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Weiss Family ▬ Jamais aussi fort tout seul.

Jude & Ernestine
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Feuille de personnage
Âge: 10 & 20 ans
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MessageSujet: Weiss Family ▬ Jamais aussi fort tout seul. Mar 15 Oct - 20:57

▬ Weiss Family
▬ Sexe : Demoiselle et damoiseau.
▬ Nationalité : British jusqu’au bout des ongles pour la mère (droit du sang l’oblige, il en va de même pour Jude)
▬ Âge : 20 année l’une, et moins de 2 ans… 10 ans l’autre.
▬ Lieu d'habitation : Maison
▬ Poste : Ernestine est épicière. Enfin, devrait l'être. Mais essayez d'abords d'apprendre à jongler à un loup avant de venir inculquer à Ernestine l'importance d'accomplir cette tâche avec sérieux. Résultat, c'est Jude, bien qu'il soit encore étudiant, qui prend tout cela en charge.
▬ Religion : Ernestine, trop volage pour croire, et Jude trop occupé.
▬ Qualités : Charmante, joviale, naturelle, battante, pleine d’entrain et optimiste / Calme, mature, débrouillard, dévoué et prévenant (à ses heures).
▬ Défauts : Maladroite, pas débrouillarde, tête en l’air et un peu envahissante (quoique on soit incapable de le lui reprocher) / Souvent froid, blasé, cynique, passant plus de temps à penser qu’à socialiser.
▬ Activités/Hobbies : Ernestine folâtre partout, heureuse comme pas deux. Jude s’occupe en quasi-permanence, mais quand il peut grappiller des miettes de temps, il en profite pour lire et se documenter sur le Monde.
▬ Particularités : Ernestine Weiss, championne mondiale de la chute dans l’escalier et de la cuisine brûlée, médaille d’or du sourire enjôleur et réparateur. Jude Weiss, prodige qui a su cuisiner mieux que vous en moins de quelques mois et à maîtriser toutes les disciplines de la parfaite femme au foyer (cliché sexiste ! D : ) en quelques semaines à peine. Ah, et parce qu'à Espérance on aime se démarquer, Jude qui y est littéralement né (enfin, au vu de l'âge qu'il avait quand il est arrivé, c'est ce qu'on peut supposer...) vieillit à une vitesse grand V.
1 + 0 = Rien. 1 + 1 = Nous




Adulte. Voyager. Avion. Nationalité. Temps. … Tant de mot pour intriguer. Quand il était petit, Jude avait comme contes préférés ceux qu’inventait sa mère, et qui parlaient de cet étrange univers où elle était née. Tellement de chose incompréhensible… Sa manière de rythmer le temps, cette idée que le monde puisse s’étendre, s’étendre, et qu’on puisse le visiter. Une maison qu’elle décrivait, tellement grande qu’on ne pouvait pas la visiter en entier, tellement belle qu’on y recevait tout le temps plein d’invité. De ces invités, il y en avait dès au drôle de comportement, toujours impeccablement habillé, qui se déplaçaient avec des chiffons et nettoyait les carreaux, préparait à manger ou encore s’occupaient de mettre le thé à infuser. Il y avait aussi, pour le plus grand bonheur du petit Jude, d’étranges concepts qui, dans la bouche de sa mère prenait les intonations du ridicule, et semblant pourtant régenter la vie de tout un chacun, possédant plus de pouvoir que Bird lui-même. Il y avait aussi ces drôles d’étiquettes, apposée à ces idées plus que nébuleuse, tel que passeport, sécurité sociale, minimum vital, bourse, hyperconsommation et mondialisation. Argent, pièce sonnante et trébuchante, compte bancaire, intérêt, investir et encore, consommer. Jude ouvrait de grand yeux, se demandant déjà comment discerner dans ce que sa mère lui racontait le vrai du faux, et si ce monde étant aussi étrange qu’il le paraissait.
En grandissant, Jude s’était intéressé a d’autre chose encore. Le goût de ceci, l’odeur de cela, le bruit que produisait une voiture, celui d’un avion, qu’est-ce qu’une pièce de théâtre, ce que ça faisait d’aller à l’opéra. Et puis… Dessine-moi un adulte. À quoi ça ressemble? Qu’est-ce que ça fait? Pourquoi y’en a-t-il autant là-bas, pas ici? En quoi est-ce différent? Parce que pour Jude, sa mère est loin d’être une adulte, et ceux qui sont les plus proches de sa définition sont Bird, Louve, quelques autre… Et encore. L’Adulte, c’est une sorte d’idéal aux yeux de Jude, s’ils n’étaient suivi de la vieillesse, et de la Mort. Encore un étrange concept.

Ernestine a toujours adoré raconter ces histoires à son enfant. Ça lui permet de les fixer, de les explorer… Elle entretient vis-à-vis d’eux un rapport étrangement détaché. Face aux questions de Jude, elle sait répondre, c’est inné. Mais se remémorer précisément une part de son passé, c’est une tâche qu’elle ne saurait réaliser. Elle est au-dessus d’eux, peut les effleurer, mais sans jamais s’en imprégner. Dans le Rêve, ils lui reviennent parfois, mais, il faut le dire, elle ne les recherches pas. Et serait bien incapable de dire pourquoi

Je, tu, nous… Leçon du jour.


Oh, regarde, une fleur a poussé cette nuit! Oh, regarde, Ernestine est arrivée aujourd’hui!

À l’exception faite qu’elle n’a pas de racine, Ernestine a jaillit armée d’une volupté toute botanique. Jour de soleil, lendemain de pluie, belle plante bien plantée sur ses deux jambes, tellement naturelle et évidente qu’un instant seulement après son arrivé on n’aurait pas pu imaginer Espérance sans sa présence en arrière-plan.

Elle serait bien passé comme une lettre à la poste, pleine de bonne humeur et pourtant discrète au milieu des excentriques qu’accueillait Espérance, s’il n’avait été de cet enfant nouveau-né qu’elle serrait tout contre elle, en chatonnant une berceuse¹. Si vous n’y étiez pas, imaginez donc la scène ! On aurait fait moins de bruit si c’était Marie et son petit Jésus qui avaient jaillis guillerettement de cette forêt. D’autant plus qu’Ernestine n’avait pas ménagé son effet. Avançant d’un pas doux, pour ne pas troubler le tout-petit, elle n’avait pas daignée de lever les yeux vers ce qui se déroulait tout autour d’elle. Un gamin l’ayant aperçu était parti à toute vitesse chercher plus grand que lui pour s’occuper de cette nouvelle arrivante, mais face à ce qu’elle tenait contre elle (il faut le dire, on avait d’abords cru d’elle qu’elle rejoindrait les rangs des cas particuliers. Était-ce une poupée qu’elle portait dans ses bras? Était-ce… non, ça ne pouvait pas être un enfant, a fortiori un bébé… Voyons, soyons réaliste… Hélas, être réaliste et Espérance ne font pas parti du même champ lexical.), on avait d’abords pas su réagir. Foule s’était donc amassé sans que nul n’ose troubler le calme de la mère qui chantonnait et de l’enfant qui dormait. Quand enfin quelqu’un avait osé se racler la gorge (Bird, je t’offre l’immense honneur de jouer ce rôle. Si si, j’insiste!), la mère à l’enfant, dans une solennité digne de Klimt, leva simplement les yeux sur lui et, lui adressant un de ces doux sourires qui deviendraient sa marque de fabrique, elle murmura un Chut empreint de délicatesse. Day One, et la partie est remporté par K.O., faisant de Weiss notre championne dans la disciple du sourire olympique. À noter qu’en effet le charme opérât avec une telle efficacité que rien ne vint troubler la berceuse d’Ernestine avant que l’être au creux de ses bras, confirmant par ce moyen sa pleine existence d’être animé, doué de conscience et, plus prosaïquement, de nourrisson, ne se mette à geindre piteusement. Doucement toutefois, car déjà il s’affirmait comme n’étant pas difficile, et il devait déjà avoir saisi qu’un papillon comme Ernestine n’était pas l’être le plus à-même de pourvoir à son existence, malgré toute sa bonne volonté.

Sur un "Good morning Jude" tout tendre, Ernestine acheva sa transition dans Espérance, coupant tout cordon qui aurait pu la rattacher à la dimension onirique dont elle semblait être issue. Son bel accent britannique donna d’ailleurs à la farce un goût très Lewis Caroll, mais absolument pas poivré. Sans doute plus Alice que Duchesse, quoique je l’aurais volontiers casé telle une Reine Blanche vénérant sa Lily. Il ne lui aurait fallu qu’un châle et un peu de vent, le tour aurait été joué.
Ce fut seulement après l’éveil de l’angelot (sachant qu’il fit parfaitement ses nuits dans la semaine, on peut bien se permettre de l’appeler ainsi) qu’Ernestine sembla remarquer ceux qui l'entouraient. Bonne comédienne ou tête de linotte, j'opterais plutôt pour charmeuse insouciante (voir inconsciente, à tout niveau.) Avec la séduction de l’ingénu, elle s’intégra bien vite parmi eux. Elle fut tout sourire, appris la langue avec bonne humeur, s’occupa avec joie de tout ce qui l’entourait, et pris à sa façon (insouciamment, nous dirons donc) soin de son enfant. Elle avait tout de la mère affectueuse mais peu préparé, et je suis d’avis que Jude échappa à trop de catastrophe tant grâce à son vieillissement accéléré qu’à la présence généralement bienveillante (c’est mal, de généraliser.) des habitants d’Espérance.

Bien qu’on puisse penser que les Weiss sont là depuis approximativement un an, ils font comme parti du décor. L’attraction qu’est Jude (ça n’est pas pour lui plaire, d’ailleurs), la gentillesse légère d’Ernestine et le soin constant qu’ils prennent l’un de l’autre en font un couple bien intégré, tranquille et, à leurs façon, un peu vieillot (si si, leur maison est décoré dans un style kitch vieille Angleterre. Ce ne sont que les absences du mug à l’effigie de la reine et du bouledogue qui tourne la tête à gauche à droite qui permettent de sauver le décor. Excepté la vieille dentelle – et encore, moi je trouve ça classieux la vieille dentelle ! – rien ne trahit autre chose qu’une ambiance chaleureuse. Mais vieillotte). Et même quand ils passent dans le Reflet, rien ne semble véritablement changer, quoique Jude soit toujours mal-à-l’aise de s’y retrouver.

¹ : Vous vous en foutez peut-être complètement, mais il s’agit de ceci -> xxx (Oui, pour les besoins de la cause, Ernestine a appris l’italien. Et elle connaît une chanson qu’on ne trouve que dans un film. Ah, et si vous vous interrogez sur quoi faire ce soir, allez donc regarder Léolo <3 )

Divergence Perpendiculaire.

À présenter deux personnages, on écrit deux description. Toutefois, il est de mon devoir de préciser que chez les Weiss, il ne suffit que de mettre à la négation le caractère de l’un pour obtenir celui de l’autre.

Weiss première du nom a pour particularité d’avoir un amour inconditionnel englobant l’humanité, et plus loin encore. Sa bonne humeur serait mythique si ça n’était déjà le cas de sa maladresse, et ses sourires ont réussis à accélérer le temps de fonte d’un glaçon au soleil. Elle ne semble jamais prendre quoi que ce soit au sérieux, si ce n’est le bonheur d’autrui, et on pourrait volontiers la qualifier de Mary-Sue si elle avait pour vocation de sauver le monde. Fort heureusement, son manque de débrouillardise limite son champ d’action à Espérance, et elle y déclenche plus de catastrophe qu’autre chose. On peut d’ailleurs remercier Jude qui, toujours derrière elle, répare les dégâts qui involontairement s’accumulent sous ses pas, tandis qu’elle-même réparera ses maladresses par un joli sourire navré. D’ailleurs, on parle volontiers de l’effet papillon, mais c’est sans mesurer qu’un battement de cil de la Belle déclenchera un ouragan dans les cœurs non-averti (quoique cette métaphore s’applique aussi vis-à-vis les préjudices engendré par son manque d’habilitée.)

Très maternelle, quoique toujours frivole, elle prend sous son aile n’importe quel poussin que le vent lui amène. Vive et libérée, elle trouve à rire de tout, et ne s’appesanti pas des malheurs de la vie. Plus souvent circulant en électron libre à travers Espérance qu’au travail,  Ernestine se fait tant connaître des plus petits pour sa gentillesse et sa douceur que par les un peu plus grand qui apprécient de l’avoir pour répondre à leurs questions (elle se révèle très cultivée, la demoiselle! Et son champ de connaissance, en dehors du travail manuel et des activités physique, est très étendu). Et par les "vieux" d’Espérance, elle est reconnue pour son agréable compagnie, sa distinction teintée de maladresse et la douceur de sa présence.

Fraiche, candide et naturelle, elle semble avancer dans la vie avec la plus grande aisance. On l’imaginerait bien gambadant sur la route de l’existence, bavardant avec les petits animaux et cueillant des fleurs pour s’en faire une couronne (aheum. Pour demander à Jude de lui en faire une.) Le conte s’achèverait dans une joie sans équivalant, si on omettait qu’au bout du chemin, dans le lit de la grand-mère, le loup à faim.


Jude Weiss. Un patronyme dans lequel il se glisserait tel un uniforme d’écolier, pour aller grossir les rangs des étudiants sérieux qui sur les bancs de leur strict pensionnat so british pensent carrés, vivent carrés, mangent carrés et font caca carré. Pourtant, malgré ce vide vocal que vient compenser sa mère et le pli sur son front de son irritation, on peut découvrir un mental composé d’engrenage très éloignés des angles droits. Jude ne perd jamais de temps. Chaque fraction d’existence, il l’occupe du mieux qu’il peut, sans toutefois basculer dans la rigidité mécanique qu’on pourrait lui reprocher. Très honnêtement, il n’est pas pressé de socialiser. Ceux qui physiquement ont sont âge lui semblent trop jeunes, et ceux qui l’ont réellement ne sont pas présent à Espérance. De toute façon, Jude n’est pas de ceux qui secouent les hochets (quoique… mettez-lui un bébé dans les bras, et je vous jure, il s’en occupera!).

Sa maturité anachronique et son attitude blasée font bien souvent planer le malaise. Si physiquement il a un âge qu’il n’a pas réellement, qu’en est-il mentalement? Le cynisme de ses réponses, et ce regard qu’il pose sur l’extérieur, comme étrangement détaché viennent appuyer les doutes qui peuvent naître, quoique une part de la vérité pourrait simplement se dissimuler sous le fait que le garçon a pris le temps de penser, de s’interroger, et l’habitude de douter, en particulier sur ce que communément on dénomme sa "maladie". Il a l’esprit vif, mais il ne peut entièrement taire cette peur, qui, insidieusement tapie au fond de lui, lui demande combien de temps encore pour vieillir, pour exister. À la moindre question à ce sujet, Jude à tendance à se fermer. Hors de question de dire quand il a peur, quand il souffre. Fier, possible, mais surtout convaincu que l’autonomie passe par la capacité de se supporter entièrement tout seul (ce en quoi on voit qu’il est encore jeune, et qu’il ne sait pas différer.)

Outre son ouverture à autrui comparable à celle d’une huître luttant face au couteau, Jude démontre une débrouillardise à toute épreuve, ainsi que de formidable capacité manuelle. Trop occupé par des tâches ménagères en tout genre (Votre Jude fait la cuisine, le ménage, raccommode vos vêtements, s’assure que vous ne provoquez pas de dégâts, et tout ça pour la somme modique d’un rp en ma compagnie. Livrée avec trois choix de couleurs. Pour plus d’information sur cette offre spéciale, contacter la Weiss.inc), il n’a guère de temps à consacrer à ces activités, mais il possède l’enrageante capacité de réussir tout ce qu’il fait. Particulièrement chiant quand, un petit sourire aux lèvres, il réussit en un coup ce que vous vous apprêtiez à abandonner après quarante essaie.

Mais malgré tout ce que chez lui on n’oserait appeler ni défaut ni qualité, Jude se révèle être surprenamment prévenant. Peut-être est-ce une déformation professionnelle à force de côtoyer Ernestine, mais il semble douer pour repérer ce dont tout-un-chacun peut avoir besoin, et à réagir en fonction. Quitte, par la suite, à nier complètement être celui qui a agis (ce qui lui donne un petit côté enfantin qui n’est pas pour me déplaire. Huhu.) Il a tendance à vouloir protéger les autres, voir à les prendre en charge si il le faut, d’avantage par réflexe et parce qu’il s’agit là des valeurs importantes qu’Ernestine a tenu à lui inculquer, et vit parfois mal ce qui peut arriver par la suite. De même, il se retrouve complètement désarmé face à ceux (celle, a fortiori) qui présentent la même insouciance que sa mère.

Si c’était si facile de grandir, ça prendrait pas autant de temps.


Il est plutôt triste de penser que le cas d’Ernestine ne sera que survolé en raison de la fascination causé par l’entrave de son enfant. Qu’à cela ne tienne ! Ernestine est un cas amusant. Empêtrée dans la vie comme un dindon aux pattes liées, elle trébuche involontairement et s’emmêle les pieds dans la réalité. Plus puissante encore que la loi de Murphy, il y a celle d’Ernestine : Si une maladresse est possible, elle l’accomplira. C’est cet enchaînement ininterrompu de catastrophe sous ses pas qui a fini par laisser supposer que telle était son entrave. Tellement naturelle et honnête, il aurait en effet été difficile d’imaginer un autre mal à la demoiselle. Même au cœur du rêve, elle reste semblable à elle-même, parfaitement reconnaissable et toujours divinement joyeuse.

Un bébé entravé, vous y croyez? À l’arrivé de Jude, on ne l’aurait jamais imaginé. Franchement, qu’est-ce qu’un être tout juste né aurait pu vivre de malheur pour en être traumatisé? Évidemment, que Jude dise ses premiers mots à moins d’un mois, et que deux semaines plus tard il expérimente déjà des phrases à la simplicité toute bafouillante, et voilà que se plisse plus d’un front. Qu’il prenne le double de sa taille d’origine en moins de deux mois, se dresse sur ses petites jambes (qui perdirent à vue d’œil cette petite graisse toute mignonne typique des tous petits qui les font ressembler à des parfait cousin des jambonneaux) et tire la manche de Bird pour monter sur ces épaules (Bird est bien pratique. De un il est grand, de deux connu par tous. Mais si vous tenez à ce que mini-Jude ai vu le monde depuis vos épaules, je vous fait un prix.), et voilà que les médecins dans l’âme se fascinent pour son cas. Encore heureux qu’il n’y ait pas de scientifique passionné à Espérance, ou le petit aurait fini souris blanche sur table d’opération. Aujourd’hui, voilà que Jude fait approximativement dix ans, mais qu’en sera-t-il demain? Ni besoin de soupe, ni d’être arrosé, son vieillissement est complètement indépendant de sa volonté (quoique, c’est un peu le cas pour tout le monde…). Et il a beau faire le brave, celui que rien ne dérange, c’est comme une démangeaison au plus profond de la raison. Il n’est pas pareil aux autres. Personne n’est pareil à lui. Il est un enfant d’Espérance, et il est le seul, ou le premier. Personne ne peut lui dire si il est normal, si il est monstrueux, combien de temps encore grandira-t-il ainsi, si un jour ça s’arrêtera. En plus, non contente de le gêner, son entrave amène aussi un lot de douleur physique dont il se serait bien passé. C’est que même échelonné sur plusieurs année, la croissance nous fait souffrir : alors réduite en un lapse de temps si restreint… Encore un sujet sur lequel Jude s’imagine que pour être grand, il faut se taire et serrer les dents. Dans le reflet, il prend la forme d’une petite poupée de chiffon. Il n’a alors, c’est vrai, aucune capacité de se mouvoir ou de communiquer, mais il est relativement habile à influencer le Reflet.

Parce que quand on est à part, on ne l’est pas qu’un peu, il s’avère des Weiss que, qu’importe où ils s’endorment, ils seront ensemble dans le Reflet. Quasi impossible de voir la belle sans sa poupée, ou l’inverse se réaliser. Mais bon, tout peut arriver…

Parallélisme de la Symétrique

La grâce de l’éléphant déboulant dans un escalier croisé avec la délicatesse de l’éphémère qui se pose sur l’eau, et voici un portrait plutôt flatteur d’Ernestine. Si toutefois il fallait la résumer d’un point de vue purement physique et entièrement dépourvu d’entrelacement littéraire à unique but d’ajouter un certain style à tout texte (quoique, non. C’est impossible, vous êtes rendu à la partie physique de cette présentation, ce qui sous-entend que vous avez lu l’Histoire dans ses deux parties, le caractère et l’entrave, et vous ne pouvez pas ignorer toutes les fioritures et commentaires que l’auteure se voit persuadé du devoir divin de placer. Mais pour des besoins scénaristique, imaginons que vous n’êtes qu’un rôliste désirant se documenter sur l’aspect physique du personnage qu’il s’apprête à rencontrer, et manquant de temps pour lire l’ensemble. Vous arrivez donc dans cette partie sans préavis ni jugement, prêt à tout et plein de bonne volonté.), on pourrait dépeindre Ernestine comme esquissé à l’encre de chine. Les traits sont rapides, simple et incisif, et les expressions s’y sont taillé une place décisive. Plus prosaïquement, Ernestine est loin de la beauté des sylphides, des ondines ou des mannequins, mais semble étrangement bien plus agréable et attirante que ces créatures de légende (je dois le reconnaître, les mannequins, un mystère pour une gourmande dans mon genre.). Outre ce visage teinté de tendresse, son corps se révèle très proche de celui des êtres évoqués plus tôt. Sans queue de poisson, elle a la légèreté aérienne et la taille fine d’un corps que ne ponctue que des courbes à peine dessinée, et une corpulence quasi-anorexique à inquiéter les représentants de l’association pour les Petit-Déjeuner du Québec. Pas de panique à ce niveau-là, Ernestine bénéficie de trois repas par jours complet et à heures régulières, si ce n’est quatre quand Jude à le temps ou l’envie de cuisiner. C’est une simple question de métabolisme, héritage que Jude se voit contraint de partager (quoique, avoir une taille de rêve et pouvoir s’empiffrer, le tout sans même se forcer… Se dire contraint, ça n’est pas un peu exagéré?).
Visuellement, et surtout picturalement parlant, Ernestine semble être une œuvre inachevée. Encre pure pour la chevelure et diluée pour les yeux, quelques touches d’aquarelle viennent rehausser lèvres et joues, sans plus. Les vêtements eux-mêmes restent dans des teintes qu’on dirait triste si la demoiselle l’était. Robe hésitant entre le gris et le mauve, simple mais délicatement élégante, peu recherché et pourtant… Des vêtements dans lesquels il est aisé de bouger, qui ne s’abîment pas aux moindres accro, et dans lesquels il est possible de se moucher quand on fond en larme dans ses bras (Jude apprécia énormément ce détail durant toute une part de son existence, même si il ne semble pas apprécier se le faire rappeler).

Modèle réduit, masculin et, si possible, plus délicat encore, Jude à l’adresse et la fragilité qu’on vante chez les demoiselles de bonnes familles mais qui ne déclenchent chez lui qu’une rougeur un peu plus prononcé aux joues quand on le lui fait remarquer. Les seules traces de maladresse qu’on puisse noter chez lui sont celle de son rapport à son corps, visible dans cet aspect toujours discrètement décalé, qui s’explique sans peine quand on pense au fait qu’il n’a que peu de temps pour s’adapter à une taille avant d’en changer. Tout laisse présager qu’en grandissant il gardera – voir développera – un aspect à la limite de l’androgynie et pourtant indéniablement masculin. À son teint tellement pâle, on doute qu’il ait jamais fait la rencontre du soleil, mais rassurez-vous : sans écran 80, il n’y passe pas cinq minute sans prendre de jolis érythèmes actiniques, et même à ça, il le renouvelle toutes les heures. Pauvre de lui, il passe bien du temps dehors et est souvent trop occupé pour y penser. À croire que tout son organisme a suivi son vieillissement accéléré, sauf sa peau qui est resté celle d’un mignon bébé.
S’il est presque en tout point semblable à sa mère, quelques détails varient. Les yeux par exemple, gris eux-aussi, mais plus délavé, et qui, comble de l’étrange, ne semblent jamais fixer quoi que ce soit. Paradoxe, lui qui est toujours parfaitement présent paraît tout de même constamment ailleurs, avec des yeux qui visite le néant à loisir.
Toujours comme Ernestine, il n’y a que la simplicité qui guide le choix de ses vêtements. Ce qu’il a sous la main, ce qui est ample, pratique, et qui, de préférence, possède de manche suffisamment longue pour le protéger.

Jamais deux sans trois.

Bird -
TEXTE
TEXTE
Minimum de 2 relations.

Il sogno mio è vero ormai

▬ Prénom/Pseudo : Weiss, ou encore Judy pour ceux que la flemme terrasse au point de ne pouvoir appuyer sur une cinquième touche !
▬ Âge : Muhuhu, il faudra me chatouiller pour que je le dise ! 8D
▬ Où as-tu connu Je de l'âme ? Eh bien, c’est une longue histoire… Elle a commencé il y a un an, voire deux, par une soirée d’hiver glaciale où on aime bien se faire un chocolat chaud… Évidemment, il n’y a presque plus de lait, et il y a trop de neige dehors pour qu’on aille au dépanneur en chercher. Surtout qu’il faudrait remettre les bottes. Donc on sacrifie cet appétissant chocolat au bénéfice d’un chaï latté. … Mais autant le dire maintenant. Si je racontais cette histoire, elle impliquerait une amie française exilée en Californie, des jumeaux coupable d’inceste, une chatbox qui en a vu de belle, quelqu’un perdu de vu qu’on retrouve sur un autre forum, et finalement un passage de miroir en miroir via les partenariats. J’en ai bien écumé une dizaine avant d’arrivé sur JdlA (notez que tout cela s’échelonne sur environ sept mois, si ce n’est plus – et si ça n’est toi c’est donc ton frère!). Et ensuite… L’aventure a continué bien longtemps encore avant qu’on en arrive à la date d’aujourd’hui… Enfin de samedi o/ (maintenant je vous défis de trouver quelqu’un qui a écrit aussi long et inutile pour cette question 8D)
▬ Comment le trouves-tu ? Directement, avec les favoris (a)
▬ Expérience en RP : Erratique, si je puis dire :3
▬ Présence : De nuit, sauf en week-end. Au vu de mon amour éperdu pour Jude, vous ne risquez pas de me voir disparaître * * (mais au vu du décalage horaire, vous ne risquez pas souvent de me voir apparaître :/ )


Dernière édition par Jude & Ernestine le Mer 6 Nov - 2:52, édité 2 fois
Louve
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MessageSujet: Re: Weiss Family ▬ Jamais aussi fort tout seul. Mar 15 Oct - 22:17

*Ne se sent pas du tout, mais alors du tout visée par le commentaire sur la flemme et le nombre de lettres du surnom ;p*  

Bienvenue (officiellement cette fois) o/
Ravie de voir que ta fiche semble si bien partie, et j'avoue -qu'une fois n'est pas coutume- je n'ai pas su attendre la fin pour tout lire -et il me tarde d'en savoir d'avantage ! Aussi je te souhaite bon courage pour la suite, attention aux fautes qui se sont glissées par là et si tu as besoin d'un lien (voir d'un rp après validation), je suis preneuse Wink

Ah et non je ne pense pas que quelqu'un d'autre ait écrit autant pour la question liée à la découverte du forum...ôo Enfin pas à ma connaissance en tous cas u.u

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Victor
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MessageSujet: Re: Weiss Family ▬ Jamais aussi fort tout seul. Mer 16 Oct - 8:12

Oooh quelle longue présentation! o: il me tarde de la lire, cela m'a l'air très intéressant :3 Bienvenue parmi nous en tout cas :3
Bird
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MessageSujet: Re: Weiss Family ▬ Jamais aussi fort tout seul. Mer 16 Oct - 16:40

J'ai lu!!! \o\
et 1) c'est trop génial! tu manipules à ravir l'univers et les personnages! ♥ je trouve ça chouette que tu parles de la vision du monde extérieur de Jude!! J'y avait pas pensé! Fin bref, j'aime, j'ai souri sous des jolies phrases, rigolé sous des remarques un peu con. C'est long mais cool!

2) Crève Bird LES FAUUUUUUUUUUTTTESSS!!! Booouuu! tu es un "S"ivore ou quoi? OO" ils sont pas tes copains ceux-ci! XD

3) je te laisse continuer! I want you! 8D (comme l'oncle sam!)

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Jude & Ernestine
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MessageSujet: Re: Weiss Family ▬ Jamais aussi fort tout seul. Mer 6 Nov - 2:57


Deux (trois?) semaines après avoir dit qu'elle finirait tout ça mardi, Judy tient sa promesse (aa)
Seulement voilà, manque de temps (arf, les cours uu), de [RANDOM-EXCUSE], alors... Mais donc me voilà ! ♥
Demain commenceront à se remplir les liens, mais là, mes maths implorent au fond de mon sac (quoique si vous voulez mon avis, elles imploreront encore longtemps) et donc miaw.

Si quelqu'un est intéressé par un lien, mp, sinon j'irais vous asticoter ce week-end pour en trouver ! x3 (épargnez-vous des souffrances et présentez-vous de vous-même 8D )

Walààà ! ♥
Bird
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MessageSujet: Re: Weiss Family ▬ Jamais aussi fort tout seul. Mer 6 Nov - 14:35

tu as conscience d'avoir fait 8 lignes pour une parenthèse? c'est pathologique ma pauvre fille XDD
Enfin bfref pas d'incohérence! on se perd un peu dans le physique mais c'est fun!
Et tu as ton premier lien sur deux! soit...Moi \o\
Même relation que dans la fiche du pré-cré! Wink

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Louve
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MessageSujet: Re: Weiss Family ▬ Jamais aussi fort tout seul. Mer 6 Nov - 17:31

Je veux bien aussi puisqu'il parait que je suis "adulte" Oh une mouche ! 

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Bird
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MessageSujet: Re: Weiss Family ▬ Jamais aussi fort tout seul. Dim 17 Nov - 10:21

Salut Weiss, où en es tu avec tes liens vu que tu nous as déjà Louve et moi et que donc, ces liens écrits, ta fiches peut-êre validée!

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Jude & Ernestine
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MessageSujet: Re: Weiss Family ▬ Jamais aussi fort tout seul. Jeu 28 Nov - 2:51



Fufufuh, je suis dans mon conseil de classe, la joie ~

Je pense que je vais réussir à trouver le temps de terminer tout ça ce week-end, anyway, il ne s'agit que de récupérer ce que j'ai écrit sur l'ordi familiale et... Bref, plus d'info sur www.mavie.com :3

Soooo, je suis désolé de prendre encore plus de temps, mais ça sera achevée sous peu ♥
Bird
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MessageSujet: Re: Weiss Family ▬ Jamais aussi fort tout seul. Jeu 28 Nov - 19:49

Ahaha!! on y croit! on y crois! =D gambatte!

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MessageSujet: Re: Weiss Family ▬ Jamais aussi fort tout seul. Aujourd'hui à 9:48


Weiss Family ▬ Jamais aussi fort tout seul.

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