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Alexandre [fini]

Alexandre
Messages : 70
Date d'inscription : 31/12/2012
Age : 19
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MessageSujet: Alexandre [fini] Lun 31 Déc - 17:22

▬ Alexandre
▬ Sexe : ♂
▬ Nationalité : Française
▬ Âge : 16
▬ Lieu d'habitation : Internat
▬ Poste : Élève
▬ Religion : Athée
▬ Qualités : Courageux, patient.
▬ Défauts : Pessimiste, sadique, curiosité maladive, frustré.
▬ Activités/Hobbies : Lire, observer les gens.
▬ Particularités : N'aime personne.
Il était une fois...

Je me souviens d'à peut prêt tout de ce que j'ai vécu avant d'arriver là. Oui, à peut prêt car il reste toujours des petits détails qui disparaisse avec le temps ou auxquels on ne fait attention que lorsqu'ils disparaissent. Et puis il y a aussi le début de mon enfance, avant mes huit ans mais encore une fois, je suppose qu'il faut mettre sa sur le compte du temps. Mais il me revient des flash parfois.
Une goutte de sang qui coule et s'écrase sur le sol devant moi se transforme en un véritable marre rouge d'où sort parfois une main, une jambe désarticulée, brisée, ensanglantée. Le liquide rouge poisse mes vêtements, je le sens glisser le long de ma joue. Une larme l'accompagne mais je ne suis pas triste, c'est de la colère qui bout en moi. Si personne n'intervient, si personne ne me fait réagir, je pourrais rester immobile des heures voire des jours. Et cette voix, cette horreur qui hantent mes jours et mes nuits se régale. Elle jubile en me voyant souffrir, savoure chacune de mes faiblesses. Cette silhouette à mes côtés, dans le miroir, est-ce la sienne ? Ça ne me surprendrait pas avec son air lugubre, son tin pâle qui tranche avec ses cheveux noirs, on croirait apercevoir un fantôme. Un esprit frappeur, une hallucination malsaine, ce sourire carnassier, cette lueur sanglante et bestiale qui traverse le rideaux de ses cheveux sans jamais laisser voir ses yeux. Et cette lueur inquiétante me rappelle à chaque fois qu'on ne peut pas échapper au Destin et que seul son plaisir compte à ses yeux, que nous ne sommes que ses marionnettes.

Ils vécurent heureux et...

J'ouvre les yeux, une ville ou plutôt un village s'étend devant moi. Je n'ai aucune idée d'où je peut être, je ne sais pas comment je suis arrivé là, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je ne sais pas combien de temps s'est écoulé. Je suis perdu, je viens d'avoir un blanc, un trou de mémoire et je ne suis pas au même endroit, rien n'est pareil, je devrais être complètement paniqué mais...
"Imbécile, paniquer pour si peu."
Ces mots résonnent dans ma tête et un sourire calme étire mes lèvres. Je baisse les yeux vers mes chaussures. Il est toujours là, fidèle à son poste. Le fil de laine rouge serpente à mes pieds et continue vers ce lieu nouveau. Oui, j'ai eu une absence et je n'ai aucune idée de comment je me suis retrouvé ici mais je suis à ma place, là où le Destin me mène.

Voilà déjà plusieurs mois que je suis ce fil rouge à travers les rues tortueuses d'Espérance, que je visite la ville, apprend le chemin du retour par cœur. Je suis maintenant élève à l'internat Partager une chambre avec des inconnus ne m'enchante pas mais je n'ai pas vraiment le choix. Je passe le plus clair de mon temps en cours, à lire ou sur la terrasse du café d'Espérance, seul, à regarder les gens passer. Non pas que je n'essaye pas de me faire d'amis mais me coltiner des boulets inintéressants n'est pas ma passion et aucun n'était attaché au fil alors, s'ils n'ont aucun rôle à jouer dans ma vie alors je ne vois aucun intérêt à me forcer. Et le directeur n'est pas une exception bien que, avec son poste de directeur, il attire ma curiosité. Est-ce qu'il sait absolument tout sur Espérance ou n'est-il qu'un pion sur le grand échiquier du Destin ? Est-ce que c'est lui qui a fondé le village ? Pourquoi ?
"T'écoutes vraiment rien en histoire, hein ?"
Ce ton sarcastique, je le déteste il me suis partout et me met sur les nerfs. Mais revenons à un sujet plus intéressant : les cours d'histoire à Espérance. Je pense que simplement le meilleur moyen de voir qu'on nous cache des choses. Mystérieuse est, pour moi, le meilleur terme pour décrire ce village. On nous en cache la plus grande partie, on nous coupe du reste du monde et on ose nous dire que c'est un oasis de paix, une utopie dans un monde pourri jusqu'à la moelle. Mais bizarrement, personne n'a l'air de s'en soucier.
Et pour insister sur le côté étrange et quand même, suffisamment dérangeant, le Reflet viens nous pourrir nos nuits si on ne fait pas attention. Et oui ! Quoi de mieux, lorsqu'on aspire à un sommeil calme, que se retrouver dans un monde parallèle qui veut plus ou moins, soit te faire souffrir, soit te tuer ! Mais c'est pas ça qui va m'arrêter ! Et avec l'autre qui n'arrête pas de me dire que c'est dangereux et blablabla j'ai juste encore plus envie d'y aller. Si c'est si dangereux alors ce qui s'y cache doit être vraiment très intéressant.

La princesse eut par ce moyen toutes les perfections inimaginables...

Je suis soumis, frustré par ce manque qu'elle m'impose. Le Destin est partout et bien que je me permet d’assouvir ma curiosité à chaque porte entrouverte, chaque conversation que j'écoute à travers un mur, une porte ou sur la terrasse du café, jamais je ne me permettrait de franchir la ligne, de briser le fil. Vous pouvez dire que je suis un peureux, me traiter de lâche mais c'est bien la seule chose à me faire réellement peur. Je sais rester maitre de moi-même, contrôler tout le ressentit et la honte que m'inflige cette foutue voix, intérioriser mon ressentit et ma haine. Certains m'en pensent incapable parce que je suis toujours, ou très souvent, désagréable et désobligeant, c'est vrai, c'est une sorte de défouloir mais, je dois bien l'avouer, c'est amusant de regarder ces pauvres petits êtres se débattre, se croire plus libre que les autres alors qu'ils sont tous comme moi, prisonniers d'une entité malsaine et sadique.
Je suis plutôt un solitaire. Non pas que je ne veuille pas d'amis mais, encore une fois, une personne inintéressante ne m'apporterais rien alors, soit je le lui fait clairement comprendre, soit je deviens un mur. D'ailleurs, si jamais je vois quelqu'un pleurer ou en mauvaise posture, j'aurais plutôt tendance à remuer le couteau dans la plaie si j'en connais la raison, soit à faire comme tout le monde et la laisser baigner dans son chagrin et son désespoir. Chacun son tour de souffrir. Le monde est ainsi, ni rose, ni noir, seulement de ce gris monotone, triste et sans issue.

On ne trouve guère un grand esprit qui n'ait un grain de folie.

Il croit au Destin, il vit uniquement grâce à lui. Il lui reste un peu de liberté mais pour le plus important de sa vie, il suit un fil de laine rouge qu'il est le seul à voir, obéit souvent sans trop rechigner à la voix qui résonne dans sa tête et, à moins que la personne lui paraisse vraiment intéressante, il ne se lie qu'avec les personnes qui sont attachées à son fil.
Dans le reflet, il l'apparence d'un pantin de bois et les fils qui permettent de le faire bouger sont attachés à deux grandes mains féminines et blanches. Un sourire sadique flotte au-dessus de tout cela et, s'il a besoin de s'exprimer, c'est cette bouche qui parlera. Alexandre est la marionnette tandis que le Destin est représenté par les mains et la bouche. C'est encore lui qui contrôle tout.

Miroir, miroir dis-moi qui est la plus belle ?

Pour un garçon, je ne me considère pas comme étant très grand. Je culmine à un mètre et soixante-quinze centimètres. Je n'ai jamais beaucoup apprécié la musculation mais je mange sainement alors ma silhouette fine et élancée n'est pas très virile. Mes cheveux roux, voir rouge, m'ont désespéré. Je n'y fait même plus attention, les laissant en bataille, d'ailleurs ils sont très bien comme ça, rebelles et totalement libre, contrairement à moi. Je les coupe moi-même lorsque je trouve que ça commence à faire trop fille, ce qui rend ma coupe encore plus irrégulière, comme les mèches qui me tombent devant les yeux. Oui, mes yeux, je crois que je les déteste. Ils sont rouges, rouges sang encore plus que mes cheveux. Ce n'est pas cette particularité qui me dérange mais ce qu'elle rappelle : le sang et ce foutue fil rouge. Ce fil qui, si je baisse les yeux est toujours à côté de mes pieds, si je lève les yeux reviens dans ces mèches trop longues qui couvrent mon front, ces orbes ensanglantées qui percent sous le rideau des cheveux. Lorsque je vois mon visage dans un miroir, j'ai l'impression d'avoir étais plongé dans le sang à la naissance, j'ai l'impression que le fil n'est pas fait de laine mais de mes cheveux et j'ai de plus en plus l'impression de lui appartenir.
"Rien ne sert de courir, mon lapin, tu es à moi et tu le resteras toujours"
Je frissonne, je sens son sourire, ses mains sur mes épaules. J'ai peur.


De l'autre côté du miroir...

▬ Prénom/Pseudo : Alex'
▬ Âge : 15 ans
▬ Où as-tu connu Je de l'âme ? Elmy, encore et toujours.
▬ Comment le trouves-tu ? Génial ! (non, ce n'est pas du tout constructif, et alors ? è.é)
▬ Expérience en RP : Pas beaucoup ^^"
▬ Présence : Au moins une fois par semaine.

Alexandre [fini]

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