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Quand le rideau s'ouvre [Nonna, Résine, Magena]

Nonna
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MessageSujet: Quand le rideau s'ouvre [Nonna, Résine, Magena] Ven 10 Mai - 21:31

Tout était prêt. Mon lit soigneusement fait, mes poupées correctement installées, mon texte assurément préparé. Et comme chaque fois avant de monter sur ma scène invisible, mon coeur battait. Les coups de théâtre avant que la représentation ne commence, je les entendais frapper en moi, me remuer de l'intérieur pour me lancer en pâture au théâtre.

Bienvenue dans ce théâtre, celui de Nonna, seule actrice aux nombreux rôles. Au programme de ce soir, le grand classique de Corneille : Le Cid. La grande tragédie de deux amants que tout oppose, et rien n'unit. La fatalité est un aspect commun au théâtre, et je dois avouer avoir un faible pour les tragédies. Mais je m'égare à penser à tout ceci.

Résine devait venir ce soir-là et je l'attendais de pied ferme, répétant dans ma tête les premières répliques, puis les dernières, enfin un peu toutes, elles étaient bel et bien là, dans ma tête, peut-être un peu désordonnées à cet instant, mais dès lors que j'allai commencer, tout se remettrait en ordre comme une évidence ou bien... une fatalité.
Je me regardai dans le miroir, m'assurai d'être présentable puis éteignis ma lampe, ne voyant plus que par la lumière des bougies. Je les avais disposées de telle sorte qu'on me voit moi, l'actrice, et qu'on me voit bien. Résine, quant à elle, irait se nicher au milieu des poupées, dans la pénombre. Mon lit poussé sur le côté faisait partie de la scène, à côté de l'espace réservé au jeu debout. Et mon armoire dos à la porte était mes coulisses. Et j'allai désormais m'y cacher, attendant que la salle, illustrée par le tapis devant la porte, ne se remplisse.

Tout en attendant dans mes coulisses sombres, j'écoutais le silence tourmenté par les battements de mon coeur. "Boum boum" répétait-il, comme s'il ne demandait qu'à sortir. Ce mystère que mon amour pour le théâtre... C'est bien la seule chose qui me faisait réagir et agir. La seule chose qui occupe mes pensées, mon temps. J'aime le théâtre. Je l'aime tellement que je crois parfois en être amoureuse. Comme la seule et unique personne qui me comprend, que j'admire, qui me console. Étrange lien que celui qui nous tient.


Dernière édition par Nonna le Jeu 14 Nov - 15:51, édité 1 fois
Résine
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MessageSujet: Re: Quand le rideau s'ouvre [Nonna, Résine, Magena] Sam 11 Mai - 9:47

Ça a débuté comme ça...
Un secret. Pas grand-chose. Elle avait hésité à rejoindre sa chambre, son lit, sa couverture épaisse pour profiter d'un sommeil qu'après les récents événements, elle pensait bien mérité. Mais des pensées la taraudaient toujours et, incapable de les ranger dans le placard de la mémoire ne serait-ce que pour une nuit, Résine avait erré, silencieuse et sauvage, aux alentours du Foyer. Lorsqu'elle était rentrée, à l'heure où les enfants sont censés avoir rejoint leur draps, elle avait été surprise d'entendre encore des voix se mêler aux grincements du parquet. D'habitude, peu de colocataires discutaient avec une verve comme celle qu'elle avait pu écouter à cet instant, puisque soit ils ne parlaient pas pour cause de mauvaise entente, soit ils s'entendaient bien et ce n'était que plaisanteries et commérages amicaux. Intriguée, la rouquine avait poussé le vice jusqu'à coller son oreille contre l'ouverture de cette chambre qui, si ses souvenirs étaient bons, appartenait depuis peu à une dénommée Nonna. Cependant, le timbre confiant qui sortait de cette pièce ne pouvait certainement pas être celui de cette jeune fille introvertie, presque craintive, que Résine apercevait sans oser s'en approcher. C'était trop impétueux pour qu'il s'agît bien d'elle. Et pourtant. Sans nul doute, si ce soir quelqu'un s'était senti un coeur à aimer toute la terre, ce fut bien Nonna.
Maladroite, Résine avait fini par ouvrir la porte par mégarde et faire irruption dans l'opéra improvisé de sa voisine de chambrée. Elle s'était confondue en excuses, bafouillant quelques idioties sur sa curiosité et son intérêt, inquiète à l'idée qu'elle puisse se faire rejeter. Mais Nonna, contre toute attente, ne resta pas décontenancée bien longtemps, et elles se revirent depuis en cachette, à l'occasion de ces représentations secrètes.

À l'instar de ce jour-ci.

« Bonsoir Nonna, c'est Résine... » chuchote la gamine en se faufilant dans la chambre enténébrée. Elle ne souhaite pas qu'on la surprenne, qu'on les surprenne, alors que le silence s'est déjà répandu dans toute la fermette. La salle est vide de monde mais pleine d'attention déjà, et il semblerait presque que les peluches, à la vue de cette humaine qui vient s'installer parmi elles, mettent un doigt devant leur bouche en signe de mutisme. Résine s'assied dans le noir ; elle sait que l'actrice, dissimulée derrière un meuble, attend sa venue pour débuter le spectacle. Petit privilège qui la touche. Dans cette épaisse pénombre à peine éclairée de quelques bougies -ne risquent-elles pas d'enflammer le sol ?- Résine se sent bien. L'éclat du feu vient onduler sur ses cheveux mais c'est une des seules choses que l'on distingue d'elle, hormis un pan de sa robe qui recouvre ses genoux et son visage impatient.

Soudain, alors qu'elle pense que Nonna va bientôt surgir de derrière ses coulisses improvisées, c'est un autre acteur qui déboule dans la pièce. Résine sursaute au bruit de la poignée qui s'agite ; elle manque de se redresser, envoyant balader quelques spectateurs de mousse au passage. Ce qu'elle redoutait survient : quelqu'un les a vues, quelqu'un l'a vue se déplacer dans les couloirs pour rejoindre une chambre qui n'est pas la sienne. Mais qui ?

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MessageSujet: Re: Quand le rideau s'ouvre [Nonna, Résine, Magena] Sam 11 Mai - 18:34

Sans un bruit dans la nuit une petite souris se déplaçait dans les couloirs. Tic tic tic. Elle trace sa route jusqu'à un petit trou dans le mur. Magena s'accroupit en face du trou, un morceau de fromage à la main. Elle l'émiette et le dépose délicatement sur le sol. La petite souris aussi avait le droit à son repas, bien qu'il se fasse tard. Peut-être plus un encas de minuit ou quelque chose du même genre. La jeune femme mangea un morceau de fromage, c'est qu'elle avait faim après avoir poursuivis la petite souris. Toutes les dégustèrent la petite collation.
Magena se releva et se décida à aller dans sa chambre pour aller dormir. Non non non, il n'était plus l'heure de traîner dans les couloirs, tout le monde dormais. Chut. Sans un bruit, sur la pointe des pied elle prit le chemin. Elle ressemblait à un fantôme avec sa chemise blanche...ou à une femme qui s'enfuyait après une petite aventure : ses longs cheveux étaient en pagaille, elle portait une chemise blanche qui aurait pu appartenir à un homme et elle ne portait rien - sauf une culotte bien sûr- en bas. La chemise ? Elle appartenait bien à un homme, à Elloy précisément, elle l'avait juste chapardé un jour.

Chut. On ne bouge plus. Qui est-ce ? Elle retient sa respiration et a les yeux grand ouverts cherchant ce qui avait attiré son attention. Une autre petite souris se glissait discrètement dans les couloirs. Cette silhouette était bien familière. Une certaine roussette qui partageait sa chambre : Résine. Jouait-elle à cache-cache avec quelqu'un ? Magena se lança à la poursuite de sa camarade de chambre, d'assez loin pour ne pas être vue, d'assez près pour ne pas la perdre de vue. Elle ouvre une porte le plus discrètement possible et chuchote quelque chose...

Magena... Magena... Toi par contre tu n'es pas la discrétion incarnée ! Intriguée comme tu étais par cette virée nocturne de Résine tu l'avais suivi dans cette chambre. Clac. La porte est ouverte en grand...

Magena entra dans la pièce et la referma derrière. Elle regarda ce qui se trouvait dans la chambre : des bougies allumées, une armoire, des poupées...et Résine ! Un sourire éclaira son visage et elle rejoignit Résine et alla lui faire un câlin ! Mais que faisait-elle toute seul dans cette chambre quelque peu...lugubre ? Elle la regarda avec un air interrogateur, la tête légèrement penchée sur le côté.

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Dernière édition par Magena le Sam 11 Mai - 22:49, édité 1 fois
Nonna
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MessageSujet: Re: Quand le rideau s'ouvre [Nonna, Résine, Magena] Sam 11 Mai - 21:24

Baboum. Baboum. Baboum. Baboum. Baboum. Baboum. Baboum.
Boum. Boum. Boum.


Les trois coups avaient sonné et mes pieds s'élancèrent, me guidant sur le lieu de mon expression, je m'abandonnais à cette scène que je chérissais. Bonjour à vous chers spectateurs que je ne vois presque pas, prenez place dans mon théâtre.
Je n'étais plus Nonna, j'étais elle en entrant dans la salle, Chiméne. La jeune fille amoureuse, un amour fou et vain qui lui allait si bien. Nonna, elle, ne connaissait rien à l'amour. Alors pouvais-je jouer bien ce rôle ? Je l'ignorais, toujours était-il que je le respirais à plein poumons, mon coeur battait au rythme de celui de Chiméne, je l'aurais juré.

M'approchant alors de ma fenêtre, je lançais la réplique par dessus mon épaule., arborant le ton noble du personnage que je jouais alors.
"Elvire, m'as-tu fait un rapport bien sincère ?
Ne déguises-tu rien de ce qu'a dit mon père ?"

Puis, plus craintive, moins assurée, me déplaçais à côté du lit pour devenir Elvire, gouvernante de la demoiselle.
"Tous mes sens à moi-même en sont encore charmés :
Il estime Rodrigue autant que vous l'aimez,
Et si je ne m'abuse à lire dans son âme,
Il vous commandera de répondre à sa flamme."


J'enchaînais ainsi les répliques entre les deux uniques personnages de la pièce, tâchant de rester fidèle à mon jeu, fidèle aux répliques et à la pièce. Mais un élément du public me perturbait. Je percevais une étrange agitation au milieu des poupées mais étais trop occupée pour y jeter un oeil. Rapidement mais sans bâcler, je rejoignis mes coulisses à le fin de la scène première et jetais un oeil pour m'assurer de n'être point folle.

Je n'avais pas rêvé. là, aux côtés de Résine, ce trouvait une seconde présence, relativement discrète mais perceptible. Et derrière mon armoire, je me bloquai. Qui est-ce ? Que fait cette personne ici ? Je sentais ma peau devenir moite, comme si le ridicule l'englobait dans son ensemble. J'avais confiance en Résine et savais qu'elle n'aurait pas trahi sa promesse, enfreint les règles absolues du secret. Mais dans ce cas, pourquoi ?
J'hésitais à poursuivre, je me mis à respirer plus fort, cachée derrière l'armoire, et n'osais plus refaire surface.
J'attendais une réaction. La rencontre avec le public que je crains tant habituellement, l'interaction, je voulais qu'elle se manifeste d'elle-même et qu'elle m'éclaire, m'indique quoi faire... Auquel cas, la représentation de ce soir serait reportée.
Résine
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MessageSujet: Re: Quand le rideau s'ouvre [Nonna, Résine, Magena] Dim 12 Mai - 12:02

Pareil au coeur de Nonna qui s'affole sous l'effet du trac, celui de Résine bondit sous le couperet de l'appréhension. Elle soupçonne un jeune enfant de s'être levé puis, perdu dans le couloir, d'avoir voulu trouver refuge dans cette chambre-ci. Ce serait le meilleur scénario possible, car alors le petit égaré pourrait s'asseoir en silence avec la rouquine et assister à la représentation au calme avant de retrouver son oreiller. Mais s'il s'agit du directeur ou même d'un garçon plus âgé, la demoiselle se demande comment réagira l'actrice timorée face à cette présence inattendue. Avec sa gaieté légendaire, c'est pourtant Magena qui vient de s'introduire dans la pièce. L'éclat des bougies illumine un large sourire sur son visage tandis que Résine, qui eut besoin d'une seconde pour reconnaître dans cette silhouette fantomatique sa colocataire, sent les battements de son myocarde ralentir jusqu'à retrouver un rythme habituel. Aussitôt, l'Amérindienne vient s'accrocher aux épaules de sa camarade qui se sent tout de suite mal à l'aise face à ce contact si spontané. L'index gauche contre ses lèvres, le droit pointant l'armoire où Nonna peut-être, la rousse montre à la visiteuse qu'il faut garder un silence religieux parce que quelque chose, quelqu'un, s'apprête à apparaître dans l'ombre. Il ne faudrait pas que le spectacle soit chamboulé par l'effectif du public qui vient soudain de doubler.

Il n'en faut pas plus pour que la pièce commence. Nonna, tout en beauté et corsetée dans son rôle, n'a pas encore remarqué la présence de Magena, ou peut-être feint-elle de ne pas s'en rendre compte afin de ne pas se déstabiliser. Son sang-froid impressionne Résine. À dire vrai, tout en cette demoiselle l'impressionne lorsqu'elle se déleste de sa timidité pour monter sur ces planches improvisées, lorsqu'elle revêt à l'envi les manières et les discours de ces grands personnages d'une époque révolue. La rouquine, qui a déjà lu certaines pièces, s'amuse de retrouver dans les soliloques de Nonna, quelques expressions qu'elle a pu retenir alors qu'elle les parcourait dans la bibliothèque. En sons et images, c'est tout autre chose qu'en Times New Roman sur une minuscule page. De temps en temps, le bloc de sève se tourne vers Magena, juste pour voir si elle suit l'histoire.
Allons, quoi qu’il en soit, en attendre l’issue.
Mais l'issue ne vient pas. Une fois l'actrice retournée dans ses coulisses, voyant qu'elle ne réapparaît pas sur le plateau, Résine comprend que Nonna a bien distingué ces deux paires d'yeux qui l'observaient dans la pénombre. Maintenant, elle n'ose plus se montrer, et la rouquine se sent coupable de cette réaction ; elle aurait dû renvoyer sa colocataire, lui interdire de rester dans cette chambre même si au fond, elle aimerait bien qu'elle profite de cette représentation. Comment aurait-elle pu refuser cette irruption sans mettre en danger le bon déroulement du spectacle ? Il lui faut apaiser ce malaise qui s'est emparé de la blondinette et peut-être, peut-être acceptera-t-elle la compagnie de l'Amérindienne, à l'avenir.

« Nonna...? interroge la rousse d'une voix calme. Tu n'as pas à t'en faire, c'est Magena, ma colocataire, qui nous a rejoint. Elle ne te jugera pas. On veut juste t'écouter, tu veux bien ? »

Et en demandant cela, elle jette un regard entendu à sa voisine pour s'enquérir de ses propres volontés. L'incomparable écoute dont est capable cette dernière ne pourrait être pris pour un défaut dans une telle situation, et même si Résine ne tient pas à prévenir Nonna que la demoiselle aux câlins est muette -l'actrice devait s'en être rendue compte depuis son arrivée- ce mutisme dont les causes demeuraient obscures serait probablement bien accueilli.

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MessageSujet: Re: Quand le rideau s'ouvre [Nonna, Résine, Magena] Lun 27 Mai - 23:39

Elle se tenait là, aux côté de sa colocataire. Le silence s'était installé en elle, plus un geste, plus un bruit dans son esprit. Elle suivit du regard le doigt du silence pointer vers une armoire. Une jeune fille sorti de derrière le meuble. Ne sachant pas à quoi s'attendre elle s'installa entre les poupées et Résine. Une pièce de théâtre se déroulait sous ses yeux. Elle n'aimait pas spécialement le théâtre mais suivit en silence la performance.

Premier acte terminé.

L'actrice rejoint ses coulisses mais n'en ressort. Magena se demande pourquoi.

« Nonna...? interroge la rousse d'une voix calme. Tu n'as pas à t'en faire, c'est Magena, ma colocataire, qui nous a rejoint. Elle ne te jugera pas. On veut juste t'écouter, tu veux bien ? »

Oui, elle écouterait sans dire un mot, comme elle le faisait depuis son arrivée à Espérance. Elle écoutera et ne jugera personne. Elle avait appris à ne pas juger des personnes sur une première impression. Cette fille aimait le théâtre, ça se voyait, et elle n'appréciait pas tant que ça cet art mais la fille en question pouvait être quelqu'un de très sympathique et non détestable. De toute manière, qui pouvait-elle détester ici ? Personne. Il y a toujours un petit quelque chose qu'on peut trouver à aimer chez une personne si on le souhaite et Magena le cherchait chez tout le monde.
Elle écoutait et apprenait à comprendre et apprendre la personnalité de ses rencontres.

Magena appuya du regard les dires de Résine, elle hocha de la tête pour confirmer. Elle voulait avoir la suite de la pièce pour écouter cette voix et pour en apprendre plus. Ah cette voix...elle en avait une belle qui se portait bien au théâtre.

Continue de parler, de jouer, de t'exprimer dans ton art. Ça lui fait plaisir et ça te fait plaisir aussi, une personne qui puisse tant profiter de sa voix. Tu te complais dans la voix des autres qui parfois posent des mots sur tes actes.

Du fond de la pièce, elle regardait droit vers l'armoire et encourageait comme elle le pouvait l'actrice à retourner sur scène. Tu peux le faire. Alors monte sur scène et montre-nous ton talent. Une lueur bienveillante s'installa dans son regard, si elle le pouvait elle irait derrière cette armoire pour faire un câlin et encourager la pauvre à remonter sur ses planches. Mais Résine avait instauré le silence et implicitement elle pendait avoir compris qu'il ne fallait point bouger. Elle resta donc, un peu contre sa volonté, assise, entre les poupées et Résine.


[Sorry pour le temps et pour...ça... >.<]

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MessageSujet: Re: Quand le rideau s'ouvre [Nonna, Résine, Magena] Dim 30 Juin - 15:19

Je devais me calmer. Résine tentait de me rassurer, m'assurant que la nouvelle invitée n'était aucunement nuisible. La tension résidant dans mes épaules en venaient à s'estomper.
Je pris le temps de considérer ma situation, il était stupide de réagir de la sorte. Je me voulais actrice ? Moi qui ne supporte pas que l'on me regarde ? Foutaises. Ma lâcheté n'avait parfois d'égal que mu stupidité. Rien de dérangeant ne s'était produit lors de la première scène, alors, pourquoi quelque chose de déplaisant subviendrait maintenant ?
Inspirant profondément, je regagnait mon estrade. Je repensais à la pièce et me replongeais dans son univers, entièrement. S'il est parfois difficile de faire face à ses problèmes, dans mon cas il est facile de les oublier momentanément pour mieux les surmonter. Il y a des moments où je ne peux pas me cacher. Qu'est-ce que le théâtre ? Qu'est-il sans ses spectateurs ? Pour réaliser mon rêve, je ne m'imagine pas jouant devant deux personnes, mais deux cent.
L'heure n'était pas à l'hésitation, mais à l'action.

Je ne fis plus de trêves et enchaînais les scènes, les actes. En un peu plus d'une heure j'eus terminé ma prestation. Je me retrouvais alors dans cet état de satisfaction personnelle en rejoignant les coulisses. Et lorsque je revins sur le devant de la scène pour le grand salut, elle restait accrochée à mon visage, tirant mes lèvres affichant le sourire d'une jeune fille épanouie. Je l'ai fait. J'avais surmonté un nouveau défi et ne pouvais m'empêcher de me féliciter intérieurement. Et pour me conforter dans cet état d'esprit, les applaudissements finaux n'étaient pas de refus. Deux paires de mains. Deux cent paires de mains. J'en rêvais. Un salle bondée remerciant le spectacle qui leur avait été joué, produisant d'un même mouvement, uni, ce son répétitif et violent. Comme celui d'une claque, mais multiplié de telle façon qu'il en devient une chanson.

Lorsque je relevais la tête après avoir salué mon public, geste humble les remerciant de leur présence et de leur attention, mon visage ornait toujours ce sourire qu'il n'arborait que trop peu. Comme si rien ne pouvait plus me l'ôter.
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MessageSujet: Re: Quand le rideau s'ouvre [Nonna, Résine, Magena] Aujourd'hui à 17:52


Quand le rideau s'ouvre [Nonna, Résine, Magena]

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