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Une odeur de fumée. Joal.

InvitéInvité
MessageSujet: Une odeur de fumée. Joal. Ven 10 Mai - 15:11

▬ Joal
▬ Sexe : Masculin
▬ Nationalité : Autrichien
▬ Âge : Dix-neuf ans
▬ Lieu d'habitation : Petite maison, un peu à l’écart du bourg.
▬ Poste : Bibliothécaire consciencieux
▬ Religion : Athée
▬ Qualités : Créatif, autonome, ouvert d’esprit, plutôt gentil malgré les apparences, protecteur et loyal envers ceux qu’il apprécie.
▬ Défauts : Grossier, désordonné, blasé, paresseux, égocentrique et borné.
▬ Activités/Hobbies : Lire, écrire, jouer à la console, dormir…fumer toutes sortes de choses.
▬ Particularités : Drogué. Presque en permanence, avec n’importe quelle substance, pourvu qu’elle puisse le faire planer un minimum.
Exténuer l’ardeur de ce souvenir…

La cause et la conséquence.
"Je ne me souviens plus."

Toujours le même souvenir. Il y a…un soleil de plomb, qui lui écorche la peau malgré l’étroitesse de la ruelle. Sûrement midi, a-t-il deviné par la suite. L’asphalte en est brûlant. Sueur. Sa peau est moite, poisseuse de transpiration, il le sait sans pour autant la toucher, et ses cheveux trop longs restent collés sur ses épaules nues. Les yeux à peine entrouverts, il voit flou. Quelques formes indistinctes tout au plus. Sûrement des ordures, à en croire l’odeur immonde qui règne. Nausée. Il est lourd, trop lourd, incapable de bouger, et le sang frappe à ses tempes dans un vacarme insupportable. Ba-boum. Ba-boum. Ba-boum. Sans compter la difficulté qu’il a pour respirer cet air vicié. Oh, et il a mal, aussi, sans trop savoir d’où vient la douleur. De partout, probablement.
A côté, il y a quelqu’un, étendu lui aussi sur le bitume. Est-ce un garçon, une fille ? Aucune idée. Peut-être un ami, ou un inconnu, allez savoir. En tout cas, il y a quelqu’un, habillé de rouge.

Rien.

Un autre lieu, indéfini cette fois. Il fait sombre, apparemment, et il est assis sur une surface censée être moelleuse ; un lit, ou un canapé. Dans sa main droite, il tient un petit objet de plastique, à la forme familière. C’est une seringue, évidemment, qu’il fait jouer un instant entre l’index et le majeur. Il y a une ceinture, ou quelque chose de ce genre qui lui enserre le bras gauche. Le droit, lui, se met en mouvement et effectue ces gestes qu’il connaît maintenant par cœur. Une piqûre dans le creux du coude, durant une seconde, retirer le lien de cuir, et le liquide envahit l’organisme, doucement. Bientôt, c’est le flash, plaisir intense. La tête bascule en arrière, suivie du torse, et il se retrouve allongé, yeux vers un plafond invisible. Il quitte le corps, s’étale, s’éparpille, comme devenu liquide, et c’est bon. S’oublier complètement. Mieux que le sexe, mieux que tout.

Autour avait changé

Celui qui n'avait rien remarqué.
"Comme glisser en dehors du lit et ne pas se réveiller."

Joal ne s’était pas rendu compte tout de suite que l’Endroit n’était plus le même. A vrai dire, il avait même passé plusieurs jours dans une maison qui lui était inconnue avant de réaliser qu’il n’était pas chez lui. Quelqu’un a déplacé les meubles, s’était-il dit ; et il avait ajouté un juron. Mais comme il passait le plus clair de son temps à végéter sur le lit simple, cela ne l’avait pas dérangé outre mesure, dans un premier temps. Ce n’est que lorsqu’il avait terminé ce qui lui restait d’héroïne et que le Manque avait commencé à se faire ressentir que, dans un éclat de lucidité, il avait compris que quelque chose clochait. Il n’avait aucune idée de qui il était, d’où il était, ni d’où il venait. Et plus important encore, il ne savait pas où trouver de quoi planer. Angoisse, et ses mains s’étaient mises à trembler. Il avait alors dû se résoudre à sortir ; pas le choix.
Heureusement pour lui, il avait vite trouvé de quoi se calmer. Même s’il s’était avéré qu’il se trouvait dans un village tout droit sorti d’un film pour enfants, la pharmacie lui était apparue comme une évidence. L’instinct, peut-être. En tout cas, on lui avait donné quelque chose, un produit à base de plantes - peu importait, il n’était pas difficile - et il avait pu arrêter de frissonner.

Cet épisode étrange avait eu lieu quelques mois auparavant, lui semblait-il. Bien sûr, sa notion du temps était mauvaise - il dormait trop pour être précis - mais oui, il lui semblait que deux ou trois mois s’étaient écoulés depuis qu’il vivait dans cette maison. Et en ce court laps de temps, il avait réussi à s’intégrer à peu près, malgré la bizarrerie de sa situation. Il lui était presque trop facile de vivre Ici. Les gens qu’il croisait, tous très jeunes, ne parlaient pas la même langue que lui, et pourtant ne se formalisaient pas de sa présence. On ne lui demandait jamais d’argent, il pouvait aller où bon lui semblait, et dormir quand il le souhaitait. Il trouvait cela à la fois agréable et dérangeant. Incompréhension totale. Que faisait-il ici ? Pourquoi n’y avait-il aucun vieux dans les parages ? Est-ce que quelqu’un allait finir par se rendre compte qu’il était arrivé par erreur, et qu’il n’avait aucun droit d’être là ? Dans ce cas, il serait sûrement expulsé, non ?
Toutefois, ces questions qui le taraudaient lors des premières semaines s’effaçaient au fur et à mesure que le temps passait. Il avait fini par se faire une raison, et avait décidé de vivre sans se prendre la tête.
Tout d’abord, il s’était trouvé un nom. Ou plutôt, celui-ci lui était apparu comme une évidence. Joal. Oui, le mot lui plaisait. Alors il l’avait gardé. Puis, il s’était mis à visiter son environnement sans rien demander à personne. Bien sûr, il avait rencontré quelques habitants, mais n’avait créé de réel lien avec aucun d’eux. L’obstacle de la langue n’aidait pas à la conversation, et certains avaient semblé ne pas vouloir l’approcher. Dans ses cas là, il se contentait de hausser les épaules en passant son chemin : tant pis, il n’allait forcer personne, après tout. Peu à peu, il avait découvert les commerces, l’école, et surtout la ferme, avec perplexité. Paumé. Il avait de plus en plus le sentiment de ne pas être à sa place. Par bonheur, il avait tout de même fini par trouver une bibliothèque, et s’était mis à y passer la plupart de ses journées. Etant donné qu’il n’y avait pas grand monde pour s’en occuper, il avait commencé à ranger les livres, à les nettoyer et à apprendre la langue dans laquelle ils étaient écrits – l’esperanto, avait-il compris bien vite.
A présent, il se considère comme le bibliothécaire, étant donné que personne n’est venu le déloger. Pour trouver de quoi se shooter, il visite souvent la pharmacie, en toute discrétion, et essaie régulièrement de fumer toutes les plantes qu’il trouve – avec ou sans résultats concluants. Il a appris les bases du langage d’Espérance, mais ne connaît que peu de monde, hormis ceux qu’il croise habituellement dans le bourg ; il n’accorde que peu d’importance à ce dernier point, cependant.

Que trouve-t-on, coincé à l’intérieur ?

Quelqu'un de bien ?
"Il s’en fout, tant qu’on ne le fait pas chier."


Joal porte un regard absent sur tout ce qui l’entoure, c’est la première chose que l’on remarque à son contact. Rêveur, disent ceux qui l’apprécient. Blasé, je-m’en-foutiste, réplique la majorité. Pourtant, ce n’est pas tout à fait vrai. Même si ce rejet de la part de certaines personnes a fait de lui un garçon plutôt cynique et moqueur, le jeune homme est loin de détester la compagnie et se consacre à toutes sortes d’activités. Seulement, peu s’en rendent compte, trompés par son comportement, son apparence et par les traces de piqûres qui constellent ses bras. Ces dernières sont d’ailleurs arborées sans aucune honte. Joal se fiche comme d’une guigne du regard des autres. Qu’il s’agisse de son addiction à la drogue ou de son goût prononcé pour le sexe, peu importe ce que pense autrui, il vit comme il l’entend, et tant pis pour ceux que ça gêne : ignorer, rester calme est préférable. Du moins, autant que possible… car deux choses peuvent pousser Joal à la violence. Le Manque, bien sûr, et l’autorité. Gare à ceux qui tentent de lui imposer leurs règles : il tient la contrainte en horreur, et n’hésite pas à le faire savoir. Entêté, il refuse tout contrôle sur sa personne, quelle qu’il soit, et s’estime capable de prendre ses propres décisions. Chat sauvage.

Je ne suis pas fou

Le corps-prison. La réalité en horreur.
"Fuir fuir s’étaler disparaître je veux être un courant d’air"

Bien des gens pourraient supposer que l’Entrave de Joal est son addiction à la drogue ; il n’en est rien. Celle-ci n’est qu’une conséquence du réel problème. Problème. Le mot ne convient pas. Pour lui, il s’agit d’un rêve. Idéal qui l’obsède, mais qu’il trouve normal, même s’il n’en parle que rarement. S’échapper. Le réel n’est qu’une étendue de bave collante, qui l’empêche de bouger. Chaque jour, ses premiers pas en dehors du lit sont une épreuve. Le corps est trop lourd. Contraignant. Douloureux. Torture. Il déteste ce tas de chair informe, et ce qui l’entoure. Alors, il n’a de cesse d’en sortir par tous les moyens possibles. Il voudrait déchirer la peau trop étroite, et se disperser dans les airs. Oui, ce doit être la meilleure sensation du monde, de n’avoir point de substance. Seulement l’euphorie. Plus de douleur, plus de douleur, et fuir cette réalité qui le rend malade.
Il a trouvé des moyens détournés, pourtant. Le shoot, le sexe, les livres, le sommeil. Tout ce qui peut l’empêcher d’avoir conscience du monde dans lequel il vit. Mais rien n’est suffisant. Il finit toujours par retomber sur Terre, et dépérit chaque fois plus. Vouloir disparaître.
C’est pourquoi le Reflet lui apparaît comme la meilleure chose au monde, et s’est mis à remplacer l’héroïne. Sous forme de fumée, il flotte, s’étend, se dissout, libéré de ses contraintes. Et puis, derrière le miroir, tout est possible. Ce monde-là lui convient tellement mieux.
Il ne se rend absolument pas compte des dangers qu’il peut courir à y rester trop longtemps, et n’a encore jamais sombré dans le Sabbat. Ça viendra.

Plus qu’à mettre un timbre sur l’enveloppe

Géant au visage vide.
"Putain, je me suis encore cogné."

Le corps est grand, encombrant, attire le regard malgré lui. Un peu moins de deux mètres, des muscles fins mais bien présents, avec des bras et des jambes immenses. Pourtant, si cela pose problème à certains, Joal n’accorde que peu d’importance à sa taille. Petit ou grand ne change rien pour lui, un corps est un corps, et donc une prison. Habitué à dépasser la plupart des gens d'une bonne tête et à heurter toutes sortes d'objets par mégarde, il a appris à rester assis le plus souvent possible, pour ne pas gêner, voilà tout. Autrui peut alors observer d'un peu plus près son visage à l’inexpressivité étrange, sur lequel tombent de longues mèches de cheveux noirs. Rien ne paraît lui faire plaisir, ni lui déplaire particulièrement. Il est donc très difficile de deviner ce qui se cache derrière cette peau trop pâle, ce nez droit et cette bouche toujours ornée de quelque chose à fumer. Seuls les yeux gris, dans leurs moments de lucidité, lorsqu’ils ne sont pas rendus vitreux par la drogue, expriment réellement quelque chose. Un mélange de rage et de fatalisme.

Quant aux vêtements, ils ne signifient pas grand-chose pour lui. Un vieux jean, un t-shirt lui suffisent amplement. Pas besoin de couvrir les marques de seringue, d’autant plus dans ce village où personne ne lui reproche jamais rien. Parfois, lorsqu’il fait chaud, il va même torse nu. Plus simple. Et lorsqu’il fait froid, il s’enveloppe dans une veste élimée, de style militaire.

Et il y avait des voix, aussi

Amanite : spécialiste en plantes et champignons hallucinogènes, son aide est la bienvenue.
Acedia : aide à la bibliothèque, il la croise régulièrement

Le marionnettiste

▬ Prénom/Pseudo : Joal suffira.
▬ Âge : Vingt ans.
▬ Comment as-tu connu Je de l'âme ? Par un partenaire. D’un partenaire d’un partenaire d’un partenaire. Je cherchais, en fait.
▬ Comment le trouves-tu ? Addictif.
▬ Expérience en RP : Bonne.
▬ Présence : Très régulière

Bird
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Date d'inscription : 10/04/2011

Feuille de personnage
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MessageSujet: Re: Une odeur de fumée. Joal. Ven 10 Mai - 17:11

alors fiche lu. Bien sympathique, sans incohérence ni faute. le perso est très interessant, simple à la base mais qui promet de devenir riche. ( et puis il est pas caricatural, O joie!)
Pour les traces de piqûres c'est que bird ne les a pas encore vu. sinon je pense qu'il lui aurait légèrement remonté les bretelles.

Je te valide donc!

_________________
InvitéInvité
MessageSujet: Re: Une odeur de fumée. Joal. Ven 10 Mai - 19:19

Merci, ô vénérable admin.
Je commencerai les RP avec Evan, qui est actuellement en train de galérer sur sa propre fiche =3
Tweedle Dum
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MessageSujet: Re: Une odeur de fumée. Joal. Dim 19 Mai - 15:20

    Bon Joal, j'ai enfin trouvé le temps de lire ta fiche (mes plates excuses, je suis une admin indigne) et whoaa, ton perso est super intéressant, j'ai hate de voir ça en rp ! Le paragraphe sur l'arrivée à espérance est cool, c'est du jamais vu mais en même temps ça concorde bien avec le contexte ^^ Je trouve ça chouette comment il s'est carrément établi en tant que bibliothécaire x)
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MessageSujet: Re: Une odeur de fumée. Joal. Aujourd'hui à 14:13


Une odeur de fumée. Joal.

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