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Dans la forêt un grand cerf [pv Domi]

Fioccolino
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MessageSujet: Dans la forêt un grand cerf [pv Domi] Ven 10 Mai - 14:11


A l’origine, Fioccolino n’était même pas venu pour ça. il ne cherchait ni proie ni bête, c’était d’ailleurs rarement le cas dans la forêt. Et puis, il n’était pas un chasseur. Il était un aventurier. Il posa son vélo contre le tronc d’un chêne et poursuivit à pied. Personne ne viendrait lui voler son bien ici. Il croisait rarement du monde. C’était plus agréable en marchant, car il avait le temps d’entendre les oiseaux et de voir les fleurs poussant au pied des arbres. Le vent agitait ses cheveux roux en chantonnant sa complainte dans ses oreilles. Des fois, Fioccolino essayait de marcher les yeux fermés, se laissant guider par ce murmure. Cela marchait pour un temps, mais il finissait toujours par trébucher sur une racine et s’écraser par terre.

La forêt était peuplée d’arbres épais et feuillus, dominant de toute leur hauteur les petits hommes sur lesquels ils semblaient poser un regard sage et bienveillant. Fioccolino avait entendu, à l’école, des enfants exprimer leur crainte face à l’aspect mystérieux de la forêt, mais lui n’avait pas peur. Il avait peur de bien des choses, peut-être de toutes les choses, mais pas de la forêt. Enfin, pas le jour.

Il avait plu quelques temps auparavant, et la terre était encore humide et souple. En vagabondant parmi les troncs et les fougères, il aperçut sur le sentier des empreintes d’animal toutes fraiches. Ecarquillant les yeux, il s’accroupit et se pencha au-dessus d’une des traces, l’effleurant des doigts.

- Ça, c’est une empreinte de cerf, murmura-t-il pour lui-même.

Il se releva et chercha des yeux l’animal digne et imposant qui avait marqué la terre de son sillage. Les arbres étaient trop nombreux et trop denses pour qu’il puisse l’apercevoir ainsi. Aussi silencieusement qu’un chat, il suivit alors les empreintes d’un pas vif et agile, prenant garde à ne pas les abîmer. Ce qu’il trouva au terme de sa course n’était pas ce à quoi il s’attendait.

Là, au creux d’une clairière recouverte de branches feuillues, comme un tombeau de verdure, reposait le corps sans vie du noble animal. Ses empreintes s’arrêtaient en même temps que sa marche. De son point de vue, Fioccolino ne voyait que son dos et son crâne, orné de ces bois majestueux. Peut-être était-il mort d’épuisement, de vieillesse, ou de maladie. Il s’approcha très doucement, impressionné de se trouver si près d’un être aussi rare. Sa fourrure était soyeuse, épaisse, ce n’était pas celle d’un vieux mâle. Avec une infinie précaution, Fioccolino approcha sa main et caressa la parure du cervidé.

- Tu es beau, chuchota-t-il. Pourquoi tu es mort ?

Il contourna alors la dépouille du cerf. Une exclamation étouffée sortit de sa gorge lorsqu’il fut en face de lui. Une entaille gigantesque et sanglante barrait son poitrail. Quelques mouches avides virevoltaient déjà autour de la chair exhibée. Fioccolino fut si horrifié par ce spectacle qu’il tomba sur les fesses en reculant.

Comment la pensée de Domi lui vint-elle à l’esprit ? Il ne savait pas très bien. C’était avant tout l’animal, fier et vivant, qu’il voyait, à l’inverse des morceaux de viande sur pattes qu’il avait l’habitude d’apporter à la bouchère. Peut-être était-ce cet amas de mouches, trop insupportable à sa vision, qui l’incitait à faire quelque chose, n’importe quoi, même transporter cet énorme cadavre de cerf dans la boucherie de Domi. Domi était certes rustre et impitoyable, mais elle ressentait le respect que les animaux inspirent. Si quelqu’un devait être boucher, Fioccolino préférait autant que ce soit elle.

Se redressant d’un bond, il parcourut la forêt dans le sens inverse des empreintes qu’il avait suivi avec tant de soin. Son cœur était encore tout affolé par ce qu’il devait de découvrir. Retrouvant son vélo, il l’enfourcha sans attendre et fila en direction du bourg. Il ne s’arrêta pas de tout le trajet.

Il faillit bousculer plusieurs passants en pénétrant dans le petit village, mais peu lui importait. L’armada de mouches voraces ne cessait de vibrer dans son esprit. Il eut droit à quelques cris, quelques remontrances et même quelques insultes des plus jeunes qui le traitaient sans arrêt de « sauvage ». Pas grave. Ils feraient moins les malins lorsqu’il serait aux côtés de Domi ! En sa présence, ses camarades se montraient bien moins téméraires. Et puis, elle et lui avaient des choses bien plus importantes à faire…

Arrivé devant la boucherie, Fioccolino ne prit même pas la peine de ranger son vélo. Il bondit de sa selle et le laissa étalé au milieu de la route, puis il rentra en trombe dans la boucherie de la jeune fille.

- Domi ! dit-il simplement, la respiration saccadée par l’effort et l’émotion. Domi…

Sans d’autres explications, il pointa son doigt en direction de la forêt et, tout en tâchant de reprendre son souffle, il dit simplement :

- Il… faut que… tu viennes…


InvitéInvité
MessageSujet: Re: Dans la forêt un grand cerf [pv Domi] Ven 10 Mai - 18:27


♪ La princesse Intrépide dansait au milieu des fougères.
Le prince Sauvage les écrabouilla alors toutes.

Comme tiré d'un songe, le tableau d'une forêt d'un style romantique prenait vie en un amas de verdure terrifiant pour beaucoup d'enfants. De hauts arbres faisaient la cour à d'autres, plus petits, laissant leurs branches s'entrelacer en une danse étouffante. Les animaux, en habiles danseurs savaient se frayer un chemin entrer les feuillages. Nobles maîtres de la forêt, il était rare qu'on puisse les surpasser dans ce domaine, bien qu'on soit d'accord pour dire que certains cadavres jonchant les sols moussus étaient un fait d'hommes, plus malins que leurs camarades à quatre pattes.

Domi se moquait bien de la provenance de la viande qu'elle découpait. Elle n'était pas récalcitrante à accepter les restes d'un cochon de la fermette, comme ceux d'un renard trouvé au coin d'un sentier. Tant que l'animal lui semblait assez sain pour être donné à manger à la communauté, la bouchère ne faisait pas la fine bouche. Bien sûr, elle ne donnait pas les détails quant à la provenance de certaines viandes. Tous ne seraient pas d'accord de manger un bout d'agneau mort-né. Les enfants ne se rendaient parfois pas bien compte, que leur situation était en plusieurs points plus délicate qu'elle n'y paraissait. Dans un territoire aussi isolé que l'était Espérance, que se passerait-il si les animaux devenaient une denrée rare ? Pire, s'il n'y en avait plus. Chose peu probable si on faisait attention, mais il ne suffisait d'un rien pour que tout bascule. Elle en avait personnellement fait les frais et ne voulait pas retenter l'expérience.
Cela l'amenait à s'inquiéter pour ces pauvres bêtes. Elle ne s'en énamourait pas comme Eden, le vétérinaire à ses heures perdues, mais observait les vaches dans la fermette par exemple.

Soupçon d'angoisse. Et si une épidémie démarrait ? Si jamais quelque chose décimait les bêtes ? Quelle horreur ! Elle ne voulait pas finir végétarienne à manger des patates.
Dans une moue, elle nettoya un long couteau dans un torchon, observant son reflet dans la lame. Ses yeux de mérou lui rappelaient qu'il restait les poissons. C'était déjà ça. Elle serait pas végétalienne. « Ah non mais j'te jure, qu'est-ce qu'on ferait pas hein... » se dit-elle à voix haute.

Cessant de s'inquiéter, elle reprit son activité. Les habitués arrivaient sans se presser, demandant ce qu'elle avait en ce jour, c'est-à-dire pas grand chose. Elle entendait encore les nouvelles trouvailles de Fioccolino ou d'autres. Heureusement que l'argent n'existait pas ici, sinon, elle aurait fait faillite depuis longtemps... Et ça, même si elle n'avait pas de concurrence !
En milieu ou fin d'après-midi, Elloy, un garçon qu'elle appréciait tout particulièrement vint lui rendre visite. Tous deux entreprenaient une importante discussion sur la possibilité de faire des saucisses. Leurs esprits s'enflammaient sur un fond de charcuterie, quand la porte s'ouvrit si vite, qu'elle n'eut même pas le loisir d'émettre son habituel petit grincement. « Hé, c'est le p'tit Grizzli. Elle est fracassante ton entrée ! » clama-t-elle de derrière son comptoir sur lequel elle avait appuyé ses coudes. Puis, intriguée par la forêt qu'il pointait du doigt, elle chuchota à Elloy qu'ils reprendraient leur discussion une prochaine fois.

Le tablier improvisé fut déposé dans le fond du commerce. Elle épousseta son pantalon et rehaussa une bretelle de son débardeur, avant de venir rejoindre Fioccolino. Puisqu'il était plus petit, elle se pencha, appuyant ses mains sur ses genoux « Ravale ton souffle. Il se passe quoi ? T'as vu un frère grizzly dans la forêt ? » demanda-t-elle en regardant les arbres, au loin.

Excitation qui grandissait. Qu'est-ce qui se passait ? Domi elle était intrépide, Domi, elle avait peur de rien et quand le petit fils de Mowgli pointait la forêt du doigt comme si il s'y cachait un monstre, elle ne pouvait qu'être intriguée. Les secrets à dévoiler, les choses à surprendre, AHHH, encore une nouvelle aventure en perspective. « Tu veux qu'on aille le voir ? » Et s'il s'avérait qu'un grizzli s'y cachait réellement, elle le fighterait. Foi d'elle-même !


Dernière édition par Domi le Jeu 30 Mai - 18:27, édité 1 fois
Fioccolino
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MessageSujet: Re: Dans la forêt un grand cerf [pv Domi] Sam 11 Mai - 21:24

- Hé, c'est le p'tit Grizzli. Elle est fracassante ton entrée !

Bien sûr, ça, c’était Domi. L'entrée dramatique et l'air défait du garçon ne lui avait pas ôté cette attitude franche et débonnaire. A quoi s’attendait-il, à la fin ? Domi, elle ne s’inquiétait pas, elle ne paniquait pas, Domi, elle savait à peine être sérieuse. Et surtout, Domi, elle ne l’appelait jamais par son nom !

Ce fut à cet instant que Fioccolino se rendit compte qu’il n’était pas seul dans la boutique, puisque le jeune Elloy était présent également. C’était un visiteur régulier, mais il venait plus pour bavarder que pour demander un jambon. Domi posa brutalement son vieux tablier et s’approcha de lui en se mettant à sa hauteur.

- Ravale ton souffle. Il se passe quoi ? T'as vu un frère grizzly dans la forêt ?

N’importe quoi ! Cette fois-ci, Fioccolino, encore tout essoufflé, leva les yeux au ciel. Enfin, au moins, elle avait déjà compris que quelque chose se passait dans la forêt.

- Tu veux qu'on aille le voir ?

Non mais vraiment, Domi ne comprenait pas l’importance de la situation ! Rien d’étonnant à cela. L’air déterminé, Fioccolino prit la jeune fille par le poignet et l’entraina hors du magasin. Il jeta un coup d’œil à son vélo. Il ne pouvait pas se permettre de le prendre, Domi n’en avait pas, et elle aurait bien du mal à suivre le rythme s’il pédalait comme toute à l’heure. Il se planta devant la bouchère, les traits durs et graves.

- Domi, c’est très sérieux ! Il est mort !

Ce n’était guère explicite, comme souvent, aussi Fioccolino préféra-t-il les actes aux mots. Agrippant la main de Domi, il s’élança en direction de la forêt, entrainant la jeune fille dans sa course. Domi n’avait guère l’air enthousiaste, mais elle ne résista pas. Elle avait l’habitude des élans inexpliqués de son jeune ami, et en outre, elle devait être curieuse de connaitre la raison d’un si grand trouble ! Ils coururent longtemps, peut-être un peu trop, car une fois qu’ils eurent pénétré les bois denses, ils se plièrent en deux afin de reprendre leur respiration. Fioccolino avait un peu trop forcé.

- Attends…

Il tenta de retrouver son chemin en observant minutieusement les lieux.

- J’ai posé mon vélo là… Après je suis monté ici… C’est par là !

A peine remis, il recommença à courir parmi les fougères, grimpant et dévalant sans se soucier de sa compagne. Domi n’était pas une petite nature de toute façon. Fio ne tarda pas à reconnaitre l’endroit où la dépouille fraiche du cerf gisait. La clairière. Un silence recueilli les surplomba lorsqu’ils la découvrirent. Leur pas ralentit, leurs yeux s’agrandirent, leur souffle s’apaisa.

- Viens voir, dit Fioccolino en invitant Domi à contourner l’animal.

Devant l’entaille écarlate qui meurtrissait le corps de la bête, Fioccolino s’accroupit et dit d’une petite voix :

- Qu’est-ce que c’est, Domi ? … Qu’est-ce qui a fait ça ?


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