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Suis-je meilleur suis-je pire, qu'une poupée de salon ? [pv Fioccolino et ira]

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MessageSujet: Suis-je meilleur suis-je pire, qu'une poupée de salon ? [pv Fioccolino et ira] Sam 18 Mai - 7:20

- Rend moi les petits, sale oiseau de malheur !

Perché sur le toit de l'internat, Hyo tenait à bout de bras un énorme caillou. Il avait peiné à le trimbaler jusqu'en haut, mais maintenant qu'il y était arrivé, il était hors de question de renoncer. Le jeune homme avait patienté des heures durant la venue de Bird. Tel un prédateur devant sa proie, il avait tour à tour pesté quand ce n'était pas la bonne personne, et jubilé quand l' Oiseau était enfin tombée dans son piège. La figure paternelle pile poil au bon endroit, il ne restait plus qu'à la faire disparaître. Et ce, définitivement. Car si le gérant de cet endroit n'était plus de ce monde, il pourrait avoir plus d'amis. Beaucoup beaucoup d'enfants avec qui s'amuser. Ça, ce serait le pied ! Et en plus, ainsi, ils feraient une pierre de deux coups. L’oiseau ne pourrait plus faire de mal aux petits. Ils seraient en sécurités. Hyo était sur que les seules raisons qui motivait ce sale type à les protéger, c'était pour leurs faire des expériences. Il allait les souiller. Il allait, lui et ses complices leurs faire du mal. Le jeune homme devait à tous prix arrêter cet engrenage. Avant qu'il ne soit trop tard. Avant que les enfants ne soient perdus. Car sinon, il ne pourrait plus jamais jouer avec eux.


C'était Amandine qui lui avait soufflée l'idée. À l'opposée de Margarette, elle n'hésitait jamais à dire ce qu'elle pensait. Y comprit quand il s'agissait des idées tordues qui lui agitaient l'esprit. Elle pouvait vraiment faire peur, quand elle s'y mettait. Toutes les autres poupées la craignait. Sombre, froide et calculatrice. Elle était aussi très rancunière. Amandine détestait Bird, et c'était elle qui, en partie, avait montée Hyo contre lui. Il était méchant. Ce vilain monsieur allait faire du mal aux enfants. Il fallait l'en empêcher.


Elle était la, à coté de lui, parée de beaux habits. Attendant avec impatience qu'il commette l'acte fatidique. Un petit sourire angélique sur le visage. Hyo avait utilisé une résine très spéciale pour leurs donner vie, à elle et à ses frères et sœurs, ce qui leurs donnait un étrange réalisme. Amandine ressemblait vraiment à une enfant. Mais une enfant figée dans le temps. Un peu comme si elle avait été empaillée quoi. Elle en avait aussi la taille et les proportions. Techniquement, il aurait pu s’agir d'une petite puce de quatre ans. Une enfant drôlement bien fringuée par contre. Habillée comme une princesse d'un autre temps, sa robe était verte et rose. Les plis la composant étaient tous étudiés, et aucun n'était du au hasard. Symétriques. Les manches de sa robe étaient volantes et des motifs dorés courraient sur des pans entiers de rose. On ne voyait pas ses chaussures, de simple ballerines blanches, car elles étaient cachées par la longueur de l'habit. Celui ci, en effet, lui tombait en bas des pieds. Coiffée d'un chignon ou quelques mèches bouclées dépassaient, elle contemplait la scène de ses magnifiques yeux bleus. Ils n'étaient pas vitreux, comme ceux d'une quelconque autre poupée. Non, ils étaient pleins de vie. Moqueur. Avec une pointe d' indifférence.


Amandine dans toute sa splendeur. En train de savourer une victoire qu'elle croyait acquise...
Fioccolino
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MessageSujet: Re: Suis-je meilleur suis-je pire, qu'une poupée de salon ? [pv Fioccolino et ira] Dim 19 Mai - 13:56


- A la semaine prochaine !

La professeure improvisée congédia ses élèves et tous les enfants se levèrent au bruit des raclements de chaises. Fioccolino, qui n’avait personne à côté de lui et personne avec qui rentrer, rangea ses affaires lentement afin d’éviter les bousculades à la sortie. La jeune fille qui leur avait fait cours en profita pour lui demander de venir la voir.

- Fioccolino, dit-elle, la dernière fois, je t’avais demandé de ne pas venir avec ton déguisement. Tu sais, certains élèves sont perturbés par ton attitude.
- D’accord.
- Je sais que tu as fait des efforts en cessant d’amener tes marionnettes. Mais ce n’est pas suffisant. Je crains qu’à terme, on te voie comme un garçon déséquilibré. Tu ne voudrais pas finir comme Hyo, n’est-ce pas ?

Hyo, le type aux poupées. C’est sûr, personne ne l’approchait de trop près. Fioccolino fit non de la tête.

- Bien, reprit la jeune femme avec un sourire. Tu peux y aller. Mais s’il te plait, change-toi avant ton prochain cours.

Les joues un peu empourprées, Fioccolino passa la porte et longea le couloir sans lever les yeux. Son costume, lui, il ne le remarquait presque plus. Alors pourquoi dérangeait-il tant les autres ? Avant le prochain cours, il avait le temps de passer aux toilettes afin d’ôter sa peau de loup pour la troquer avec une parure plus conventionnelle. Au foyer, on ne l’embêtait jamais avec ces histoires. Il avait le droit de porter ce qu’il voulait quand il voulait, même si c’était pour travailler. A l’école, c’était une toute autre affaire, et même si certains professeurs acceptaient cette étrange habitude sans broncher, d’autres en étaient irrités. Tout le monde n’avait pas la même délicatesse à son égard que Bird.

- Oh regardez, celui-là !

Fioccolino referma immédiatement la porte des toilettes qu’il venait d’ouvrir. Des garçons s’y étaient rassemblés dans le cadre d’il ne savait quelle réunion secrète, et il n’avait aucune envie de se joindre à eux. Surtout si c’était pour entendre « Oh, regardez celui-là ». Oh bien sûr, il s’y attendait, à des remarques, des regards intrigués, des moqueries parfois, il n’allait pas s’en plaindre. Mais ce n’était pas pour attirer l’attention qu’il s’accoutrait ainsi. C’était pour se protéger, de qui, de quoi, il ne savait pas bien, mais si s’enfouir derrière des oreilles de loup lui permettait d’apaiser le pouls enflammé dans sa poitrine, c’était déjà bien.

Cependant un nouveau cri émanant des toilettes l’alarma :

- Tu crois qu’il est mort ?

Fioccolino se retourna et scruta un moment la porte fermée des cabinets, avant de retourner sur ses pas. Il colla alors son oreille contre la porte et écouta.

- Non, il a juste peur.
- Comment est-il atterri là ?
- Il a du s’engouffrer par la fenêtre par erreur.
- Alors, qu’est-ce qu’on fait ?
- On le laisse là.
- Ou on le montre à un professeur.
- Que se passera-t-il si on lui coupe une aile, vous croyez ?


Cette dernière suggestion acheva de décider Fioccolino à rouvrir la porte. L’assemblée de garçons était penchée en cercle autour de ce qui semblait être un petit oiseau.

- Encore toi ! Qu’est-ce que tu veux ? dit l’un d’eux en le voyant arriver.

Fioccolino ne dit rien, son visage exprimait toujours cette dureté sauvage qu’il présentait à tous les inconnus.

- Nous sommes occupés, reprit le garçon. Et puis, je ne vois pas comment tu peux pisser avec ce truc sur toi !

Toujours en silence, Fio s’approcha du petit groupe, qui se divisa instinctivement pour le laisser passer. En effet, tremblant et affolé, un oiseau se tenait à leurs pieds. Il regardait partout autour de lui à la recherche d’une issue, mais sa panique l’empêchait de réfléchir. Fioccolino s’accroupit très doucement et avança ses mains vers lui.

- Chuut, murmura-t-il. N’aie pas peur… Viens…

Il parvint à poser ses mains sur le plumage du petit volatile effrayé, le caressant du bout des doigts, avant de le prendre au creux de ses paumes. Il se releva en le maintenant fermement, de manière à ce qu’il ne s’échappe pas. Les autres le regardaient sans rien dire, attendant de voir ce qu’il s’apprêtait à faire à présent. Mais Fioccolino se contenta de sortir des toilettes tout aussi lentement, ne prêtant attention qu’au petit animal qu’il tenait entre ses mains.

De peur que l’oiseau fonce dans une autre vitre une fois qu’il l’aurait libéré, Fio ne prit pas le risque de le lancer à travers une fenêtre. De plus, dans l’état de tétanisation dans lequel il était, il risquait de ne pas voler correctement et de se faire mal. Il n’y avait qu’un endroit sur lequel il pourrait prendre son envol en toute sécurité. Le toit.

Fioccolino, en principe, n’avait pas vraiment le droit de s’y rendre. Il n’était pas un interne. Mais, bien souvent, Fioccolino ne prêtait guère attention aux règlements lorsqu’il ne les trouvait pas appropriés à la situation. Or, c’était bien le cas en ce moment-même. Ce fut ainsi qu’il se rendit dans l’internat. Il se hâtait, sans trop courir non plus pour ne pas paraitre suspect, traversant les longs couloirs jusqu’à trouver l’accès au toit. Sans hésiter plus longtemps, il s’engouffra par la porte, gravit prestement les escaliers et atterrit sur le toit.

Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il découvrit la longue silhouette de Hyo, le jeune coréen excentrique et esseulé, brandissant au-dessus du toit une énorme pierre dans une posture dramatique. A côté de lui était posée une de ses poupées à l’air terriblement réel, qui semblait le regarder avec une intensité tout à fait angoissante. Fioccolino déposa le volatile dans un coin, sans quitter le jeune homme des yeux. Ne l’ayant pas remarqué, Hyo s’écria alors, tout aussi théâtralement :

- Rend moi les petits, sale oiseau de malheur !

Les mots tardèrent à prendre sens dans l’esprit ahuri de Fioccolino. La logique de Hyo était parfois bien insondable. Petits ? Qui étaient les petits ? Oiseau ? Quel oiseau ? Oiseau… Bird. Bird ! Il allait jeter cette pierre sur Bird !

Sans réfléchir, Fioccolino s’écria « NON ! » et fonça sur Hyo, le percutant en plein dans l’abdomen. Hyo tomba sur les fesses, abruti par le choc. Fioccolino, toujours debout et vaguement sonné, attrapa alors la poupée à l’air étrange toujours assise sur le rebord. Etirant son bras, il la suspendit dans le vide et dit d’une voix tremblante :

- Arrête ou je la laisse tomber.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Suis-je meilleur suis-je pire, qu'une poupée de salon ? [pv Fioccolino et ira] Lun 20 Mai - 0:58

Elle était en colère. Mais ce n’était pas nouveau. En colère pour quoi? Contre qui? Après quelques pots cassés, quelques pages arrachés, on ne savait plus. Et les cours dans tout ça? Mais qu’est-ce qu’elle en avait réellement à faire des cours? En quelques points, elle ne différait pas tant des Nahash, si ce n’était qu’en profondeur on y retrouvait d’assez bonnes différences, seulement avec le même but commun. Les cours, ce serait pour une autre journée.

Mais la tornade ne finirait pas là. Elle qui savait entretenir sa chambre, elle qui savait tout bien ranger et nettoyer, cela ne prit que quelques secondes à tout remettre à l’envers, à jeter quelques cahier dans les couloirs, à mettre la pagaille. Et puis, réaliser, sentir lentement remettre les pieds sur terre. Et, docilement, tout ranger de nouveau. Rêver d’un arène, d’un adversaire, de ne plus voir le temps filer sous les coups échangés, bien extérioriser tout ça. Pas ici, pas maintenant.

Chose faite, c’est la colère qui revient contre cet excès qui aurait pu être pire, inexpliqué, inexplicable. C’était les évènements des derniers temps, ces âmes qui avaient été sacrifier dans l’amusement horrible d’un oiseau de malheur, qui encageait les gens dans une vie de mensonge. Le bucher, gratuit, visant à tuer une âme comme toute celle des autres. Puis ces réunions. Puis Midas et Blanche. Puis. Voilà, elle s’énervait encore. Détrôner Bird, oui, rétablir le vrai, oui, tous ces actes posés, ça devait cesser un jour, non? Mais non. Elle obéissait. On parlait d’un suicide. Personne n’avait encore réalisé? Ira, elle, avait prié pour son âme. Et s’était bien dit que bientôt, cet univers empli de mensonge disparaitrait. Mais la réalité revenait toujours. Elle n’était qu’une gamine colérique. Et la gamine colérique, pour garder ordre et rangement dans sa chambre, alla passer colère et indignation sur le toit de l’école.

Et là-haut perché, un garçon debout et une jeune fille, semblant beaucoup trop jeune pour être à Espérance. Mais elle était loin, ne voyait pas très bien, et avec les évènements étrange, personne ne pourrait dire si des enfants plus jeune ne sont pas arriver, ou encore si cette petite avait simplement une malformation corporelle. Impossible d’être seul, tranquille, pour enfin libérer les rages qui nous entourent? Pourtant la rage l’avait quitter, regardant la scène avec une espèce de curiosité, alors que le jeune homme pointait un rocher, voulant visiblement le lancer. Sur quoi?

- Rend moi les petits, sale oiseau de malheur !

Le regard de la rouge suivit la direction désirée par le lancer, avant de voir le dit oiseau de malheur. Et bien, qu’il le frappe, mais qu’il le frappe fort. Loyalement aussi. Et ça, c’était pas très loyal comme façon de faire. Et puis, ces paroles, l’accuserait-il de kidnapping? Et bien entendue, scénario parfait pour l’oiseau qui se fait agresser, de trouver un Nahash sur les lieux du crime.

Étonnamment, une ombre vint stopper le geste, heurtant de plein fouet le garçon, prenant la petite et la suspendant dans le vide. Une ombre qui ressemblait à un loup, à l’avis d’Ira. Un costume, il semblerait.

- Arrête ou je la laisse tomber.

Il tendait au-dessus du précipice une gamine? Il était fou à lier? Elle mourrait, à cette hauteur! Encore une fois, tout son être s’indignait de tant de lâcheté. Bas-le lui, pas elle, sale minable! C’était au tour de la rouge d’intervenir.

- Lâche la immédiatement ou tu ne reconnaitras plus jamais ton visage, tu m’entends?

Les poings serrés, ce n’était pas une menace en l’air, surtout qu’avec la force qu’elle possédais, briser un nez n’était rien, et avait sans doute déjà du arriver d’ailleurs. Elle préfèrait ne pas y penser non plus, n’aimant pas créer ce genre de maux. De toute manière les menace n’était pas son fort, les paroles c'était Midas, pas elle. Elle, c'était les poings. Aucune idée si c'est la seule image qu'on gardait d'elle, mais en quelque part c'était son rôle. Et si elle ne lui avait pas déjà éclater son poing en pleine figure, c’était bien car il tenait avec lui cette…. Oh.

Vous savez, à bien regarder, cette petite ressemblait finalement à une poupée? Avec ses yeux figé, son absence de réaction, et.... Oh. Qu'il la balance, en fait, cette poupée. Toute cette histoire pour ça? Au lieu de se calmer, peut-être qu'elle ferait mieux de s'énerver, finalement. Mais non, car il n'y avait pas de petite en danger. C'est bon, tout vas bien.

- Oh, pardon... J'avais mal vue...
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MessageSujet: Re: Suis-je meilleur suis-je pire, qu'une poupée de salon ? [pv Fioccolino et ira] Lun 20 Mai - 13:21

Pas très doué avec l’espéranto, Hyo ne comprenait pas vraiment ce qu'ils disaient. Bien que leurs motivations lui échappait Leurs gestes étaient suffisamment explicites. Fioccolino tenait Amandine au dessus du vide. L'autre d'on le-nom-ne-lui-importait-pas-vraiment l'avait bousculé, menacée puis s'était écartée. Rendant la situation encore plus incompréhensible à ses yeux. En tous cas, le petit attendait quelque chose de lui. Mais quoi ? Un hurlement le réveilla de sa torpeur. Amandine était terrorisée, elle l'implorait du regard.

« Au secourt Hyo. Il va me lâcher, il osera j'en suis certaine. »

Au début, le jeune homme avait cru que la jeune fille allait l'aider, mais c'était sans compter sur sa l' achetée. En effet, elle c'était désistée au dernier moment. Hyo devait donc résoudre cette solution tous seul. Pour commencer, il devait calmer Amandine, qui était en train de faire une véritable crise de panique.

« Ne t'inquiète pas, je suis la. »

C'était du coréen. Pas la peine de le dire dans la langue locale, il n'était même pas sur d'y arriver. Et puis de toute façon, elle ne comprendrait pas. Il s'accroupit à terre, puis dévisagea les deux vivants. La poupée s' impatientait, elle était stressée. Il faut dire qu'être suspendue au dessus du vide était une situation insolite. Autant pour elle que pour lui.

« Je t'en prie, je t'en supplie, Hyo. Ne me laisse pas mourir. »

Une goutte de sueur perla dans son dos. Hyo n'était pas très doué avec l’espéranto, la faute à un trop grand isolement. Il se débrouillait, mais il ne fallait pas demander de dialogues poussés. C'était donc avec un étrange accent qu'il baragouina.

« Je n'ai pas de menace, tu lâche petite. Lâche maintenant. »

Il aimait les enfants, mais il adorait encore plus ses poupées. Si il devait arriver quoi que ce soit à celle la, il ne se le pardonnerait jamais. Un éclair de génie le traversa, et il écarta la pierre du pied. Peut être étais ce cela qu'il attendait. En tous cas, il fallait essayer. Puis plia les genoux et tendit les mains vers Amandine. Parlant de nouveau en coréen.

« Je te donnerais une belle robe quand ce sera fini ma jolie. Tu sait, celle que tu aimait tellement. Il faut juste que tu garde courage. C'est bientôt fini, je te le jure.  »

«  J'ai peur Hyo »

«  Je le sais … moi aussi j'ai peur. »

Il regarda Fioccolino

« Sil te plais... Lâche.  »

Spoiler:
 
Fioccolino
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MessageSujet: Re: Suis-je meilleur suis-je pire, qu'une poupée de salon ? [pv Fioccolino et ira] Lun 20 Mai - 20:34


- Lâche la immédiatement ou tu ne reconnaitras plus jamais ton visage, tu m’entends?

Fioccolino se retourna vivement vers la personne qui avait lâché la menace. Ira. Ira la colérique, l’emportée, celle qui n’avait ni mesure ni hésitation. Elle l’avait toujours un peu effrayé, en général Fio évitait d’être dans les parages quand elle était là. C’est qu’elle n’y allait jamais de main morte, la fille aux cheveux rouges. Une vraie tornade. Il connaissait plusieurs élèves qui avaient eu affaire à elle, et ses petites révoltes étaient connues des professeurs. Pourtant, Fioccolino n’avait jamais vu en elle une fureur capricieuse et insensée, elle semblait au contraire transportée par une colère digne, même juste. La colère, il connaissait, il connaissait bien. Elle le possédait aussi. Mais le ton d’Ira, à cet instant, avait été si chargé, si dur, qu’il n’aurait pas osé répliquer.

Et surtout, il ne comprenait pas. En général, Ira ne s’énervait pas pour une raison si futile qu’une poupée suspendue dans le vide. Hyo était d’ailleurs bien le seul à se soucier d’une telle situation, qui était pour lui dramatique là où elle demeurait absurde pour les autres. Fioccolino était peut-être le mieux placé pour le comprendre, du fait de son propre attachement à ses marionnettes. Mais c’était différent. Il savait que pour le jeune corréen, ses poupées chéries étaient vivantes. Aussi réelles, aussi pensantes et agissantes que tous les humains qui peuplaient Espérance. En était-il de même pour Ira, qui en dehors de cette rage enflammée, avait tout l’air d’une fille fort rationnelle ? Le timbre de sa voix laissait entendre le contraire, car on aurait bien dit qu’elle le croyait coupable d’un crime sérieux. Sa menace ne l’était pas moins, et devinant la puissance de la jeune fille, bouillant au creux de ses poings crispés, Fioccolino s’attendait au pire.

Le garçon commençait à paniquer devant l’intensité de la situation. Piégé entre deux menaces qu’il savait l’une comme l’autre tout à fait réelles, il restait figé dans sa position, n’osait même pas cligner des yeux. Mais soudain, un voile passa sur le visage d’Ira. Alors qu’elle observait le visage immobile de la poupée, ses traits furieux se muèrent en expression perplexe puis en surprise. Fioccolino comprit. Il sut comprendre ce qui avait traversé l’esprit de la jeune fille. Et ce qu’elle ajouta finit de confirmer ses doutes.

- Oh, pardon... J'avais mal vue...

Elle avait cru qu’il s’apprêter à tuer une enfant ! Cette idée seule l’ébranla tant qu’il se sentit affreusement mal à l’aise, comme dévoré par un néant intérieur. On le croyait capable – et coupable – de déjà tant de violences, là c’était trop. S’il n’avait pas été si endurci, il aurait eu envie de pleurer.
Il remarqua alors que Hyo prenait un air déçu, comme si le revirement d’Ira le désappointait désagréablement. Il avait peut-être espéré que la jeune fille lui viendrait en aide, secoure sa tendre amie de porcelaine, et même, peut-être, l’aide à défoncer le crâne du directeur ! Mais Ira n’avait pas ses yeux, elle n’avait pas son esprit, elle voyait en la poupée ce qu’elle était, une chose sans vie, sans conscience, dont le sort n’importait guère.

Hyo se mit alors à parler dans une langue inconnue, une langue aux consonances asiatiques qui, sans aucun doute, était du coréen. Il ne le regardait pas, il ne regardait qu'elle. Il... Il lui parlait !

Et ses yeux, ses yeux exprimaient des choses très étranges. Il fixait la poupée et son visage bougeait comme s’il eut été en pleine conversation, ses traits réagissant et répondant à quelque stimulation. Est-ce qu’il entendait des voix dans sa tête ? Ça lui était arrivé, à lui aussi. Et cet enfant, l’enfant fantôme, qu’il voyait parfois au détour d’un fourré, ce n’était pas si différent non plus. C’était aussi pour ça qu’on l’avait enfermé, quelque part, l’endroit tout blanc, il ne savait plus quoi. L’endroit tout blanc, pour les enfants fous.

Tout le monde disait que Hyo était fou. Etait-ce parce qu’il entendait des voix ? Qu’est-ce que ces voix lui disaient ? C’était ces voix-là qui lui ordonnaient de jeter des cailloux sur Bird ? Son esprit fusait, il bouillonnait sous l’effet de toutes ces pensées bizarres qui ne préoccupaient d’ordinaire par les enfants de son âge.
Ira se tenait toujours à côté d’eux, probablement confuse devant la scène tout aussi saugrenue qui se déroulait devant elle. Si tous les deux décidaient de se liguer contre lui afin de porter atteinte à Bird, ce qui était possible en vue des tempéraments respectifs des deux jeunes gens, il était foutu. Il ne pourrait pas tenir tête à la force impétueuse d’Ira, ni à la folie démesurée d’Hyo. Foutu.

- Je n'ai pas de menace, tu lâche petite. Lâche maintenant.

Fioccolino faillit sursauter, comme souvent lorsqu’on l’extrayait de ses pensées trop brutalement. L’accent de Hyo était bizarre, on aurait dit qu’il ne savait pas bien ce qu’il disait. Il ne devait pas parler beaucoup dans cette langue, que la plupart pourtant maitrisaient. Hyo n’avait jamais été mauvais avec lui, ni même agressif. Tout au plus était-il envahissant. Il était comme ça avec tous les enfants. Mais ce n’était rien par rapport à la relation – oui, relation – qu’il entretenait avec ses créations. Fioccolino n’avait pas peur de Hyo, pas vraiment. Il n’avait pas peur qu’il le blesse, par exemple. D’autant plus qu’il doutait qu’Ira le laissât faire. Mais il redoutait l’imprévisibilité du coréen. Impossible de savoir ce qu’il avait dans la tête.

Hyo, les traits toujours aussi tendus, repoussa la pierre avec son pied. Fioccolino ne baissa pas la garde, tout n’était pas encore fait. Il aurait voulu pouvoir regarder par-dessus le rebord afin de vérifier si Bird était encore là. Mais il n’osait pas quitter le jeune homme des yeux. Se mettant à genoux, Hyo tendit alors ses bras vers la poupée aussi apprêté et réaliste qu’une jeune enfant. Pas de doute, elle était réelle. Pour lui, elle était réelle. Il parla à nouveau dans sa langue, d'une voix presque rassurante, comme s'il tentait d'apaiser la poupée qui pourtant, ne bougeait évidemment pas. Fioccolino se demandait ce qu'il lui disait. Ce qu'il entendait, aussi.

Les yeux étrangement brillants, Hyo fixa son regard sur lui et lui dit :

- Sil te plais... Lâche.

Fioccolino posa à nouveau son regard sur la pierre, à quelques mètres d’eux, près d’Ira qui restait droite et silencieuse. Puis il regarda Hyo, puis la pierre, puis la poupée. Enfin, il consentit à rétracter son bras, très lentement, très prudemment. Il la serra contre lui, reportant ses yeux d’ambre sur la silhouette statique du jeune coréen. Il ne le jugeait pas. Il ne le prenait pas pour un fou. Il était presque attendri par ce lien que Hyo avait su tisser entre ses filles et lui. Il ne voulait pas lui faire de mal. Il n’avait aucune envie de laisser tomber la poupée à laquelle le jeune homme semblait tenir autant qu’à sa propre vie.

- Hyo, dit-il d’une voix plus aigüe qu’à l’ordinaire. Je vais te rendre la poupée. Tu… Tu pourras me parler d’elle si tu veux. Je voudrais bien la connaitre.

Capter son attention. Qu’il oublie Bird, qu’il oublie ses plans insensés, qu’il ne pense qu’à elle.

- Ira, ajouta-t-il en se tournant vers la jeune fille aux cheveux flamboyants, d’un ton encore moins assuré mais qu’il tentait de maintenir ferme. S’il te plait. Prends la pierre et jette là loin d’ici. S’il te plait.

Il n’avait aucune garantie qu’Ira acceptât. Son caractère fier et rebelle lui intimerait peut-être de ne pas obéir à la demande d’un gamin déguisé en loup à qui elle ne devait rien, manquant de surcroît l’occasion de montrer son aversion pour l’autorité du directeur. Elle pouvait tout aussi bien les laisser en plan, ou décider de lancer elle-même cette pierre sur la tête de Bird.

La tension qui régnait dans l’air était presque suffocante. Il sentait des gouttes de sueur descendre dans sa nuque. Sa bouche était sèche et ses mains moites. Il ne savait pas ce qui allait se passer.


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MessageSujet: Re: Suis-je meilleur suis-je pire, qu'une poupée de salon ? [pv Fioccolino et ira] Mar 21 Mai - 3:01

Il y avait quelque chose d’étrange dans le monologue de l’asiatique. Quelque chose de peu rassurant, de malsain, surtout pour son âge, livré à ce qui en réalité n’était qu’une poupée, qu’il semblait réellement entendre et échanger avec celle-ci. Une poupée sans vie, sans histoire, qui au mieux trainait simplement avec elle le passé du jeune homme, ses angoisses, ses secrets, sa langue même il semblerait. Un peu comme le journal intime d’une jeune fille, mais cette poupée avait quelque chose de plus travaillée, de plus personnel. C’était trop compliquer pour l’expliquer, en fait, et peut-être qu’Hyu seul pourrait y mettre des mots clairs. Et Ira, immobile à écouter sans saisir un seul mot, attendant, prête à intervenir si quelque chose ne tournait pas rond. Que pourrait-il arriver? Le grand taperait le petit, et finirait avec la gueule en sang suite aux coups et dédommagement d’une Ira qui n’apprécierait pas qu’on s’en prenne à plus faible que soi? Non, il ne ferait sans doute pas. Sauf si, comme tous les hommes, il croyait à tort qu’une femme est forcément faible et fragile. Meilleure chance la prochaine fois, avec ce genre de pensées, tu auras tôt fait de te prendre la raclée de ta vie. Heureusement, il ne sembla pas assez fou pour le tenter, y allant davantage avec les mots. Plus prudent, autant pour lui que pour la poupée.

- Je n'ai pas de menace, tu lâche petite. Lâche maintenant.

Son Espéranto laissait à désirer, mais il allait au but, assez pour que tous comprenne ses demandes, et de toute manière on se doutait de ce qu’il désirait, le coréen. Pour accompagner son geste, il alla même jusqu'à pousser du pied la pierre, l'éloignant de lui. La meilleure chose à faire, acculée ainsi, se débarrasser des armes et brandir le drapeau blanc. Au moins, il avait réagit vite mais bien, ce qui semblait créer le doute dans l'esprit du petit, voyant la pierre s'éloigner. Tout ce qu'il désirait, au fond, c'était qu'il ne blesse pas Bird. Des intentions honorables, en effet.

-S'il te plais... Lâche.

Tiens, il était à ce point désespéré? Pour passer de l’impératif qui ressemblait à un ordre à une demande suppliante en très peu de temps? Il devait y tenir réellement, à cette poupée. Ça porta fruit, le gamin au nom qui lui échappait –Ira ne connaissait pas vraiment les gens à Espérance, retenant surtout ceux avec qui elle avait affaire, et habituellement ceux-ci ne l’oubliant pas non plus- ramenant doucement la poupée contre lui. Elle n'était plus en danger, la crise était finie, alléluhia!

- Hyo. Je vais te rendre la poupée. Tu… Tu pourras me parler d’elle si tu veux. Je voudrais bien la connaitre.

Il tombait dans sa folie ou bien si c'était pour faire amie amie? Une métaphore pour dire qu'en apprenant à la connaître elle, il la connaîtrait lui? Ou juste pour lui faire changer les idées de Bird. Il l'aimait tant que ça le dirlo langue de vipère qui tenait les gens encagés dans un univers mensonger? Mais s'il l’appelait par son nom, peut-être se connaissaient-ils déjà. Qu'importe, si ça tournait au cliché fleur rose et amitié autour de poupée, non merci, pas pour elle. Déjà, elle n'aimait pas les poupées, n'en ayant jamais eue. Si on l'oubliait, elle se ferait bien oublier, elle aussi, ayant menacé un jeune garçon pour avoir confondus une fillette avec un jouet. Elle s'en voulait un peu, le pauvre.

- Ira. S’il te plait. Prends la pierre et jette là loin d’ici. S’il te plait.

Ira, il connaissait donc son nom, et surement de par sa réputation, qui était loin d’être la plus gratifiante, avouons-le. Mais malgré tout, il lui avait parler. S’il te plait. Deux fois. S’il te plait. S’il lui plaisait? Ces mots lui sonnait lointain. Lui avait-on demandé s’il te plait, depuis qu’elle était ici? Son avis sur quelque chose? Elle ne se rappelait pas tellement. C’était une formule comme une autre, qu’on oubliait aisément de prononcer, surtout sur des êtres empli de défauts et centrés sur eux-mêmes. Son indignation tomba peu à peu, retrouvant les aspects de jeune fille qu’elle était au fond, terre à terre, généreuse, prête à aider son prochain. Sans doute l’avait-il dit ainsi, deux fois, car il en avait peur. C’était ce qu’il était logique de se dire, cependant les raisons importaient peu. Et si gentiment demandé, elle se déplaça doucement vers le caillou, l’envoyant valser vers un lieu désert, là où il heurterais personne en tombant. C’était la meilleure chose à faire.

- Je suis désolée pour tout à l'heure, si je t'ai fais peur, j'ai mal juger la situation.

Car oui, elle se fâchait vite, cependant si ça aurait réellement été un enfant elle n'aurait pas regretter de s'être emporter. Ni de l'avoir frapper, si il aurait voulu aller plus loin. Cependant, dans l'optique ou ce n'était qu'un jouet, remplaçable à l'instar d'une vie qui était une toute autre histoire. Ira souffla finalement, le caillou loin, la fillette qui n'en était pas une en sureté. Et sa colère qui s'était fais la malle après s'être emporté trop souvent aujourd'hui, pour des motifs assez douteux après coup. En réalité, c'était un enfant schizophrène qui voulait du mal au directeur, comme beaucoup d'enfants par ici, et l'autre était un gamin déguisé dans sa vision magique du monde, qui avait à cœur d'aider et protéger. Une scène attendrissante en quelque part, aussi elle aima bien cet enfant, pour son courage de tenir tête à un ainé.

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MessageSujet: Re: Suis-je meilleur suis-je pire, qu'une poupée de salon ? [pv Fioccolino et ira] Lun 3 Juin - 15:43

[Désolée d'avoir mis autant de temps, je tacherais de répondre plus rapidement la prochaine fois >< ]

Lentement, le petit garçon se décida. Il la posa contre son torse. Amandine ne risquait plus rien. Hyo s'entendit soupirer de soulagement. Adressant un petit sourire au garçon, il inclina un peu la tête. Façon pour lui de le remercier. Sa fille gémissait, un peu, mais à part ça, elle semblait en pleine santé.

- Hyo. Je vais te rendre la poupée. Tu… Tu pourras me parler d’elle si tu veux. Je voudrais bien la connaitre.

Un sourire s' étala lentement sur son visage. C'était tellement mignon. Fioccolino voulait connaître Amandine. Peux être que cela pourrait la rendre plus sociable de parler avec lui. Hyo suspectait que leurs goûts devaient être - à peu de choses près - les mêmes. Cela lui mit du baume au cœur. Ils auraient de nouveaux amis. Des gens avec qui rire, pleurer, s'amuser. Mais pas au dépend de l'oiseau de malheur, Hyo avait retenu la leçon.

- Ira. S’il te plait. Prends la pierre et jette là loin d’ici. S’il te plait.

Voyant que la jeune femme s’exécutait, le jeune homme la suivit du regard. Ses grands yeux dardés sur son dos. Au cas ou elle changerait d'avis. Au cas ou elle décidait de le frapper par derrière. On ne savait jamais. Même si cette fille semblait adorable, elle était un peu " vielle ". On ne pouvait pas lui faire entièrement confiance. Même si elle en semblait digne.

- Je suis désolée pour tout à l'heure, si je t'ai fais peur, j'ai mal juger la situation. 

- Elle ment Hyo. Je le vois sur son visage.

Il haussa un sourcil interrogateur. Puis demanda à sa petite protégée. En coréen bien sur.

- Mais … elle à l'air sincère. C'est une adulte c'est sur mais elle ne semble pas bien méchante. Moi je pense qu'il faut l'évaluer avant ma chérie. Plutôt que de tirer des conclusions hâtives...

C'était étrange qu' Amandine lui dise cela. Ira ne semblait pas spécialement méchante, un peu violente certes, mais sans plus. On ne pouvait pas lui faire à 100 % confiance certes, mais de la à dire qu'elle était carrément malveillante ...

- Elle va nous faire du mal Hyo. Maintenant qu'elle ma vue, elle va aller dans notre chambre. Tu veux vraiment qu'elle fasse du mal à nos amies ? Elle va tous saccager. Elle va nous voler et fera du mal au enfants. Elle les livrera aux adultes, c'est ça que tu veux ? Hein Hyo, c'est ça que tu veux ?

La poupée commença à sangloter. C'était trop. Hyo se recroquevilla sur lui même. Et se prit la tête entre les mains. Il hurla même.

- Donne moi Amandine. Donne moi MON Amandine !!

Il dévisagea Ira. Toute trace de complaisance effacées. Sa poupée devait avoir de bonnes raisons d'en avoir peur. Elle ne pleurerait pas sinon, et puis, Amandine n'était pas du genre à faire des caprices. Incapable de faire du mal à un enfant, il se tourna vers Ira. Le spectacle devait être assez effrayant à voir. Hyo était comme possédé. Les yeux grands ouverts, tentant de s'arracher peau et cheveux. Elle ne lui avait pas volé son bien, mais c'était sur elle qu'il déversait son agressivité. Étrange situation, non ? Rendu fou par les pleurs de sa petite chérie, le jeune homme ne comprenait pas que la situation dans lequel il les avaient mise était déplacée.

- Donne la moi ! Donne la moi ! Donne la moi ! Donne la moi … donne … donne moi mon Amandine !
Fioccolino
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MessageSujet: Re: Suis-je meilleur suis-je pire, qu'une poupée de salon ? [pv Fioccolino et ira] Mer 5 Juin - 19:13


Fioccolino suivit la course de la pierre dans le ciel. Ira l’avait envoyé très loin et ils n’entendirent qu’un faible son mat lorsqu’elle atterrit sur le sol. Ce ne fut qu’à ce moment que Fio se sentit réellement soulagé, et il ferma les yeux un petit moment, en inspirant lentement. Ouf.

La phrase d’Ira, au timbre plus apaisé bien qu’on ne pût qualifier sa voix de douce, le rassura un peu, et il esquissa un très faible sourire légèrement tordu. Il avait eu peur, il avait vraiment eu peur. Ira, finalement, ne serait pas une ennemie. Double soulagement, car Fioccolino n’était pas en mesure de gérer cette situation seul. C’était déjà miraculeux qu’il fût parvenu à autant garder son sang-froid.

Il sursauta légèrement lorsqu’Hyo, qui semblait quelque peu calmé, recommença à parler en coréen, fixant de nouveau la poupée coincée entre les bras du garçon. Fioccolino lança un regard furtif à Ira, qui semblait aussi déroutée que lui, bien qu’elle ne l’exprimât pas beaucoup. Mais la situation s’aggrava encore, lorsque le jeune homme se mit à hurler en se recroquevillant sur lui-même, perdant tout contrôle. Provoquant ainsi un nouveau sursaut, plus violent, chez Flocon.

- Donne moi Amandine. Donne moi MON Amandine !!

Il hurlait, s’égosillait littéralement. Les cris de Hyo frappaient les tympans du petit garçon, transperçant ses oreilles jusqu’à vibrer dans son cerveau. Il avait l’impression d’assister à une explosion.

Hyo fixa alors Ira d’un regard redoutable, où suintait la haine, et ce regard était encore plus terrible que ses cris. Pourquoi changeait-il subitement d’attitude, alors que tout allait mieux ? Il semblait que dès qu’Hyo s’adressait à sa poupée, les choses dégénéraient ! Fioccolino baissa les yeux vers le petit crâne aux boucles travaillées qu’il maintenant contre lui. Cette poupée le mettait de plus en plus mal à l’aise, elle avait quelque chose de… de maléfique.

Hyo continuait de trépigner, l’air de plus en plus dément. La scène sembla durer une éternité, une éternité de bruits déchirants et de panique montant en puissance. Fioccolino ne le supportait plus. Il avait presque envie de se jeter du haut du toit, juste pour ne plus entendre tout ça.

Mais il fit autre chose, une chose presque aussi inattendue. L’angoisse grondante dans son ventre remonta le long de sa trachée et éclata en un ordre presque aussi sonore que la voix déchirée du coréen.

- ÇA SUFFIT ! Ta gueule ! Arrête ! Tu arrêtes, Hyo !

Il ne s’était lui-même pas attendu à une telle violence, dans les propos comme dans le ton. Mais Hyo avait besoin qu’on le calme, et il n’était pas du genre à se calmer tout seul. Fioccolino s’approcha de lui et lui gifla la joue. C’était complètement dingue de faire ça, et ce n’était pas du tout son genre. Il ne savait d’ailleurs pas vraiment pourquoi il avait eu ce geste.

Son cœur frappait contre ses côtes. Sa main tremblait, l’autre enserrait la frêle silhouette de la petite fille de porcelaine. Il s’accroupit devant Hyo et plongea son regard ambré dans les yeux sombres du jeune coréen. Posant une main sur son épaule, il dit très doucement, la voix un peu rauque à force d’avoir crié.

- Hyo. Je te la rends. Regarde.

Il posa Amandine, puisque tel était son nom, près d’eux, formant ainsi un triangle de leurs trois corps, qu’Ira viendrait peut-être compléter. Elle gardait pour l’instant une distance entre elle et eux, par prudence ou confusion.

- Elle a l’air mieux, maintenant, dit encore Fioccolino, sans parvenir à maitriser le tremblement de sa voix.

Hyo avait l’air plus paisible – pour de vrai, cette fois – mais on ne sait jamais quand le volcan éteint se réveillera. Pourtant, ce n’est pas la peur, ce n’est pas l’angoisse, qui gagna le cœur de Fioccolino à cet instant. Ce fut une colère blessée, une rage douloureuse. Il se releva et regardant alternativement Ira et Hyo, avant de dire d’un ton dur, nerveux.

- Et maintenant, vous pourriez me dire pourquoi vous en voulez tellement à Bird ?




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MessageSujet: Re: Suis-je meilleur suis-je pire, qu'une poupée de salon ? [pv Fioccolino et ira] Ven 7 Juin - 23:36

Ce qui se passa dépassa son entendement. Et pourtant elle tenta de résonner sur les évènements. N’était-elle pas assez terre-à-terre? C’est ce qui lui semblait, d’elle à elle-même. Les autres avaient généralement un tout autre avis. Mais être en colère n’as rien à voir avec le fait d’avoir les deux pieds sur terre, ce que l’autre malade mental asiatique n’avait apparemment pas.

- Donne moi Amandine. Donne moi MON Amandine !!

Cri, regard fou, gestes incompréhensible –s’arracher les cheveux, la peau, se grafigner? Allo, camisole de force quelqu’un?. Vers elle. Il se fâchait vers elle, là. Qui n’avait rien fait. Qui n’avait rien à voir. Qui était là, comme n’importe qui aurait pu se trouver là à ce moment précis. Et si on disait qu’il ne fallait d’un rien pour énerver la rouge, ce rien-là était un rien de trop. Elle s’indignait, ça grondait en elle, comme ça grondait trop souvent. C’est sourd, c’est lourd, ça vous prend directement à la gorge, vous soulève et vous écrase à la fois. Parfois, ça deviens si intense qu’on ne se contrôle plus, aveuglé par cette colère montante. Son surnom, elle l’avait accepté, car il était représentatif. Elle était colérique. Faisait des crises monstrueuses quand elle se fâchait. Et frappait. Beaucoup.

-Donne la moi ! Donne la moi ! Donne la moi ! Donne la moi … donne … donne moi mon Amandine !
Tu la veux? Tu la veux? Tu iras la chercher en bas de l’immeuble en millions de morceaux ta foutue poupée. Ou bien sans ses mains, alors que ses poings s’abattraient sur son visage de porcelaine, que tout volerait en éclat. Ça la calmerait peut-être, qui sait? Et si tu en veux plus, tu irais la récupérer, tu aurais peut-être droit à des coups et dommage qui sait. La ferme. La ferme. Faut te faire taire à coup de poing, merde? Tu te tais, là, tout de suite. Tu énerve, avec ta poupée de merde. Elle n’y avait même pas touchée, en plus, elle s’en moquait de ce machin. Qu’est-ce qu’elle ferait d’une poupée de toute manière? À pars risquer de la brser chaque fois qu’elle revenait dans sa chambre trop frustrée pour s’empêcher de briser?

Elle avait un caractère de merde? Horrible? Insoutenable? Et bien vous allez bien vous entendre tous les deux, car Ira a bien envie de de la détruire, que tu ait une bonne raison de gueuler comme un posséder sur elle. Tu en veux une raison? La rouge se fera un bon plaisir à t’en donner une. Certains que vous feriez de très bon amis. Et puis zut quoi, qu’est-ce qui lui empêchait de lui refaire le portait au passage? Le ptit là? Il semblait tout aussi énerver qu’elle.

- ÇA SUFFIT ! Ta gueule ! Arrête ! Tu arrêtes, Hyo !

Et il le gifla. Le bruit répercuta à ses oreilles comme une douce musique lentement apprise, corrigeant mentalement les erreurs de tons. Impact pas assez solide, bras pas assez fort. Mais dans l’ensemble, beau son, qui calma le jeu une fraction de seconde. La jeune fille baissa son regard sur son poing bien replié. Elle l’aurait fait. Elle l’aurait briser, sa foutue poupée, elle l’aurait frapper lui et sa voix criarde. Elle n’était pas d’humeur. Elle ne l’était toujours pas. Mais on avait déjà frappé. Elle n'avait pas à frapper à son tour. Non?

Ira ne tremblait pas. De moins ses bras ne tremblaient pas, ils ne tremblaient jamais. Quand tout son corps n’était que colère, rage et tremblement, ses poings eux étaient au garde-à-vous, fidèle au poste, comme les plus entrainés des soldats. Frapper fort, frapper directe, c'était là leur seule mission et ils la remplissaient bien. C’était le centre du canalisateur de sa rage. Frapper la libérait à chaque fois. Et là, aujourd’hui, elle n’avait pas pu frapper. Elle n’obtint aucune réelle satisfaction dans le son de cette gifle. Le reste de l’échange non plus, qu’elle n’écoutait plus, les oreilles sifflantes.

- Et maintenant, vous pourriez me dire pourquoi vous en voulez tellement à Bird ?

Bird? L’oiseau, le centre de tous les maux. Mais voulez-vous bien, pour une fois, ne pas réembarquer là-dessus. Vous voulez en parler? Parler raisonnablement avec une Ira en feu? Une tornade de colère qui ne demanderais qu’à exploser? Commencez par lui donner des pots à casser, peut-être.

- Bird, Bird, pourquoi Bird. Le pauvre. On s’acharne sur lui, pas vrai? Il aurait pu avoir la tête fracassé. Et après c'est nous les méchants...

Silence. Elle se calme, ou pas?

Encore lui, toujours lui. Procès publique, groupe s’alliant contre lui, tout ça. Les Nahash. Ils font le mal, les Nahash, mais ils ont pas tort. Et ils sont pas les seuls. L’oiseau les maintient dans ce perpétuel monde irréel. Oh, mais à la longue c’est devenu un Blanche versus Bird. Blanche ici, Blanche là-bas. Et elle sait bien parler en plus, mais n’aura pas convaincu le petit apparemment, qui aime bien Bird. Ça en prends.

Bird aussi la fâchait, à sa façon. Ces temps-ci étaient rares les moments où elle n'était pas fâcher. Aller dans le reflet pourrait peut-être la défouler.

- Ici, c’est pas la vérité. Enfermé, en cage. Certaines personnes, vois-tu, n’aiment pas les histoires pour enfant, où tout n’est que rose et la vie termineras sur un ‘vécurent heureux’ alors qu'en levant le nez ils voient bien qu'on se moque d'eux. Certains arrivent à voir le mensonge dans lequel on est tenu. Je veux juste...

Sauver les gens? En les frappant? Franchement Ira. Franchement. Franchement franchement franchement. C'EST N'IMPORTE QUOI! Qu'est-ce qu'elle avait fait, jusque là? Suivre Midas en se donnant des excuses? Suivre un des hommes le plus empli de défauts de tout Espérance? Et pourquoi? Pour des idéaux qu'elle ne savait pas s'ils allaient arriver à bout?

Elle ne pouvait pas frapper le petit. Il était gentil, avait un bon fond. Pas l'autre imbécile qui l'avait enrager. Pas la poupée qui trônait dans ses bras, aux airs machiavéliques. Pas. Pas. Le mur. Il était là, ferait l'affaire.

Ira ne s'arracherait pas de peau. Frapper un mur, elle savait le faire. Elle l'avait bien souvent fait. Tant qu'on ne se brise pas un poignet, tout ira. Un coup fut donné, deux, peut-être trois, avant qu'elle ne s'arrête, fixant le mur. Elle se battait contre qui là?

- Ce n'est pas tant contre Bird, tu sais. Je n'ai rien contre lui. Je crois.
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MessageSujet: Re: Suis-je meilleur suis-je pire, qu'une poupée de salon ? [pv Fioccolino et ira] Aujourd'hui à 9:47


Suis-je meilleur suis-je pire, qu'une poupée de salon ? [pv Fioccolino et ira]

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