dans un monde qui ne la surprenait ni ne la terrorisait. C'était normal, presque paisible, avec elle en plein milieu, ses jambes noires et l'espace inchangé. Elle ne rêvait pas de mers déchaînées ou de volcans agressifs, elle ne côtoyait pas d'autres enfants d'Espérance, connus ou reconnus au travers de leurs apparences changeantes. À croire que tout ce qu'on racontait sur cet endroit, tantôt maléfique tantôt féérique, ne marchait pas avec son esprit à elle. C'est pourquoi cette nuit de bal eut l'effet d'un choc, d'une révélation brutale, tant par son déroulement que par son dénouement.
La foule, des visages déjà vus, des complots et des meurtres. Ainsi pouvait être le Reflet. Contenir du monde dans un univers modifiable selon la seule volonté d'un membre, devenir violent, angoissant, cruel, être le théâtre d'assassinats. Le caractère virtuel n'importait pas ; le sang coulait comme du vrai, les chairs se déchiraient comme des vraies, les cris retentissaient comme des vrais. Il y avait seulement ce morceau de miroir, logé dans les vêtements, qui trahissait la fausseté du paysage. Et puis il y avait les conséquences de cette fête étrange. Résine se demanda si elle avait la seule à se réveiller avec une tête plus lourde que d'habitude. Plus lourde d'un passé retrouvé, sans aucun doute. Oh, ce n'était pas grand-chose... Deux, trois instants par-ci par-là. Enfin si, ça bouleversait un peu tout. Mais ça donnait un sacré mal de crâne. Et ce fut avec cette douleur à l'encéphale qui lui filait presque la nausée que Résine était sortie s'aérer.

Elle avait déambulé loin de son lit, le plus loin possible pour éviter d'avoir à repartir tout de suite de l'autre côté du miroir. L'air léger du matin lui aurait peut-être ventilé le cerveau si elle n'avait pas ressassé toute la matinée ses souvenirs fraîchement récupérés, de peur de les oublier de nouveau. La gamine en était certaine, elle avait vu ses parents. Les découvrir si austères ne l'avait pas réjouie. C'étaient deux grandes figures maigres à la table du petit déjeuner, avec leurs trois tartines chacun, leur oeuf à la coque et le pot de confiture de fraises entre les deux, petit arbitre sucré entre un couple rigide. Au bout de la table, une petite Résine en habit du dimanche, trop serrée dans ses jupons, qui trempait maladroitement sa mouillette dans le jaune en essayant de ne pas se salir. Visiblement, même à l'époque la saleté était une affaire de famille.
Un autre moment se déroulait probablement durant une convalescence quelconque. Résine se savait couchée dans son lit, la gorge prise d'une toux sèche, et regardait par la fenêtre, attendant quelqu'un ou quelque chose qui la remplissait d'impatience. Une silhouette se découpa alors de l'autre côté du verre, sans se faire bien distincte, et cela la rendit heureuse. La grande Résine ignorait pourquoi cette ombre était à l'origine de ce sentiment. Il fallait qu'elle se souvienne de plus de choses. Mais pour l'instant, elle somnolait aux abords de la fontaine tandis que le marché battait son plein, balançant ses pieds nus dans l'eau d'un air profondément distrait.

Allez savoir si ce fut une mouche qui la surprit en passant sous son nez à vive allure, sa longue réflexion qui la fit lentement sombrer ou une bousculade involontaire de la part d'un chariot vicieux, toujours est-il que la Résine finit par basculer dans le bassin de la fontaine. Bien sûr, elle tenta de se rattraper tant bien que mal en se sentant partir, mais la chute était là, et les dégâts aussi. Le bas de sa robe trempée, les bras immergés et la tête sous le jet de la fontaine, à recevoir les gouttes d'eau retombant du ciel. Une douche des plus honteuses. Aussitôt la rouquine se redressa et sortit de la fontaine en espérant que personne ne l'aie vu. À son grand soulagement, la place s'était vidée au cours de ses rêveries personnelles. À son grand désagrément, il y avait quelqu'un qui passait par là. Quelqu'un qu'elle avait déjà vu au Foyer, de loin. Honte, honte, honte. C'était humiliant. Avec ses cheveux sombres et mouillés et ses épaules qui commençaient à recevoir les gouttes de sa chevelure, Résine ressemblait à un cabot dépité d'être resté sous la pluie. Et le grand garçon blond qui la dévisageait.

« Tu ne m'as pas vue, lui lança t-elle depuis le bord de la fontaine. Je n'existe pas. »

Oui, elle aurait bien voulu ne pas exister à cet instant. Se faire aussi petite qu'une souris et fuir se glisser entre deux pavés. Mais voilà, elle était humaine, visible, et rougissait comme un coquelicot.


Dernière édition par Résine le Sam 1 Sep - 13:59, édité 2 fois
Lachlan
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MessageSujet: Re: .Une étincelle et puis la pluie. [Lachlan & quelqu'un ?] Dim 8 Juil - 15:16

« Tu ne m'as pas vue. Je n'existe pas. » 
Oh oui, il aurait aimé ne pas la voir. Il aurait aimé, tout autant que la rousse, qu'elle n'attire pas son attention par sa chute. Il aurait bien aimé qu'elle n'existe pas.


Ce matin Lachlan était de passage au village d'Espérance : c'était son tour de s'occuper de la corvée du lait, consistant à fournir les habitants en bouteilles fraîchement remplies du matin. Il était d'une relative bonne humeur, ces petites balades en solitaire dans le bourg faisaient désormais partie de son quotidien et il s'y faisait bien. C'était l'occasion de voir du monde.
Néanmoins aujourd'hui, le monde avait l'air morose. Beaucoup de gens avaient une mine sombre, et il ne savait pourquoi. Une mauvaise nuit surement. Lui n'était pas allé dans le Rêve cette nuit là, heureusement ou malheureusement, on n'aurait pas su dire. En tout cas, il ne se doutait pas de la raison de cette mauvaise humeur collective.

Après la dernière visite de sa tournée il voulut faire un détour par la place centrale, histoire de flâner un peu sur les étals du marché. Manque de bol, le marché s'était fini, on avait remballé les présentoirs, le brouhaha avait fait place aux jolis bruits de fontaine, et le lieu avait repris de son calme habituel. Les bras ballants, il resta un instant au bord de la rue, se laissant imprégner par l'atmosphère paisible. Puisqu'il était là, pas la peine de rentrer tout de suite.
Puis un mouvement brusque lui fit tourner la tête : quelque chose ou, plutôt quelqu'un, était tombé dans la fontaine ! Il eut un petit sourire, cette situation prête toujours à rire, puis il s'élança, chevaleresque, pour aider la pauvre âme infortunée... Qui finalement se releva sans son aide, alors qu'il était encore à deux bon mètres. Il s'agissait d'une charmante demoiselle toute trempée et penaude. Il voulait continuer son avancée, faire un brin de causette mais il se stoppa dans son élan. Qu'est-ce qui lui prend ?

Elle est rousse. ROUSSE. Ça lui saute aux yeux, même si la couleur est quelque peu assombrie par l'eau. C'est une fille et elle est rousse, ça rappella un instinct dans la tête du jeune garçon, quelque chose qui lui disait «danger», «reste pas là». Elle n'avait pourtant rien de dangereux ou d'effrayant, cette jeune fille. Elle paraissait même plutôt en piteux état. Il n'allait pas se mettre à croire aux sorcières non plus !

En plein milieu du chemin maintenant, il se contenta d'essayer de tourner la tête, et de ne pas trop laisser voir son malaise. Elle l'avait vu, il le savait, mais il cherchait encore à fuir le contact. Quelqu'un, n'importe qui – sauf une autre rousse par pitié – quelqu'un pour venir le rassurer, le remettre d'aplomb. Une personne par rapport a laquelle il pourrait se placer, pour qu'il comprenne comment jauger la situation. Que quelqu'un vienne.
"Euh ... ça va ?" Il avait quand même réussit à lâcher ça. Zut. Il aurait quand même pu trouver meilleure répartie.

Ils devaient avoir l'air bête tous les deux, elle qui rougissait a l'idée de s'être fait surprendre en si mauvaise posture, et lui complètement paniqué à la vue de la demoiselle.
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MessageSujet: Re: .Une étincelle et puis la pluie. [Lachlan & quelqu'un ?] Lun 27 Aoû - 9:50

« On rencontre sa destinée
Souvent par des chemins qu’on prend pour l’éviter.
»
J. de La Fontaine.
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Pouvait-il y avoir plus horrible situation ? Autant l'un que l'autre semblait vouloir fuir à toutes jambes ce lieu où ils étaient forcés de se confronter. Un blondin, une rouquine, et une rencontre qu'on aurait imaginé plus appréciable. C'était d'ailleurs ce sentiment de désagrément commun qui détendit un peu Résine. Elle ne devait pas s'emporter comme ça. Il n'avait rien fait, il n'était pas responsable de sa propre maladresse. Et il paraissait si mal à l'aise qu'elle s'en serait voulue d'ajouter un degré de plus à son embarras.
N'empêche, elle était trempée. Alors ça n'allait pas.

« Euh ... ça va ? »

La jeune fille secoua la tête. Elle sentait que s'approcher n'était pas nécessaire ou plutôt, n'était pas recommandable. Cette distance, presque de sécurité, lui permit néanmoins de reconnaître plus en détails le garçon. Oui, il était bien au Foyer. Arrivé après elle, dans les mêmes circonstances mystérieuses sur lesquelles tout le monde se posait des questions. Tout le monde sauf Bird, qui apparemment vivait très bien avec cette grande inconnue au-dessus de la tête. Même s'il avait intégré le Foyer -et par conséquent la fermette des "exclus", des "bizarres", des "pestiférés" au sens large- le grand blond avait l'air de s'entendre avec n'importe qui. Surtout Elloy. C'était simple : on voyait Elloy, on voyait le blondinet. Et inversement. À croire qu'à traîner toujours ensemble, ils avaient fini par rester collés l'un à l'autre. Deux amis inséparables. Peut-être un peu trop, mais bon, les histoires de ménages et autres affaires de dortoirs n'intéressaient pas vraiment la rousse. Un prénom ? Voyons voir... Des syllabes résonnantes, enjouées, éclatantes. Des a, et quelque chose qui claque aussi. C'était cela, son nom claquait lorsqu'on le prononçait, mais il y avait aussi ce final plus doux, tombant. Et un aspect naturel, paisible. Pareil au lac de montagne, calme sous l'air froid, vif et piquant. Un lac. Lachlan. Jackpot. La gamine se félicita intérieurement de l'efficacité de sa mémoire actuelle, celle de l'Avant étant plus que défaillante. C'était joli, Lachlan. Un brin trop enthousiaste en cet instant, certainement, pour un garçon paniqué comme il l'était.

« Est-ce que... »

Elle hésita. Se risquerait-elle à l'importuner davantage ? Elle ne pouvait pourtant pas rester plantée là, façon cruche inondée, histoire qu'il passe son chemin et qu'elle sèche au soleil. C'était assez débile. Et puis, elle pouvait tomber sur des personnes plus douteuses. Les manipulateurs courraient les rues, le qui-vive régnant au village en témoignait. Qui sait, la p'tite rousse aurait pu tomber sur cette Miséricorde qui terrifiait les uns et fascinait les autres. Ou sur un des Nahash sans le reconnaître, puisqu'elle n'en connaissait qu'un seul, celui qui rôdait au Foyer. Une chance donc, que ce soit un être humain normal avec des réactions normales -ou pas- et des pensées normales qui soit passé par là. Même s'il aurait bien souhaité rebrousser chemin dans la minute.
Bon allez, jetons-nous à l'eau une seconde fois.

« ...Vous auriez une serviette ? »

Bien sûr, il allait la sortir de sa poche, 90cm sur 70, tout droit venue des séchoirs de la fermette ! Question irréfléchie. Quoique, même un mouchoir, de quoi essuyer son visage humide, lui suffisait. La jeune fille saisit ses cheveux et les essora derrière sa tête, formant une légère pluie qui goutta au sol derrière elle. Son mal de tête s'était apaisé, comme si ce bain improvisé lui avait rafraîchi les idées. Elle n'y voyait pas plus clair dans ses nouveaux souvenirs mais elle aurait le temps de se pencher dessus à un autre moment. Pour l'instant, elle avait l'occasion de s'en créer d'autres.

« Je suis navrée, je ne vous ai jamais parlé et je vous embête déjà... »

Lachlan
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MessageSujet: Re: .Une étincelle et puis la pluie. [Lachlan & quelqu'un ?] Mar 28 Aoû - 10:46

Lachlan était toujours planté comme un poteau en plein milieu du chemin. Se ressaisir. Tout de suite se ressaisir. L'esprit du garçon semblait anesthésié. Il ne cherchait même plus à attendre l'arrivée salutaire d'une autre personne. La fille avait secoué la tête, apparemment elle allait bien : pas de raison de s'en faire ! Il dut se faire violence pour ne pas céder à son envie de s'en aller tout de suite, sous prétexte qu'apparemment on avait pas besoin de lui.
« Est-ce que... Vous auriez une serviette ?»
Hum ? Quoi ? Ah, on lui posait une question. Et il était trop dans les vapes pour se rendre compte de l'absurdité de celle-ci. "Non je ..." Elle avait touché ses cheveux, ce qui provoqua un arrêt brusque dans sa tentative de phrase. Il eut aussi un mouvement de recul, comme un animal effarouché. Allez, Lach', il faut se reprendre ! Continues de parler ! Il réussit tant bien que mal à balbutier un : "... Je n'en ai pas, désolé". Il avait bien vu des serviettes sur des fils à linge devant les maisons avant d'arriver ici, mais il n'était pas sûr qu'aller en prendre une serait la bonne solution, il n'allait pas voler chez les gens - quoique ça serait l'excuse qu'il lui fallait pour fausser compagnie à la demoiselle.

Aller ressaisis toi, vas y. Tu vas pas passer pour un idiot ! Non, tu as déjà l'air d'un idiot, alors tentes de te rattraper ! Il n'eut pas le temps de tergiverser d'avantage, voila qu'elle recommençait à lui parler. Il devait faire un effort pour écouter et comprendre ce qu'elle disait. Il se sentait vraiment pathétique.
« Je suis navrée, je ne vous ai jamais parlé et je vous embête déjà... »

Plusieurs choses ennuyaient le garçon dans cette phrase. D'abord, le vouvoiement, il n'avait pas l'habitude. Surtout que ce soit une fille qui le vouvoie. Les jeunes ont plutôt l'habitude de se tutoyer entre eux, non ? Et puis même, que pouvait il répondre à cela ? Son malaise grandissait. "Euh non non, vous ... ne ... m'embêtez pas... enfin ..." Presque automatiquement, il avait repris la formule de politesse.
Non non non, ce n'était pas comme ça qu'il fallait réagir ! Que faire alors ? Comment aurait fait Elloy, tien ? Son bon copain savait y faire avec les demoiselles. Il commença alors à s'intéresser à la jeune fille : Elle était rousse, oui, mais elle avait aussi d'autres traits physiques ! Il essaya tant bien que mal d'occulter ce détail, sans parvenir à mieux se concentrer. Est-ce qu'il l'avait déjà vue ? Espérance était un microcosme, il ne devait pas être très difficile de faire le tour de toutes ses têtes. Enfin, en deux mois, il n'avait peut être même pas croisé tous les protagonistes du foyer alors ...

"Tu ... Vous voulez ma veste ?" Il avait prit son courage à deux mains, et réussit à poser cette question presque sans bafouiller. C'était déjà une petite victoire ! Cela semblait adapté à la situation et plutôt logique : mouillée, elle risquait de prendre vite froid, alors que lui n'avait pas tellement besoin de ce vêtement. C'était l'été après tout. Et puis, hum, la suite logique serait qu'il la raccompagne chez elle pour qu'elle puisse s'y sécher et s'y changer tranquillement, tandis que lui retournerait vaquer à ses occupations à la fermette comme si il ne s'était rien passé. En plus, il serait bientôt l'heure du repas. Voila, c'était un bon programme, il y trouvait de quoi s'apaiser.
Le seul hic était que ce programme impliquait de faire un bout de chemin plus ou moins long au coté d'une personne qui le rendait extrêmement mal à l'aise, risquant à tout moment de lui provoquer une remontée de souvenirs désagréables. La question "Vous habitez dans le coin ?" franchit d'elle même les lèvres du blondinet, un autre automatisme pour se rassurer. Il ne se rendit compte qu'après que, sans le raisonnement de pensée qui allait avec, on pouvait se demander pourquoi il demandait cela si soudainement. Peut être que la fille prendrait ça pour une tentative de rapprochement ? Oups. Lach', tu n'es vraiment qu'un sombre crétin.
Résine
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MessageSujet: Re: .Une étincelle et puis la pluie. [Lachlan & quelqu'un ?] Mar 28 Aoû - 16:28

« Il est doux de pleurer, il est doux de sourire
Au souvenir des maux qu’on pourrait oublier.
»
A. de Musset.
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C'est qu'il était très étrange, ce garçon, à s'affoler comme cela. Pas que Résine soit très à l'aise non plus, mais elle parvenait toutefois à canaliser ses propres appréhensions. Parler avec un garçon dans une situation basique ne lui faisait ni chaud ni froid, alors même si en cet instant la situation était un peu tendue, elle se calmait très vite. En revanche, la rouquine scrutait la silhouette qui lui faisait face avec une légère méfiance, comme si elle s'attendait d'un coup à le voir détaler ou lui sauter à la gorge pour mettre fin à ses angoisses de grand blond.
Pas de serviette ? Tant pis. Finalement, ce n'était ni urgent, ni grave, parce qu'en cette fin d'été et en ce milieu de journée, l'air était chaud en dépit d'un léger vent. Au pire, elle attraperait un rhume de rien du tout, serait guérie en deux jours et oublierait cette mésaventure aquatique bien vite.

« Euh non non, vous ... ne ... m'embêtez pas... enfin ... »

Enfin... si ? Vraiment, quelque chose n'allait pas chez cet homme. Résine ne se sentait pas l'âme d'un Sherlock afin de découvrir ce qui se tramait dans cet esprit incongru, et pourtant elle constatait que la curiosité commençait à lui piquer le bout de la cervelle. Elle s'était habituée à observer -plus qu'à rencontrer, certes- des garçons sûrs d'eux ou, du moins, suffisamment confiant pour tenir une discussion sans bafouiller. À tel point que d'ordinaire, c'était Résine qui se sentait idiote de ne savoir que dire ou comment réagir. L'inversion des postures lui faisait tout drôle.
Il lui proposa sa veste, elle ne retint que la rapide hésitation entre le tu et le vous. Ah, elle aurait bien voulu le rassurer, lui demander de la tutoyer si cela pouvait le détendre un petit peu. Il est vrai qu'elle ne réfléchissait pas trop à ces considérations-là ; au commencement d'une rencontre, le vouvoiement s'imposait de lui-même avant qu'elle ne décide -ou ne soit contrainte- au tutoiement. C'était une marque de politesse, après tout. Étaient-ce ses parents qui lui avaient enseigné cette règle ? Ses nouveaux souvenirs de la veille n'indiquaient aucune marque d'éducation, mais à y voir l'allure des géniteurs, ils auraient très bien pu lui inculquer ces conventions de langage.
Au fait, le garçon ne lui avait-il pas proposé son vêtement ?

« Oh non, non, je vais vous la salir ! » lâcha-t-elle confusément au sortir de sa rêverie.

La mouiller, la salir, c'était du pareil au même pour la rousse. De toute manière, tout ce qu'elle touchait était potentiellement souillé. Et puisque ce jeune homme peinait à s'exprimer, elle n'allait pas lui donner une pression supplémentaire en s'approchant de lui, en le touchant, en portant ses habits, même ! Le pauvre, il risquait de ne plus vouloir les mettre après cette aventure. Eh mais... C'était ça, le pourquoi du comment. Il n'osait pas s'approcher parce qu'elle était sale ! Comment avait-elle pu oublier cette évidence ? Le tour dans la fontaine n'avait pas amélioré les choses, et maintenant qu'elle se retrouvait face à quelqu'un, celui-ci espérait ne pas être contaminé par la saleté qu'elle transportait en elle. Cette pensée l'attrista et elle s'en étonna car jamais encore elle n'avait considéré sa crasse comme quelque chose de négatif. Jusqu'à présent, elle avait été une protection invisible contre le monde extérieur, les autres gens, le danger des relations. Pour la première fois, cette barrière devenait un obstacle et non plus un rempart contre le vil inconnu.
Résine s'apprêtait à s'éloigner en silence, dépitée, lorsqu'une interrogation la retint à sa place.

« Vous habitez dans le coin ? »

Hum... Excellente question. Cette devinette lui fit zapper ses réflexions au profit d'un questionnement plus gênant. Où était-elle ? La gamine tourna sur elle-même, avisant les façades des maisons qui encerclaient la place centrale. Où diable avait bien pu se cacher le Foyer ? La ruelle avec les pots de fleurs, c'était bien là son chemin d'arrivée ? Mais il y avait des pots de fleurs partout, et tous les pavés se ressemblaient. Oups. Problème. Surtout, ne pas céder à son tour à la panique, sans quoi il y aurait deux imbéciles à stresser chacun de leur côté au beau milieu d'un carrefour. Elle devait réfléchir. Ce n'était pas son point fort. Il y avait des volets bleus à son arrivée. À moins qu'ils n'aient été verts. Mince. La rouquine fit ainsi plusieurs tours sur elle-même, de plus en plus gênée de la situation, quand soudain elle se stoppa net et fit un grand pas vers son interlocuteur.

« Le Foyer ! qu'elle lança comme si c'était son dernier souffle. C'est là-bas que je vis mais... Je ne reconnais plus. Je suis perdue... »

Elle ne faisait pas ses dix-sept ans avec sa mine déconfite d'enfant égarée, entre apeurement et consternation de sa propre bêtise. Mais elle s'en fichait bien sur le moment.
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MessageSujet: Re: .Une étincelle et puis la pluie. [Lachlan & quelqu'un ?] Jeu 30 Aoû - 21:22

Lachlan avait presque commencé à enlever sa veste, en bon gentleman qu'il était, quand il entendit le « Oh non, non, je vais vous la salir ! » de la rouquine. Il se rhabilla donc, avec cette habituelle sensation d'avoir eu l'air idiot.
La salir ? Quelle drôle d'idée ! La réaction semblait enfantine, et plus encore la réplique suivante de la jeune interlocutrice : « Le Foyer ! C'est là-bas que je vis mais... Je ne reconnais plus. Je suis perdue.. »
En fait elle n'était pas si effrayante que ça, cette jeune fille ! A l'heure actuelle elle ressemblait plus à ... un enfant ? Il faut préciser que le grand blond n'était pas forcément plus a l'aise avec les jeunes bambins qu'avec les demoiselles, mais c'était pour des raisons bien différentes.

Bon la première chose à faire était surement de la calmer. Lui aussi était un habitant du foyer, il pouvait aisément lui indiquer le chemin, et, comme prévu initialement dans son esprit, la raccompagner ... même si ça ne l'enchantait pas vraiment de devoir prolonger cette entrevue. Après tout, la panique soudaine de la fille ne lui faisait pas oublier la sienne. Surtout, rester calme. Elle habite au même endroit que toi et alors, est-ce que ça en fait une menace ? Non, ça ne fait juste une voisine.
Sans pour autant connaitre le coin comme sa poche, Lachlan y avait tout de même acquis quelques repères, et où menaient les rues principales autour de la place en faisaient partie. La-bas, avec la porte bleue, c'était un cul de sac, par exemple. Il en avait fait amèrement la découverte pendant sa première mission en ville. Les deux chemins d'à coté menaient à l'école et son internat, par un réseaux de rues entremêlées. En fait le parc et le foyer, c'était plutôt de l'autre coté, dans le dos de la rousse. Ce n'était pas très compliqué.

Il soupçonna un instant la jeune fille de faire exprès de jouer les perdues, mais non, quel intérêt aurait elle a faire ça ? Ce serait spécialement pour le voir être de plus en plus mal à l'aise ? Une personne comme celle qu'il avait en face de lui en serait elle capable ? Après tout, elle était bien ... Rousse. Il secoua la tête, pourquoi la jugeait il sur ce simple détail ? Il avait l'impression de toucher à ses souvenirs sans pouvoir les attraper. C'était rageant. Et quelque chose lui disait que ces mêmes souvenirs pourraient l'aider à comprendre pourquoi il agissait comme ça.

Ce n'était pas tout mais il fallait bien lui répondre, tacher au moins de la rassurer, ne pas rester le bras ballant à la regarder, comme il faisait depuis quelques minutes. Il tenta de s'approcher d'elle, mais il n'était peut être pas encore prêt pour ça. Il resta à une distante suffisante pour ne pas être proche au point de la toucher. Il chercha ses mots, et la manière de les placer afin d'être le plus aimable possible :
"J'y habite aussi en fait, ne t'inquiètes pas, je sais où c'est. Tu veux que je t'accompagne ? Parce que ... je dois rentrer aussi en fait ..." Le ton était encore un peu claudiquant, et il était revenu sans s'en rendre compte au "Tu" si pratique et si coutumier. Après tout, on tutoyait toujours les enfants, et actuellement Lachlan préférait considérer sa compagne d'infortune comme une enfant plutôt que comme une fille. Plus facile à gérer. Que rajouter à cela ? Hum, il finit par lui poser une question qui lui titillait un peu les lèvres : "Tu sais, ça ne me gène vraiment pas que tu prenes ma veste, pourquoi penses tu que tu va la salir ? Au contraire, l'eau a du te laver !" Ici le ton était à la plaisanterie, quoique il espérait ne pas être vexant. Pauvre Lachlan, il avait vraiment du mal à comprendre les filles ...
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MessageSujet: Re: .Une étincelle et puis la pluie. [Lachlan & quelqu'un ?] Ven 31 Aoû - 10:16

« Il faut bien avouer – nous que trempe l’averse,
Qu’entraîne la débâcle, ou qu’un glaçon renverse
»
L.-H. Fréchette.
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N'importe qui ayant vu la scène depuis ses débuts aurait déjà usé tout son rire à suivre les cafouillages de ces deux adolescents. Résine elle-même s'avouait que leur air pataud l'aurait amusée si elle n'en avait pas été le sujet. Allez, un peu de nerf. Elle ne devait pas se laisser aller la confusion totale, sans quoi même le plus bienveillant des villageois passerait son chemin. Toutefois, la rousse ignorait complètement les gestes à faire pour paraître confiante ou, tout au moins, indifférente à l'état des choses. C'était ainsi ; la révélation de sa maladresse l'embarrassait toujours. Pas que ce soient les moqueries qui créaient ce trouble rubescent, mais la seule pensée de s'être faite remarquer en était l'origine. Elle se voulait la plus discrète possible, les regards appuyés l'intimidant trop pour qu'elle les supporte longtemps. En revanche, les tendances s'inversaient lorsqu'elle sentait que son vis-à-vis n'était pas du genre à chercher le contact. Son caractère observateur reprenait alors le dessus, et la gamine récupérait tout ce qui pouvait filtrer de la personne étudiée. Ici, ce n'était pas le cas à cause de son propre embrouillement. Elle n'était pas en mesure de se concentrer sur ce nez un tantinet retroussé ou cette oreille droite un peu décollée, détails qui ne lui auraient pas échappé en d'autres circonstances.

« J'y habite aussi en fait, ne t'inquiète pas, je sais où c'est. Tu veux que je t'accompagne ? Parce que... je dois rentrer aussi en fait... »

En fait, cette réplique eut le don de calmer Résine. Sauvée. Elle allait pouvoir rentrer et se remettre aux champs. Elle pourrait disparaître entre les pousses de maïs et se faire oublier le temps qu'elle-même oublie cette mésaventure de la fontaine. Ses cheveux mouillés ne la dérangeaient presque plus. Elle acquiesça en le fixant droit dans les yeux, s'apprêtant d'ailleurs à faire un pas de plus vers le jeune garçon. Il ne restait qu'à le suivre jusqu'au Foyer, tout était réglé, hip hip hourra, sauf qu'il eut la mauvaise idée de faire de l'humour.

« Tu sais, ça ne me gène vraiment pas que tu prennes ma veste, pourquoi penses tu que tu vas la salir ? Au contraire, l'eau a dû te laver ! »

Bim. La rouquine se stoppa dans son élan. Et gratifia le blondinet d'un regard aussi noir que le goudron. Non, l'eau ne la lavait pas. Rien ne pouvait la nettoyer, pas même le Cillit Bang mélangé aux lingettes Décolor Stop sur fond de javel non diluée. À ce jour, elle ne connaissait aucun remède à ce sentiment de saleté que les villageois semblaient nommer "Entrave" de façon générique. C'était comme ça, la crasse était là et faire une plaisanterie à son sujet ne faisait nullement sourire Résine. Il ne comprenait pas, ne pouvait pas comprendre. Lui ne se sentait pas repoussant, quand bien même il fleurait bon le savon pomme verte. Non, il ne pouvait pas savoir, et cette réalité apaisa la jeune fille. Si elle réagissait mal, avec trop d'excès, elle n'en demeurait pas moins indulgente envers l'ignorance. Comment pouvait-elle lui en vouloir s'il méconnaissait les tenants et les aboutissants de la condition dans laquelle elle se trouvait ? Ses iris reprirent leur couleur ordinaire, ce mélange étrange de gris et de vert. Son front se défronça. Tout son corps eut un soupir. C'était stupide de s'emporter et elle ne le ferait pas.

« C'est comme ça... Quelqu'un me l'a dit, avant. Il ne faut pas me toucher, je risque de vous communiquer de mauvaises choses. »

Dans le genre sorcière, on faisait difficilement mieux. À bien y réfléchir, c'était un peu ce qu'elle était ; affublé d'un sort maléfique qui avait germé au fond d'elle, elle se trouvait condamnée à fuir les populations afin de ne pas les contaminer. En gros. Mais une gentille sorcière alors, soucieuse du bien-être de la populace. Reste qu'elle ignorait toujours la manière de contrecarrer la malédiction -et ne la cherchait pas beaucoup non plus. Au passage, ces mauvaises choses, elle ne savait pas non plus de quoi il s'agissait.

« Gardez-la, vraiment, vous êtes gentil. Vous ne méritez pas cela. »

Résine esquissa un sourire qui se voulait rassurant -et peut-être un peu idiot. Elle le sentait suffisamment perturbé pour ne pas en rajouter une couche à coup de prophéties bizarres et de sortilèges inconnus au bataillon. Et comme elle n'était pas douée pour tranquilliser les gens, elle opta pour la courbe des lèvres. Facile et efficace, en théorie.

« Est-ce que vous acceptez toujours de me ramener... Heu... Lachlan ? »

Au cas où il avait changé d'avis entre temps, ayant pris peur de ces histoires mystiques aux accents criminels... À quoi se rajoutait un prénom qu'il ne lui avait pas encore donné de son propre chef. Après une sorcière, voilà que Résine allait passer pour une voyante. Le loup-garou se faisait attendre...
Lachlan
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MessageSujet: Re: .Une étincelle et puis la pluie. [Lachlan & quelqu'un ?] Sam 1 Sep - 21:29

La jeune fille avait changé d'expression, elle s'était même presque rapprochée de Lachlan, surement rassurée par ses paroles. Mais lui, cette proximité, ça ne le rassurait pas du tout. Pas qu'il préférait la voir triste, ce n'était pas non plus le cas, mais un trop plein d'émotion - positive comme négative - de la part de la demoiselle lui déclenchait une sensation de panique. Que faire ? Cette question revenait sans cesse. Que faire quand une fille pleure ? Quand elle te saute dessus dans un élan de joie ? C'est pas comme un pote auquel une tape dans le dos suffit à tout. C'est difficile de savoir comment se comporter avec les filles. Faire confiance aux fille, ça peut faire mal. Ces réminiscences du passé, comme des mises en garde, l'obsédaient.
Et cette sensation de panique fut plus diffuse encore quand, à la suite de la question du jeune homme, elle s'arrêta et lui lança un regard noir. Il y eu un flottement de quelques secondes, durant lesquelles il n'osait parler. Qu'a - t - elle ? Ai-je dis quelque chose de mal ? Puis son visage se radoucit, comme si ce moment n'avait été qu'une "pause", hors du temps. Elle lui répondit d'une voix a peine un peu plus froide que celle qu'elle arborait d'habitude, une voix d'ailleurs dont l'origine de l'accent était inconnue à Lachlan.
« C'est comme ça... Quelqu'un me l'a dit, avant. Il ne faut pas me toucher, je risque de vous communiquer de mauvaises choses. Gardez-la, vraiment, vous êtes gentil. Vous ne méritez pas cela. »

Cette réponse posait plus de questions encore. Le blondinet hésita, il risquait d'enfoncer le clou si il se renseignait d'avantage. Pourtant cette jeune fille était bien étrange, que pensait elle lui "communiquer" ? Qu'est ce qu'il "ne méritait pas" ? Mais le regard sombre qu'elle lui avait jeté était un frein suffisant à sa curiosité. Et puis, si elle lui faisait une crise, il ne saurait comment réagir. Bon, tant pis, la meilleure chose a faire serait surement d'agir comme si de rien n'était. Voila, essayer de reprendre le même état d'esprit d'avant cette "révélation".

« Est-ce que vous acceptez toujours de me ramener... Heu... Lachlan ? »
Tiens, elle connaissait son nom ? Où l'avait elle entendu ? Cela le déstabilisa un peu. Comment elle connaissait son nom ? Sa réputation l'aurait elle dépassée ? Et, surtout, sous quelle désignation avait elle entendu parler de lui ?
Ce petit détail était pour lui bien plus important que le sens de sa question. Oui, bien sur qu'il allait la raccompagner. Il n'allait pas la laisser en plan ici, alors qu'elle était perdue, sous le seul prétexte qu'elle l'avait effrayé avec ses étranges élucubrations. Il avait un minimum de principes. "Bien sur, bien sur ..." Il tourna la tête, par réflexe, dans la direction a prendre, les yeux un peu dans le vague. Puis il se redressa, fit un pas, et se retourna vers la jeune fille : "Vous venez ? Ce n'est pas très loin" Si ils gardait cette distance entre eux deux, tout devrait bien se passer.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: .Une étincelle et puis la pluie. [Lachlan & quelqu'un ?] Aujourd'hui à 7:40


.Une étincelle et puis la pluie. [Lachlan & quelqu'un ?]

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