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[Terminé] car tout le monde lit la nuit

Bird
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MessageSujet: [Terminé] car tout le monde lit la nuit Ven 16 Sep - 23:56

Il n'est peut-être pas correct de commencer ainsi cette histoire mais, en toute franchise, l'Oiseau se moquait pour une fois du «  qu'en dira t'on ». En ce moment précis, la nuit lui paraissait longue et sans le moindre voile qu'il abhorrait à l'habitude, il l'aurait sans mal qualifié « d’emmerdante ».
En homme de société, vous allez surement penser que quelqu'un de son rang devrait s'abstenir d'un tel vocabulaire mais toutes personnes souffrant de maux semblables à ceux qui assaillaient le garçon l'auraient compris.
Qu'y a t'il de plus énervant que cette attente synonyme de perte de temps, où passif, vous restez allongé dans votre lit, les yeux fixer sur un plafond que vous ne voyez pas ? Où, bien trop pensif, vous maudissez cette insomnie tout en songeant au lendemain difficile, à ce sommeil omniprésent alors que votre travail se devra d'être efficace.
Vous voyez un peu le tableau ?
Et bien c'est tout à fait cela que Bird ressentait au moment de refermer un des Rougon-Macquart, une série qu'on lui avait conseillé pour facilité son endormissement.

Le Directeur soupira. Cette nuit serait blanche. Son regard las se posa sur la couverture du livre. Bouquin inutile. Tant qu'à veiller, une lecture plus divertissante aurait été plus plaisante mais, malheureusement un tel ouvrage n'existait pas au Foyer. Ce lieu n'était pas la bibliothèque et son choix infini.
La Bibliothèque... Le mot résonna quelques secondes dans sa tête jusqu'à atteindre réellement sa pensée.
La Bibliothèque... quelle bonne idée pour terminer cette nuit !

La lune était encore haute, le soleil fort lointain quand Bird passa une parka par dessus son ensemble de nuit aussi gris qu'usé. Il enfila à ses pieds une paire de charentaises trop petites, attrapa le trousseau aux nombreuses clés et sans un bruit quitta la fermette.

Aucun incident ne s'était déroulé lorsque la grande porte de la « salle aux livres » se déloqua et s'ouvrit. Une odeur familière de bois, de cuir et de papier emplirent les narines de l'Oiseau.
Il était bien arrivé.
Il s'enivra quelques instants du parfum puis retourna à sa réalité.

Pendant son trajet, son coup de tête premier s'était trouvé un but précis : Les archives. Celles-ci regroupaient tout sur Espérance. La résolution ( ou tout du moins quelques indices) au problème qui empêchait Bird dans son vol jusqu'aux bras de Morphée devait bien se trouver enfermée entre les lignes des différents dossiers.
En pleine nuit, il pourrait les lire calmement sans que personne ne le dérange.

Se contentant dans cette vision, il atteint le fond de la salle.
Quel était le pourcentage de chance que quelque chose arrive à présent ? Les plus scientifiques diront quelque chose autour de 2%, une chance infime en soit. Mais cette histoire n'aurait pas de suite si on ne contredisait pas les dires et les maths.
Bird avait toujours était chanceux, ou plutôt dans ce cas, malchanceux.
Ses rêves de solitude s’effondrèrent, découvrant une scène où il ne savait s'il devait en rire ou en pleurer.
Enfin...dans tout les cas, une explication allait devoir lui être donnée.


[Bon ok... je me suis pas embêté pour l'écriture et l'histoire... c'est un peu con, écrit à la freestyle total ( doit y avoir pleins de fautes et de trucs pas français >>') mais bon il est presque 2 heure... je suis fatigué... faut pas m'en vouloir 8D youhou!! j'ai lancé le RP~~]

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Dernière édition par Bird le Sam 3 Déc - 19:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] car tout le monde lit la nuit Dim 18 Sep - 17:18

Allongé à plat ventre sur le sol froid de la bibliothèque, ses pieds nus ornés d'un léger verni brassant doucement l'air au-dessus d'une longue jupe plissée d'un fushia sombre, Luukas tentait de fixer ses yeux fatigués sur les liasses de feuilles mélangées qu'il tenait entre ses mains ornées de quelques bijoux tout près de son visage pour parvenir à les déchiffrer malgré la fatigue qui alourdissait ses paupières et embuait son esprit. Une chandelle sur le point de s'éteindre brûlait faiblement près de son visage, traçant des ombres profondes sur sa fine silhouette.
Autour de lui, sous lui, s'éparpillait un multitude de feuilles et dossiers, formant une sorte de halo blanc qui l'entourait de façon irrégulière et dans un désordre le plus total. Derrière lui, à peine éclairé par la lumière chancelante, toute une étagère gisait nue, dépouillée de ses documents, les fameuses archives d'Espérance. La farouche manie du jeune finlandais à vouloir tout ordonner, réordonner et reclasser dans un autre ordre avait en effet touché cette partie précise du fond de la bibliothèque. La tâche semblait plus ardue qu'il ne l'avait prévu, d'autant plus que lui était venue à l'esprit l'idée de reclasser même chaque dossier un à un. En parcourant les différentes pages, il s'était néanmoins passionné pour son contenu, comme il le lui arrivait souvent lorsqu'il tenait des documents écrits entre ses mains, et son rangement s'était vu nettement ralenti, bien qu'il ait pu former déjà de petits tas par-ci par-là, dans un ordre que seul lui comprenait.

Le voici donc ainsi, toujours perdu dans sa paperasse, à la fois trop curieux pour ne pas déchiffrer chaque page avec attention et trop fatigué pour avoir envie de s'éterniser encore dans cet endroit. Mais le premier sentiment continuait d'avoir le dessus.

Étouffant un large bâillement, il laissa mollement son menton retomber sur quelques feuilles sous lui, le regard vitreux sous son maquillage effacé par de nombreux frottements contre ses paumes dans le but de se réveiller. Quelques mèches de cheveux flamboyants libérés de leur ruban couleur saumon qui gisait à présent sur son épaule s'écrasèrent contre son visage pâle; il tenta en vain de les repousser en soufflant dessus. Un léger bruit un peu plus loin capta soudain son attention. Il se releva précipitamment sur un coude, attrapa d'un geste sec la chandelle et la leva au-dessus de sa tête. Une vague silhouette se dessina un peu plus loin devant lui.
Sans même chercher à deviner son identité, il se releva brusquement dans une position assise un peu plus digne et boutonna précipitamment sa chemise à jabot qu'il avait négligemment ouverte dans un soucis de confort. Dans sa hâte, la flammèche mourante de la chandelle s'était éteinte, laissant le relai à la douce lumière de la lune qui s'infiltra par les larges fenêtres.

Luukas scruta la pénombre devant lui, extrêmement embarrassé de s’être fait découvrir dans un tel état de négligence. Il n'avait pas pensé un seul instant que quelqu'un allait s'introduire dans la bibliothèque au beau milieu de la nuit ! Et d'ailleurs il était pourtant sûr d'avoir fermé la porte à clé !
En silence il attendit que l'auteur de cette intrusion se montre, ou bien disparaisse -ce qu'il espérait.
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MessageSujet: Re: [Terminé] car tout le monde lit la nuit Sam 24 Sep - 23:17

Pour résumé la situation qui faisait alors face au directeur disons que sa fin de nuit paisible et studieuse venait d’être annihilée par un « bibliothécaire travelo aux allures négligées ».
Pendant une demie seconde le directeur s’était demandé pourquoi il avait employé un tel type, puis lui était venue la réponse « tout le monde a le droit à une chance ». Cette phrase, elle le suivait partout, lui avait évité bien des complications pour finalement se retourner contre lui… Destin ironique.
Enfin le directeur relativisait ou tout du moins essayait le plus possible. Il se disait qu’il aurait bien fallu que la chose arrive un jour mais sincèrement, tout ceci ne l’arrangeait pas.
D’un, il y avait la honte : l’embarras de se trouver dans une tenue miteuse devant quelqu’un à l’accoutrement tout aussi peu convenable. Gêne réciproque ? Surement. Les deux garçons et leur accoutrement s’équivalaient par leur coté inapproprié.
Puis venait la colère, cachée et maintenue mais pourtant bien présente. Cette envie d’éclater, d’abandonner les apparences pour dire la vérité sans détours. Pour blesser et retenir, comme dans un Rêve.
Mauvaise idée. En tant qu’homme et surtout en tant que directeur, il devait rester maître de lui-même, être un modèle de courtoisie et de clémence. Toujours. Jusqu’à ce que la fin arrive.

Il respira sans bruit souhaitant faire disparaitre sa rancœur. Elle resta. Pas suffisant.
Bird détourna le regard à la recherche d’un moyen de se changer les esprits. Il ne voyait rien. Pour dire, il faisait sombre dans la bibliothèque, la flamme de la bougie ayant était soufflée. Ce lieu manquait terriblement de lumière. Sans chercher à enclencher l’interrupteur le plus près, il se détourna complétement de son interlocuteur muet et se dirigea vers l’entrée de la bibliothèque. Arrivé devant la porte, ses doigts se posèrent sur le bouton général de l’éclairage le déclenchant alors. Une lumière blanche et soudaine inonda les lieux. Par réflexe Bird ferma les yeux, portant en visière au-dessus une de ses mains.
La surprise et l’éblouissement passés, sa main s’attarda sur un papier scotchait à la porte. Proprement, il l’arracha puis le survola du regard. C’était bien les horaires.
L’Oiseau avait à présent tout ce dont il avait besoin pour appuyer un discours qui n’aurait surement aucun poids. Cependant le principal était fait : sa colère n’était plus.
D’un pas calme il rejoint le bibliothécaire restait immobile et avec un sourire aimable lui tendit le bout de papier. Celui-ci sans un mot le saisit.
D’une voix presque trop joviale pour être crédible il l’aborda, détruisant le silence lourd qui régnait encore dans la pièce.


« Luukas, que fais-tu là ? Tes horaires sont dépassés depuis longtemps. Tu n’as pas besoin de faire des heures supplémentaires ici… Comme tout le monde, tu devrais dormir dans un lit chaud depuis longtemps…»

Le message était clair, même si les mots étaient fortement adoucis, sous entendant plus qu’ils en disaient vraiment.
Même calmé, le Directeur n’était pas de bonne humeur.
D’autres pensées moins courtoises venaient s’entasser dans son esprit. Encore.
Son cœur se serra à la vue des archives éparpillées sur le sol. Il repensa à la semaine passée, à ses trois jours de travail pour les classer selon sa volonté… Beaucoup de boulot… pour rien.

Son sourire disparu. Plus la force. Son timbre changea d’intonation.

« Et maintenant Idiot on fait quoi ? »

Son regard se fixa dans celui du bibliothécaire à la recherche d’une réponse.
L’oiseau était fatigué.
Dire que la journée n’était même pas commencée.


[Je crois que entre cette fin et l'autre je suis le Roi des fins pas claires >>']

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MessageSujet: Re: [Terminé] car tout le monde lit la nuit Dim 25 Sep - 12:25

Aux mots quelques peu acides, puis sérieusement irrités du directeur, Luukas ne put que détourner les yeux en silence. D'un air qui se voulait digne, mais il supposait que les sentiments qui l'assaillent à cet instant devaient produire de sérieuses séquelles physiques. L'embarras toujours plus fort, la honte, de s'être fait découvrir vacant à une occupation totalement opposée de ses fonctions de bibliothécaire qui consistaient à tenir en ordre la bibliothèque faisaient monter une chaleur troublante à son visage; plus il la sentait, plus il se sentait gêné et plus la légère couleur rose de ses joues virait vers le pourpre éclatant. L'rritation aussi, de voir sa dignité blessée, et surtout de se faire traiter de la sorte. Il lui reprochait - entre autre, et de façon peu significative, mais Luukas préférait s'attarder plutôt sur cette partie des propos de Bird - de ne pas être encore rentré se coucher à une heure aussi avancée de la nuit, mais il se baladait lui-même en pyjama dans l'enceinte de l'école comme si de rien n'était ! Rares étaient les personnes qui parvenaient à sortir le jeune homme de son état d'indifférence envers les autres, mais là, le directeur avait vraiment réussi à l'énerver !
Son regard limpide se balada entre les rangées d'étagères face à lui, passant par-dessus l'épaule de Bird en évitant soigneusement son visage puis se baissa sur la feuille des horaires qui attentait toujours entre ses mains et indiqua clairement que la fermeture de la bibliothèque avait lieu à dix-huit heure trente précise. Mais ça, c'était bon pour ces gamins qui passaient entre leurs cours, pas pour celui qui était en charge des lieux ! Gardant pourtant toutes ces pensées pour lui, il cherchait quoi répliquer - chose pour laquelle il n'avait jamais été doué en toute circonstance que ce soit - mais l'irritation continuait d'embuer son esprit, très certainement ajoutée à la fatigue oubliée mais toujours présente.

Le jeune homme se releva soudainement. Un bref instant il croisa le regard de Bird, qui visiblement attendait des explications plus ou moins patiemment mais se détourna aussitôt, en partie parce qu'il se sentait totalement incapable de soutenir un tel regard à l'heure actuelle.
Il se tourna volontairement dans une autre direction, ramassa le ruban tombé à terre pour nouer à nouveau ses cheveux en une queue de cheval avec une attention toute particulière, puis passa précautionneusement entre les feuilles éparpillées sur le sol et alla enfiler une paire d'escarpins rouges relativement bas déposés un peu plus loin. Se sentant un peu plus présentable, il reprit son attitude indifférente et se pencha de nouveau pour continuer son tri.

Il n'eut en revanche pas le loisir de le reprendre; Bird semblait réellement s'impatienter et Luukas le sentait avec une certaine surprise vraiment énervé. Etait-il toujours comme ça lorsqu'il se baladait la nuit ? Si c'était le cas il ferait vraiment attention à ne plus trainer ailleurs que dans son lit une fois une certaine heure passée !

"On ne fait rien, fit-il alors d'une voix légèrement rauque due au fait qu'il ne l'avait pas utilisée depuis bon nombre d'heures. Je finis de ranger. J'ai survolé les dossiers; je sais comment les classer. Et de manière organisée, cette fois", ne put-il s'empêcher d'ajouter.

Il aurait voulu ajouter quelque chose comme "vas te coucher", mais y renonça. Cela sonnait de façon trop amicale... ou quelque chose comme cela. Et Bird n'était pas le seul à avoir apparemment besoin de de dormir.

Espérant que la conversation - si on pouvait vraiment l'appeler ainsi - s'arrêterait là, il se focalisa à nouveau entièrement sur sa tâche et commença à extraire quelques piles de documents pour les entasser devant lui. Il n'avait pas mentit, il savait maintenant comment il allait s'y prendre pour en finir une bonne fois pour toutes avec ces archives. Il ne restait plus qu'à retrouver chaque feuille dans cet amas blanc pour les déposer à leur nouvelle place.

Le jeune homme jeta un bref coup d'oeil au désordre devant lui. Ca, ça risquait d'être un peu plus complexe...



[Pour ce premier RP, nous démarrons dans la joie et la bonne humeur !
J'espère que ça va, ce que je fais. Vu que mon personnage n'est pas très causant... TT]
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MessageSujet: Re: [Terminé] car tout le monde lit la nuit Ven 30 Sep - 23:12

Tout le monde à l'instant présent l'aurait deviné : Une tension désagréable s'était installée entre les deux hommes.
L'un lançait des regards remplis d' étincelles mauvaises pendant que l'autre prenait grand soin de les éviter.
L'un cachait sa colère derrière un masque fixé mais crispé, l'autre rougissait sans vouloir vraiment l'accepter.
L'un observait et attendait en silence, l'autre s'activait pour retarder l'heure de la confrontation.
En une phrase, tous deux étaient en total opposition.

Le manège aurait pu durer ainsi longtemps mais l'Oiseau et son « adversaire » savaient qu'il était -d'un point de vue d'intégrité psychologique- préférable de détruire telle ambiance.
Bird en aurait bien pris la charge si la fierté, trop présente, ne l'avait empêché de céder devant son cadet. Fort de cette décision, il attendrait que Luukas se désigne, ce qui heureusement, se passa moins d'une minutes après.

"On ne fait rien, Je finis de ranger. J'ai survolé les dossiers; je sais comment les classer. Et de manière organisée, cette fois"


Renvoi de balle. Douloureux. Agaçant.
Ce qui devait normalement alléger la communicabilité entre les deux hommes, s’alourdit.
Un fard léger attaqua les joues du directeur, son poing se serra de manière presque imperceptible.

Il n'avait donc pas suffi au bibliothécaire de rendre anarchique ses archives, il se permettait à présent de le rembarrer, de lui rejeter la faute, comme s'il était le seul être en tord, lui, le directeur d' Espérance, celui que tous adoraient ?! Bird croyait rêver.

Sa bouche s'ouvrit sous un son muet, puis se referma d’incompétence la seconde suivante. Ses dents mordirent sa langue, vérifiant que ceci ne soit pas un vilain cauchemar.
Une douleur vive et un goût métallique se rependit dans son palet. Le rêve était donc une réalité.

L'Oiseau reporta son attention sur Luukas qui, pour sa part recommençait à trier lentement les dossiers.
Le bibliothécaire l'ignorait. Superbement.
Cette seule action brisa les dernières chaînes brimant sa colère. La courtoisie disparut.
Ses dents se serrèrent une ultime fois enfermant dans sa gorge des mots qui feraient mieux de ne pas sortir.
L'action l'emporta sur les phrases.
Un coup de pied envoya valser le tas que le jeune homme venait de classer. Un revers de main décima le reste.
Il aurait le dernier mot.

À présent immobile, un petit rire siffla de ses lèvres closes. Nerveux.
Comme tout le reste.

Fatigue, pensées trop longtemps contenues, colère et orgueil vous transformaient un homme, vous le rendant après tout tel que réellement il l' était.
Mais Bird s'en moquait, pour une fois, cette nuit folle sans témoin pouvait bien le libérer.

[je crois que je vais arrêter d'écrire en pleine nuit... c'est de plus en plus louche... ahaha bon courage Luu'. Je voulais faire un truc plus long à la base mais trop fatigué... >>' et puis je veux voir la réaction de Luukas Agnaaah !
Bird fait trop peur tout de même... je vais casser l'image de mon personnage XD]

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MessageSujet: Re: [Terminé] car tout le monde lit la nuit Ven 7 Oct - 20:27

Le travail risquait d'être long, mais au moins Luukas savait où il allait. Il restait cependant tellement de choses à faire, il était tellement tard... et Luukas en avait tellement assez de tout cela... Il agissait comme si de rien n'était, il essayait de se montrer indifférent à tout cela... Mais seul, la tâche aurait été bien plus aisée.
Il déposa quelques paquets de feuilles un peu plus loin, tout à ses pensées, si bien qu'il en oublierait momentanément la présence du directeur. Une indifférence, un dédain forcé, presque inconscient, pour ne pas céder, ne pas s'ouvrir, ne rien montrer...
Et pourquoi d'ailleurs avait-il fallu que cet Oiseau aille se balader par ici, encore ? Pourquoi prenait-il un tel soin à alourdir l'atmosphère, à la rendre aussi hostile ? Pour un tas de feuille - certes quelque peu important ? Il suffisait simplement d'attendre; attendre que Luukas ait terminé sa besogne et tout serait rentré dans l'ordre; ou plutôt dans un nouvel ordre, précisément. Il l'avait fait clairement comprendre, et comptait bien s'arrêter là. Ce n'était pas difficile à saisir, non ?
Et pourtant...

Les pensées défilaient à tout allure dans son esprit quand le brusque bruit, amplifié par le silence pesant de la nuit, retourna brusquement ses attentions vers Bird. Il eut juste le temps de voir quelques feuilles finir de se disperser tout autour de ce qui avait été une pile bien organisée, le directeur reposer brutalement son pied au sol, et il finissait d'une main virulente de rejeter chaque page soigneusement classée. Sur le moment, le jeune homme aux longs cheveux de feu ne put que rester immobile, l'esprit soudain vidé, devant l'imprévisibilité de la scène.
Il ouvrit vaguement la bouche, incapable de trouver quelque chose à dire, puis la referma, dans le silence et l'immobilité complète. C'était... c'était tellement... idiot... puéril...
"Qu'est-ce qu'il lui prend ?"

Un coup d'oeil à l'amas de feuilles maintenant encore plus désolant qu'il ne l'avait été fit suffisamment d'effet pour réanimer le jeune bibliothécaire. Il se tourna pleinement vers son directeur, son visage crispé, ses yeux agités mais totalement immobile. Un léger rire passa les lèvres de l'homme face à lui.
Vraiment stupide...
Un sourire glacial s'installa sur le visage de Luukas. Le masque le plus opaque, un mur infranchissable, instinctif en réaction à la surprise causée par ce brusque accès de violence. Et un amusement glacial, carapace blindée, enveloppa son esprit rendu docile par la fatigue devant ses propres émotions.

Cet homme... Il ne pouvait pas lui faire confiance. A personne d'autre. Tous étaient les mêmes. Sous leurs dehors polis, posés. Ce n'étaient que des bêtes. Il l'avait vu. Quelque part... Avant... Il y a longtemps... Ou peut-être...?

Son sourire de glace se statufia tandis qu'il faisait quelques pas vers Bird.

Parce que tous, ils sont capables du pire. Tous, ils vous enjôlent de belles paroles. Et tous ils vous détruisent dès que vous relâchez votre garde. Vous êtes seuls, toujours seuls. Et ils sont seuls, la puissance qu'ils imaginent leur n'existe pas, ils n'ont que la solitude. Comme les autres. Rien de plus. Du moins c'est ce qu'il s'était forcé à croire. Pour tenir. Pour survivre. Après... Tout ça.

Il passa devant Bird sans un mot, le regard plus dédaigneux que jamais. Le jeune homme voulait juste sortir. Il n'en pouvait plus cette fois. Mais ses jambes refusaient de courir, de s’enfuir, elles étaient lourdes, lentes, incontrôlables. Son épaule effleura très légèrement celle de Bird en passant à son côté.

C’était... encore cette sensation... Cette vision. Cette lumière tamisée, rouge... Ces odeurs nauséabondes... Ces voix rocailleuses et...

Il trébucha légèrement et tendit aveuglement la main pour se rattraper. Ses fins doigts se refermèrent atour de la caresse de tissus. Son autre main passa sur son visage moite.

Stop. Stop, pas plus loin. Pas encore ça, pas ces... ces souvenirs. Ils n'avaient pas d'intérêt, il n'avait pas à les connaître...
Pourquoi maintenant... Ca n'arrivait plus, ça...

Luukas resserra son étreinte sur ce qu'il avait saisi, fermant étroitement les yeux pour se calmer.
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MessageSujet: Re: [Terminé] car tout le monde lit la nuit Sam 8 Oct - 22:12

Mea culpa.

Certains sentiments, tel des châteaux de cartes s’effondrent en une seconde.
La colère, la folie, cette envie de se délivrer aux dépends d’autrui, tout avait disparu en un instant. La raison l’avait de nouveau submergé.
Reprise de conscience.
Tout était allé si vite. Combien de temps était passé entre le moment où Luukas le regardait indifférent et celui où assaillit de souvenirs, il avait vacillé se rattrapant à la manche du directeur.
Un temps infime aux yeux de Bird, un temps impossible à prévoir.
Sans chercher à comprendre, L’Oiseau avait réagi. A son tour, il avait agrippé le tissu du chemisier du bibliothécaire, refermant ses mains sur ses bras. Soutien.
L’instinct reprenait.
Et après ? Rien. Blocage. Comme une scène arrêtée, plus rien ne bougeait. Le directeur s’était stoppé ne sachant que faire, ressassant dans sa tête la scène sans réussir à s’en détacher, s’en réussir à avancer. Luukas continuait de voir les fantômes de son passé.
Les deux hommes étaient absents, avalés par quelque chose d’interne en eux même.


Mea culpa. Tout était de sa faute. Bird se répétait cette phrase sans chercher à s’enfuir de cette impasse. La culpabilité et la souffrance étaient tellement plus faciles. De bourreau il devenait victime.
Se convaincre de sa faute et s’en blâmer sans chercher à réparer. Souffrir en espérant apaiser l’autre, voilà tout ce dont il était capable. Faiblesse.

Mea Culpa. S’il avait réfléchi, s’il n’avait pas déchiré ses entraves, les souvenirs ne seraient pas remontés chez le bibliothécaire, il n’aurait pas souffert.
La mémoire ne devrait jamais réapparaitre.

Le regard du Directeur se vida, regardant au loin un point qu’il ne voyait pas. Son emprise se resserra sans attention à celui qu’il retenait. Ses yeux se mirent à miroiter autant de détresse que de colère.

Personne n’avait besoin de se rappeler d’avant. Personne ne devait souffrir ici. Espérance n’était pas faite pour cela.
Espérance n’était pas le Reflet. Espérance devait protéger. A tout prix. Même si la vérité devait être cachée.
Espérance était sa nation, ses habitants ses « frères ».
Pour eux, Bird instaurerait le bonheur absolu, même si tout le reste devait être détruit.

Fort de ce choix, l'Oiseau s’éveilla de ses pensées.
Un de ses souvenirs, écho à ceux de Luukas, l’atteignit. La vision d'une cave où s'entassait des hommes apparut. Il la reconnu. Il l’écrasa.
Il n’était plus temps de penser au passé.

Il était à présent revenu.
Il agirait pour réparer ses erreurs.

~~oOo~~
En prenant soin de poser correctement Luukas sur le sol, Bird savait qu'il était entièrement redevenu lui-même. En giflant sans ménagement la joue du bibliothécaire, il sut que celui-ci était aussi revenu. Pas en grande forme certes, mais le principal était là.

Le directeur se détourna et attendant que son benjamin reprenne entièrement ses esprits, se leva et s’éloigna. Une fois hors de portée de vue, il tira de sa poche un petit flacon et un mouchoir de tissu blanc brodé des initiales « ML ».
Ouvert, une forte odeur de lavande émana du récipient. Il en aspergea la pièce de coton carré et la plaça devant son nez. Le parfum fleuri remettait ordre et calme dans son cœur. Pourtant derrière, se trouvait une autre fragrance, minorée et douçâtre que le Directeur ne pouvait pas ignorer. L'odeur du chloroforme.
L'Oiseau en mettait toujours un peu dans le flacon.
Dangereux me dirait vous ? Il l’aurait réfuté. Il avait toujours fait cela, confiant de lui-même pour une fois .
Il savait qu’à la faible quantité qu’il respirait le produit lui griserait à peine l’esprit, chose bien suffisante pour se sentir mieux.


Il revint sur ses pas, le flacon de nouveau rangé dans sa poche et le mouchoir toujours à la main.
Luukas, une fois de plus n’avait pas bougé. S’il avait bien abandonné ses « mauvais rêves » il n’en s’était pas pour autant remis. Les yeux mi-clos, assis, à l’immobilité seulement troublée par sa respiration, il ne semblait pas réagir à grand-chose.
Il était encore sous le choc. Ses souvenirs avaient du être atroces.
Ceux découverts dans Espérance l’étaient toujours. Peut-être étaient ce due au fait qu’ici ils n’auraient même pas dû exister. Mais ces parties de mémoire étaient plus fortes et violentes que les autres, elles traversaient les interdictions pour éclater dans la tête des leurs victimes.

Bird s’avança davantage. Pas de réaction. Il hésita un instant à le gifler une nouvelle fois. Il renonça. Cela ne changerait rien. A son stade, le bibliothécaire n’avait besoin que de dormir d’un sommeil réparateur. Pour cela l’oiseau l’y aiderait un peu.

Le directeur approcha le mouchoir à quelques centimètres du visage de son cadet, s’arrêta en plein mouvement.
Une voix grave dont il ne comprenait pas la langue venait de retentir dans la tête. Cette voix impérative il la connaissait bien. Elle était un ordre, une demande qui ne laissait pas le choix, quelques mots qui avaient scellé le destin de beaucoup. Elle était un souvenir, juste un son, pas d’image. Car ce jour-là, il n’avait rien vu, mais ça n’avait rien changé. Tous avaient disparus.

Ses yeux s’humidifièrent, sa main retomba. L’action qu’il allait commettre n'était rien qu'un ordre.
Il ne voulait pas ressembler à cette voix.
Alors, contrairement à eux tous, il laisserait le choix.

Sans violence inutile, Il secoua Luukas jusqu’à celui-ci semble à peu près prêt à l’écouter.
Sans se détourner il lui lança la mouchoir au genoux et enchaina sur des mots étrangement calmes et posés.

« Respire ceci, c’est de l’essence de lavande, ça calme…. Et… dès que tu seras mieux dis le moi, faut ranger tout ceci, que cette connerie prenne fin »


Bird avait dit ce qu’il devait exprimer. Cependant un mot manquait.

« et… Pardon »

Il aurait aimé se justifier mais à quoi cela aurait il servit…

L’oiseau se leva, fit dix pas et se coucha, le regard droit vers le « ciel » qu’il masqua de son bras.
Combien de temps s'était écoulé depuis qu'il avait refermé son roman? Très peu vous aurez répondu le temps.


[ ok là c'est vraiment WTF, ça doit être bourré de fautes mais je suis vraiment trop crevé pour chipoter. si tu comprends pas quelque chose hésite pas~~]

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MessageSujet: Re: [Terminé] car tout le monde lit la nuit Sam 19 Nov - 13:56

Un rire guttural, une odeur nauséabonde, un mélange d'alcool, de sueur et... de quelque chose d'autre encore, et toujours cette lueur tamisée. Cette vision, non, cette sensation aurait pu devenir lassante, si elle ne le prenait pas au tripes et ne lui infligeait pas des douleurs physiques et psychologiques insupportables.

Luukas ne bougeait pas, dans la position assise que le directeur lui avait imposée, essayant de retrouver une respiration normale. Il gardait les yeux fermés dans le but de retrouver le calme et chasser ces images insupportables de son esprit.
Objectivement, elles n'avaient rien de troublant, bien qu'elles ne paraissent pas tant agréables que ça. Mais il y avait le contexte. Un contexte qu'il ignorait, qu'il ne voulait pas connaître, mais dont il savait que l'ambiance en était désastreuse, destructrice.

La réalité commençant à reprendre le contrôle de ses sens, il sentit Bird bouger près de lui. S'éloigner puis revenir.
Il entrouvrit les yeux; sa vue était floue. Il se sentait faible, comme dans un état léthargique, entre la conscience et l'inconscience. Au moindre mouvement il lui semblait que son corps tomberait en pièces, comme une poupée usée, trop souvent utilisée. Le jeune bibliothécaire tenta de fixer un point flou des étagères devant lui. Sa respiration s'emballait, ses poumons obstrués n'avaient pas la force de se contracter suffisamment pour accueillir l'oxygène qui leur était nécessaire.

Il sentit à nouveau la présence de Bird, toute proche de lui. Une présence humaine... étonnamment n'avait rien de désagréable en cet instant. Son esprit se calmait mais son corps refusait de l'écouter et sa poitrine continuait d'être secouée de spasmes.
Luukas sentit le directeur se rapprocher encore, s'arrêter, hésiter... Il ne prit pas la peine de se tourner vers lui, peu sûr encore de pouvoir bouger et attendant une réaction certaine, afin de savoir quoi faire... En cet instant, il se trouvait en situation de faiblesse totale et ne savait s'il devait s'en sentir gêné ou, au contraire, réclamer de l'aide. Quel genre d'aide, d'ailleurs...?

Bird le secoua un peu. Il frissonna au contact inhabituel et à l'étrange sensation de faiblesse qui le submergea. Un instant, sa vue se brouilla complètement et il se demanda s'il n'allait pas sombrer dans l'inconscience, mais la désagréable impression s'affaiblit aussitôt après. Il tourna un peu la tête. Quelque chose tomba sur ses genoux, comme la caresse d'une plume, et il entendit encore vaguement le son de mots enchaînés dont il eut d'abord du mal à deviner le sens :

"Respire ceci, c'est de l'essence de lavande, ça calme..."

Luukas tourna légèrement la tête tandis que Bird poursuivait :

"Et... dès que tu seras mieux dis-le moi, faut ranger tout ceci, que cette connerie prenne fin."

Une... connerie ? C'est donc comme ça qu'il voyait tout ça...? Le brouillard dans son esprit et devant ses yeux commençait à se dissiper.

"Et... Pardon."

Le brouillard tomba comme lourdement. Luukas cligna des yeux plusieurs fois pour vérifier qu'il était bel et bien éveillé. Le temps qu'il lève la tête, le directeur s'éloignait déjà un peu plus loin et le bibliothécaire ne pouvait voir son visage.
Pardon...? Maintenant, il s'excusait...? Le jeune finlandais ne comprenait pas bien pourquoi il était aussi surpris, mais, à dire vrai, il était même complètement incrédule. "Pardon..." Pourquoi un changement d'attitude si soudain...?

Les premiers mots du directeur repassèrent dans son esprit. Il baissa la tête sur le mouchoir échoué sur ses genoux. Un instant il l'observa, jeta un nouveau coup d'oeil sur Bird allongé un peu plus loin, retourna sur le morceau de tissus... Après tout... Ca ne pouvait pas faire de mal. Pris d'un soudain malaise, comme s'il était observé par un public dense, il attrapa furtivement le mouchoir et le porta à son visage comme si l'action consistait en un délit répréhensible. L'odeur qui l'atteignit alors le détourna de ses inquiétudes. C'était... il n'aurait su la décrire. Il y avait bien la senteur de lavande dont Bird avait parlé mais... elle ne lui semblait pas habituelle. Le jeune homme approcha encore un peu le mouchoir en respirant plus profondément. Néanmoins... ce n'était pas désagréable pour autant... A vrai dire, l'odeur possédait réellement des vertus calmantes. Bien qu'encore une fois, il aurait nuancé les mots de Bird.
Ses iris pâles retombèrent un moment sur la figure de Bird et il se reprit. Le jeune homme éloigna brusquement le mouchoir en vérifiant tout autour de lui que personne n'était apparu entre temps.

A nouveau, il fixa un point juste au-dessus du directeur, incapable de le regarder en face. Il aurait voulu capter son attention, qu'il fasse ou dise quelque chose. Luukas était trop gêné pour prendre les devants. Vraiment, cette nuit avait été terriblement mortifiante pour lui.
Maladroitement, peu sûr, il se releva et reposa une nouvelle fois son regard sur les archives. Quoi qu'il en soit, il devait toujours s'occuper de cela. Avec un soupir, il se tourna vers Bird et murmura :

"C... c'est bon..."

De quoi parlait-il ? Qu'est-ce qui était "bon" ? Il n'en avait pas la moindre idée.

[I'm here and I'm alive !!! Vraiment, vraiment, vraiment désolée pour tout ce retard ! Je n'avais pas prévu qu'autant de contretemps pourraient me tomber dessus en si peu de temps... Je vais faire en sorte que ça ne recommence plus ! ... Et en plus je débarque avec un truc bidon qui n'apporte strictement rien au RP... Pardon...]
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MessageSujet: Re: [Terminé] car tout le monde lit la nuit Lun 28 Nov - 17:42

Sujin ouvre les yeux. Elle dormait. Ou peut-être qu'elle sort du Reflet. Elle ne sait plus. Mais c'est mieux ainsi...
Où est-elle? Espérance. Les yeux clignotant, elle écoute son cœur battre, se concentrant sur le mouvement régulier de sa cage thoracique. Où est-elle?
Elle est allongée. Oui, c'est ça. Son corps menu est en contact avec des dalles de pierre, un peu rêches et glacées.
Où est-elle? Il fait nuit. Oui, le noir entoure la fillette. Elle se sent rassurée. La nuit ne lui fait pas peur.
Elle a froid. Elle porte une petite robe légère, elle a du oublier son chandail chez elle. Chez elle? Ah oui, le foyer.
Mais si elle n'est pas au foyer, où est-elle? Elle n'est pas dans son lit, et elle est seule. Elle ne pense pas à consulter sa mémoire.
Pour quoi faire?
Elle remue le bout de ses orteils, puis se redresse lentement en grimaçant. Elle est toute engourdie par le froid, ses membres lui font mal, et ses pieds nus sont sur le point de tomber.

"Quelle manie d'être tout le temps pied-nu!"

Souvenir. Mais dans l'instant d'après oublié. C'est mieux comme ça. Un noir complet entoure la petite Coréenne, et un moment elle se demande si elle ne ferait pas mieux de se rendormir.

Où est-elle?

Elle tâte les murs de ses petites mains aux doigts gercés, mais ne rencontre que de la pierre froide et rocailleuse, qui, comme mille petites aiguilles, la griffe.

"Quelle manie d'être tout le temps couverte de cicatrices!"

Elle avance d'un pas pressé. Elle commence à s'agiter. Elle n'a pas peur du noir, ni de la solitude, mais un étrange sentiment de détresse commence à s'emparer d'elle. Nerveusement, elle presse le pas, les mains tendus devant elle, jusqu'à rencontrer une nouvelle surface.
Plus douce. Un léger filament de poussière se dessine sur son index, et elle trouve cette sensation agréable.

Poussière. Cuir.
Où est-elle?
Elle renifle comme un petit animal en chasse. Plusieurs odeurs lui parviennent. La plus entêtante lui dit quelque chose. Du vieux. Manuscrit. Papier. Des livres! L'odeur des vieux livres! Sujin sourit d'un air triomphant.

Ca y est! Ca lui revient. La bibliothèque. Elle a du s'endormir en lisant un livre. Oui, un livre. Elle a du le laisser derrière elle, il faut qu'elle retourne le chercher. Alors elle retrousse chemin, et avance aisément, plus rassurée de savoir où elle se trouve.
Tiens. Une autre odeur lui parvient. Elle sent bon. Mais la fillette n'a pas le temps de se concentrer là-dessus que son pied trébuche violemment sur un objet au sol, et la Coréenne s'étale brutalement contre une armoire. Elle pousse un petit cri animal, alors que les ouvrages tombent un par un sur elle, en un fracas assourdissant. Sujin hurle de douleur en constatant que sa cheville s'est tordue en tombant,et de petites larmes perlent au coin de ses yeux bridés. Elle ne peut plus se relever, et se tord de douleur parmi le tas de bouquins, qu'elle se met à haïr. Y aura-t-il quelqu'un pour la secourir?

"Cali", est sa première pensée. Elle viendra l'aider...Bien sur, elle lui a promit qu'elle serait toujours là...!


[C'est nuuul, je sais ^^ , mais promis la prochaine fois je fais mieux!]
Bird
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MessageSujet: Re: [Terminé] car tout le monde lit la nuit Sam 3 Déc - 19:20

Tout homme vous le dira : « les choses ne se passent jamais comme on le voudrait »

Si rien d’extérieur n’était arrivé, Bird se serait relevé, aurait jeté un coup d’œil sur l’amas informe de documents éparpillés, se serait baissé pour les ramasser et à l’aide du bibliothécaire les aurait classés dans un ordre correct. La tension entre les deux hommes aurait été au début critique puis un dialogue se serait établi. Ils auraient peut-être parlé d’espérance et du reflet, Luukas l’aurait aiguillé sur les problèmes qui l’empêchaient de dormir et comme dans les livres tout ceci se serait terminé par un magnifique happy end.

« SI », nous utilisons bien ici du conditionnel, ce mode verbal employé pour des conditions qui souvent ne voit jamais le jour.
« SI » ce n’est rien qu’une supposition.
Il n’y a rien de plus cruellement joueur que le hasard de la vie.
Donc arrêtons tout de suite ces fantasmes irréalisables.


~~~ooOoo~~~

"C... c'est bon..."
Comme si l’Oiseau n’avait attendu que cette phrase depuis quelques minutes, il se releva en un instant. Une fois sur ses deux jambes il tendit sa main au bibliothécaire considérant que le jeune homme en aurait bien besoin.
Sa poigne se resserra, le corps de Luukas se leva légèrement du sol, puis, sans prévenir… Tout se brisa.

La fin de cette pièce se résume en trois choses : Un bruit de livres qui tombent et le cri de souffrance d’une créature inconnu ; la peur soudaine d’un directeur surpris et le résultat de ces deux choses entre elles.

Alors, les mains se lâchèrent, l’équilibre des forces s'anéantit et la loi de la gravité s’appliqua.

Un petit flacon glissa de la poche de son propriétaire et inexorablement attiré vers le sol, vint le percuter, offrant son corps de verre à la dureté du bois. La confrontation fut violente, passionnelle et le flacon, en mille morceaux, se fracassa. Le parfum de cette rencontre fut fleuri, la présence de lavande étouffante et cette du chloroforme discrète.


Cependant tous comprirent l’issue de cette histoire lorsque leurs paupières s’alourdirent et qu’ils virent le miroitement de leur reflet sur le sol détrempé.

« Bonne nuit les petits »




Voila le RP dans cette partie est fini. à Suivre ici les amis! =D

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[Terminé] car tout le monde lit la nuit

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