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Глубина океана. (La profondeur de l'océan) - PV Biga.

Acedia
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MessageSujet: Глубина океана. (La profondeur de l'océan) - PV Biga. Lun 16 Juil - 22:30


Sourire. Chaleur. Cette énorme boule de lumière éclairait magnifiquement la
plage, le sable fin… Et ce vent, tellement doux qui venait caresser des joues d’Acedia
qui prenaient doucement des couleurs de porcelaine sortie d’usine… Se délectant d’un
roman dérobé subtilement à la bibliothèque, la jeune fille avait trouvé la force de
marcher jusqu’à cette plage de sable blanc qui s’offrait à elle. Personne en vue. Il devait
être 14 heures. Tout le monde était en cours. Ou au travail. Mais pas elle. La chaleur
engourdissait doucement son corps, un bâillement lui parvint alors. Ses yeux étaient
lourds, mis clos, comme toujours. Soupir. Le vent salé venait lui caresser les cuisses,
son short déchiré se faisant assez court pour être caché par son t-shirt corail, trop
grand. Soupir. Elle ferma les yeux, son coude se posant sur ses genoux, ses doigts
venant s’abriter dans ses cheveux, relevant ceux qui gênait ses yeux. Des cris d’enfants
résonnaient au loin. Des petits garçons courraient sur la plage. Polissons. Eux aussi,
séchaient les cours. Qu’est ce qu’elle pouvait avoir déjà, le jeudi, comme cours ? Cela
faisait tellement longtemps qu’elle ne s’était pas rendue à ces cours, que pour elle,
tomber dans la bonne salle relevait du hasard. Ou de la malchance. Une petite grimace
vint alors aux lèvres de la jeune fille, se souvenant de la surprise qu’elle eu quand elle
croisa son professeur par hasard dans les couloirs alors qu’elle cherchait seulement un
endroit calme. Alors, pour ne plus revivre cela, cette expérience aussi embarrassante
qu’énervante, le plus souvent, elle attendait que le jour se passe, à la bibliothèque,
profitant de l’obscurité pour piquer un somme. Encore un soupir. Elle reposa ses yeux sur
son roman, attendant patiemment sur ces genoux. Ce tendre ami. Cette fenêtre sur un
monde qui n’existait pas. Ou sur le passé. Ce qu’elle aurait souhaité rejoindre avec tant
de désespoir. « Piège pour Cendrillon ». Un roman qu’elle n’avait jamais lu, et qui pourtant
l’attirait étrangement. Peut être le titre qui lui rappelait en secret sa situation. Peut être.
Puis, comme prise d’un vide immense, d’un désintéressement profond pour l’œuvre qui,
quelques instant plutôt l’avait pourtant tellement captivé, la jeune fille fixa l’infini qui
s’offrait devant ses yeux. La course de l’eau, ses formes rondes et ondulantes, brillant
sous la lumière de l’astre du jour… Magnifique. Une danse envoutante. Les courbes d’une
femme se dessinant doucement, pour se défaire, se recréé ensuite. La nature est si belle…
Pourtant, aucune passion n’apparaissait sur le visage de la jeune femme. Soupir. Comme
blasée. Pourquoi jamais, aucune joie ne parvenait à son visage de poupée ? Qu’importe.
Elle se lasse de tout. Ou plutôt, plus rien ne la passionne. Mis à part la féminité contenue
dans les petites choses. Mais ça aussi, ça commence à s’effacer… Comme les couleurs sur
ces joues, déjà si pales. Et l’éclat dans ses yeux, déjà si faible à son arrivée. Seules
quelques personnes rallumaient doucement une flamme dans son esprit… Comme Blanche…
Blanche… Juste le fait de chuchoter son prénom était délectable. Même son prénom
paraissait si… Envoutant… Elle ferait toutes les folies pour un geste, un sourire de sa
part.Elle ferme les yeux, se perd au fil de la musique qui résonne dans son esprit vide
de conviction. Inspire. Expire. Inspire. Expire. Le souffle se coupe. Des bras viennent
s’enrouler autours de son cou, se poser sur ses épaules, une tête se posant sur la sienne.
De longs cheveux lui caressent le visage, dans une étreinte douce et tendre. La petite
poupée blasée ouvre doucement les yeux, comme pour ne pas briser la douceur de l’instant.
Mais la petite voix virevoltant jusqu’à son oreille, cette petite voix faibles aux doux
accents bulgare ne pouvait pas la tromper. « Tu sèches les cours toi aussi, Biga ? »
Chuchotât Acedia de sa voix parsemée des accents de sa propre langue natale,
arrondissant les sonorités agressives et rude, pouvant même adoucir l’expression que
la jeune femme portait sur le visage, pouvant faire penser à un sentiment de rejet. Mais
pas le moins du monde. Cette jeune fille qui la fixait dans les yeux, ces cheveux noirs
virevoltant aux vents n’était pas indésirables à Acedia. C’était même le contraire. C’était
elle qui l’avait découverte. Perdue, cherchant, désorientée. Elle l’avait juste regardée.
Aucuns mots. Juste une petit geste de la main, et elle l’avait conduite à des gens
susceptibles de l’aider, elle lui avait montré où loger, où manger… C’était peut être son
air de chaton perdu qui avait attendrie la paresseuse. Ou peut être ces grands yeux,
ces cheveux de jais… Elle avait des petits airs de poupée, bien coiffée… Et tellement
féminine. Acedia l’avait prise sous son aile, elle l’écoutait, sans dire un mot, ces
problèmes, ces joies, ces larmes. Elle avait le rôle de soutient et d’oreille. Jamais
elle ne la jugeait. Parce qu’au fond, elles se ressemblaient. Puis… Elle développait
un sentiment au fond d’elle.

Cette chose qu’on appelle la tendresse.
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MessageSujet: Re: Глубина океана. (La profondeur de l'océan) - PV Biga. Mar 17 Juil - 17:45

« Le soleil est haut, le soleil est beau. Les cours, au secours »

    Je me levais comme tous les matins, de bonne heure, n'aimant pas flâner dans mon lit, ou plutôt glander dedans, on pourrait me dire que je suis feignasse ou autre alors non. Je faisais mon lit, en tirant soigneusement les draps pour éviter les plis désagréables et énervants, pour finalement aller faire ma toilette, prenant soin de ne pas prendre trop de temps. Je détachais mes cheveux, ça faisait fille et féminin, comme se devait d'être les jeunes nanas de mon âge, ou les jeunes filles tout court. Je pris une robe, pas trop longue, mais trop courte non plus. Une robe rose pâle, avec une ceinture blanche en ruban de soie noué derrière ma taille. Pour le coup, je faisais vraiment « fifille ».

    J'entrepris alors d'aller jeter un coup d'oeil à l'internat pour voir les cours donnés, et surtout pour voir s'il y avait du monde, parce que malgré tout, j'étais jeune, et il me fallait un minimum d'éducation. Seulement voilà, il y avait beaucoup trop de monde pour que j'ose y mettre les pieds. Pour une autre fois pensais-je. Il me fallait alors trouver une occupation assez distrayante pour passer la journée. Et cette occupation était en fait toute trouvée : me balader à travers ma petite bulle enchantée, et marcher à travers les papillons.

    Je marchai donc, à travers les rues, sans prêter attention à ce qui m'entourait, puisque tout avait prit les couleurs de mon monde imaginaire. J'étais bien, à flâner autour de tout et de rien. En plus, les rues n'étaient pas bondées, elles étaient plutôt calme et les gens étaient trop occupé à faire leur affaire. J'atterri au bout de quelques temps dans du sable. Je baissai mes yeux puis les relevai, constatant que j'étais sur la plage. Pourquoi pas. Après tout, il faisait beau et chaud, et le sable doucement balayé par le vent n'était pas si désagréable. Le sentir caresser ses jambes avait du bon selon moi. Alors je continuai mon bout de chemin avant de reconnaître une silhouette bien familière, une que j'aimais tout particulièrement. Elle était tout ce dont j'avais besoin pour être heureuse, et me sentir vraiment bien. Acedia. Même son nom me plaisait.


    J'avançai un peu plus vite vers elle et passai mes bras autour de son cou, la serrant un peu contre moi. Contente. Au final, les belles journées comme celles là, il n'en existait pas beaucoup, et c'était pour ça que je voulais autant en profiter.

    « Tu sèches les cours toi aussi, Biga ? »

    Je secouais doucement la tête et m'assis à côtés d'elle, prenant déjà sa jolie main entre les miennes.

    « Je fuis les gens qui y sont, je voulais y aller mais...mais y'avait beaucoup trop de monde ! Et puis, je regrette pas, je t'ai trouvée... » dis-je en lui souriant, telle une petite fille, fière d'avoir trouvé ce qu'elle avait voulu.
Acedia
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MessageSujet: Re: Глубина океана. (La profondeur de l'océan) - PV Biga. Mar 17 Juil - 18:58


Toujours cette petite voix qui s’élevait dans les airs, comme une douce mélodie. La jeune fille
s’assit d’un petit bond à ses côtés. Elle secouait doucement la tête pour acquiescer, sa petite
robe, ses rubans virevoltant doucement au gré du vent. Biga pris alors sa main, lui adressant un
joli sourire de « Je t’ai trouvé. », ses petites mains fines agrippant tendrement celle d’Acedia.
La mélodie de sa voix continuait doucement, expliquant les raisons de sa présence si délectable:

« Je fuis les gens qui y sont, je voulais y aller mais...mais y'avait beaucoup trop de monde !
Et puis, je regrette pas, je t'ai trouvée...
»

La jeune fille ne répondit pas. Il n’en était pas nécessaire, il n’y avait rien à dire. Ces yeux
lourds, les paupières reposant de moitié sur ces yeux azurs pouvaient abriter tous les mots du
monde que ces lèvres ne disaient pas. Elle avait ce dont pour faire comprendre des choses aux
gens. Mais jamais elle n’avait eu besoin de s’expliquer. Acedia posa alors ce regard emplit d’une
certaine tendresse dans ceux de la petite poupée qui se présentait à elle. Elle avait vraiment
l’air d’une de ces poupées, vous savez, ces petites poupées de porcelaine au teint parfait, ces
petites filles si jolies, si féminines… Perfection. Elle avait une certaine perfection que Acedia
affectionnait tant, mais qui n’égalait pas celle de sa tendre Blanche. Mais qu’importe, ces
sentiments n’étaient pas comparable. Cette jeune bulgare était comme une petite sœur, qui se
confiait à elle en silence, en un regard, en quelques murmures. Elle avait vu, quelques fois, de
petites larmes rouler sur ces joues. Sans rien dire, elle avait su calmer la peut en son cœur.
Cette phobie des autres, elle l’avait vu à l’œuvre. Le regard des autres, glissant sur sa peau,
la hantant, la déchirant. Alors elle ne jugeait pas ces gestes. D’autant plus que la jeune fille
partageait cette passion pour l’école buissonnière. Encore une chose qui rapprocha la jeune
fille de son ainée. Et ce tendre sourire, étirant gracieusement les petites lèvres rosées de
cette petite poupée… Mais Acedia n’arrivait pas à sourire depuis son arrivée. Son regard
souriait pour elle en secret, aucunes véritables émotions ne pouvant percer son masque blasé
qu’elle portait constamment. Mais, pour ce tendre sourire, cette paresseuse souhaitait
pourtant faires quelques efforts. Une grimace vint alors déformer lentement ces lèvres fines
et pâles, découvrant peut à peut ces petites dents blanches et droites. Un sourire forcé.
Un de ces sourires qui disait « Je ne peut vraiment sourire, mais pour toi, je ferais
un effort.
». Une preuve de son attachement, peut être futile et sans valeur,
mais par ce sourire douloureusement posé sur ses joues, Acedia prouvait à la jeune fille qu’elle
pouvait compter sur elle, et qu’elle aussi, était heureuse d’avoir trouvé un trésor, et qui plus
est, sans avoir bougé de sa place pendant des heures. Et le vent faisait doucement décoller les
cheveux de jais, ces fils de soie noirs, balayant le mistral en une danse subtile et légère.
Un joli spectacle qui venait sublimer la course de l’eau, les vagues s’écrasant sur le sable.
La jolie boule d lumière chauffant tendrement les joues des jeunes filles, Acedia écoutait,
le regard plongé dans les profondeurs de la mer, sa tête posée sur ses genoux, changeant
quelques fois de position pour observer Biga, sa min toujours dans la sienne. Elle écoutait cette
petite voix de la jeune bulgare qui venait ravir son oreille de quelques histoires de son cru. Puis
cette petite musique, venant se perdre jusqu’à la plage, comme pour souligner la joie des deux
jeune filles de s’être trouvées comme par hasard. Du piano. Acedia ferma les yeux,
toujours à l’écoute, le visage neutre, pourtant pris d’une certaine douceur que seul ceux qui la
connaissaient un tant sois peu pouvait se permettre de remarquer, la musique, la douce voix de
la poupée et pour finir, la mélodie des vagues, la chaleur engourdissant son corps...

Une bonne journée pour ne rien faire.

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MessageSujet: Re: Глубина океана. (La profondeur de l'océan) - PV Biga. Mer 18 Juil - 22:52

« Son sourire était encore meilleur que toute la beauté du monde »

    Je lui racontais un peu ma vie, ou plutôt mes ressentis, parce que la vie que je menais n'était pas franchement tumultueuse. A bien y réfléchir, c'était la seule à qui je parlais vraiment. A qui je parlais tout court, presque. Et c'était agréable. J'aimais bien ne pas avoir à me méfier des gens. Avec Acedia j'étais moi. Dans tous mes états et je l'aimais d'autant plus pour ça.

    Quand elle posa sa tête sur mes genoux, je ne pus m'empêcher de passer à travers ses courts cheveux, mes doigts blancs et fins. Je pouvais bien me vanter de la couleur de ma peau...Une peau douce même. Enfin, comme si les gens regardaient ça... Je passai ma main dans son cou, lui faisant quelques chatouilles. Peut-être reverrai-je ce sourire, bien que maladroit apparaître de nouveau sur son visage statiquement doux. J'aimais bien aussi quand elle faisait des efforts, j'avais l'impression d'être spéciale et aimée. Ça me faisait du bien, vraiment. Je lui souris, attendrie en fait. Sur le coup, je n'ai pas hésité, et je lui ai embrassé le front avant de rougir et de lui demander pardon. Pardon d'avoir été trop..Entreprenante !


    « Pardon...Je voulais pas...Enfin si...Je.... »

    Je devins aussi rouge qu'un coquelicot en été. Je m'en voulais, j'avais encore gâché un moment, pensais-je. Même si je ne voulais juste qu'être tendre et douce avec elle...J'avais encore tout foutu par terre. Surtout que c'était la première fois que je m'autorisais à aller si près d'elle. C'était stupide de penser ça, hein ? Mais je pouvais pas m'en empêcher. Peut-être me repousserait-elle ? Peut-être n'aimait-elle pas les contactes physiques tout court ? Qu'en savais-je au fond ?

    Alors je redressai, enlevant délicatement sa tête de mes genoux.
    « Je ne vais pas perturber ton repos plus longtemps hein...Je suis désolée Ace. ...Acedia »

    Un baiser n'était rien, mais montrer ses sentiments en public, en fait, j'avais du mal. Et puis il y avait le rire, bien qu'innocent des jeunes enfants qui résonnaient à mes oreilles comme des moqueries. Je psychotais, encore et toujours. Désolée d'être en boulet, aurais-je dû dire, non ?
Acedia
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MessageSujet: Re: Глубина океана. (La profondeur de l'océan) - PV Biga. Jeu 19 Juil - 16:42


La petite voix résonnait dans ces oreilles qui se délectaient de ses mots, ses yeux voyaient les
fragments de sa vie qu’elle n’avait pas pu observer. Elle écoutait patiemment, une main sur son
livre maintenant fermé, l’autre toujours dans celles de la petite Biga. Sa petite Biga. Acedia se
contentait de son rôle de grande sœur, de protectrice. Elle aurait protégé cette petite fleur
fragile. Après tout, tout le monde à besoin de quelque chose à protéger. Acedia essayait de
faire des efforts pour rendre à cette petite l’attention qu’elle lui portait. Pour ne pas qu’elle
parte. Elle aimait sa compagnie. L’accent dans sa voix. La douceur avec laquelle elle arrivait,
sans pour autant devenir désagréable. Elle lui ressemblait dans sa manière d’être, à l’écart des
autres, transparente. Mais pas pour tout le monde, pas pour Acedia. Son sourire disparu
doucement, de la même manière qu’il avait fleurit sur son visage. Le bleu de la mer se mêlant
aux billes azurées de la jeune femme, ses paupières lourdes, la jeune fille sentait en son corps
pris par la fatigue, un besoin de s’allonger. Un moyen de montrer alors, a la jeune fille qu’elle
pouvait rester avec elle, qu’elle lui portait une attention particulière, une tendresse qui ne
pouvait s’afficher sur son visage. Alors elle se pencha doucement, déposant en silence sa tête
sur les genoux de la petite bulgare qui l’observa avec un sourire radieux. Cela avait l’air de lui
plaire. Et cela ravit Acedia. Faire apparaitre un sourire sur ces pétales si fines, si jolies…
C’était un accomplissement pour elle, qui ne pouvait pas faire apparaitre si radieux, si féminin…
Les belles choses sont au féminin, pas vrais ? Soupir. Elle passait ses doigts blancs dans ces
cheveux trop courts, un geste tendre et magique qui pourrait donner le sourire à n’importe qui.
Mais pas à Acedia. Elle se délectait de ce geste, mais comme toujours, elle ne souriait pas
sincèrement. Mais la petite le savait, et si Acedia ne bougeait pas, c’est que cela ne la
dérangeait pas. La poupée blasée regardait l’horizon, songeuse, écoutait la vie de la jeune
bulgare qui continuait de parler de sa petite voix discrète, aux petits éclats joyeux. Elle
caressait doucement ces cheveux, balayés par le vent salé qui venait caresser les membres des
jeunes filles. Cette magnifique boule de lumière, brulant dans les cieux les berçaient de sa
douce et tendre chaleur, envoyant lentement la jeune Acedia dans les bras de Morphée, si
alléchants… Elle était au bord du sommeil. Mais elle sentit quelque chose sur son front. Une
douceur plus forte, bien plus douces que celle des bras de sa bien aimée, reine de ses rêves et
son sommeil. Elle releva alors les yeux vers Biga. Rouge. Honteuse. Se tenant ces lèvres,
pourtant si jolies. Elle bafouillait doucement, comme si le fait de déposer ces doux pétales
roses sur son front était un crime, que le monde allait aujourd’hui prendre fin par sa faute.
Son cœur se serrait, battait douloureusement. Pourquoi ? Acedia n’avait jamais reçut de
tendresse de cette sorte. Elle ne se souvenait pas de cela. Mais elle avait apprécié cette
soudaine hausse de douceur… « Pardon...Je voulais pas...Enfin si...Je.... » Elle bafouillait
doucement, tremblante, hésitante… Pourquoi ? Acedia aimait son contact, sa présence… Ses
petites manies aussi. Adorable. Mais elle était trop gênée, le petit coquelicot se relevait
doucement, sous le regard surpris d’Acedia qui ne comprenait pas pourquoi tant de gêne. Cette
dernière resta là, allongée sur le côté, en appuis sur un bras, a observer, le regard blasé la
jeune fille qui se levait. Elle tourna les talons, déclarant doucement de sa voix si discrète :
« Je ne vais pas perturber ton repos plus longtemps hein...Je suis désolée Ace. ...Acedia » A
ces mots, Acedia se releva lentement, attrapant au poigné la jeune fille qui se retourna
presque aussitôt. Elle la regarda. Ne disant absolument rien, mais elle lui parlait avec les yeux.
« Reste… » Lui disaient-ils. Elle la tira doucement vers elle, ces gestes d’une lenteur infinie,
reconnaissable entre milles, l’attirant contre elle, plaçant alors ses bras autours d’elle, contre
son dos, et sa tête sur le sommet de la sienne. Elle soupira doucement dans la chevelure de la
jeune fille, caressant d’une de ses longues mains, les cheveux de jais de Biga, qui tremblait
doucement contre son torse presque démuni de poitrine. Elle était bien plus grande qu’elle,
presque d’une tête, ce qui facilitait sa tache. Elle garda la jeune fille contre son cœur battant
trop lentement comparé à celui de la petite bulgare…

Elle voulait la garder contre elle, lui faire comprendre qu’elle comptait,
et qu’elle n’avait pas à s’en faire…
InvitéInvité
MessageSujet: Re: Глубина океана. (La profondeur de l'océan) - PV Biga. Ven 20 Juil - 18:23

« Reste... »

    J'allais partir mais ces yeux...Comment partir quand on vous dit ce qu'on avait toujours voulu entendre ? Je voulais être importante pour quelqu'un, vraiment, et jusqu'à présent je n'avais pas vraiment trouvé qui pourrait faire l'affaire, ou qui voudrait bien de moi surtout. Moi et mes sales manies peut-être trop excessives. Je savais que j'avais des problèmes en société et que cela m'empêchais de m'épanouir dans un environnement peuplé, mais voilà quoi. Je voulais vraiment être quelqu'un de spécial aux yeux de quelqu'un. Et ce quelqu'un, j'étais sûre de l'avoir trouvé.

    Je retournai vers elle, les yeux baignés de larmes de joies. J'en faisais encore trop, comme toujours mais pour une fois que ce n'était pas de la tristesse ou de la peur, je n'y prêtais pas attention. Je baissai ensuite mes yeux sur la main d'Acedia. Sa main sur mon poignet. Sa main douce et chaude sur mon poignet froid et mince. Doucement, mais agréablement, une chaleur emplit ma main, jusqu'aux doigts que je bougeai un peu, puis, cette chaleur remonta doucement dans mon bras pour se diffuser dans le reste de mon pauvre corps si peu solide. Je me laissai totalement faire. J'aimais bien, j'aimais peut-être trop ? Je n'eus pas le temps de me pencher trop sur la question, que déjà j'étais entraînée vers le sol. Mes genoux d'abord sentirent le contact du sable qui était pour une fois, tout doux, puis se fut autour de mes jambes entières, et le reste de mon tronc ; le visage étant fourré contre son cou. Je rougis, bien évidemment. Beaucoup même. J'étais embarrassée de cette position tellement peu commune, banale et quotidienne. Que devaient penser les gens autour ? Était-ce un simple câlin ? Ou plus ? J’espérais que ce n'était qu'une embrassade. Sinon peut-être que...qu'elle ?

    Je secouai la tête contre elle, m'en voulant encore de me poser des questions stupides sur le pourquoi du comment. Toujours à douter des autres, toujours à...être coincée. Je me mordais la lèvre, encore en train de me plaindre. Je n'étais bonne qu'à ça de toute manière hein. Je fermai fort les yeux essayant de penser à autre chose, essayant de guetter les moindres bruits extérieurs, comme des rires ou des moqueries mais le seul, et le plus frappant fut des « baboom baboom » réguliers et...doux. Je passai mes bras autour de son cou et les serrai doucement, me calmant grâce à ses battements de cœurs si apaisants. Elle était apaisante. Elle était là. Elle était là pour moi. Elle était tout pour moi. Elle était ce que j'avais et que je voudrais garder à tout prix. Doucement mais sûrement, j'en oubliais ce qu'il se trouvait autour de la boule chaude que l'on formait. Il n'y avait plus que nous deux.

    Et là, une chose incroyable était en train de se produire. Ma bulle qui d'habitude était timide et fragile au moindre contact extérieur, commença à l'envelopper. Elle, cette étrangère bullesque. Je lui en avais déjà parlé. Cette bulle que j'imaginais quand j'étais seule, ma bulle de protection où elfes, papillons et arcs-en-ciel se déployaient sur mon chemin, mais qu'à la moindre rencontre avec une personne, celle-ci se fissurait jusqu'à disparaître. Eh bien là, elle nous englobait. J'étais bien grâce à Acedia, alors je la serrai plus fort contre moi.

    Du vent nous caressait doucement les cheveux. Du sable venait doucement se loger dans nos habits. Des rayons descendaient doucement sur nos peaux blanches. Des cris agressaient soudains mes oreilles. Des rires venaient alors me réveiller. Des enfants pas très loin, un ballon trop près, une bulle éclatée. Les enfants qui jouaient quand j'étais arrivée, avaient envoyé le ballon près de nous et nous demandaient de le leurs redonner. Les rires me semblaient être des moqueries, mais je psychotais sûrement. Mais rien que l'idée qu'ils puissent nous avoir vu dans une telle embrassade me gênait tellement que j'expulsais Acedia loin de moi, encore plus rouge que précédemment. Je me redressai rapidement, me recoiffai, et tremblotante envoya le ballon qui dévia de sa trajectoire à cause du vent.


    « T'es nuuuulle ! » lança un des enfants, mécontent de n'avoir pu rattraper sa balle.

    « Pardon...Je voulais pas... »

    Je me retournai vers Acedia, encore plus honteuse de tout gâcher, encore une fois. Même la paresse pourrait en avoir assez, d'une gourde, celle que j'étais.

    « Je suis désolée Acedia de toujours tout gâcher. Tu sais, tu devrais me dire ce que tu as sur le cœur....Et je te laisserai en paix, promit, tu n'auras plus à entendre mes plaintes, mes peurs et mes peines, je veux te laisser libre et pas t'obliger à être gentille avec une fille qui ne vaut rien »
Acedia
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MessageSujet: Re: Глубина океана. (La profondeur de l'océan) - PV Biga. Lun 23 Juil - 16:59

Son visage apparu alors à Acedia. De magnifiques perles roulaient sur ces joues de porcelaine,
dansant sous la lumière du jour qui s’épanouissait encore dans le ciel azuré… Une valse
merveilleuse qui vint ainsi dessiner une fois de plus, une infime tendresse sur le visage
inexpressif de la jeune fille. Seul ceux qui savait lire ces expressions invisible pouvait trahir
le masque rigide d’Acedia. Et cette petite poupée aux cheveux de jais, et a la peau de velours
qui dévoilait sa douceur sous les mains de la jeune russe en faisait partie. Comme
d’habitude, ces expressions à elle étaient largement visibles, cette petite fille ayant le
cœur expressif autant que son visage, ces gestes parlant lorsque ces fines lèvres ne
pouvaient dire un mot. C’est en cela que ces deux jeunes filles se ressemblaient.
C’est pour cela qu’elles s’étaient rencontrées, qu’elles s’étaient appréciées, qu’elles se
comprenaient. Les mots n’avaient pas leurs places dans leurs conversations. Les fenêtres
de l’âme parlaient, s’ouvraient vers leurs cœurs si semblables. Acedia le savait, elle
protégerait cette enfant, même si cela signifiait affronter ses propres peurs… Une petite
volonté était adressée à cette jeune fille qui allumait doucement une flamme de conviction
en cette coquille vide qu’était Acedia. Mais elle se doutait bien que cette conviction se
ferais happé par ce pêché qui l’habitait et lui fermait à jamais la porte de l’Eden.
Cette maladie qui parasitait son cerveau, sa peau, son âme. Sa paresse. Sa flemme. Elle en
venait au point de ne plus finir ces phrases ou presque. Le temps passait, continuant
éternellement sa course folle sur la pendule, la vie s’écoulant trop rapidement par rapport à
cette jeune fille qui parvenait à arrêter son propre temps, son regard se perdant dans les
profondeurs de l’océan. Les abimes dévorant son âme, la plongeant dans un sommeil profond et
imperturbable, une douce solitude qui englobant son corps, Morphée pour seule compagne.
Mais ce petit rayon de lumière, cette jeune fille, ce rayon de douceur et de joie, ces rires et
ces larmes la tiraient parfois de son sommeil, ces rares personnes à pouvoir illuminer de
lumière ces abimes… C’était Biga, sa petite protégée, qui parvenait à lui faire apercevoir la
surface de l’eau, les courbes des vagues, la danse de la mer… Mais malgré cette douceur, elle
portait en son cœur une femme, une provocatrice aux lèvres rouge écarlate, qui la tentait de
succomber à un autre pêché… Sa tendre Blanche, qui elle, irradiait l’obscurité en un sourire,
en un regard, en un souffle… Pourtant, ce n’était pas Blanche, sa rose, sa muse qui était dans
ces bras, frottant doucement sa tête contre sa poitrine, mais sa présence réchauffant cette
chose petite chose au naturel glacé dans sa poitrine. Elle n’avait pas le même éclat que cette
mélodie enchanteresse, mais sa présence lui procurait le sentiment de pouvoir accomplir
quelque chose. Sentiment qui s’estompait à son départ. Elle sentait que la jeune fille lui
permettait d’entrer dans son monde si renfermé et discret, ce monde de protection dont elle
parlait si souvent… Son regard la remerciait alors de permettre à l’étrangère de pénétrer en
ces lieux secrets et intimes… Bien entendu, elle ne voyait pas toutes les douceurs qui
s’épanouissaient autours de la poupée bulgare, mais elle pouvait les sentir dans tous ces gestes,
dans le parfum de ces cheveux, dans la douceur de sa peau, de sa voix… Elle n’avait pas besoin
de cette bulle pour voir toute cette innocence émaner de cette petite fille fragile et si
attendrissante. Juste de l’avoir au près d’elle. Son sourire valait bien plus que ces rares
étendues colorées que les autres nomment vulgairement « arc-en-ciel », et qui embaumait le
cœur d’Acedia. Puis cette petite douceur pris fin, le charme se rompit. Les petites mains
blanches de sa protégées la repoussaient, la frêle Acedia tombant alors sur les fesses sur les
douceurs sablées, amortissant sa chute un peu brutale, mais loin d’être douloureuse. Juste de
la surprise. Et cette gêne sur le visage, sublimant la porcelaine de ces rougeurs adorables de
poupée lui tirèrent un nouveau soupir de compréhension, d’adoration. La balle se relançaient
derrières les plaintes des enfants déçus de la prestation de cette si fragile jeune fille,
bafouillant, les rougeurs devenant plus intenses encore… « Je suis désolée Acedia de toujours
tout gâcher. Tu sais, tu devrais me dire ce que tu as sur le cœur....Et je te laisserai en paix,
promit, tu n'auras plus à entendre mes plaintes, mes peurs et mes peines, je veux te laisser
libre et pas t'obliger à être gentille avec une fille qui ne vaut rien.
» Acedia se releva
lentement, une nouvelle fois, pour se retrouver debout devant cette jeune fille si petite et
fragile. Ces billes d’azurs se plantèrent dans le regard sombre et pourtant élégant de cette
poupée solitaire, se cachant si souvent dans l’ombre, elle à qui l’éclat de Dieu sublimait pourtant
la mélodie de son teint… Elle déposa alors sa main sur le sommet de sa tête en un geste
rassurant et familier, d’une lenteur extrême, une mauvaise scène tourné au ralentit.
« Idiote… » Chuchotât-elle doucement, pas comme une réprimande, mais plutôt affectueusement, « Si je ne voulais pas de toi, je ne t’aurais jamais aidé…
Jamais je n’aurais posé les yeux sur toi… Si je ne tenais pas à toi.
» Son accent soviétique se mêlant aux roulements des vagues et de la mer, qui murmurait aux jeunes filles toutes
ses richesses intimes, gardant pourtant jalousement le secret de son chant.
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MessageSujet: Re: Глубина океана. (La profondeur de l'océan) - PV Biga. Mar 21 Aoû - 15:38

    Le spectacle aurait pu m'émerveiller comme une petite gamine si mes yeux n'étaient pas hypnotisés par ceux d'Acédia. Si purs, si frais, si beaux. Si bien que je ne pouvais détacher mon regard du sien. La source de mes larmes se tarit peu à peu. Les gouttes perlant sur mes joues n'étaient plus qu'un micro nuage s'envolant au loin pour déverser sa tristesse sur un autre monde plus noir que celui dans lequel j'étais. La vie, je la voyais naître d'entre nous deux, la joie de vivre surtout.

    J'avais envie de lui sauter au cou, de lui faire des bisous sur la joue, de la câliner mais... incapable de me détacher de ses yeux, je restai là à la regarder. Elle. Elle aurait pu être un personnage sortit de mon imagination tant elle me fascinait. A bien y regarder, elle était vraiment belle, en plus de sa gentillesse aussi grande que le monde.


    « A-alors comme ça tu tiens à moi ?... Enfin je...moi aussi tu sais. Je tiens à toi, tellement. Beaucoup enfin... »

    Ça avait beau être un moment merveilleux, j'avais quand même la force de me sentir stupide. Alors je rougis légèrement mais je pris malgré tout sa main qui était logée sur ma tête, entre les miennes. Je la regardai et la posa sur ma joue pour sentir la chaleur qui m'avait traversé le corps plus tôt, sur mon visage. Comme si sa main guérissait tous les maux, et ici mes rougeurs. Ma gêne. Ma trop grande gêne.


    « Acédia....Je suis heureuse de t'avoir rencontré. Je ne sais pas qui nous amène ici, mais je le remercie... » dis-je tout bas en venant me blottir contre elle. Premier geste intentionnel envers une personne. Je me surprenais moi même, j'avais un peu honte, mais je ne voulais pas partir. Au diable mon air de tomate trop mûre, au diable mes joues qui allaient bientôt imploser, au diable tout ce qui se trouvait autour de nous.
    La mer se mouvait au loin, les quelques nuages qui recouvraient l'eau s'en allait, et la plage se calmait un peu, assez pour sentir et entendre la brise nous caresser les cheveux, à nous deux.
Acedia
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MessageSujet: Re: Глубина океана. (La profondeur de l'océan) - PV Biga. Sam 25 Aoû - 16:32


La jeune fille soupira, un petit sourire discret et fragile sur les lèvres. Elle reprit : « Je suis également heureuse de notre rencontre, Biga. Je te protège, parce que tu représentes beaucoup pour moi. » Et c’était vrai. Cette petite fille qui avait toujours la tête dans les nuages représentait un petit oasis de féminité dans ce désert masculin. Il n’y avait rien de plus beau que cette danse si gracieuse et féminine que celle des lèvres d’une femme dansant contre leurs petites dents blanches. Cette jeune fille était l’une de ces oasis, pas la plus grande et la plus précieuse, mais elle faisait partis de ces personnes qui pouvaient rester auprès d’elle et dont elle appréciait la compagnie, même si son cœur appartenait à une danse bien plus sensuelle et provocatrice, plus féminine… Mais la jeune russe ne doutait pas du pouvoir que Biga aurait lorsque sa féminité se serait complètement épanouie, une véritable petite poupée aux pouvoirs impressionnant. Mais qu’importe sa beauté, son cœur n’était pas pour cette petite fleure, bien qu’elle habitait tout de même un petit coin du sien, tel une petite sœur qu’elle aurait voulu avoir. Plus tard, Acedia serait fière d’elle, de la grâce qui habitera son visage harmonieux de poupée bulgare. Que dire de plus ? Cette jeune fille deviendra magnifique, il n’y avait aucuns doutes là-dessus, et cette pensée ravissait le cœur d’Acedia, qui s’imaginait déjà contempler cette petite femme à l’apogée de sa féminité. Elle soupira alors, caressant la joue de sa jeune protégée : « Allez, viens. Je te paie une glace. » Elle entraina alors la jeune fille par la main dans les rues désertes de la ville avec une lenteur extrême. Il lui fallait un effort immense pour se lever, garder la motivation qui permettrais à cette jeune fille de garder la joie qu’elle avait sur le visage, la brise marine accompagnant leur petite course tranquille, main dans la main. Ainsi, la jeune fille pouvait protéger cette petite fleure rare et fragile, sentant la peur du monde extérieur à chacun de ses pas. Mais ce n’était pas pareille, elle avait quelqu’un pour la protéger. C’est ainsi qu’Acedia guida la jeune fille vers le café où elle avait l’habitude de passer l’après midi, écoutant les murmures de la vie des indiscrets qui parlaient trop fort. Traversant la terrasse pourvue de chaises adorables en fer forgées, leurs courbes dessinant de magnifiques fleurs. La jeune fille y déposa Biga avec grande précaution, un petit café sur la place publique, heureusement, à cette heure-ci, tout le monde travaillait ou étudiait. « Que désires-tu, Biga ? » Reprit la jeune russe de son accent natal tendre, prenant soin de ne pas effrayé sa protégée, « Je t’offre ce dont tu as envie, je vais prendre un parfait pour ma part, dit moi ce qui te fait envie. » Sa vois était lente, comme si chaque mots demandaient réflexion, pourtant restant fluide et harmonieux, comme une lente valse. Elle prit place en face de Biga sur cette petite chaise de fer forgée, attendant patiemment que la jeune fille fasse sont choix sur la carte qui comptait un immense choix de gourmandises. Le paradis des gourmands qu’était ce lieu ensoleillé. Un endroit où Acedia se plaisait à se rendre, s’endormant régulièrement sous le soleil de midi, accompagnée d’un bouquin chipé à la bibliothèque. Emmener Biga en ce lieu, lui faire découvrir par ce moyen, son univers à elle, bercé de sommeil et de songes, de paresse et de sucreries. Peut pouvaient pénétrer ce monde, mais c’était une envie qui lui avait prit, une envie d’offrir ce cadeau à cette jeune fille qui lui avait ouvert, l’espace d’un instant son monde à elle.

L’art d’écouter et de voir, tout en restant invisible,
c’était quelque chose qu’Acedia maitrisait à la perfection.
Cheshire
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MessageSujet: Re: Глубина океана. (La profondeur de l'océan) - PV Biga. Mar 9 Oct - 17:19

Deux silhouettes assises sur une terrasse prennent le thé, pareil à de pâles poupées blanches aux maîtresses égarées.

    De toutes tes dents tu souris en pensant au jeu d'aujourd'hui. Pourquoi ne pas les inviter à ta ronde ? Tu peux influencer le destin, c'est ainsi. Homme aux manières de gentleman tu t'avances et explique les règles avec un engouement contrôlé, comme si tu récitais un psaume. Tes paroles font loi ici et ce que tu écriras décidera de leur sort. Tu le sais parfaitement et te réjouis de ces quelques instants qui précède la sentence.
    Tic Tac
    Tu peux encore tout modifier, changer de victimes, trouver d'autres idées. Enfin tu stoppes ton choix et déclares à la manière des plus grands orateurs:

" Deux choix s'offrent à vous, tous deux ne dépendent que d'une seule personne choisie par moi: Biga. Elle est d'une extrême maladresse et nous jouerons donc sur cela. "

Ainsi introduis tu le sort qui les attend. Comme tu aimerais pouvoir te délecter de la réaction des lecteurs qui n'attendent que le sentence final ! Mais tu es ici aussi libre et invisible que le vent. Une simple déformation de l'espace temps. Un juge impartial aux règles absolues.

" Premier choix:
La belle s’agitant sur sa chaise finit par en tomber. Pauvre chose. Elle se retrouve bien vite les quatre fers en l'air et je dirais même plus -si vous me permettez l'expression- les jupons en l'air ! Notons que ce jour là elle portait une jolie petite culotte rose à dentelle avec l'imprimé d'un poussin. *rire*

Deuxième choix:
Après commande, la jeune fille s'en va quêter les toilettes. C'est en se levant qu'elle bouscule malencontreusement l'un des serveurs du café - ha la la vraiment pas douée - qui renverse, hélas! tout le contenu de son plateau sur la belle et son amie.

Tel est mon verdict. Désormais le choix t'appartient fillette. "
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MessageSujet: Re: Глубина океана. (La profondeur de l'océan) - PV Biga. Sam 27 Oct - 13:31

    « Tu représentes beaucoup pour moi »

    Elle l'avait dit. Elle l'avait vraiment dit et c'était peut-être vraiment vrai. Je comptais pour elle. Tu comptes énormément pour moi aussi, Acedia. Vraiment beaucoup beaucoup ! Mais j'étais incapable de le dire, tout simplement parce que...je pouvais pas montrer mes émotions à tout va. Je pouvais pas le dire, m'entendre le dire, sentir ma voix vibrer pour ses paroles c'était encore un peu trop, un peu trop pour ma figure et mon émotivité encore trop fragiles.

    Je m'étais contenté de la suivre, raisonnablement. Je lui avais aussi laissé ma main, pour que nos deux peaux blanches soient l'une contre l'autre. J'en rougis encore et tentai de me convaincre de garder ma main lovée dans la sienne. Ce que je fis finalement, et je continuai de marcher à ses côtés presque fière de mon petit exploit. Je m'étais quand même rapprochée d'elle pour que les gens ne voient pas trop nos mains enserrées parce que...ça faisait partie de notre petite et ridicule intimité, mais ça restait à nous, notre petit moment privilégié. Pour moi, ce genre de geste équivalait à un gros câlin cachés dans une chambre, bien protégés par la bulle qui aurait pu supporter l'étrangère et..c'était énorme. Alors comme une petite fille aux allures de poupées de porcelaine, je me laissai guider par elle, cette flegme si belle et douce. Elle était bonne et gentille. Je me sentais bien et j'étais heureuse de pouvoir partager un beau moment comme ça, avec quelqu'un. Ça faisait si longtemps.

    Assise sur la terrasse, dans une petite chaise joliment travaillée de fer, j'avais la carte d'un immense choix de sucreries, gourmandises et autres délices qui illuminaient mes petits yeux de rat de bibliothèque. Étant donné que je ne sortais que très peu, ce genre de douceurs était raret voire quasi inexistants. Alors j'avais un sourire aux lèvres, laissant mes yeux gambader à travers tout ça, hésitant toujours et encore sur ce que j'allais prendre mais je finis par demander la même chose qu'Acedia. Parce que si elle avait choisi ça, c'est que ça devait être parfait non ?

    On attendait alors que notre festin arrive. Je ne me lassai pas de regarder la Russe avant admiration. Puis quelques bestioles attirées par l'odeur du sucre qui se dégageait de l'échoppe vinrent virevolter et m'empêcher de manger tranquillement le parfait qui venait de m'être servi. J'agitai mes mains pour les faire partir, mais une grosse guêpe vint tout droit vers moi et je me reculai rapidement, sans prendre gare à la gravité qui me fit chuter lamentablement au sol, en arrière.
    Honteusement, malheureusement et indignement, je me retrouvai les jambes en l'air, la jupe retroussée sur mon ventre et ma culotte aux allures de gamine de 5 ans visible à tous. Je voulais juste passer une journée tranquille. Je voulais juste profiter de ce moment de bonheur, je voulais juste être pour une fois heureuse et là, on m'enlevait encore ma part de répit. Et comme un blocage, je restai là à ne pas bouger. Je faisais l'autruche, la tête cachée par mes jupons, je ne voyais pas les autres, je voulais pas. Je pleurai simplement silencieusement comme j'avais apprit à le faire.
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MessageSujet: Re: Глубина океана. (La profondeur de l'océan) - PV Biga. Dim 4 Nov - 20:07

Un sursaut. Une brise était venue lui chuchoter à l’oreille quelques paroles étranges, comme une demande sadique apparue comme par magie, dont la douceur de la voix ne pouvait être perçue que par les oreilles délicates de la poupée russe, qui ne pouvait même comprendre la signification de ces paroles. Et pourtant cette manifestation n’échappa pas à l’ouïe fine de la gourmande assise à cette terrasse baignée de chaleur et de lumière tendre, cette douce mélodie ne pouvait manquer à celle qui écoute. Pourtant, se tenait en ces lieux, une créature dont la présence ne pouvait se manifester par l’existence, mais dont la prestance n’avait d’égal que la mélodie de son sourire qui s’esquissait sur son visage, la russe sentant en cette brise océanique, la rafale de ses billes étincelantes en secret, au creux de l’obscurité qui venait doucement cueillir son âme, protégeant là, cette personne, vagabonde des vents, secret de la vie.

Mais la petite plainte de cette minuscule poupée qui l’accompagnait là, ces délicates jambes croisées épousant la fonte de ces chaises qui étaient venues accueillir les demoiselles qui n’étaient en cette place que pour satisfaire leurs délicates bouches. Et ce furent les étoiles qui s’illuminèrent dans les pupilles rondes et gourmandes de sa jeune compagne d’école buissonnière qui rappelèrent à Acedia la raison de sa présence sur cette terrasse, la course des yeux de la jeune fille montrant sa surprise, sa joie, et sa gourmandise. Soulagement. La jeune fille avait visée juste en menant son amie ici. La serveuse prenant place à leurs côtés, attendant leurs choix patiemment, cette pâle poupée russe ferma les yeux, oubliant alors cette apparition qui n’en était pas une, oubliant les paroles qui jamais n’avaient été prononcées en cette réalité, comme une rumeur n’ayant encore été rependue. Leurs gourmandises les portants sur le même choix, la jeune russe demanda poliment à la serveuse vêtue d’un tablier et d’une magnifique robe proprement portée de leurs apporter leurs commandes, sa douce voix presque inaudible ne troublant même pas la mélodie de la mer qui résonnait jusque dans les rues presque vides de la cité, accompagnée de l’harmonie de ces chansons enfantines.

Quelques minutes séparèrent les jeunes filles de leurs délicieuses surprises sucrées, des minutes qui pour Acedia parurent de longues heures, non pas d’ennuis, mais tout dans son être aspirait ici à la lenteur, les battements de sa mécanique aspirant à lui offrir une existence dépourvue de la notion humaine du temps. De longues minutes où elle garda ces paupières sur ces billes azurées, les protégeant de l’agression des rayons de la suprématie qui régnait sur cette Terre, de longues minutes qui, lorsque cette demoiselle se donna la peine de rouvrir ces pupilles agressées par la lumière, lui donnèrent une fois de plus, cette impression de voyage dans le temps. Une impression qu’elle seule pouvait connaitre, qui venait dégrader sa peau et sa chair, et cela qu’importe la direction que ce voyage avait entrepris. Son âme était aussi vide que cette place qui lui servait de cœur et qui au final, lui donnait l’impression de vivre un tant sois peu, mais de même qu’elle avait l’impression de ne plus exister à ces instant qui, même pour elle, lui paressait d’une lenteur extrême.

Une jolie mélodie parvint à ces oreilles, la chanson du ver et du métal qui s’entrechoc, alors que la porcelaine entame son chant pour venir rassurer les gourmandes : leurs attente était finie, les gourmandises déposées doucement sur la table, terminant ainsi la symphonie de la porcelaine qui venait de fleurir sur la table de bois ornée de fer et de dorures. Mais la cacophonie ne s’arrêta pas là, et commença alors la partie des petites cuillères, venant s’entrechoquer avec la transparence du verre, la douceur de la glace et du chocolat. Mais ne parlons pas là de la mélodie qui venait alors s’abattre sur les langues et les papilles de ces demoiselles dont les pupilles s’illuminaient de milles étincelles alors que les gourmandises rencontraient enfin leurs délicates bouches, venant épouser en silence les courbes glacées de leurs petites cuillères. Et c’est alors que la jeune demoiselle releva les yeux vers son invitée pour pouvoir admirer sa petite bouille de porcelaine s’illuminer à la première bouchée de cette délicieuse surprise sucrée…

Mais ce ne fut pas la joie qui illumina ce terrible petit minois, mais plutôt la panique de voir sa coupe de verre assaillie par de multiples abeilles qui elles aussi avaient flairées la délicate odeur de chocolat et de vanille qui avait embaumé l’air, les attirants jusqu'à la petite bulgare qui se mit à gesticuler, essayant de les chasser du bout de sa petite cuillère. De par sa lenteur extrême et de sa surprise qui la laissait ici sans voix, et sans savoir que faire, Acedia observait la scène, affreusement surprise de voir sa petite protégée ainsi attaquée par une bande d’insecte. La jeune femme écarquilla les yeux, voyant la chaise s’affoler sous les gestes de la jeune fille, prévoyant la chute qui n’allait pas tarder… Et qui se produisit en un instant, la chaise bascula en un grincement, Acedia ouvrant grand ses pupilles d’azurs, inspirant d’un coup, retenant son souffle, la chute se passant si rapidement et violement qu’elle n’eut le temps de prévenir la petite bulgare de ce qui allait inévitablement se passer. Elle reconnaissait bien là la maladresse naturelle et presque légendaire de son amie. Vacarme. Ce fut une danse de velours et de satin, de dentelle et de soie qui s’abattit dans les airs, une farandole de couleurs pastelles qui venait parfaire ces yeux d’azurs qui virent les jambes de la petite protégée s’envoler dans les airs telles des merveilles de porcelaine, lui faisant presque faire une galipette alors que ces jupons se déposaient délicatement sur le visage tendre de Biga, dévoilant ainsi… Un petit poussin. Silence.

Les jambes de la jeune fille retombant sur la chaise, la table, une servante arrivant en courant, admirant alors la culotte de la petite Biga, Acedia se relevant en silence, repoussant délicatement la jeune femme qui venait d’arriver, lui assurant que tout allait bien. Puis, elle ferma les yeux, n’osant regarder les sous vêtements de la jeune femme – Bien qu’adorables – le rouge lui montant peu à peu aux joues. C’est alors qu’elle entendit. Elle entendit cette chanson qu’elle connaissait bien. Celle de la tristesse et des larmes. Celle de la honte. Celle de Biga. Toujours les yeux fermés, Acedia s’agenouilla vers Biga, redéposant sa jupe sur ses jambes, dévoilant son visage pleins de larmes, qu’elle ne pouvait pas voir, ces billes d’azurs toujours dissimulées aux larmes de cette divinité de lumière. Ses mains trouvant les siennes, Acedia releva doucement la jeune maladroite, sa voit résonnant une fois de plus en un chant soviétique : « J’espère que tu ne t’es pas fait de blessures en chutant…» Sa douceur n’avait d’égal que sa lenteur, cette lenteur qui l’habitait, prouvant aux yeux du monde, que tout le temps de son existence était ralentit, voir même abandonné, abandonné dans l’avant. Une volonté ? Peut être.

Ces paupières restaient fermées, cherchant en ces gestes, un moyen de rassurer cette jeune fille un peu souillée dans cette intimité qu’elle parvenait avec du mal à préserver…
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MessageSujet: Re: Глубина океана. (La profondeur de l'océan) - PV Biga. Aujourd'hui à 13:29


Глубина океана. (La profondeur de l'océan) - PV Biga.

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