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I can't go back to yesterday because I was a different person then. [Terminé]

InvitéInvité
MessageSujet: I can't go back to yesterday because I was a different person then. [Terminé] Dim 18 Nov - 18:29

Présentation de
Siriel
„You would have to be half mad to dream me up“


Siriel feat Sakamichan
~~
» Prénom : Siriel
» Sexe : Masculin
» Nationalité Russe
» Âge : 19 ans
» Lieu d'habitation : Maison
» Poste : Ebéniste
» Religion : Il a inventé la sienne. Il se dit Agnostique
» Qualités : Calme, intelligent, docile, doux, serviable
» Défauts : Etrange, décalé, silencieux, obstiné
» Activités/Hobbies : Le dessin
» Particularités : Photosensible


Il était une fois...

If you don't know where you are going any road can take you there

Brisé. Copeaux de douleur. Blanc. Toujours du blanc. Sous les pieds. Blanc froid, dur, cassant. Tout autour. Blanc molletonné. Illusion de douceur. Trahison. Au ciel blanc mat, solide. Douleur. Un cri dans la bulle muette. Il marchait vers le blanc. En haut, en bas, sur les murs, tournant dans la cellule carrée, refusant de voir son cœur en cage. Le blanc l'aveuglait. Il y avait quelque chose d'important derrière. Rouge. Sensuel. Rosi par le blanc qui le dévorait. Il avait crié mais rien n'était sorti de ses poumons en feu. Il avait frappé et son poing s'était brisé. Il le voyait à présent. Blanc comme le reste, mangé par le monde, en petits morceaux sur le sol. Brisé.

Sentiment de perte. D'impuissance. On avait prit ce qu'il était et l'on avait renvoyé la coquille vide. Une douleur sourde criant sans arrêt dans sa prison de chair. Blanche à l'intérieur. Il était corrompu. Il avait été brisé. On l'avait ensuite remonté pour le renvoyer vers le monde des couleurs. Mais il y avait quelque chose qu'ils ne savaient pas. Quelque chose qu'ils n'avaient pas remis. Et ce manque en lui était une victoire.
Ils vécurent heureux et...

Look after the senses and the sounds will look after themselves .

Quelque part dans la douleur, un atterrissage. La couleur titillait de plus en plus sa rétine. Le blanc n'avait pas disparu mais il était plus discret. Une peinture sur un mur. Un morceau de toile. Ce n'était pas le blanc de son rêve, c'était plus réel. Différent de là d'où il venait. D'où venait-il ? Il se souvenait d'une étendue blanche, froide, comme un manteau gelé qui recouvrait les imperfections, étouffait la personnalité. Neige. C'était le mot qui allait avec même si, dans sa langue, il y en avait plusieurs. Sa langue ? Il pensait avec des mots, il devait avoir une langue mais laquelle ? Il se rappelait confusément qu'il y en avait plusieurs. Douleur. Au foie et à la tête. Avait-il bu ? Boire. Il avait soif. D'eau. Il secoua la tête. Il avait du mal à ne suivre qu'une idée. Son esprit, d'habitude si discipliné refusait de le laisser en paix. Les pensées s'entrechoquaient. Il voulait que ça s'arrête. Un gémissement arriva à ses oreilles. Il ne reconnu pas sa voix.

Des bruits de pas rompirent le silence. Dans son état il lui semblait sentir le bois craquer sous l'agression. Il se leva. Il était vêtu de noir ce qui lui sembla parfaitement adapté à la situation. Il aimait bien le noir. L'obscurité était rassurante. Elle vous enveloppait sans vous toucher, vous protégeant du danger. Sa tête en était remplie pour le moment. Il appréciait. Ça changeait. De quoi ? Peu importait. Il avait déjà comprit que ce n'était pas une question à se poser.

Un homme frappa, martyrisant la porte comme le font les hommes. Les gonds exhalèrent une plainte rouillée, le parquet résista à de nouvelles rayures. Mais IL n'y prêta pas attention, rompant le silence par des mots enrobés de miel. Accueil, visite, nouveau...monde ? Nouvelle langue ? Siriel sentit son regard se vider tandis que l'autre continuait, lui disait de ne pas s'inquiéter. Il ne s'inquiétait pas. Ce n'était pas une émotion qu'il ressentait. Question. Ressentait-il seulement ? Alors que l'obscurité se dissipait, une vieille douleur prenait sa place. Et sinon ? Rien. Pas de joie, pas de peine. Il avait tout caché quelque part, loin, loin de la souillure blanche. Tellement loin qu'il ne pouvait pas y accéder. Mais qui s'en souciait. Sûrement pas l'inconnu qui attendait une réponse. Il n'avait pas écouté. Il hocha donc la tête. Cela pouvait passer partout. L'Autre eut l'air surprit mais commença la visite.

Le temps passa. Il ne fallu pas longtemps au jeune homme pour se rendre compte qu'il faisait partie des plus vieux. Que se passait-il quand on avait dépassé l'âge ? Une part de lui espérait le meilleur, le pire. Il s'était rapidement aperçu que ses pensées dérangeaient. Il n'aimait pas parler aussi ne pas partager ne lui posait pas de problème. L'espéranto était moche dans sa bouche. Sa langue ne se mêlait pas à celle des autres. Jamais.

Quelques semaines de cours. Il avait toujours appris vite. On lui donna du papier. Un crayon. Il se mit à dessiner. Encore, toujours. Il comprenait mieux à travers le dessin. Ses notes étaient très bonnes ou très mauvaises, certains professeurs le comprenant plus ou moins bien. Ses camarades l'appréciaient ou se moquaient. Il s'en fichait. Il traversait la vie, les jours, les nuits, sans faire de vague, découvrant le miroir chaque soir pour retrouver la réalité. Il était coincé dans un rêve, un cauchemar dont seul la seconde moitié pouvait le réveiller. Il la voyait rousse, sans savoir pourquoi. Mais jamais il n'arrivait à la trouver. C'était une brume qui se levait. Un mirage courant derrière la terre. C'était un reflet, une illusion, un soleil, une étoile. Et il perdait sa moitié. Elle se brisait comme son poing avant l'Atterrissage.

On le convoqua. On lui dit qu'il était trop grand. Il devait se baisser pour passer les portes. On lui dit qu'il savait tout puisqu'il savait qu'il ne savait rien. Il ne savait pas trop. Mais au bout du compte, on le mit dans une maison. Et on lui donna un couteau. Un ciseau. Du papier de verre. On lui montra comment voir le grain comme il voyait les images sur la feuille blanche. On lui conseilla de réparer les objets. De prendre le bois, le tordre, le tuer pour en faire de l'utile pour humain. Le cauchemar prenait des airs de réalité. Il n'aimait pas ça mais il était trop habitué au silence depuis une année qu'il était là.

Et chaque soir, il retirait le voile du miroir. Pour retrouver sa moitié. Sortir du rêve.
La princesse eût par ce moyen toutes les perfections inimaginables...

“Who in the world am I? Ah, that's the great puzzle.”

L'esprit de Siriel est assimilable au vent. On ne peut pas le saisir, tout juste le dompter entre deux périodes de destruction pure. Vous n'en voyez rien. Pour vous, c'est un être fade, inexpressif, inexistant, qui ne dit jamais rien et semble penser dans un autre monde. Ses dessins cependant fascinent. Ils sont complexes, étranges, toujours monochromes. On dit que les yeux sont le miroir de l'âme. Chez le jeune homme, c'est le papier. Son regard est comme son cœur. Vide.

Parfois cependant, il parle. Les mots sortent alors tous seuls, écorchés par son accent slave. Les concepts compliqués révèlent une grande intelligence, à peine retenue par une sensibilité à fleur de peau. Mais il faut décoder, comprendre le miroir déformant de sa pensée, incapable de s'en tenir à la simplicité, cherchant toujours le sens le plus mélancolique. On le dit triste. On le dit effrayant. On le dit ennuyant. Certains, même, le disent violents, affolés par cette surface lisse qu'ils refusent de reconnaître pour vraie. Ils n'ont pas tort. Siriel hait profondément ce et ceux qui l'entourent. Il les déteste comme il les aime. Dans les gris.

Sinon, c'est un solitaire par choix et un soldat par tempérament. Il fait ce qu'on lui dit. Toujours, sans réfléchir ou en tout cas sans montrer de réflexion. Indifférent à lui-même comme aux autres, il ne cherchera jamais à se protéger d'un danger, tout comme il ne vous protègera pas. Il ne vous aime pas. Pour lui, vous êtes destruction, malheur, créatures d'un rêve qui avale les âmes. Rassurez-vous cependant. Il ne vous blessera pas non plus ou du moins pas consciemment. Son vide le pousse à ne pas blesser une autre vie. Humains mais aussi minérale ou végétale, raison pour laquelle il n'apprécie que peu son métier malgré son don certain et le côté créatif qu'il révèle. Fabriquer des chaises. On n'avait rien vu de plus stupide et pourtant d'aussi complexes. C'est pourquoi, comme les êtres, ces meubles ne ressemblent à aucune autre. Certains disent qu'il met son âme dedans et que c'est pour ça qu'il ne lui en reste plus. D'autre, que ses meubles son hantés.

Tout comme ses chaises, Siriel n'est rien qu'un être humain comme les autres. Mais tout comme elles, il ne laisse personne totalement indifférent.
On ne trouve guère un grand esprit qui n'ait un grain de folie.

I'm not strange, weird, off, nor crazy, my reality is just different from yours

L'Entrave est dans le cœur de Siriel. Elle est dans son âme, la déchirure qui l'empêche de ressentir. Aucun sentiment n'a survécu à la Perte. Ni joie, ni peine, ni honte. Le monde qui l'entoure est uniformément gris. Il ne peut pas aimer, il ne peut pas haïr, il ne peut que respirer et continuer sa route. Parce qu'il ne peut pas non plus abandonner. Un fil accroché dans son vide le tire vers l'avant comme une pénitence de chaque instant. C'est ainsi qu'il se voit dans le Reflet. Un être de verre, une ficelle dans le cœur le tire depuis un trou dans sa poitrine. Ses cheveux sont noirs, ses yeux gris-verre. Le monde autour de lui est blanc décoré de triangles noirs qui apparaissent et disparaissent aléatoirement. Des formes se découpent, pleines de brume. Au fond, des larmes invisibles. Cela commence toujours ainsi. Toutes les nuits tandis qu'il vérifie que le demi-miroir est bien là, dans sa poche en tissu de verre. Et la recherche commence. Le rouge qui saura le libérer de son rêve quotidien. Là, dans ce qu'il appelle lui les limbes. Là où le sang est blanc.
Miroir, miroir dis-moi qui est la plus belle ?

Thy loving smile will surely hail/The love-gift of a fairy tale

L'Enfant Russe. S'il ne se souvient plus de ce surnom, Siriel en reste le parfait exemple. Grand à toucher les chandeliers et les chambranles, il se tient bien droit comme pour s'élever encore plus haut loin de la terre des hommes. Ses cheveux blonds rappellent le blé murissant à la fin Août. Leur couleur et leur longueur sont le rappel de la moisson. Il faut couper c'est sur. Avant que le blond ne pourrisse. Avant que les mèches ne cachent l'azur du regard.

Des traits de porcelaine, peints de couleur vive comme pour remplacer le blanc de son cœur. Ses joues sont roses, son teint de pêche, et sa démarche fière à peine assombrie par l'absence d'expression. Une poupée, un stéréotype, un personnage de Guerre et Paix, cachant sous une apparente bonne santé le mal qui lui ronge l'âme. Il est souvent décrit comme beau, loin de la perfection efféminée de Céleste auquel il ressemble pas mal. C'est un tout jeune homme qui a grandi trop vite. Une gravure. Une icône intouchable. Et l'on retourne à son regard.

Derrière un petit sourire habituel, sous les mèches estivales, les yeux de Siriel. Aussi inexpressifs que le verre dont il se croit fait. Une poupée. Une vraie. Animée d'un souffle qui, malgré les apparences, n'est pas celui de la vie.

De l'autre côté du miroir...

» Prénom/Pseudo :Siriel
» Âge : 28 ans
» Où as-tu connu Je de l'âme ? Par Céleste
» Comment le trouves-tu ? Bien
» Expérience en RP : 8 ans, avec des pauses
» Présence : Régulière
» Code réglement :
» Code contexte :

Toutes les citations viennent d'Alice au Pays des Merveilles et de l'Autre côté du Miroir


Dernière édition par Siriel le Dim 18 Nov - 23:31, édité 6 fois
InvitéInvité
MessageSujet: Re: I can't go back to yesterday because I was a different person then. [Terminé] Dim 18 Nov - 19:08

C'est l'un des plus bel avatar que j'ai jamais vu.

Bonne chance pour le reste de la fiche.
Tweedle Dum
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Date d'inscription : 10/04/2011

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MessageSujet: Re: I can't go back to yesterday because I was a different person then. [Terminé] Lun 19 Nov - 17:13

    Hey hey hey, j'avais toujours pas commenté en fait x)
    Alors, la fiche est bien, le perso est très intéressant, je vois déjà avec qui tu pourrais faire des RP classieux (Acedia, le Lièvre, ... et bien entendu Elmeraud ^^) ! Tu remplis ton quotas de lignes, tout est cohérent avec le contexte, bref, life is bioutiful, il y a juste cette histoire d'entrave trop proches qui m’embette ... C'est pas exploité de la même manière, et les persos sont assez différents, donc ça peut passer, mais j'aimerais en causer avec Birdo avant ^^ Sinon il y a toujours moyen que le personnage n'aie pas de sentiment, même si ce n'est pas son entrave proprement dite, et de trouver un moyen détourné ou une autre caractéristique en entrave "principale"
    Voila, je sais pas si je suis très claire, en tout cas j'espère qu'on règlera ça vite, et que tu pourra jouer très soon !

    Edit : Après grand concile des admins, on a staué sur ton cas : tu e validéééé ! Tu vas être tout bleu ^^Ammène du champagne sur la CB pour fêter ça ^^
Elmeraud
Messages : 558
Date d'inscription : 11/12/2011

Feuille de personnage
Âge: entre 13 et 15
Entrave: sans coeur.
Métier: écolier O/
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MessageSujet: Re: I can't go back to yesterday because I was a different person then. [Terminé] Lun 19 Nov - 18:02

NYAHAHAHAHAHA BIENVENUUUUE BIENVENUE bienvenue *ouf*
(officiel)

Alors je suis très contente que tu sois validée voilà voilà *w* (je me serais sentie coupable si tu avais du modifier des trucs u_u" ). Sinon j'aime beaucoup ton avatar, ta fiche, ta façon d'écrire et .. tu m'as convaincu sur la CB alors j'attends beaucoup de ton perso Salut ! ( allez paf ! comme ça on met pas la pression aux nouveaux /PAN/ Cool ). Enfin plus sérieusement tu peux être sûr que je vais suivre tes RPs comme un stalker Café , ça risque d'être intéressant =3 (et puis je suis curieuse ♥ ).

Voilà on t'attends avec le champagne Wink /PAN/
InvitéInvité
MessageSujet: Re: I can't go back to yesterday because I was a different person then. [Terminé] Lun 19 Nov - 19:41

Merci beaucoup à tous ! Content d'être bleu !
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MessageSujet: Re: I can't go back to yesterday because I was a different person then. [Terminé] Aujourd'hui à 11:30


I can't go back to yesterday because I was a different person then. [Terminé]

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