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Tout est poison ▬ Amanite

InvitéInvité
MessageSujet: Tout est poison ▬ Amanite Ven 10 Mai - 22:22

▬ Amanite
▬ Sexe : Masculin
▬ Nationalité : Polonais
▬ Âge : 16 ans
▬ Lieu d'habitation : Maison
▬ Poste : Pharmacien
▬ Religion : Athée
▬ Qualités : professionnel, cultivé, a la main verte.
▬ Défauts : morbide, étrange, faux
▬ Activités/Hobbies : faire pousser des plantes, se balader dans le Reflet.
▬ Particularités : Il s'est teint les cheveux en vert.
Il était une fois...

Il se souvenait de sa mère : grande, blonde, très charismatique, elle imposait le respect. Mais elle était tendre et aimante. Etait-ce à elle qu’il devait son amour des plantes ? Elle en savait tellement à ce sujet…

« Viens voir, vite ! »

Le cri avait déchiré l’air paisible du crépuscule. Un petit garçon aux cheveux blonds comme le blé se précipita en courant vers une grande dame, dont le visage marqué par les années reflétait une grande sagesse, accroupie devant un parterre de plante. Il se pencha à ses côtés, impatient de voir ce qu’elle voulait lui montrer.

« Regarde, tu vois, là ? C’est la première tulipe de la saison. » lui dit-elle, effleurant doucement la pousse verte qui dépassait de la terre.

Il admira la plante, la tête légèrement penché sur le côté. Il avait eu peur qu’elles ne poussent pas. Après tout, sa mère les avait plantées en plein hiver. Ne lui avait-on pas toujours répété que les plantes avaient besoin de chaleur, que les fleurs étaient fragiles et qu’elles mourraient en hiver ? Comme si elle avait entendu ses pensées, elle se tourna vers lui et lui sourit gentiment.

« Tu sais, les tulipes ont besoin de deux mois de froid intense avant de pouvoir pousser. Chaque plante possède ses particularités, ses besoins spécifiques. » Elle lui ébouriffa soudainement les cheveux. « Allez, fais un vœu ! Quand la tulipe fanera et retournera à la terre, il se réalisera. »

Il ferma les yeux et réfléchit très fort à son vœu. Il voulait… Il voulait en connaitre autant que ses parents sur les plantes, non, plus, encore plus qu’eux, comme ça, il pourrait les épater et ce serait lui qui les appellerait pour partager ses connaissances. Il sourit, un joli sourire édenté, et battit des mains : il avait hâte.

… Mais son père en savait tout autant. Il le voyait moins, cela dit. Toujours dans les serres ou sur les routes à aller rendre visite à une quelconque exploitation pour les aider avec leurs végétaux. Tous deux biologistes, ils avaient accumulé une quantité impressionnante de savoir au sujet d’une grande partie des végétaux peuplant la Terre.

Il entra timidement dans la grande serre qui trônait fièrement dans le jardin. Son père n’aimait pas vraiment qu’il vienne, il n’avait jamais vraiment compris pourquoi. Néanmoins, un de ses collègues le demandait et sa mère l’avait envoyé le chercher. Il n’avait pas osé frapper à la porte de la serre : la porte en verre l’avait trop impressionné pour qu’il la touche. Il s’était glissé discrètement et essayait à présent de trouver son père dans le foisonnement de végétaux. Tout était vert autour de lui, avec quelques taches blanches, jaunes, rouges. Il avança doucement, un pas après l’autre, respectueux dans ce sanctuaire de verdure.

« Pa… papa ? » appela-t-il à voix basse. Il s’éclaircit la gorge et recommença, plus fort. « Papa… ? Maman t’appelle, un monsieur veut te voir. »

Pas de réponse. Il s’enfonça un peu plus dans la jungle qui paressait sous le soleil de midi. Il ne voyait personne. La chaleur devenait de plus en plus forte, une gutte de sueur lui coula le long de la joue avant de se perdre dans son cou. Il s’essuya le front. Il avait juste hâte de ressortir, il faisait vraiment trop chaud à l’intérieur. Comment les plantes faisaient-elles pour survivre dans un environnement pareil ? Peut-être que son père avait oublié d’ouvrir une fenêtre et que les plantes allaient mourir ! Il fallait qu’il ouvre une fenêtre, qu’il fasse quelque chose, pour sauver ces pauvres êtres ! Il courut vers la porte et poussa de toutes ses forces. Elle ne bougea pas d’un pouce. Il réitéra ses efforts, il ne pouvait les abandonner à leur triste sort. Les mains moites, le visage dégoulinant de sueur, ses frêles muscles tendus à l’extrême… Mais il allait bientôt faiblir…

« Mais… Qu’est-ce que tu fais ?! » Deux bras le soulevèrent du sol. Son père. Enfin.

« Je… j’avais peur que les plantes meurent, j’voulais… j’voulais juste leur donner un peu d’air frais, c’est tout ! » bégaya le jeune garçon au bord des larmes. Il avait l’impression d’avoir été pris en flagrant délit. De quoi ? Aucune idée. Mais il se sentait coupable tout de même.

Son père le prit par la main et lui fit faire le tour de la serre, en lui expliquant que les plantes avaient besoin de beaucoup de chaleur et d’humidité, qu’il fallait bien s’hydrater quand on travaillait ici, ménager ses efforts au maximum, mais également une multitude d’informations sur chacun des végétaux. Le jeune enfant avait complètement oublié ce pour quoi il était venu à l’origine. Il va sans dire qu’il se fit disputer par la suite. Mais il ne regrettait rien.

En fait, ses deux parents avaient été très aimants. Ils ne le couvaient pas, mais ils prenaient plaisir à partager leur passion avec lui. Oui, ça, il s’en souvenait bien. Ce n’est pas pour autant qu’ils leur manquaient. De toute façon, ils ont toujours fait passer les plantes avant.

Il venait de rentrer du collège, il s’était bagarré avec un grand, comme le témoignait son visage salement amoché. Il balança son sac dans un coin du salon, avant d’aller faire un tour de la maison. Comme il le pensait, elle était vide. Ses parents n’étaient pas là. Encore une fois. Depuis qu’ils avaient découvert cet extraordinaire coin de paradis avec ces magnifiques espèces sauvages conservées, à l’abri de toute empreinte humaine, ils ne rentraient que très tard. Ils supposaient qu’il pourrait se débrouiller tout seul. Cette pensée le fit grincer des dents. Ces foutus plans de verdure lui avaient tout pris. Il n’y avait plus personne pour l’accueillir, personne pour le rassurer, pour s’inquiéter de ses blessures, personne à qui il pouvait se plaindre de ses camarades. Juste le vide.

Il en avait marre. Ras-le-bol de se rebeller sans réussir à attirer l’attention de ses parents. Il n’y en avait que pour les plantes. Oh comme il les détestait maintenant. Il les haïssait de tout son être. L’adolescence et le renversement des affects était passé par là. Il se dirigea vers la salle de bain, pour se soigner, un peu. Il se regarda dans le miroir. Il était banal, pas étonnant que ses parents se tournent vers les plantes. Il n’avait pas leur originalité, leurs techniques de survie, leur capacité à faire la photosynthèse. Il passa une main dans ses cheveux. Soudainement, il décida de faire la seule chose qui lui paraissait sensée : il se teint les cheveux en vert. Signe de sa haine des plantes, ultime moyen d’attirer l’attention de ses parents, signe de révolte et de frustration.

Et puis, il avait découvert que les plantes, ce n’était pas que la chlorophylle.

Les gens chuchotaient sur son passage. Il s’en fichait, il avait tiré une croix sur son passé, sur le petit garçon craintif qu’il était, celui qui recherchait toujours l’approbation et l’attention de ses parents. Et ce, grâce aux plantes. Oui, ces mêmes êtres vivants qu’il méprisait, dont il tenait pour responsable de tous ses malheurs. Paradoxal, pas vrai ?

Mais il avait découvert tout un domaine qui l’avait passionné. Les champignons. Souvent dénigrés, rejetés, il les avait pourtant apprivoisés, jour après jour. Il n’avait pas été déçu du résultat : il venait de découvrir un nouveau monde, riche de potentialités inconnues, de paradoxe et de surprise. L’ergot de seigle. Le tout premier à une longue liste. Certes, il avait hésité, au début. Il rit encore de ses craintes. Ce n’était que des idioties, il n’avait jamais rien vécu d’aussi intense, d’aussi libérateur. Il… Sa vie n’avait pris de sens qu’à ce moment. Il venait de comprendre pourquoi il était tombé dans une famille aussi peu conventionnelle : pour pouvoir s’abandonner sans crainte à ses pulsions. Il s’était senti invincible.

Puis, il avait continué, ses recherches, son apprentissage didactique pendant que ses parents courraient il ne savait où. Les poisons n’avaient pas échappé à son inspection minutieuse. Cette fois-ci, il ne les avait pas testé sur lui, pas fou, mais il avait commencé à laisser tomber malencontreusement quelques poudres ou herbes dans la nourriture des animaux de compagnie de ses voisins. Comme ça, pour voir les effets, si l’animal se convulsait, s’il vomissait tripes et boyaux, s’il recrachait du sang, s’il s’endormait pour toujours… Ca avait grandement contribué aux rumeurs qui courraient sur lui. On le disait psychopathe, meurtrier, tueur en série, même. C’était faux. Il avait développé en même temps que sa connaissance sur les poisons, son savoir des antidotes. C’était toujours utile, de savoir quelle plante utiliser lors d’une intoxication ou quand on venait de se faire mordre par une vipère brésilienne.

Ses recherches l’avaient entrainé de plus en plus loin. Il était passé des compositions simples aux mélanges savants, complexes. Associations de poisons ou d’antidote, il s’adonnait aux combinaisons subtiles de plantes pour obtenir l’effet voulu. Il se sentait magicien de la nature, invulnérable dans sa passion.

Oui, au fond, il devait beaucoup à ses parents. Il ne leur dira jamais, bien sûr, mais c’est grâce à eux qu’il a pu devenir maitre de la vie et de la mort.

Deux lignes blanches. Poudre précieuse au prix exorbitant. Il s’en fichait. Il voulait tester.

Il inspira. Profondément. Le blanc lui brûla le nez, les bronches. Il n’y prit pas garde, trop impatient de vivre la suite. Alors, qu’allait-il ressentir ?

Euphorie. Il n’avait jamais été aussi heureux. Pupilles dilatées, il sentit son cœur se mettre à battre de plus en plus vite. Lui aussi était plein de joie, apparemment. Plein d’énergie, plein de vie, il commençait à voir le monde. Il… comprenait l’Univers. Il voyait enfin comment tout été agencé. Et dire qu’il avait été aveugle jusque-là. Il croyait connaitre mais il ne savait rien, rien. La neige lui avait ouvert les yeux.

Il regarda à droite, à gauche, observant avec attention les différentes personnes dans la pièce. Elle lui permettait de prêter attention à tous les détails même insignifiants. Il voyait tout, il captait tout, rien ne pouvait échapper à sa vigilance. Il riait avec les autres, mais au fond, il était tellement plus haut qu’eux tous, il était maitre, il était roi, il était dieu parmi ces minables insectes.

Puis, la descente. Il sombra, il se sentait tomber de son piédestal, revenir au même niveau que les autres. Il ne voulait pas, il ne pouvait pas, pas après avoir connu l’extase du sommet, l’ivresse du savoir. Il se sentait mal, faible, il respirait de moins en moins bien, l’anxiété reprenait ses droits sur la joie initiale. Il ne voulait pas. Et pourtant. Il tremblait comme un vulgaire mortel, il était pris de nausées. Il avait envie d’inspirer à nouveau ces particules liliales et de se maintenir au sommet.

La dépendance, lentement, mais sûrement. La polyaddiction. Quand ce n’était pas la cendre ivoirienne, c’étaient l’angel dust, les psychodysleptiques. Parfois, l’héroïne, quand l’envie le prenait. Il se sentait bien, entouré de ces plantes qu’il avait tant détestées. Pour rien, en fait. Elles étaient source de vie et de bonheur.


Ils vécurent heureux et...

Il arriva un matin, mains dans les poches, épaules voutées, trainant des pieds comme tout bon adolescent qui se respecte. L’aube effleurait à peine le village de ses rayons rosés, mais il était déjà là, prêt à explorer les environs. Il ne connaissait pas cet endroit, sa curiosité s’éveillait à la vue du village endormi. Il se demanda comment il avait atterri là, au milieu de nulle part : il était sûr de ne pas avoir abusé au point de se retrouver à des kilomètres de chez lui, perdu dans un pays qui ne ressemblait pas à sa Pologne natale.

On lui conseilla d’aller voir un certain Bird. Apparemment, c’était celui qui gérait le village. Il suivit docilement les conseils qu’on lui donna, trop intrigué par le lieu pour se rebeller. Le directeur lui expliqua qu’ils avaient tous été dans sa situation, un jour. Que personne ne savait où ils étaient, que personne ne savait vraiment comment partir. A vrai dire, Amanite n’était pas vraiment persuadé qu’ils avaient essayé. Il avait repéré le mur, se demandant si ce n'était pas un moyen de fuite. Mais il garda ses pensées pour lui, se contentant d’écouter attentivement les informations qu’on lui fournissait. Le village semblait enchanteur, rien de mieux que l’air de la campagne pour revigorer les esprits. Il accepta de s’installer dans une des maisons et de les faire profiter de son talent avec les plantes. Pharmacien, ça lui plaisait bien, comme métier. Il se présenta sous le nom d’Amanite. Comme ces champignons, il était haut en couleur. Et puis, c’étaient ses préférés, avant. Hallucinogènes sans être mortels, faciles d’accès, légaux, amusants… Tout bénef, quoi. Amanite le pharmacien, ça sonnait bien, non ?

Mais brusquement, le paradis devint enfer.

Il devint irritable, s’énervant pour un rien, s’attaquant souvent aux plus jeunes. Rien ne parvenait à le calmer. Et ça empirait de jour en jour. Il en venait de plus en plus souvent aux mains, attaquant sans raison un habitant. On pouvait le voir marcher à grands pas, la tête dans les mains, la mâchoire crispée comme s’il tentait de se faire exploser les dents. Ils ne comprenaient pas ce qu’il subissait, comment le pourraient-ils, ils n’avaient jamais goûté à la douce excitation que procure la drogue, la libération, la connaissance du monde. Ils étaient tous enfermés dans leurs perceptions bornées, ils ne savaient rien, rien de la vie et de la mort, rien de l’ivresse et de la joie, ils étaient de pauvres idiots trop peureux pour accéder à l’ultime forme de connaissance.

Car voilà, l’unique problème d’Espérance : il n’y avait pas de drogue. Pas la moindre substance illicite, pas le moindre champignon hallucinogène, rien. Même pas de morphine ou de laudanum. Rien. Il était en manque Le douloureux sevrage de son organisme se répercutait dans le moindre de ses gestes. Plus personne n’osait croiser son regard un peu fou. En fait, tous l’évitaient. C’était tout aussi bien. Ce n’étaient pas des gosses aux âmes débiles qui l’aideraient.

Ce qu’il ne savait pas, c’est que certains avaient compris le mal qui le rongeait. Et qu’ils avaient décidé de l’aider. Pour son bien-être ou pour leur sécurité ? Qu’importe, il s’en fichait, du moment qu’on lui trouvait sa raison de vivre. N’importe quoi ferait l’affaire, cocaïne, héroïne, morphine, LSD, ecstasy, antigel, il s’en fichait, il avait besoin de quelque chose, quelque chose qui puisse le calmer, lui permettre de se reposer, de retrouver ces sensations qu’on n’éprouve que quand on passe de l’autre côté de la barrière, il avait besoin…

Et on lui offrit ce dont il avait besoin.

On lui offrait un lieu dont beaucoup se méfiait. On lui offrait tous les décors du monde et bien plus encore. On lui offrait la possibilité de jouer avec ses rêves et ceux des autres. On lui offrait tout. Il ne tarda pas à y prendre goût, passant d’une addiction à une autre.

A partir de ce jour, les habitants d’Espérance vécurent à nouveau dans le calme.

Maintenant, il remplissait sans encombre son rôle de pharmacien, faisant pousser des plantes sans l'arrière-cours. Il regrette un peu de ne pas pouvoir faire pousser de pavot ou de champignon, mais il avait le Reflet.

La princesse eût par ce moyen toutes les perfections inimaginables...

On pourrait croire au premier coup d’œil que c’est un adolescent ordinaire, avec ses doutes et ses craintes. Aimable, quoique peu causant, il préfère indubitablement la compagnie de ses plantes que des hommes. Pas asocial pour autant, il ne rechigne pas à discuter avec les autres habitants. Il est très consciencieux, ce qui se voit lorsqu’on vient le voir pour ses compétences de pharmacien. Professionnel jusqu’au bout de ses doigts maculés de terre, il est de bon conseil et peut vous agrémenter de nombreuses informations sur les végétaux. Bien que dans ses yeux brillent en permanence une lueur de fourberie, de fausseté, il reste en général de bonne compagnie. Oh, certes, il n’attire pas vraiment la confiance. Trop marginal, trop étrange, trop instable. Mais on parvient quand même à s’entendre avec lui. Mais ça, c’est quand vous êtes chanceux et que vous venez lui rendre visite quand il n’est pas en manque.

Si les symptômes du sevrage se font ressentir, il serait plus prudent de partir en courant. Vite. Et loin. Car non, il n’est pas abordable dans ces moments. Irrité, à fleur de peau, un rien l’agace et il décharge sa frustration sur vous. Comportement puéril, certes, mais il n’en a cure. . Il devient fébrile, il a du mal à se concentrer, même les tâches simples lui semblent insurmontables. Cependant, pendant ces périodes, il fait preuve d’une labilité de l’humeur assez effrayante. Il peut passer d’une tristesse et d’une extrême fatigue à une agressivité mal contenue. Dans ces moments, son envie devient tellement forte qu’il devient insomniaque et si jamais il parvient à s’endormir, il fait de nombreux cauchemars, intenses et déplaisants, ce qui ne contribue pas vraiment à le rendre de meilleur humeur.

Deux caractères à l’opposé l’un de l’autre. Mais quand est-il réellement lui-même ? Quand il est sous l’effet de sa drogue ou quand il est en manque ?

On ne trouve guère un grand esprit qui n'ait un grain de folie.

Il parait que quand on abuse d’une substance, on perd tout contrôle. On se laisse dominer par la substance, elle fait de nous ce qu’elle veut, nous n’avons pas notre mot à dire. Et de toute façon, pourquoi se libérer d’une jouissance bienfaitrice ? Amanite ne déroge pas à la règle, il use et abuse du Reflet. Il ne peut pas s’en passer, sous peine de souffrir physiquement de ce manque. Il est dépendant du Reflet. Totalement.

Mais il a le sentiment de contrôler les choses. De ne pas être réellement dépendant. S’y rendre lui procure une sensation de puissance jamais égalée. Il est maitre dans le Reflet. Il s’y est trainé tellement de fois, il en a parcouru tous les recoins, il le connait par cœur. Aussi peut-il moduler les décors à sa guise, créant et détruisant successivement, changeant d’apparence selon ses envies. Il contrôle le lieu. Il est Amanite, le dompteur du Reflet, le rival de Bird et de Miséricorde. Il est le parasite qui vient détruire vos rêves si le désir se fait ressentir, tout comme il peut être le sauveur qui vient vous délivrer du cauchemar.

On pourrait presque se demander pourquoi il n’a pas définitivement emménagé dans le Reflet. Ça risque d’arriver, bien sûr. Mais pour le moment, il se contrôle, il est dépendant, certes, mais le village recèle tout de même des charmes. Bien fades face à l’univers du Reflet, mais tout de même. Il pourrait aussi se libérer de son Entrave. Il lui suffirait juste de se sevrer. De ne plus y retourner, de ne pas craquer. Mais franchement, pourquoi aurait-il envie de faire une chose pareille ? Et de toute façon, il ne tiendrait pas : c’est fou le nombre de surfaces réfléchissantes qu’il y a à Espérance, vous ne trouvez pas ?

Miroir, miroir dis-moi qui est la plus belle ?

Vert. Voilà l’unique mot qui vous viendra à l’esprit lorsque vous le rencontrerez pour la première fois. De ses longs cheveux vaguement emmêlés, à ses yeux perçants, recelant toujours un soupçon de malice et de mensonge, il ressemble à un être mi-homme, mi-plante. Chlorophyllien jusqu’au bout de ses ongles, qui sont souvent incrustés de terre, suis à plusieurs manipulations de jardinage. Le jeune homme ne passe pas inaperçu, attirant souvent les regards outrés ou curieux des villageois. Pas que cela lui importe beaucoup. Un nez droit, une fine bouche aux lèvres légèrement rosées, des pommettes peu marquées, viennent compléter le visage atypique, mais cependant assez agréable du jeune homme.

Vous pourrez deviner d’un coup d’œil son état d’esprit : son allure, sa manière de se tenir, sa posture. Grand, un peu dégingandé, il adopte une démarche souple et décontracté lorsqu’il est d’humeur affable. Ses épaules, assez étroites, sont légèrement affaissées. Ce n’est pas pour autant qu’il se tient courbé, non, loin de là. Mais il n’y a aucune raideur ou agitation dans ses mouvements. Lorsqu’il est en manque, son comportement change de manière radicale : il est tendu, serrent fréquemment les poings, enfonçant les ongles de ses doigts longs et fins dans la paume rêche de ses mains. Il serre les dents, contracte sa mâchoire carrée et darde un regard peu amène sur son entourage.

Au final, Amanite ne possède pas une beauté traditionnelle à l'occidentale, mais son originalité vous force presque à le suivre du regard, à suivre les contours de sa fine silhouette, dont se dégage cependant une impression de force. Il est possible que ce ne soit qu’une impression et qu’il soit en réalité faible comme un enfant. Tout comme il est probable qu’il cache bien son jeu et qu’il pourrait vous envoyer au tapis sans problème. Le fait est que personne ne s’est réellement frotté au jeune homme. Et c’est peut-être mieux comme ça.

Il/Elle était entouré(e) d'innombrables amis.

« Narcisse. Un garçon gentil et serviable. Le genre de personnes qu’Amanite prend plaisir à tourmenter, à manipuler. Tout en discrétion, bien sûr, tout est dans la suggestion. La tâche est particulièrement facile, vu le caractère débonnaire et influençable du garçon. Son prochain coup ? Convaincre le jeune garçon de se laisser accompagner dans le rêve. »
« Amanite apprécie bien Vishva… Enfin, quand celui-ci ne vient pas lui dépeindre les nombreux vices du Reflet dans l’espoir de le sevrer, de le libérer de son addiction. Mais cela n’empêche pas le jeune pharmacien de rendre visite au gourou, par plaisir de sa compagnie… et de toute façon, tout est bien plus beau autour d’un narguilé, pas vrai ? »
« Vaelh, le messager du village. Il avait été son guide, dans les premiers jours, lui faisant visiter le village et lui parlant de curiosités locales. Comme le Reflet. Avait-il réussi à le convaincre ? Peut-être. La seule chose qui était sûre, c’est que Vaelh était très méfiant, trop peut-être pour que ça ne cache pas quelque chose. Il découvrirait un jour si ses soupçons étaient fondés ou totalement fantaisistes. »
Minimum de 2 relations.

De l'autre côté du miroir...

▬ Prénom/Pseudo : Veine
▬ Âge : 20 ans
▬ Où as-tu connu Je de l'âme ? Partenariat \o/
▬ Comment le trouves-tu ? Très beau, avec un contexte très intéressant et très riche.
▬ Expérience en RP : Quelques années, déjà.
▬ Présence : Assez fréquente.


Dernière édition par Amanite le Dim 19 Mai - 12:01, édité 3 fois
InvitéInvité
MessageSujet: Re: Tout est poison ▬ Amanite Mar 14 Mai - 22:37

Je viens juste prévenir que je suis sincèrement désolée si c'est affreusement confus. J'espère que j'ai correctement interprété le perso. Et, hum, il me manque juste les liens, je m'en occupe demain. \o/
Résine
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MessageSujet: Re: Tout est poison ▬ Amanite Mer 15 Mai - 9:33

[La sève vient corriger la plante \o/]

Ce pré-créé que beaucoup attendaient avec impatience et qui a aussitôt pris preneur, tu peux te targuer d'avoir su l'interpréter avec justesse et cohérence, tout en te permettant une part de liberté. Je ne trouve pas cette fiche confuse, au contraire, tu as réussi à tout organiser comme le ferait un pharmacien de ses bocaux, et on distingue clairement les deux facettes de ce garçon étrange *-*
La façon dont tu décris et énumères ses expériences biologiques, la précision de certains termes me donnent envie d'en connaître plus sur les végétaux et leurs effets. En somme, on peut dire que le pari est gagné ♥

J'ai trouvé une ou deux fautes : « la tête légèrement penché », « tout été agencé »... Mais je suppose que c'est dû à l'heure tardive et aux yeux qui fatiguent X)

Par ailleurs, même remarque que pour Veritas -comment ça j'y tiens ?- tu n'as pas donné de raison à ce nom : « Amanite ». Puisque ses parents n'ont sans doute pas poussé le vice au point de l'appeler ainsi, j'aimerais bien que tu explicites ce choix ; est-ce que c'est lui qui a décidé de se nommer ainsi, par amour des champignons, ou bien ce sont d'autres enfants qui lui ont accolé cette dénomination ?

J'attends tes liens pour te valider !
Tu peux déjà voir avec Moïra, la fleuriste, par exemple ; Bird, bien entendu ; mais aussi Vishva le Gourou [vous pourriez sniffer de l'encens ensemble -w-]... N'hésite pas à envoyer des mps si quelqu'un t'inspire en particulier ~

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Dieu est placé hors de l'atteinte des maux ; vous, au-dessus d'eux. »
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MessageSujet: Re: Tout est poison ▬ Amanite Ven 17 Mai - 21:46

fiche très sympa!
je m'étonne juste qu'amanite n'ait pas cherché à s'échapper d'espérance par le mur!
sinon comment avance ta recherche de liens?

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InvitéInvité
MessageSujet: Re: Tout est poison ▬ Amanite Dim 19 Mai - 12:03

Merci beaucoup ! ♥
J'ai rajouté les liens et la signification du nom. \o/ (Et si Amanite n'a pas tenté de fuir en franchissant le mur, c'est juste parce que sa joueuse n'avait pas compris que c'était un moyen potentiel de fuir. *se cache*)
Bird
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MessageSujet: Re: Tout est poison ▬ Amanite Dim 19 Mai - 13:23

bon et bien!!! magggggggggggggggggggiiiiiiiiiiiiie vvvvvvvvvvvvaaaaaaaaaaaalidation!!! =)
tu peux jouer à présent et faire le gentil toxico! nous t'attendons toujours dans les events et tu peux rejoindre les loups!(voir avec dum)

_________________
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MessageSujet: Re: Tout est poison ▬ Amanite Aujourd'hui à 17:50


Tout est poison ▬ Amanite

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