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Je vis en coloc' [PV Elm]

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MessageSujet: Je vis en coloc' [PV Elm] Mer 27 Fév - 19:09

Aller! Gauche! Saute! Attaque Circulaire! Renvoie la bombe et.... OUAI!!!! Je t'ai eu crétin de boss! Vas y meurs! Meurs et souffres! Eh eh.... Maintenant à moi le coeur en plus!

Eh ouai! Quand je joue moi c'est pour de vrai. Et puis j'en suis au dernier boss avant Ganondorf. C'est fou comme le fait d'avoir le même nom que le personnage principal me donne envie de tout ou presque comme lui! J'éprouve une haine sans limite contre Ganon, je suis à moitié fou d'amour pour la jolie Zelda et j'ai une furieuse envie de... couper des herbes! Et à force de jouer, ça me monte à la tête. Allons bon! Faut que je me fasse violence! Je ferme à contre-coeur ma partie et éteins ma console.

Je suis assis par terre, mes fesses coincées dans l'angle entre le mur et mon lit, la fenêtre illuminant la chambre juste au-dessus de ma tête, un coussin calant mon dos. Cela faisait environ... Aller! 2h que je jouais? Aujourd'hui était un jour de pause, il n'y avait pas de cours à faire. Certains avaient choisi de sortir prendre l'air, d'autre de réviser -mais ça je le ferais jamais, c'est pas que j'aime pas travailler, mais je me contente du strict minimum demandé pour rester au pensionnat- ou d'autre, comme moi, s'enfermer dans leur chambre pour s'adonner à leurs hobbis. Certains peignaient, d'autres lisaient, d'autres encore étaient de merveilleux musiciens, d'autres moins bons. Moi mon truc en solitaire c'était les jeux vidéos. Bon j'aime aussi jouer avec gens hein! Mais j'adore aussi passer des heures sur un console à me prendre au rôle, rentrer dans le merveilleux monde de pixels et d'ondes et me perdre dans les merveilleuses aventures s'offrant à moi. C'était les seuls moment où je me permettais un peu de répit par rapport à Elle. Elle m'obsédait tout le temps, malgré moi.... Quoique pas tout à fait malgré moi. Je sentais qu'elle était importante pour moi et il y avait quelque chose en Espérance, une force, qui voulait comme m'enlever son souvenir. Enfin! Je ne savais pas réellement si c'était un souvenir, mais je le prenais comme ça. J'avais la furieuse impression que quelque chose de fort me relier à elle. Quelqu'un que j'ai connu? Quelqu'un d'avant que je me réveille en me faisant brouter les cheveux par un canasson?
A vrai dire, beaucoup de gens ne se posait pas la question d'avant leur réveil à Espérance. Il prenait ce monde comme le leur, le premier et l'unique. Il est vrai que c'est tentant. Cet endroit est vraiment merveilleux. Il est propre, simple, conviviale, confortable. Chacun nous prends comme il est, relativement, et il n'y avait pas de gros conflits, de guerres. Un idylle, un paradis. Au finale, je les comprends tous ces gens qui se sentent bien en ce lieu. Mais une chose me perturbe... Non! Plusieurs! Peut-être, pour commencer, ce ciel toujours comme il faut quand il faut: pluvieux pour faire pousser les récoltes de la FermeFoyer, puis lumineux et d'un bleu parfait pour pouvoir voir croitre les plantes et luire le pelage des animaux. Cette bonne entente constante aussi. Pas parfaite, car tout être à ses mécontentements et beaucoup le font savoir, mais la ville est toujours équilibrée et rien de bien grave n'arrive.... Tout du moins pas depuis que je suis là. Il s'est apparemment passé un événement facheux quelques jours avant mon arrivée, mais personne n'avait souhaité m'en parler et je n'osais pas poser de questions. Tout ce que je sais c'est que c'est en rapport avec Bird, le grand manitou comme je l'appelle, et sa supposée perte de pouvoir. Certains pensent que la disparition des objets modernes est liée indirectement. A ce niveau là, tots ce que j'espère c'est que ma mini télé piquée à la salle commune et mes consoles achetées en cachette ne régresseront pas... Je veux continuer à jouer à mes jeux moi! Si je peux plus me prendre pour mon homonyme en collant et bonnet je crois que je pèterai une durite!

Bon! Assez de ruminer dans mon coin - et ça c'est le cas de le dire. Je me lève, non sans grimacer à cause de mes genoux douloureux à force de leurs longues heures repliés. Je sens pas bon... Mais j'ai pas envie d'aller me doucher... Mais si j'y vais pas, mini Cael et Elmeraud vont râler. D'un coups d'oeil las je toise notre chambre. Plutôt spacieuse, il y a même de la place pour un troisième colocataire. En diagonale de mon... c'est réellement un lit ça? Je dirais plutôt une masse informe de tissus, vêtements et détritus en tous genre. Bref! Je disais donc, en contre bas de mon lit, se trouvait l'espace personnel de Cael. Le jeune garçon étant timide et un peu solitaire, je préférais ne pas l'envahir, même si je prenais un malin plaisir à aller squatter quand il s'exilait trop. Il était impeccable et simple, conforme à son image. Quelques livres traînaient sur sa table de chevets et une partition bullait sur son lit oui je maintiens, une partition bulle. En parlant de livre, j'aime bien lui en emprunter un de temps en temps. Ses lectures ressemble au monde de mes jeux vidéos, fantastique et merveilleux. Il est sympathique Cael. Timide et réservé, mais il est gentil et râle pas. Et puis il est tout petit et menu, j'aime bien en faire ce que je veux., lui pincer les joues, chahuter, des trucs comme ça. Il est tellement plus facile à dominer que Elloy ou Lachlan... En parallèle de mon lit se trouve celui d'Elm. Bien mis, sobre et impersonnel. C'est fou comme on dirait qu'Elmeraud ne s'attache à rien. J'ai d'ailleurs parfois l'impression qu'il n'est même pas attaché à moi. Pourtant, on passe pas mal de temps ensemble, on rigole, on discute, on vagabonde dans le pensionnat et à l'École. En fait quand je suis pas avec Elloy ou Lach je suis avec lui. A leur plus grand désespoir. Ils le détestent. Mais là encore je n'en connais pas la réelle raison. M'enfin! Moi je l'aime bine Elm, même s'il est un peu spécial et si on sait pas toujours ce qu'il pense... Et puis s'il était pas là je crois qu'on m'aurait déjà foutu dehors à cause de mes notes!
En passant à ça j'ai des devoirs... Aller motivation! Ouai en fait non! Puis je me jetai sur mon lit, les bras derrières la tête, soufflant d'allégresse. Je prendrai les notes d'Elmeraud, comme d'hab'!
En parlant de ça, quelqu'un entre. Je levai un peu le tête, histoire de voir qui était mon compagnon. Cael? Elm?







Elmeraud
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MessageSujet: Re: Je vis en coloc' [PV Elm] Jeu 28 Fév - 14:27

C'était un jour simple et clair, un jour basique, comme tout ceux qui s'écoulaient à Espérance. Il ne faisait ni trop beau ni trop gris, la température ambiante n'était ni trop chaude ni trop froide, seul le coeur de l'enfant était glacé. L'homme oubliait-il si aisément ? Car à voir les gens vaguaient ainsi à leurs occupations en ce dimanche de printemps on aurait pu croire que ni les Nahash ni Miséricorde n'existaient. Sujin. Rien que son nom piquait son coeur à l'écorcher aux larmes.

Sur la pointe des pieds, le garçon tandis le bras pour attraper un livre posé trop haut pour sa taille. Il ne s'était jamais vraiment soucié de ne pas avoir pris un seul centimètre à son âge. Les faits étaient là, il ne faisait pas parti des plus grands du village avec ses 15 années et alors ? Résigné il alla demander un escabeau. La bibliothécaire, prise de pitié, saisit le livre avec un sourire et le tendit à Elmeraud. Elle connaissait bien ce petit bout de jeune homme, il était un habitué du lieu de longue date. Ces derniers temps pourtant, sa présence s'était faite moins fréquente.. jusqu'aux derniers évènements. Il la remercia lui rendant son sourire puis reprenant une expression neutre alla s'installer dans un coin de lumière pour lire.
"L'histoire cachée du peuple africain" de Gilles Gilbert et Dominique Kounkou.
Livre s'intéressant à un continent inconnu nommé Afrique et particulièrement à un évènement intitulé "traite des noirs ". Lire ces livres était pour lui comme regarder par la fenêtre un nouveau monde, dehors, tandis qu'il restait enfermé dans la maison. Le plus intéressant se révélait être lorsque certains amnésiques se remémoraient venir d'un tel pays.

Elmeraud ne lisait plus que ça, des histoire cachées. "L'histoire cachée de Paris", "l'histoire cachée". Il faut dire qu'il avait déjà lu tout ce qu'il y avait à lire sur la politique, la religion et l'anatomie humaine. Ces trois sujets vers lesquels il lui avait semblé naturel d'aller à ses début étaient désormais stoppé pour lui. Il était arrivé à leurs limites. Ses connaissances se limitaient à ce qu'Espérance pouvaient lui apprendre. Alors il avait commencé à étudier plus attentivement les faits concrets d'histoire, les coupant par des contes, récits, roman et autres oeuvres littéraires tiré tout droit de l'imaginaire de leurs auteurs. Il complétait sa compréhension de l'homme en étudiant directement celui ci. Observer, comprendre, imiter. Puis il s'était particulièrement attaché à l'un de ses sujets. Au fond il ne regrettait pas, cet enfant là ne connaissait pas le regret, il avait goûté la souffrance avec la même appréhension et la même excitation qu'il avait goûté au bonheur. Mais il n'avait pas récupéré ses souvenirs pour autant. Il sentait bien que son temps désormais avant que cela n'arrive était compté mais, pour le moment, rien n'y faisait. Et ce n'était pas forcément un mal. Seulement désormais, l'implication avec ses sujets lui semblaient encore plus prohibée.

Pendant de longues heures il parcourra l'ouvrage. Il n'y avait pas cours aujourd'hui, il pouvait donc faire ce qu'il "voulait". Il devait bien passer le temps d'une manière comme une autre, sinon il finirait par se laisser mourir. Ce gosse avait besoin d'un but, sinon à quoi bon vivre ou mourir lorsqu'on ne ressent rien ? Quelle est la différence ? Quel est l'intérêt ? Dieu soit loué qu'il s'en trouva vite un, de but, qui le satisfit assez pour le faire vivre à temps plein.
Au loin, la sonnerie de l'école sonna les coups de 16h. Elmeraud referma le livre. Son coin n'était plus éclairé depuis longtemps, le soleil avait bougé. Il remplit la carte d'emprunt et entreprit de continuer sa lecture sur son lit à l'internat. Sauf si d'ici là on lui faisait faire autre chose. En se dirigeant vers sa chambre il croisa Napoléon. Ils parlèrent un peu, de ses faits d'armes surtout. Arrivé devant sa chambre, le jeune homme le laissa. Il y avait du bruit de l'autre côté de la porte, sans doute qu'un de ses colocs y était déjà. Mickael, Cael ou Link ?
Un instant il se remémora le temps où ils n'étaient que deux dans cette chambrette. Mickael et lui, c'était assez étrange de se dire qu'elmy malgré son âge physique faisait parti des anciens d'Espérance. Depuis du monde avait dormi ici. Elwing. Il se souvenait bien du garçon, sa popularité lui aurait été utile en ces temps troubles. Enfin, Link l'aidait pas mal sur ce point là aussi !
Il ouvrit la porte.

Sur sa gauche, il aperçu Link, affalé sur une masse informe, probablement son lit, en mode glandeur. Elmeraud sourit et ramassa un vêtement qui traînait par là, le balançant sur la figure du garçon.

- Tu comptes rester là à glander encore longtemps ? Je te préviens, compte pas sur mes notes pour le contrôle de demain.

Puis il jeta le livre sur son propre lit avant de s'y installer. Un instant ses yeux se posèrent sur son lapin usé, seule marque de personnalité dans sa zone. La fleur à son coup avait depuis longtemps perdu des dernières pétales, quand bien même Elmeraud en avait pris grand soin. Mais cela faisait longtemps qu'il ne le transportait plus constamment dans sa poche.

Enfin se calant contre ses oreillers, il continua sa lecture.
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MessageSujet: Re: Je vis en coloc' [PV Elm] Lun 18 Mar - 17:15

[je déprime.... non! Je complexe! T'as fait un truc dix fois plus long. J'ai pas réussis à faire plus, my apologize.]

Elmeraud ! Ah ! Tant mieux ! C'est celui avec qui je m'entend le mieux. Cael était gentil et Mikael était blagueur et agréable. Mais Elmeraud était mon ''préféré ''. On dirait un peu un enfant qui tri ses peluches là...

Le blondinet était pas bien grand, frêle et pâle. On aurait dit un enfant un peu trop grand en fait. D'ailleurs on ne semble pas grandir dans cet Espérance . Elmeraud a toujours l'apparence d'un gosse de 14 ans. Pourtant il est ici depuis longtemps. Très longtemps. L'un des premiers. Il en a vu du monde. Il connaît plein de monde, bien qu'il ne soit pas apprécié de tous. Il sait plein de choses. Sur tout et tout le monde. Il lit beaucoup. Pas les même livres que moi ou Cael. Lui ce sont des sur d'étranges sujets. Ses livres racontent des lois, des guerres, des paix sur des pays. Imaginaires ? Réels ? Ailleurs ? Aucune idée... Moi ça me passionne pas tout ça. Et quand je vis le titre du livre sous le bras d'Elm, j'eus une drôle d'expression, mélange de moue dégoûtée et de sourire moqueur.
Mais je vais pas me plaindre des ses lectures inintéressantes. Il a de bonnes notes et j'en profite. J'écoute pas forcement beaucoup en cours, fait pas tous mes devoirs, étudies mes leçons en diagonales et ait une mémoire plus que sélective. Les noms des boss de The Legend of Zelda, le contenus des livres de Skyrim ou les créatures bizarroïde de Dragon Quest, ça je retiens par contre. Comme c'est étrange !
Quoique pas tellement en fait. C'est juste que je fait la part des choses entre l'intéressant et le barbant. Et puis comme j'ai un gilet de secours à bouclettes blondes, je m'en fait pas. Elmeraud a pitié de mon épouvante avant les interros. Les ''Mais on a jamais fait ce chapitre si ? '' ou ''Ah ! Oui il l'a dit ça... Par contre je m'en souviens plus ! '' deviennent des habitués aux révisions nocturnes. Franchement, je sais pas si je serai encore au pensionnat sans l'aide d'Elm.

Alors quand il me remballa, lisant dans mes pensées, je ne pus m'empêcher de retenir mon souffle, coupé dans mon élan.
« Tu comptes rester là à glander encore longtemps ? Je te préviens, compte pas sur mes notes pour le contrôle de demain.
-Huh... »

Bravo moi ! Franchement ! Je m’auto-attribue le prix de la meilleur réparti de l'année ! Si c'est pas beau ça ?

« Allez ! Mais Elm quoi ! Tu sais bien que j'ai presque pas de cours. Je capte rien. Et demain on a une interrogation. »
J'avais bondis de mon lit. A quelque mètres de lui, je le regardais d'un air dépité et franchement ridicule. S'il ne m'aidait pas, j'étais dans la grande me... un grand embarras.
Bon ! L'attendrissement marche pas vraiment avec Elmeraud. Autant tenter la persuasion. Après tout je suis un grand garçon.
Je me redressai, les poings sur les hanches. Le regard froid je le lorgnai un instant. Si mes yeux avaient été des mitraillettes, il aurait sans doute était une passoire. N'empêche que je devait pas être bien crédible. La froideur ne me va pas au teins. Mes traits sont si habitué à la bonne humeur et aux sourires que la frustration n'est pas naturelle.
Allons bon ! Aux grands maux les grands moyens !
Vivement je bondis sur son lit impeccable et saisis par les oreilles le lapinou si cher à Elm. D'un air assassin, j'appliquai mes doigts sur sa tempe. A genou au bout de son lit, je menaçai d'un ton faussement hargneux :
« [b]Allez mon petit. Sois gentil et personne ne sera blessé.[b/]»


… Un vrai gamin.
Elmeraud
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MessageSujet: Re: Je vis en coloc' [PV Elm] Lun 18 Mar - 21:03

[nan mais c'est pas la taille qui compte t’inquiètes °0° penser qualité : qualité. Et puis mon post ci n'est pas forcément très long non plus tu sais. Ce qui compte c'est l'inspi O/ ]



La menace se rapprochait.
Plus d'une menace, Elmeraud savait à quoi s'attendre concernant son coloc. Faisant mine de continuer à lire, il lançait un regard en coin vers la masse qui se rapprochait dangereusement de son lit.

« Allez ! Mais Elm quoi ! Tu sais bien que j'ai presque pas de cours. Je capte rien. Et demain on a une interrogation. »

- Je sais. C'est pour ça que tu ferais bien de commencer à réviser. Il est à peine 16h, si tu t'y mets maintenant tu devrais pouvoir obtenir la moyenne demain, rigola Elm.

La pitié, la compassion, des mots qui sonnaient bien mais ne représentaient rien pour l'enfant. Tenter de le confondre par les sentiments était des plus futile, le gosse n'agissait vraiment que s'il trouvait son compte. Aujourd'hui son humeur venait ainsi, blagueuse et nonchalante, il ne se forcerait pas.

Loin de voir une once d'attendrissement chez le blondinet inexpressif plongé dans son bouquin Link sembla aborder une autre technique. Curieux, sans doute, ou juste parce que le jeu du jour allait ainsi, Elmeraud baissa légèrement son livre pour fixer son opposant. Les mains sur les hanches, il se faisait grand et imposant face à la frêle silhouette. Tentait il de l'intimider par ces yeux froids ? La froideur était une chose qu'il connaissait - et maîtrisé- parfaitement. Le visage ombragé par la grande silhouette du jeune homme, il s'interrogeait. Aurait il dû rire ? Cette tentative d'intimidation était assez pitoyable après tout, tout comme la raison de celle ci, rappelez moi qui était le plus jeune des deux déjà ?

Alors pour la troisième fois, le rouquin changea de technique. Bondissant sur le lit impersonnel, il saisit la seule possession de l'enfant-homme: un lapin autrefois blanc, aujourd'hui sale et vieillit par la tristesse et l'âge. Peu importe le soin qu'on lui avait donné, il avait perdu depuis longtemps sa fonction de réceptacle d'amour ne contenant plus que des secrets tus, souvenirs oubliés dont on ignore la clé.
Le saisissant par les oreilles, il le laissait pendre tel sa proie, un index sur sa tempe en signe de menace.
C'était une blague, une simple blague. Vraiment gamin.

« Allez mon petit. Sois gentil et personne ne sera blessé.»

Sa menace n'en était que plus puéril et Elmeraud aurait dû en rire de bon coeur, parfois il se demandait comment agir, mais dans ce genre de situation prédéfini il n'y avait pas à tergiverser ! Mais voilà, c'était son lapin, sa chose, cette peluche qu'on lui avait donné. Donné ? Mais qui ? Elle ?
Comme souvent son corps ne lui demanda pas son avis Tandis que son esprit jurait intérieurement, il se saisit vivement du jouet, les yeux presque fous, il se jeta sur le garçon et d'une voix plaintive qu'il ne se connaissait que très peu sincère, ordonna:

- Rends le moi ! Ne le touche pas, il n'est pas à toi !

Sous une légère intonation de supplication sonnait encore bien plus fort une menace. Clairement affichée, implacable.
Et Dieu sait qu'un Elmeraud en colère n'était pas bon pour son opposant, si cela avait déjà eu lieu.
Les choses précieuses en ce monde sont rares, encore plus pour lui. Quand bien même son lui mental n'accordait aucune importance à rien, qu'en était il de ce lui qui se cherchait ? Ce même lui qui avait accepté Sujin ? Ce même lui, lâche, qui ne pouvait se résoudre à se défaire de quoi que ce soit sous couvert d'une soi-disante insensibilité.

BAM.

Deux corps à terre, effondrés du lit.
L'enfant revenu à la normale saisit délicatement la chiffe pelucheuse et un moment la fixa dans la lumière qui émanait de la fenêtre. Sérieusement, qu'est ce que ce truc ? Qu'est ce qu'il était con parfois pour faire des crises comme ça ! Il était vraiment cassé le pauvre, deux mois encore ici et il serait bon pour les poubelles d'Espérance derrière le mur. Il se releva, reposa tranquillement le lapin à sa place et se retourna vers Link toujours le cul par terre. Soupirant il se gratta la tête et lui tendit une main pour l'aider à se relever.

- Désolé... oublie ce que j'ai dis. Le stress sans doute.
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MessageSujet: Re: Je vis en coloc' [PV Elm] Jeu 8 Aoû - 14:37

[Ouaaaah. 4 mois et demi pour une réponse. J'ai jamais mis autant de temps. Je suis partagée entre l'envie de m'enterrer vivante et celle de le crier sur tout les toits... °°]


Quand Elmeraud me bondit dessus, j'étais près à lutter, tel un grand guerrier Perse. Je retrouvais mon âme d'enfant et ce jeux stupide fichtrement amusant, d'autant que j'avais l'impression de sortir Elm de son sérieux habituel. Un exploit en soit.

Sur le coup, je pris la plainte de mon ami pour une prise au jeux. Je n'en étais que plus heureux. Je gigotais, levais le lapin haut au dessus de ma tête, poussais Elmeraud avec les jambes. Je m'amusais comme un fou. C'est bête non ? J'avais presque 16 ans et je prenais mon pied à jouer à la guerre. C'était pas de mon âge. Mais c'était drôle. Me prendre pour un enfant devait ôter mes tourments, me rendre un peu d'enfantine inconscience innocente. Et franchement : ça faisait souffler !

Cependant, je ne m'attendais pas à ce que Elemeraud se batte aussi sauvagement. Il me secoua si vivement que nous finîmes par terre. Une jambe sur le lit – à l'impeccabilité définitivement morte, paix à son âme -  l'autre étendue par terre, un bras sur le torse, l'autre tendu vers le lapin gisant au sol et la tête fixant le sol, l'air ahuri. J'avais mal à la tête. Non mais quelle bande de brutes !

Alors que je voyais des petites fées voler devant mes yeux en piaillant des ''Hey'!', ''Listen !'' ou ''Look !'' agaçants, je réalisais que Elmeraud avait réagi très bizarrement. Loin du jeu que je pensais, mon blondinet de colocataire s'était senti agresser. Je ne l'avais jamais vu réagir d'une telle façon. Je ne l'avais jamais vu réagir du tout, en fait. Il était si impassible et amorphe d'habitude. Cette réaction était tout simplement incompréhensible. Et puis vraiment démesurée. C'était qu'une peluche. Toute abîmée en plus !

Je m'assis en tailleur et acceptai la main tendue. Une fois debout je me frottai la nuque en grimaçant. Elmeraud, lui, n'avait pas l'air d'avoir souffert. Veinard ! Par contre, il tenait sa peluche et maintenant que son bien était de nouveau entre ses mains il semblait tout à fait calme.

« Y a pas de mal... Hum... »

Ma voix était franche et sympathique, comme à mon habitude, mais j'étais toujours troublé par son comportement.

Saisissant deux trois affaires qui traînaient et ma couette au sol, j'allai refaire rapidement mon lit et m'assis dessus. Je lançai un regard inquisiteur au blondinet et ouvrit la bouche. Puis la referma.

Après sa crise, je ne savais trop comment lui parler. J'étais vraiment déstabilisé. Je le connaissais depuis... quelque temps. D'ailleurs c'était agaçant cette incapacité à donner une notion de temps. Je pouvais donner une longueur approximative de durée, mais impossible de compter le moindre mois ou semaine. Il y avait pourtant des jours. Je pourrais les compter mais à la fois, j'avais l'impression de passer plusieurs journées d'un coup puis une seule longue. Mettons, ma dernière visite à Ruby aurait du être la veille puisque je me suis couché juste après et que je me suis réveillé se matin à le suite de ce jour. Mais, à cette instant elle me semblait remonter à plusieurs jours. C'était déstabilisant. D'autant que mes consoles ne montraient jamais de dates alors qu'il me semblait me souvenir qu'il y en avait toujours une... Mais à la fois c'était confus. Raaah ! J'en avais marre des toutes ces impressions évasives et infondées.

« Dis Elm... Ca va toi ? T'as des problèmes ? Tu sais que tu peux me le dire. Parce que, ton excuse du stress elle tiens pas debout. Je ne t'ai jamais vu angoisser pour le moindre examen. »

Je lorgnai un coup vers la peluche et ajoutai d'une voix mal assurée – je sentais le sujet sensible :

« D'ailleurs, je t'ai jamais demandé : elle viens d'où cette peluche ? »

Elle devait être vraiment très spéciale pour qu'il réagisse comme ça. Personnellement, les seules choses qui m'auraient fait remuer ciel et terre étaient mes jeux The Legend of Zelda. Non pas que je était accroc à ce point, non - bien que j'aime beaucoup beaucoup. C'était juste que depuis que j'avais découvert que ce que j'avais pris pour mon nom était en fait le nom d'un personnage de jeux-vidéos, ils semblaient me rapprocher d'Elle. Celle qui avait prononcé ce nom dans ce qui me semblait être mon seul véritable souvenir. Je me disais que peut-être qu'à force de jouer à ces jeux, je retrouverais quelques souvenirs d'Elle ou de ma vie...

Ce lapin devait être vraiment spécial. Enfin, hormis le fait qu'il était facile de le confondre avec un chiffon de table et que ça couleur indéfinie ne figurait sûrement pas dans une palette de décorateur !
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MessageSujet: Re: Je vis en coloc' [PV Elm] Lun 2 Sep - 14:28

nah reste vivant éOè

___________________



L'ambiance était assez particulière, maladroite et gênante, et c'était sa faute.
Enfin, Elm s'était déjà excuser donc pas besoin d'en faire tout un foin ! Et puis Link avait dit qu'il n'y avait pas de problèmes donc OK, tout allait bien. Sauf ses questions peut être, qui démontrait clairement que le rouquin n'allait pas tourner la page en trente secondes. Il n'était pas vraiment dur d'y répondre en fait, et après son coup de chaud de tout à l'heure le blondinet se sentait un peu d'humeur sarcastique et ironique.
Il se remit à faire son lit proprement puis se calant contre le mur lança un regard doux à sa peluche défoncée, jadis lapin.
Il réfléchissait.

- Bonne question. On me l'a donné.

Enfin je crois. Il se retourna vers Link pour voir sa réaction puis entama la contemplation du plafond. Il eut un sourire.

- Je crois que c'est un cadeau d'Elle. Ça devait être important.

Puis son regard devint brûlant. Avec un sourire en coin il reporta son attention sur son ami. Ça allait comme tous les jours. Ni mal, ni bien. Elmeraud aurait pu penser que vivre ainsi finissait par être lassant: sans but ni raison. Il le pensait, mais ne ressentait pas cette lassitude. Et c'est ce qui le pesait.

- Bof ça va ça vient. Tu sais je suis juste un amnésique qui devient schizophrène à la nuit tombé, qui a faillit mourir noyer, qui a vu sa meilleure amie brûler en place publique et une inconnue se suicider devant lui pour mourir dans ses bras. Tranquille quoi.

C'était étrange. Link était sans doute la première personne avec qui il parlait de tout ça, même si c'était de façon très crue et épurée. Il ne ressentait rien en en parlant, ni même en y pensant, ou pas grand chose. Pourtant tous ces petits événements l'avait déformé un peu plus. Link n'était pas non plus la personne la plus proche de lui, et il n'avait jamais vraiment parlé du Rêve ou de ses souvenirs avec Su' qu'il adorait pourtant à la folie. Et puis le ton léger qu'il avait employé ne collait pas avec la gravité des événements. Le décalage qui s'en suivait était tout à fait digne du vrai Elmeraud qu'il ne montrait jamais sans raison. Et là sans raison il faisait ça, après tout il s'en fichait. Il y avait déjà eu une première brèche tout à l'heure, pourquoi pas une deuxième ?
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Je vis en coloc' [PV Elm]

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