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« je sens des boums et des bangs agiter mon coeur blessé »

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MessageSujet: « je sens des boums et des bangs agiter mon coeur blessé » Jeu 27 Déc - 20:59

Présentation de
JULIA
„Avant, il n'y avait rien que de la souffrance.“


Kagura de Gin Tama
~~
» Prénom : Julia
» Sexe : Femme
» Nationalité Anglaise sans doute, mais elle parle sa langue natale avec un fort accent, très différent des "vrais" anglais d'Espérance, ce qui lui fait penser qu'elle doit être Irlandaise ou Galloise.
» Âge : 16 ans
» Lieu d'habitation : Maison
» Poste : Celle qui sonne les cloches, c'est elle. Le vacarme qu'elles produisent l'apaise étrangement, comme si c'était ainsi qu'elle pouvait s'exprimer.
» Religion : Chrétienne, comme en témoigne la petite croix autour de son cou. Voilà qui explique peut-être son étrange obsession pour le ciel et les étoiles.
» Qualités : Appliquée - Organisée - Calme - Attachante - Curieuse
» Défauts : Maniaque - Excessive - Renfermée - Faible - Pas très douée dans les relations humaines
» Activités/Hobbies : jouer du piano - prendre des cours de russe - s'occuper des poules - lire - courir le matin, pour se vider la tête - écrire
» Particularités : se lave les mains tout le temps - parle peu - se ronge les ongles




Il était une fois...

Une fête d'anniversaire. Des gens qui rient autour d'elle. « Happy Birthday Julia ! ». 16 bougies sur un gâteau. Son propre rire. Le bruit du papier cadeau qu'on déchire. Un garçon qui se penche pour l'embrasser. Des gens qui la prennent dans leur bras.

Elle s'appelle Julia ? Elle a 16 ans ? Elle a un petit ami ? Pourquoi tous ses souvenirs semblent partir en fumée ?

Ses mains courraient à une vitesse folle sur le clavier du grand piano à queue du salon. La musique qui retentissait dans la pièce était un savant mélange de douceur et de sophistication. On aurait dit qu'elle était né pour faire chanter l'instrument.

Du piano, du salon, de la maison, de l'heure, elle n'a aucun souvenir. Mais elle peut encore entendre la musique. Elle peut encore voir les touches, blanches et noires. Elle sent que ses doigts bougent de leur propre chef, comme s'ils se souvenaient de la mélodie.

Des noms de villes, de rues. Des odeurs de croissants, de cuir. Le bruit que fait un bus quand il roule. Le parfum d'un homme. Le thé qui brûle sa langue.

Tout le reste est maintenant hors d'atteinte. Julia a beau tout essayé, elle ne se souvient de rien d'autres que de ces brides incomplètes d'un passé qui ne lui appartient plus. Entre elle et lui, il n'y avait qu'un brouillard épais, un brouillard qui paraît si simple à franchir. Mais quand Julia tend le bras pour le traverser, elle se heurte au néant, si sombre et inquiétant. Une part d'elle comprend qu'elle ne réussira jamais à le briser, ce néant qui lui fait si peur. Alors, Julia essaye de vivre sans l'Avant. De se tendre vers l'Espérance .


Ils vécurent heureux et...

Julia s'était réveillée en sursaut, inspirant l'air à la façon des noyés qu'on a miraculeusement sauvés des abysses. C'était drôle d'ailleurs, elle s'était réveillée sur une plage. Dieu avait donc bel et bien le sens de l'humour. Julia s'était levé, difficilement. Elle avait l'impression de se réveiller après un lendemain de cuite. Sauf que de la cuite, elle n'avait aucun symptômes, pas même un petit mal de crâne. Julia se demanda vaguement ce qui lui était arrivée et s'il y avait une raison de s'inquiéter, comment elle trouverait un moyen de rentrer chez elle, comment elle préviendrait ses parents pour ne pas les inquiéter. Julia regardait la mer. Décida qu'elle aimait le bruit des vagues, l'odeur, un peu aigre, qui lui agressait le nez, la manière dont le soleil du petit matin se reflétait sur la surface paisible de l'eau claire. Elle se trouvait dans un étrange état de béatitude niaise.

Elle n'arrivait pas à se souvenir combien de temps elle était restée assise sur cette plage, à fixer cette mer. Elle se remémorait seulement le bruit qu'avait fait le groupe d'enfants à vélo qui arrivait sur la plage. Ce bruit-là lui avait semblé terriblement violent. Julia était sorti de son état de grâce. Elle regardait les étrangers s'approchaient d'elle avec une angoisse grandissante. Eux, de leur côté, paraissait fous de joie quand ils la virent. Julia aurait voulu s'enfuir mais s'enfuir pour aller où ? Terrifiée, elle attendit qu'ils soient à quelques pas d'elle pour se mettre à trembler. Le plus âgé de ses adversaires déversa sur elle un flot de paroles incompréhensibles, dans une langue qu'elle ne connaissait pas. La musique qu'il produisait était angoissante. Julia fondit en larmes. Tomba à genoux. Tomba dans les pommes. Elle accueillit les ténèbres avec allégresse. Elle s'abandonnait à eux avec la ferme intention de ne jamais se réveiller.

Combien de temps s'était écoulé ? Quand elle rouvrit les yeux, il faisait nuit. Elle était étendue sur un lit, dans une pièce avec d'autres lits autour d'elle. Après quelques secondes d'une impassibilité raide, le souvenir de ce qui s'était passé sur la plage vint taquiner Julia. Elle se releva vivement, s'assit sur sa couche. La tête lui tourna. « Milde. Se vi daŭras, vi eventuale fari vi vere malbona » Instinctivement, sa tête se dirigea vers l'origine des paroles qu'elle venait d'entendre. Toujours cette langue inintelligible ! En face d'elle, une jeune femme tout juste plus grande qu'elle. Julia fronça les sourcils. « Where am I ? Let me go !* ». Disant ses mots - oubliant au passage toutes les règles de politesse les plus élémentaires - elle détailla son interlocutrice du regard en quelques secondes. Longs cheveux roux, blouse blanche, un air arrogant collé sur son visage. Elle ressemblait un peu à une infirmière. Est-ce qu'elle était malade ? « Calm down lassie ! You're in the Esperance's infirmary. I'm Catherina and I was in charge of you. You're weren't very well when the kids found you on the beach, so they brought you here. * » Entendre quelqu'un lui parlait dans sa propre langue soulagea Julia. Elle se sentait moins perdue, moins effrayée par ce qui se passait autour d'elle. « Now... I have to ask you... Do you have any memories of your past ?* » Julia resta interdite un instant. La question était tellement étrange ! Pourtant, après quelques instants passaient à sonder son esprit, elle devait se rendre à l'évidence. De son passé, elle était forcée d'admettre qu'il ne lui restait que des lambeaux, des lambeaux insuffisants pour réussir à se remémorer qui elle était. Seul quelques souvenirs épars restaient en sa possession. Que lui arrivait-il ? Il lui semblait que quand elle était sur cette plage, elle se souvenait de tout. De son Avant. Comment cela pouvait-il être possible ? Julia plaqua ses mains sur sa bouche. Les larmes embuèrent encore une fois ses yeux. Catherina se rapprocha d'elle et, une main dans son dos, prononça quelques paroles réconfortantes.

* Où suis-je ? Laissez moi partir !
* Calmes toi gamine ! Tu es à l'infirmerie d'Espérance. Je suis Catherina et j'étais responsable de toi. Tu n'était pas très bien quand les enfants t'ont trouvés sur la plage, donc ils t'ont amenés ici.
* Maintenant, je dois te demander... Est-ce que tu as des souvenirs de ton passé ?


Le temps guérit toutes les blessures. Même les plus dures, même les plus effrayante. Julia était passée par toutes les étapes, tous les états d'esprit. Aujourd'hui, elle était trop fatiguée pour continuer à être accablée. Ses blessures ne s'étaient peut-être jamais guéries, mais après tout, quelle importance ? Julia avait fini par s'habituer à la vie qu'elle menait à Espérance. On s'habitue à tout de toute manières. On s'habitue même au désespoir. Elle avait demandé une petite maison dans le village pour y vivre seule. Une petite maison où elle avait peint les plafonds en bleu ciel, motivée par un désir intense de ne jamais quitter le ciel des yeux. On lui avait dit que pour avoir une maison, il fallait qu'elle travaille. Julia avait accepté de sonner les cloches du lieu de culte parce que l'endroit, son odeur et son silence, l'apaisait. Et puis faire du bruit l'amusait, elle qui avait pris l'habitude de rester muette. Elle avait appris l'Espéranto, cette langue dont la cadence lui irriter son oreille de musicienne. Elle avait assimilé les règles, lentement, avec résignation, appris à respecter Bird. Julia avait réussi à trouver une place, ou un semblant de place, au sein de cette communauté. Elle s'était reconstruite à partir de tout un tas de petits morceaux de passé et de présent, et pleins d'autres qui lui avait fallut inventer. Sans être heureuse, elle était en vie. Une vie étonnante et tordue, mais une vie malgré tout. Et quand le désespoir arrivait à prendre le dessus sur tout le reste, il subsistait le Reflet, cet autre monde où tout semblait possible. Une échappatoire morbide, inquiétante. Un terrain de jeu mortel qui lui faisait oublier, le temps d'un rêve, qu'elle n'était plus que l'ombre d'elle-même.


La princesse eût par ce moyen toutes les perfections inimaginables...

En apparence, Julia est l'incarnation du calme et de la patience. Un bout de femme tendre et doux, organisée et appliquée dans son travail. Une gamine souriante, amicale et attachante. Julia est posée, réfléchie. Julia donne envie qu'on s'intéresse à elle. En apparence. Quand on la connait mieux, c'est une tout autre histoire. Parce que quand on la connait mieux, on découvre ses réactions excessives à des détails insignifiants de la vie. On se rend compte que c'est une jeune femme fragile, qui pense qu'elle est transparente et que la seule façon d'attirer l'attention sur elle est de ne rien faire de travers. On s'habitue à la voir s'enfermer dans un mutisme froid après chaque crise d'angoisse, partagée entre la honte et la colère d'avoir flancher en présence d'un tiers. Quand on connait mieux Julia, on comprend que la femme tendre, douce, organisée et attachante n'est que doutes, panique et angoisse. A cause de cela, Julia est incapable de construire une relation saine avec quelqu'un. Julia est incapable d'avoir une relation avec elle-même. Julia n'est qu'apparence. Sa vie est construite sur des mensonges. Les siens.


On ne trouve guère un grand esprit qui n'ait un grain de folie.

Du fait de son éducation, Julia a peur de l'échec. Une peur maladive et obsédante de ne pas réussir. Ce qui est un mal somme tout assez commun a pris chez elle des proportions intrigantes, dérivant jusqu'à la rendre phobique, l'emprisonnant dans une quête lancinante de la perfection dans tous les domaines.
Julia prévoit tout. Elle fait des listes, des plans, des emplois du temps, des plannings. Elle organise sa vie à la seconde près, de crainte de ne pas optimiser correctement le temps devant elle. Et quand tout ne se déroule pas comme cela était escompté, Julia est prise au dépourvu.
Julia s'angoisse quand elle ne brille pas aussi fort qu'elle le voudrait. Elle fait des crises de paniques très violentes quand elle ne joue pas un morceau de piano aussi bien qu'elle le voudrait, quand son chignon n'est pas assez rond, quand son écriture n'est pas assez belle, quand elle a sonné les cloches avec 13 secondes de retard. Dans ces moments- là, Julia pleure, Julia crie, Julia s'acharne jusqu'à tomber d'épuisement. Julia devient violente contre quiconque tenterait de l'arrêter.
Julia est une maniaque de l'ordre et de la propreté. Elle peut passer quatre heures à réorganiser une bibliothèque, prend au minimum trois douches par jour, et se brosse cinq fois les dents dans la journée.

A cause de son Entrave, Julia a fini par se couper du monde, des autres. Quand on est trop exigeante, on finit par détester l'univers dans lequel on vit, ce grand benêt imparfait. Et on finit par rechercher la perfection dans les relations humaines, ce qui est une catastrophe pour quelqu'un comme Julia : autrui ne respecte jamais le plan établi au préalable..
L'Entrave de Julia marche par épisodes. Certains jours, elle arrive à contrôler sa phobie, à maîtriser ses crises. D'autres, elle ne parvient à rien sans éclater en sanglots. Julia est toujours dans l'excès. Il n'y a chez elle aucun juste milieu.
Heureusement, deux occupations permettent encore à la jeune femme de se soustraire un instant l'empire qu'exerçait sur elle sa recherche épuisante de la vie idéale : courir et faire l'amour. Le sexe, au-dessus de toutes autres choses, lui vide la tête mieux que n'importe quoi d'autre.

Dans son doux Reflet, Julia devient une Julia plus gracieuse, plus lumineuse, plus calme, plus belle. Effroyablement belle. Parce que dans le Reflet, tout est parfait. Tout est comme elle l'a toujours rêvée. Inébranlable. Charmant. Mélodieux. Dans le Reflet de Julia, tout se déroule selon un plan, un plan établi au millimètre près. Mais Julia devient aussi cruelle et effrayante. Parce que la perfection se paye, la perfection se paye toujours. Alors, dans le Reflet, Julia fait peur.


Miroir, miroir dis-moi qui est la plus belle ?

Elle a l'aspect d'une brindille ballottée par le vent. Une grande fille très mince, aux jambes immenses et fines. Une peau d'une pâleur de fantôme lui donne l'air d'être malade. Ses longs cheveux roux lui caressent le bas du dos, mais elle les relèvent toujours en chignon. Elle déteste la sensation qu'elle ressent quand le vent les agitent. Ses yeux bleus brillent un peu trop. Peut-être à cause des larmes qu'ils ont pris l'habitude de verser à tout bout de champs ? En fait, Julia a un physique banal, le genre qui ne fait pas forte impression.
Julia porte des robes longues, des jupes, des pulls trop grands pour elle, des espèces de kimonos en lin très confortables. Elle met des fleurs dans ses cheveux. Elle se balade partout pieds nus. Au début, ils saignaient, ces pauvres pieds. Maintenant, ils se sont accoutumés. Elle a sur ces deux poignets des cicatrices effilées et presque invisibles qui font un petit reflet sur sa peau. Julia n'est pas très belle. Elle ressemble à toutes ces filles mal dans leur peau qu'on trouve dans toutes les villes du Monde. Julia est tout juste moyenne.


De l'autre côté du miroir...

» Prénom/Pseudo : Abel
» Âge : 16 ans
» Où as-tu connu Je de l'âme ? Au hasard.
» Comment le trouves-tu ? Beau ! Parfait ! Pleins de pervers coolos !
» Expérience en RP : Quelques années derrière moi..
» Présence : Une fois par semaine à minima, mais beaucoup plus la plupart du temps ~
» Code réglement :
» Code contexte :
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MessageSujet: Re: « je sens des boums et des bangs agiter mon coeur blessé » Ven 28 Déc - 12:29

Finito o/
Bird
Messages : 1372
Date d'inscription : 10/04/2011

Feuille de personnage
Âge: 25 ans
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MessageSujet: Re: « je sens des boums et des bangs agiter mon coeur blessé » Ven 28 Déc - 13:15

De l'eau avec une odeur aigre? XD j'aurais pas confiance!
Donc tu es validé! tu peux à présent RP et farfouiller un peu sur le forum =) tu peux aussi participer à la tombola et aux différents évenements si tu veux

Comme le dirait Elloy: Bon je~~

_________________
InvitéInvité
MessageSujet: Re: « je sens des boums et des bangs agiter mon coeur blessé » Ven 28 Déc - 13:40

Marci Birdy ♥
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MessageSujet: Re: « je sens des boums et des bangs agiter mon coeur blessé » Ven 28 Déc - 15:36

    Birdo, quand on valide une fiche, ON LA DÉPLACE ! Rho la la ! Et puis on valide les codes, boudre d'idiot xDD
    Sinon, jolie petite fiche ! J'aime beaucoup ton arrivée à Espérance, c'est super sympa d'avoir utilisé de l'Espéranto, et parlé de Catherina ! On voit tout de suite que tu as cherché à rendre cela le plus réaliste possible avec le contexte d'Espérance, et c'est super ! Et ton entrave est sympathoche aussi ! Je crois que c'est la première fois qu'on la voit ^^ Tu es d'ailleurs la première a parler de la vie sexuelle de ton perso aussi, la encore c'est tout a ton honneur, a rajoute du réalisme, et puis ça permet de ne pas voir Espérance comme un village de religieux chastes xD
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MessageSujet: Re: « je sens des boums et des bangs agiter mon coeur blessé » Aujourd'hui à 4:21


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