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"La lecture, charmant oubli de vous-mêmes et de la vie." (Lièvre de Mars + Vishva)

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MessageSujet: "La lecture, charmant oubli de vous-mêmes et de la vie." (Lièvre de Mars + Vishva) Sam 19 Nov - 12:53


    "Tic, tac, ... " Tout le monde n'attendait plus qu'une chose: la sonnerie qui annoncerait la fin des cours. Certains, même, commençaient à ranger leurs cahiers pour faire comprendre au professeur que plus personne n'écoutait et qu'ils n'avaient envie que d'une seule chose: partir. Plus la grande aiguille se rapprochait du 6, plus l'empressement se faisait sentir. Pour ma part, cela faisait bien un quart d'heure que mes feuilles de cours étaient soigneusement glissées dans mon trieur et que ma trousse se trouvait au fond de mon sac.

    "DRIIING!!" Brouhaha. Foule d'élève se précipitant vers le couloir. La classe se vide. Mais, avant tout cela, j'étais déjà dehors, courant le plus rapidement possible vers la bibliothèque. Tenant mon sac dans mes bras pour ne pas que celui-ci me gêne, le vent se fendait contre mon masque. Ca y est, j'avais dépassé la salle de technologie, je me trouvais, à présent, dans le couloir n°3. À la fin de celui-ci, je me retrouvai dans le jardin. Je tournai à la vue du pommier et j'arrivai enfin devant la porte en bois du bâtiment.

    "Hiiiii..." Quel agréable bruit... Le grincement familier de cette vieille porte gonflée par l'humidité. J'enleva mon manteau pour l'accroché dans le vestiaire puis me dirigea à ma table habituelle ou était regroupé mes livres préférés: "Techniques de guerre", "La guerre et toutes ses règles", etc... Une fois assis confortablement dans mon siège, je replongea mon nez dans le bouquin laissé inachevé la vielle. Obnubilé par chacune des phrases, je ne vis pas le soleil se rapprocher de la bordure de la fenêtre ni la lumière de la salle virer au rouge orangé. Quelques chapitres plus tard la lune blafarde apparut dans le ciel grisé. Sûrement était-il l'heure de plier bagage. C'est tellement dure de sortir d'un livre aussi passionnant. Je le referma et, avant de le reposer sur l'étagère au milieu des autres livres qui se déclament être des "oeuvres littéraires", je laissa glisser mes doigts fins sur la couverture abîmé. Quelques bosses les faisaient se soulever légèrement et me faisaient frissonner. Finalement, je me décida à le ranger et à me préparer pour partir. La salle paraissait vide, mais ce fût une conclusion un peu hâtive de ma part car un souffle répétitif vint pénétrer mon oreille. Pourtant, je ne voyais que les hautes étagères contenant romans, encyclopédies, registres de poésie ou encore magazine mais pas un signe d'être vivant. Je me mis à renifler pour capter une odeur qui trahirais la présence de l'individu.

    "Hmmppff... Hmmpfff" Ca y est! Je sens quelque chose. Telle une bête traquant sa proie, je me faufila entre les allées de livre sans un bruit sans un froissement. Je le sens, je l'entends... je le vois. Mes ennemis n'ont aucune apparence, c'est pour cela que je ne voyais rien de cet individu excepté sa longue silhouette fine, son odeur sucré et son souffle redondant.

    "Tchak, Tchak" Sécurité enlevé, arme chargée. Prêt.

    "Swwip" Magnifique! Exactement dans la ligne de ses yeux et dans le creux de sa tempe!
    Toute cette beauté grâce à une seule arme à feu tenu par mes mains d'homme...
    Je m'étais promis de changer ma phrase de présentation à cause du quiproquo déclenché par ma dernière rencontre. Alors, après quelques secondes rythmé par un lourde et retentissante respiration, je dis:

    - Quel régiment? Pacifiste?

    "Pff..." Soupir. Ces questions ne sont pas plus clairs... J'étais nerveux. Encore quelqu'un à tuer, quelle excitation... Je me mordis la lèvre, une façon comme une autre d'essayer de me contrôler. Quel amusement! Savoir que je peux faire n'importe quelle expression derrière ce masque sans que mon interlocuteur n'en soit conscient. Même si je souriais, mon masque n'inspirerais que de l'effroi. Hihihi...
    J'aimais lorsque mes lassantes journées de cours se terminaient par une pointe de fantaisie.
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MessageSujet: Re: "La lecture, charmant oubli de vous-mêmes et de la vie." (Lièvre de Mars + Vishva) Sam 19 Nov - 17:56


Mon passage préféré: la page tournée
Mélodie pour un rêveur
Quotidiennement, l'internat proposait une succession de cours, donnés par les plus vieux, aux plus jeunes. Vishva y participait quand l'humeur lui disait, c'est-à-dire peu souvent. Il ne se sentait pas concerné par ce qu'on y racontait. Non qu'il se prenne pour plus intelligent qu'un autre, mais il ne considérait pas les leçons données comme particulièrement utiles. A quoi bon savoir l'arithmétique dans une Utopie ? L'histoire, dans un monde qui n'en a pas ? Cela ne l’empêchait pourtant pas de faire acte de présence, pour le plaisir d'entendre quelques babillages d'un professeur à peine plus âgé que lui. De plus, lui qui aimait discourir était particulièrement servit, même s'il finissait par agacer les croyances des autres, à force de les contredire.

Aujourd'hui en tout cas, il fit une fleur à tout ce beau monde, en restant loin des salles de classes. Il s'était baladé sur les sentiers pendant un moment, avant de finalement repartir dans le dortoir où il logeait. Vishva ne fut pas étonné de le voir vide. Les autres devaient être en cours. Sans s'occuper vraiment de ce que faisait ses homologues, il ouvrit un tiroir et en sorti un coffret de bois, dans lequel se trouvait une fiole d'henné et quelques pinceaux dignes de tracer les plus beaux dessins. Dans une certaine langueur, il sorti un à un les pinceaux, puis se saisit de flacon. En ce beau jour, l'Indien avait envie de se dessiner quelques arabesques sur le bras.

L'ouvrage lui prit une bonne partie de la journée, assez pour que quand il se redresse, son dos soit légèrement ankylosé de sa précédente pose voûtée. Il se passa une main dans la nuque, tout en admirant les ondulations orientales qui coloraient à présent son bras. L'oeuvre resterait ainsi un bon moment. Fier de son ouvrage, Vishva rangea alors le tout et décida de faire un tour à la bibliothèque, dans le but d'accomplir son quota d'étude pour ce jour-ci.

Il sorti de l'internat sans se presser et entra dans l'école, avant de passer les portes de bibliothèque. La tête toujours bien haute, il lança un regard circulaire à l'endroit, avant de se diriger vers l'une des sections au hasard. Flânant parmi les étagères, il se plut à lire les titres des ouvrages et à admirer les couvertures vieillies.
Toujours aussi hasardeux, Vishva attrapa un vieux livre et l'ouvrit, parcourant là quelques pages, avant de le reposer. Sa déambulation reprit de plus belle et une dizaine de minutes plus tard, il s'arrêta devant un livre bien intriguant, dont la reliure indiquait dans une typographie orientale, "les contes des mille et une nuit". Déjà lu et relu... Depuis son arrivé à l'Espérance, ce bouquin avait sans doute était le plus passionnant et il en allait de même pour ses reproductions cinématographiques. Le ton lent et l'ambiance rêveuse qui s'en dégageait lui plaisaient.

Dans ses pensées, il l'ouvrit et tourna quelques pages, sans vraiment les regarder.
Dans ses pensées, il ne faisait pas vraiment attention à ce qui l'entourait.
Dans ses pensées, il était même incapable de s'imaginer qu'on vienne le déranger.
Et pourtant...

C'est en sentant la froideur métallique de quelque chose appuyée sur sa tempe que Vishva se laissa croire qu'il y avait effectivement quelqu'un. Il haussa alors un sourcil, se demandant ce qu'il se passait. Et, n'ayant même pas le temps de tourner la tête, un type lui posa une drôle de question.

Régiment ? Pacifiste ? Qu'est-ce que c'était encore que ces histoires. D'un soupir, il referma son livre, stoppant dès lors la lecture qu'il comptait - ou non - entreprendre et le reposa sur l'étagère. Ensuite, il écarta d'une main ce qu'on avait osé pointer sur sa tempe et tourna finalement la tête vers...
- Le Lièvre, souffla-t-il en reconnaissant son visage entravé d'un masque.
Il l'avait croisé à plusieurs reprises, puisque les deux étaient dans la même chambre. Mais il est clair que jamais Vishva ne lui avait adressé la parole, se bornant à le fixer du regard, quand ce dernier lui rendait la pareille. C'était même un miracle s'il savait son... pseudonyme. Information chopée au hasard dans la bouche d'un autre. Qu'importe.

Son regard passa du masque qui cachait son visage, à l'arme qu'il pointait... dans sa direction. C'était une blague ? Il venait de se faire menacer par une arme à feu ? Dans une bibliothèque, alors qu'il n'avait rien fais ?

Ah... Voila pourquoi il n'avait jamais essayé de lui parler, ni même de l'intégrer dans sa religion. Lui qui se revendiquait Utopiste, n'irait pas bien loin, accompagné d'un personnage se baladant avec un tel attirail. Secouant alors doucement la tête, sous l’impossibilité de cette inclusion, l'Indien en vint à le regarder droit dans... les yeux ? Le masque ? Sans être vraiment apeuré de la situation. Le Divin lui soufflait qu'un meurtre commit dans un tel lieu était impossible. Personne n'était tué dans cette Utopie... Personne...
- Je suis désolé... mais je ne veux pas jouer à la guerre avec toi, lui dit-il d'un ton lent et où pointait, comme un grain de sable, une petite moquerie.
Il n'était pas du tout sûr que sa réponse soit vraiment appréciée du Lièvre... Parce que si lui avait assez de retenu pour ne pas prendre la mouche, il n'était pas dis que son interlocuteur soit pareil.

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MessageSujet: Re: "La lecture, charmant oubli de vous-mêmes et de la vie." (Lièvre de Mars + Vishva) Mar 22 Nov - 19:59

    "Le Lièvre" Hein?! Oui, cette silhouette avait bien prononcé mon nom entre deux souffles. La question n'était plus "était-ce mon ennemi?" puisque les personnes connaissant mon pseudonyme était soit des individus sans intérêt ou bien ils étaient enterré six pieds sous terre. La question qui rebondissait contre les parois de mon crâne était : "Le connaissais-je?" Une seule façon de le savoir: dégager la buée de haine qui couvrait mes yeux et lever la tête haute et fière. Bien sûr, je gardais mon bras tendu et mon doigt caressait toujours la gachette de mon pistolet, simple précaution, simple habitude, simple... signe de nervosité. Maintenant que je voyais nettement mon interlocuteur à travers les trou de mon masque, un mot m'échappa:

    -WTFG!

    "Han!" Une glace à la fraise se trouvait en face de moi. Je ne rêvais pas! Ses cheveux étaient tellement... ROSE qu'il me faisait automatiquement penser aux glaces que le vieux marchand vendait sur la place centrale de la ville les jours de chaleurs. Ce jeune homme à la fraise me connaissait donc? Mais ou est-je bien pu le voir... Ces cheveux roses... Ces yeux charbonneux... Ils me rappelaient une nuit. Un soir au ciel encre où se détachait se point de couleur. Je me trouvait dans le dortoir faisant mon tour de garde et tournant en rond usant le parquet. Je me souviens... Je l'avais pris pour mon remplaçant et était sortie prendre l'air. Alors c'était lui? Je me disais aussi que normalement je n'avais aucun remplaçant, mais j'étais tellement épuisé que n'importe qui aurait fait l'affaire. Ce soir j'étais bien insouciant! Cette faute ne se reproduira plus, je me suis entraîné et je sais que refaire une telle erreur pourrait entraîner ma défaite. Mais, ses cheveux rose brouille mon sombre esprit. Cette couleur me fait tourner la tête.

    "Swiip" Je ne dois pas me laisser entraîner. Je suis devenu plus fort. J'ai un objectif. Mon bras se redresse et le bout de mon pistolet se pose sur son cuir chevelu. C'était comme si tout son être se définissait par cette couleur, je conclu donc que cette couleur ne devait plus faire partie de lui, si cette couleur disparaît, il disparaît. Logique, ou absurde? Je suis trop embrouillé par cette tâche de gaieté, aucune réflexion ne met possible.

    "Je suis désolé... mais je ne veux pas jouer à la guerre avec toi." Mon pauvre... La guerre est bien le seul jeu ou l'on ne peut choisir. Elle commence un jour de beau temps et s'arrête à sa mort: jamais. Décidément, je ne l'aimais pas ce jeune homme. Non seulement il était plus grand que moi mais en plus il ne connaissait rien à la guerre et cela m'agaçait. Ma voix enrayée se crispa et lâcha:

    -Tu veut être autre chose qu'un pion de guerre? Déduction logique, autre option, autre choix: la mort.


(je suis désolé, j'ai du faire sa rapidement et je n'ai pas eu le temps de me relire, je le ferais plus tard. Encore désolé.)
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MessageSujet: Re: "La lecture, charmant oubli de vous-mêmes et de la vie." (Lièvre de Mars + Vishva) Ven 25 Nov - 22:54

Il y avait comme ce maintient de tête qu'ils partageaient. L'assurance des grands hommes, la méprise du petit peuple presque.
Vishva, par une telle position essayait de mettre de côté le fait qu'une arme à feu soit si gentiment pointée dans sa direction. En même temps, il se faisait la promesse de supprimer toute arme, une fois sont "pouvoir" mis en place. Et quelle drôle d'idée que d'avoir un pistolet sur soi, ici. Que craignait-il donc ? Qu'on le tue ? Il fallait alors envisager que d'autres types soient armés... A moins qu'il soit juste fou. Ça ne serait pas étonnant d'ailleurs. Combien pouvaient se targuer de se balader avec un masque sur la tête ? En tout cas, Vishva lui, n'en avait jamais vu d'autres.

Et v'la qu'en plus il lui repointait son fichu pistolet en pleine tête ! Par le Divin, qu'on lui explique ce qu'il lui valait une telle animosité ! Ou... ou peut-être était-ce un signe ! Peut-être était-ce là un message du Divin, pour faire quelque chose de ce jeune réfractaire... Certes, sa propre réflexion lui paraissait farfelu, mais le pistolet ne le laissait pas assez de marbre, pour qu'il ne cherche pas une interprétation plus positive de la situation.

Gêné, mais pas largement effrayé pour autant, Vishva repoussa une nouvelle fois son pistolet.
- Tu peux ranger ça maintenant...
Aucun agacement dans la voix, juste une touche traînante. C'était un peu comme si ce Lièvre le pointait du doigt... Et il n'aimait pas ça.

Pourtant, l'indien était très tolérant de base. Il aurait donc très bien pu lui laisser le loisir du manège. Mais une envie de remettre l'impie dans le droit chemin venait de le piquer. Davantage encore, en entendant sa voix à l'aspect vaguement laborieuse à travers son masque.

Doux Jésus, Marie, Joseph, comme dirait un chrétien... Il se croyait en guerre !
Il ne s'était pas trompé d'endroit par hasard ? L'Espérance était LE lieu de la paix, pas celui des grenades et autres Kalachnikov... Croyez le ou non, mais Vishva avait tout de même une certaine culture en ce qui concernait la guerre. Ah curiosité de l'enfance... Ou souvenir... Ou... Qu'en savait-il hein ?

...Alors du coq à l'âne,
Et de l'âne au coq ...

La suite de sa pâle réflexion l’emmena à laisser échapper un mince soupir. Il guigna le temps de quelques secondes le livre Mille et une nuit qui l'attendait impatiemment et se résolu à oublier son étude de ce jour. Le petit Lièvre avait besoin qu'on s'occupe de lui.
- Ta logique est fausse... Il n'y a pas que les pions... Il se pencha légèrement, usant alors d'un petit sourire. Le genre de sourire qui le faisait entrer dans les sphères de ses conversations habituelles. "La religion est loin de l'idée de pions et l'Espérance est une religion très loin de la guerre..."
... Et haussant un sourcil, perplexe, intrigué, pédagogue...
- Athée ou croyant ?
Ami ou ennemi ?
Les questions qui tournent et retournent. Les questions qui ne servent pas à grand chose quand on sait qu'au final elles amèneront à l'indubitable but du Gourou : la conversion... Quoi que convertir un "guerrier" n'est pas une mince affaire...

Alors alea jacta est ou pas ?
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MessageSujet: Re: "La lecture, charmant oubli de vous-mêmes et de la vie." (Lièvre de Mars + Vishva) Ven 2 Déc - 20:13

    "Tu peux ranger ça maintenant..." Un ordre maintenant? Est-ce de l'inconscience ou est-il seulement suicidaire? Tant pis pour lui, tant mieux pour moi.

    "Bam!" Le bruit résonna dans la salle vide et se cogna contre les étagères remplies de livres. Une douce odeur de brûlé errait dans l'air et s'infiltra dans mes narines. Une balle en moins, je dois la remplacer... Tout en déchargeant mon pistolet pour compter les balles une par une, je réfléchis à la dernière phrase qu'avait prononcer le jeune ho... le mort. "Athée ou croyant ?" Ami ou ennemi... Dans le fond, une question identique à la mienne. Deux choix. Dans un cas la bonne réponse, dans l'autre la mauvaise. Dans un, la mort, dans l'autre la vie. Comme au jeu de la roulette russe. Et il en était, tout comme moi, accro. Pour ma part, je savais qu'il n'y avais aucun remède. Cette addiction à la tuerie. Cette envie de me sentir vivant en tuant les autres, légèrement absurde mais tout autant dangereux.

    "Pff..." Soupir. Expiration. Il n'aurait pas dû jouer avec mes nerfs. Pourtant, il devait savoir que j'avais la possibilité de le voir étalé à mes pieds où de le rallier à mes troupes. Mais c'était une petite glace à la fraise assez buté. Je n'ai pas vérifié si il était bien mort. Je devrais, mais je ne le fis pas. Vous voulez savoir pourquoi? Eh bien... Je ne sais pas. J'aurais sûrement dû, en y repensant... Mais je ne regrette pas. Bref. Je l'avais, d'après moi, tué. Moi, un jeune garçon de 17 ans. 17 ANS?! Et j'ai déjà tué des dizaines de personnes de sang froid. Mes mains sont sales. Très sales. Mon visage aussi. ça vous perturbe hein? J'ai le corps protégé par une armure de sang et, derrière mon petit masque, je souris. Mais les séquelles sont toutes aussi grandes que mes actes et je suis fatigués. Je voudrais me reposer sur l'épaule d'un camarade, d'un frère de combat. J'en demande trop? ... Je suis censé être fort! C'est ce que l'on demande à l'armée... Est-ce que j'ai le choix dans ce monde? Si je suis faible je meurs.

    -Merde!! "Athée ou croyant ?"!! Pourquoi il m'a posé cette question?!

    "Rahh..." Elle me perturbait. Elle m'agaçait. Je mis mes mains sur le haut de ma tête et les secouèrent, mettant mes cheveux verts en pétards (une manière comme une autre de se calmer).

    -Tiens?

    "Shhh..." Je fis glisser le livre qu'avait sortit ma victime juste avant son meurtre et le laissa tomber entre mes mains. "Les milles et une nuit". Je détestait ce bouquin. Je n'aime pas grand chose vous allez me dire, mais si ce n'était que de la haine... Ce livre me répugne. Pourquoi fallait-il que cette glace à la fraise incarne toutes les choses détestable de ce monde? Ca ne doit pas être de sa faute... Il est sûrement né comme cela. Je le plains. Mais j'ai mis fin à ses souffrances à moi de mettre fin aux miennes. J'alluma le briquet rouge sortis de ma poche arrière et l'approcha d'une des pages du livre, celle qui débutais par: "Dans les rues du quartier, la grande majorité des garçons était armée de faux pistolets qu'ils dirigeaient vers une cible invisible en criant Harour Haman"


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: "La lecture, charmant oubli de vous-mêmes et de la vie." (Lièvre de Mars + Vishva) Mer 7 Déc - 22:53

Paraît-il que lorsqu'un ours passe à l'attaque, il vaut mieux faire le mort que tenter de lui résister. Paraît-il aussi qu'il vaut mieux lui laisser ce qu'il veut, souvent à manger, que de s'enfuir à toutes jambes, sac de nourritures dans les bras.

Vishva était loin de faire parti des croyants de la masse populaire. Mais parfois, vraiment, écouter ce que disent les autres à propos des ours et tout autre animal dangereux, à du bon.
Mais qui aurait donc pu croire que le Lièvre faisait parti de ces animaux dangereux ? Normalement n'est-il pas une brave petite bête dans un gîte, qu'on essaie d'abattre à l'aide de deux ou trois furets ? Depuis quand les Lièvres se baladaient armés ? D'où utilisons cette bestiole pour parler d'un lapin chasseur ?
    Un matin, un lapin, a tué un chasseur
      c'était un lapin, qui portait un fusil...
Désolé, mais non. Le Lièvre n'est pas un lapin. Non et non.

Par contre, ça reste une sale bête armée.

Aussi loin qu'il pouvait s'en souvenir, jamais l'Indien n'avait vu un autre bonhomme que lui, armé en Espérance. Les Kalachnikovs devraient être interdites, nom d'un Divin ! Note à lui-même, si jamais il survivait à cette impérieuse rencontre, il serait de bon aloi qu'il aille en toucher deux ou trois mots à Bird. Parce que si ça continuait le petit Lièvre finirait par faire peur aux enfants d'ici.
Sale bête, sale bête !
Haussant un sourcil, Vishva remarqua soudainement et trop rapidement que son cher camarade de chambre enclenchait le chien de son arme. Mais il est malade ! Pensa-t-il dès lors.

Malade, fou, psychopathe... Ce que vous voulez. Mais une chose est sûre, tout prophète qu'il soit, Vishva ne comptait décidément pas finir ses jours, trucidé d'une balle dans la tête. Certes les méthodes modernes avaient leurs charmes... Une balle était moins douloureuse qu'un bûcher. Mais quand même !

Ainsi, malgré la lenteur de la gestuelle qu'on lui reconnaissait, Vishva s'écarta brusquement, s’accroupissant plutôt qu'autre chose d'ailleurs, les mains sur la tête, dans une vaine tentative de défense. Quelle blague. Jamais une balle s'arrêterait sous la pulsion de ses doigts. Idiot, tu vas mourir...
PAM
Ou pas ?

Il sursauta en entendant la détonation. Une balle alla se figer on ne sait où. Encore accroupit, le Gourou regarda droit devant lui, voyant ainsi les jambes du Lièvre. Par le Divin, il venait de survivre à une tentative d'assassinat ! Mais c'était normal dans un sens. Un messager et prophète ne peut mourir de la main d'un simple homme.

Ragaillardit dans sa croyance, il s'autorisa un mince soupire. Cependant, son repos fut de courte durée, tandis qu'il captait les baragouinages du Lièvre. Ainsi il se sentait troubler de sa question. Bien fait, minauda intérieurement Vishva. Les meilleurs convertis, sont les plus hésitant dans la perception de la religion. Quoiqu'encore, tout est relatif.

Doucement, sans un bruit, sans un souffle, il retira les mains de sa tête, levant cette dernière vers son bien adoré Lièvre. L'impie venait de se saisir de son livre phare : Les contes des milles et une nuit. Oula, qu'est-ce qu'il allait en faire ? Ce bouquin était presque aussi sacré que son évangile. Il avait eu le don de le sortir de ses élucubrations religieuses, pour mieux le plonger dans les nuances d'un désert de Perse.

Ce livre avait une valeur sentimentale pour Vishva. Trop sentimentale pour autoriser le briquet rougeoyant s'approcher de ses pages jaunis. Tient, au passage, seconde note à lui-même : depuis quand on pouvait se balader avec un briquet ici ? Enfaîte, avait-on vraiment le droit à tout ce qui peut-être considéré comme dangereux...
Non, la question est trop large. Il faudrait plutôt demander "a-t-on vraiment le droit de laisser un Lièvre armé de quoi que ce soit ?"

Avec une certaine vivacité - merci l'adrénaline - Vishva se redressa, saisissant son livre de fables. Il le serra d'un bras contre lui, reprenant la stature fière d'un bon prophète. Encore une fois, merci le Divin pour la douce assurance qu'il lui offrait.

Qu'il te craigne cet impie. Il ne mérite même pas ta parole, souffla la voix divine au fin fond de son coeur.

Le petit Indien laissa sa foi l'accompagner le temps d'un regard qu'il planta dans le masque du Lièvre.
- On ne brûle pas les livres, siffla-t-il doucement. "Ils sont à l'origine des traditions orales, mais aussi de l'apprentissage"
Chose dont-il manquait vraisemblablement, pensa-t-il très fort.
Par mesure de prudence, il laissa ses prunelles vaquer à l'arme qu'il tenait toujours. "... Et range cette arme. Je ne crois pas qu'elles soient autorisées ici. Guerre ou non."

Pourquoi le bibliothécaire... Un certain Luukas s'il se souvenait bien, n'était pas là ? Il aurait vraiment besoin de soutient là... Par envie de mourir. Pas envie de faiblir non plus. Jouons alors le tout pour le tout.
"Je te passerai cette tentative... de meurtre" continua-t-il d'une voix nuancée et lourde comme la chaleur du Sahara. "Et sois content de m'avoir raté... Après tout, tu sembles avoir besoin d’éclaircissement sur la religion..."
Mais tu restes une sale bête !!
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MessageSujet: Re: "La lecture, charmant oubli de vous-mêmes et de la vie." (Lièvre de Mars + Vishva) Lun 12 Déc - 16:00

    "Flap" Plus de livre. La flamme de mon briquet brûlait l'air. Aucune odeur de cramé ne parvenait à moi, ni cette douce sensation de chaleur lors des flambées. Je me tourna lentement et mollement vers ma droite. Ce foutu livre se trouvait à présent sous la protection de la petite glace à la fraise que je croyais avoir teinté de rouge. Apparemment non. Faut-il que je recommence?

    La question ne se pose pas.

    J'opta pour une solution plus rapide et plus fiable: les armes blanches. Tout en traînant ma main le long de mon dos pour y retirer mon poignard de sa pochette, j'avança de quelques pas. Puis, d'un chuchotement à peine audible, je souffla:

    - La mort rattrape ceux qui la fuient.

    "On ne brûle pas les livres" Silence. Je stoppa net chacun de mes mouvements. Puis, sans pouvoir me contrôler, j'éclata de rire nerveusement. Et, comme si cela ne suffisait pas, Vivsha avait ajouté, le visage dur: "Ils sont à l'origine des traditions orales, mais aussi de l'apprentissage".

    "Mouahahaha!!!" Ce rire rauque et enrayé, qui dépassait rarement le fond de ma gorge, alla se cogner contre chaque étagère de la bibliothèque et s'estompa au fur et à mesure que je reprenais mon sérieux.

    "... Et range cette arme. Je ne crois pas qu'elles soient autorisées ici. Guerre ou non." Encore un ordre? Pff... Il n'a donc rien compris. "Je te passerai cette tentative... de meurtre" continua-t-il "Et sois content de m'avoir raté... Après tout, tu sembles avoir besoin d’éclaircissement sur la religion..." Et voilà, c'était comme s'il avait appuyé lui-même sur le détonateur. Fendant l'air, mon poignard alla se planter dans son estomac et ma deuxième main l'entoura pour le retenir de tomber, l'empêchant de répandre son sang partout dans la bibliothèque.

    - "Content de t'avoir raté" tu disais? Mais que racontes-tu? En, plein dans le mille, tu ne crois pas?


    Une chanson me revînt à l'esprit, je ne savais ni d'où elle venait, ni pourquoi je l'avais retenu, mais l'envie me prie de la chanter et je le fis avec la voix la plus macabre et la plus mélodieuse qui soit: "Je suis le père d'une dizaine d'enfants, ♪ j'ai créé 100 000 sabres, préter main-forte, amitié durable, combats serieux.♫ Je t'aiguise, je t'aime, le plus résistant gagneras. Chère sabre, quand je t'ai embrassé, ma langue à coupé, ♪ lorsque je t'ai serré dans mes bras, mon torse était en sang, etc... ♫ "

    Puis je sentis son corps tirer sur mes muscles et un liquide noir s'étaler sur mon t-shirt. Il avait voulu discuter mais un Lièvre de ma sorte ne parle pas. Je tira le cadavre jusqu'à la chaise ou il semblait avoir travaillé et le laissa là. Le corps se posait sur la table de la bibliothèque et on avait l'impression qu'il piquait un somme. Je n'avais plus rien à faire ici. Demain matin, Lukas le trouveras là et tout s'enchaînera. Je mis mes mains noir dans mes poches et sifflota jusqu'à l'entrée. Puis, n'ayant plus aucune notion de temps, je décida simplement qu'il était l'heure de manger car mon ventre criait famine. Sur ce, je partis et décida de finir mon ouvrage le lendemain soir.
Bird
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MessageSujet: Re: "La lecture, charmant oubli de vous-mêmes et de la vie." (Lièvre de Mars + Vishva) Lun 12 Déc - 21:06

« Il n'y aurait jamais d'armes à Espérance, ici personne n'en a besoin. ».
Ce serment Bird l'avait tenu à un grand garçon, petit soldat de plomb.

~~~oOo~~~

Une marche précipitée, un râle de colère et d’exaspération : Le Directeur avait abandonné ses dépouilles bienveillantes, laissant libre court à ce qu'il aurait nommé l'Homme et à ses actions.
Un masque qu'il avait fait tomber à l'annonce de Miséricorde, de cette garce qui avait encore semé ses cadeaux de mauvais gouts, tordant tout à son bon vouloir, redoublant d'imagination pour voir réaliser son but obscur. Elle le défiait, lui qui connaissait tout d'Espérance et du Reflet. Elle le provoquait, il répondrait.
Œil pour œil, dent pour dent. Que le meilleur gagne.

La première « victime » de leur duel arriva vers lui. Malgré l'odeur écœurante et le sang teintant d'un pourpre sombre ses mains et ses habits, il semblait parfaitement calme. Trop calme aux yeux de Bird, trop en paix avec lui même pour de telles circonstances.
Le juge ne pardonnerait rien au meurtrier.

Tout se passa vite.
Un carré de tissu blanc marqué des initiales « ML », vint abattre sur le masque du Lièvre. Le corps du garçon "sans visage" , tétanisé, s’effondra ; seul son esprit demeura. Un esprit amplement suffisant pour retenir une histoire appuyée par des mots violents.

« Sale Porc ! »


Deux mots, deux coups, dans la figure, contre le masque. La colère, un poing , une bouche, des insultes, la douleur réciproque et différente.
La douleur physique pour la Lièvre, douleur de se sentir trahi pour l'oiseau. Au revoir utopie.

« Déchet ! Tu ne le savais même pas hein ! Que tu dormais !! Et tu l'as tout de même attaqué ! Ici tu es toi même ! Pourriture !!!"

Du sang, frais, rouge et éclatant.
La vie, coulante, s'enfuyant du masque vert. Contraste.
Contraste de couleur, de caractère.

« Tu t'es créé des armes ! Mais tu ne t'es rendu compte de rien ! Tu n'as pas vu qu'il n'y a pas d'armes ici à Espérance ! Qu'on ne tue personne !! Arrête de Rêver ! Quitte ton délire macabre!"

Frappe, percutante. Terme final à un assaut surprenant. La guerre prenait fin.
Le masque se détacha, l'anonymat prit fin. Un visage, rouge et poisseux, informe à force d'être cogné.
Un visage comme un poing d'oiseau. Le directeur n'était définitivement pas à brutal, il prenait autant qu'il recevait.
Il s'agenouilla, plongea sa main intacte dans la poche de l'Inanimé et en ressorti un demi miroir. Cette chose là, par sécurité, il fallait mieux le garder.
Action faite, il détourna le regard.
Il n'y avait plus rien à faire.


Bird, continua, quelqu'un d'autre l'attendait.

Le gourou était là, plus mort que vif. C'était il rendu compte que ceci était un rêve ? Il en doutait. Rien ne le montrait. Ils avaient tous gardé leur apparence normale, ils évoluaient dans un univers habituel. Ils ne s'étaient rendu compte de rien, ni de leur passage dans le Reflet, ni de ces étranges sentiments exacerbés.
Miséricorde était un marionnettiste, ils étaient les pantins.

«  Vishva, arrête de faire le mort, ceci est un rêve »

Bird dégagea une chaise de sous une table, la plaça à coté de celle du « mort » et s'assit dessus, laissant retomber sa tête mollement, épuisé, le poing toujours en sang.

Le décor changea. La fermette et ses champs apparurent. Dans un instant les deux autres se réveilleraient. Il fallait mieux un décor qu'il manipule à son aise. Sur cette certitude, il caressa le bout de miroir du Lièvre. Il ne s'opposerait pas ou serait supprimé.
Sa dernière pensée fut pour Miséricorde.


Miséricorde, Morphée au pouvoir insensé, au don de mêlé rêve et réalité.


[voila vish, ton prince charmant est arrivé! j'espère que ça te va! si vous n'avez pas compris une chose n'hésitez pas à le dire. dsl si c'est pas compréhensif.. j'ai dormi 3 heures cette nuit X.X']

_________________
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MessageSujet: Re: "La lecture, charmant oubli de vous-mêmes et de la vie." (Lièvre de Mars + Vishva) Ven 16 Déc - 2:30

Les choses s'étaient trop vites enchaînées. Surtout pour Vishva, lui qui avait l'habitude de la gestuelle lente et l'amorphe plutôt que de la rapidité et de l'adrénaline.
Tout c'était également très mal passé. Lui qui était naturellement pacifiste n'aurait jamais cru qu'on ose s'en prendre pareillement à sa personne. Déjà qu'il lui était dur de concevoir que les armes en Espérance soient autorisées, mais alors ça... Ça dépassait toute ses suppositions, mêmes les plus folles.

Un coup de poignard dans le ventre... Puis un autre. Quoi ?? Pourquoi ?? Il n'y croyait pas. Pour une simple histoire de livre le Lièvre s'en était pris à lui ? Mais était-il fou !
Impossible de comprendre, de correctement supposer... La douleur s'était rapidement diffusée dans tout son corps, au même titre que du sang coulait.
Vishva n'était pas assez fort pour supporter l'impact d'un tel coup. Il n'avait pas l'habitude de se battre, son côté superficiel en témoignant sans doute. Il préférait parler, discourir, proposer des accords, plutôt que de se battre.

Se battre s'était mal ! On le disait souvent et pas à tord. L'Indien faisait parti de ceux pensant que tout pouvait se régler autrement que par la violence, cette dernière étant certainement trop sale à assumer. Jamais une guerre ne se finissait bien. Des morts. Voila tout ce que ça apportait et là, c'était lui qui n'allait pas tarder à finir en cadavre.
    Et le sang coule, dangereusement...

Son inconscience l'emporta sur sa conscience et ce ne fut plus qu'un large voile noir qui le fit capituler. Il allait donc mourir aussi stupidement ? Impossible...

Impossible, impossible... Trop de choses étaient encore à accomplir.

Si le voile noir sembla persister un millénaire sur ses yeux, Vishva eut pourtant l'étrange impression d'être là... Encore présent. Mais en même temps non, comme si quelque chose appuyait sur sa personne, l'obligeant à rester perdu dans un songe plutôt cauchemardesque... Enfin, jusqu'à ce que la voix si reconnaissable de Bird parvienne à ses oreilles.

Pas mort ? Un rêve ? QUOI ?

Il lui fallut un long moment pour comprendre parfaitement ses dires. Et un autre long moment lui fut nécessaire pour que son esprit décide d’approuver ces mêmes dires. La douleur à son ventre ne s'estompa pas totalement, mais elle fut réduite au centième de ce qu'elle était à l'origine.

Son premier réflexe, fut d'inspirer doucement. Encore avachi contre la table où le Lièvre l'avait déplacé, Vishva, étendit son bras dessus, serrant lentement le poing. Ce gars... Ce gars allait lui payer très cher, voila ce qu'il pensa en premier lieu.
Puis il tourna la tête sur le côté, remarquant alors Bird, affalé sur une chaise. Son regard aux diverses nuances brunes s'attarda très longuement sur lui. que faisait-il là ? Et pourquoi le décors lui semblait-il plus lumineux que celui de la bibliothèque ?
Cette interrogation l'obligea à se redresser, toujours aussi lentement, son esprit semblant le cantonner dans sa langueur habituelle. Il lança un regard circulaire à la pièce, reconnaissant plus ou moins le décor rustique du bureau de Bird. Il n'y comprenait plus rien... Rêve ou non.

Vishva mena ensuite une main à son ventre, constatant avec bonheur qu'il ne saignait pas. Et bonheur numéro deux, il ne semblait n'avoir aucune plaie. Divin merci !
Plutôt rassuré à ce niveau là, il appuya un coude sur le bureau, posa son menton dans sa main, tout en fixant le mur. Il lui fallait réfléchir avant de dire quelque chose, mais aussi se remettre de ses émotions. Il n'avait absolument pas saisis la teneur des choses. Seulement, il n'avait qu'à observer Bird pour comprendre qu'il en retournait de quelque chose d'important.

Or c'est bien connu... Tout ce qui touche au domaine de l'importance, retourne du Gourou, encore plus quand sa propre personne a été atteinte... Rêve ou non. Mais le Lièvre était-il donc un rêve ? Non, il l'avait déjà croisé auparavant. Était-il de nature violente ? Eh... Oui, il lui semblait bien que oui. Pourquoi avait-il cette drôle impression que le Lièvre avait agis en tout bien tout honneur, si honneur il y a...
- Bird... Quand tu parles de rêve... Veux-tu dire que tout... vient de ma conscience ? commença-t-il dans une brève hésitation, qui ne lui allait certainement pas. "Ou qu'au contraire, tout aurait pu vraiment arriver ? Et quand je parle d'arriver... Je veux bien dire du fait que le Lièvre... puisse me tuer."
Oh la colère qui sifflait dans ses mots. Il s'était complètement tourné vers Bird, le regard haut, un brin furieux. Qu'on ait tenté ça sur lui s'était ahurissant, au point d'en être humiliant.
"... Il me semblait pourtant... que ce monde était contre la violence"
Il venait de tout remettre en question aussi certainement qu'un coup de poignard puisse tuer. Et il en avait reçu un bon...

Et plus les secondes passaient, plus Vishva ressentait le contre coup d'une trahison à coup de couteau. Lui qui était un fervent croyant de la paix, s'était fait littéralement avoir ?
Que le Divin lui vienne en aide !

[Ehh~ j'espère que ça va ça, par contre je sais pas trop comment introduire le Lièvre là dedans...]
[Oh mon dieu, 3h30 du mat, mais faut que je dodo moi, j'ai cours demain 8,D]
Miséricorde
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MessageSujet: Re: "La lecture, charmant oubli de vous-mêmes et de la vie." (Lièvre de Mars + Vishva) Lun 19 Déc - 14:44

Que le Divin lui vienne en aide !
Que le Divin lui vienne en aide !


« Soit, mon ami, je viendrais, j’écouterais ta supplique. Car n’est-ce pas les abords du Reflet que tu vois autour de toi ? Cette douce plaie en ton ventre n’est-elle point illusion du Rêve ? Or, ce monde d’illusion, de déroûtement, n’est-il point mon royaume ? J’en suis le Dieu, le roi, l’éternel marionnetiste faisant de toi un simple pantin, gourou à tes heures perdues.
Tu souhaites que je te vienne en aide ? Quoi de plus ridicule qu’une âme criant à son Dieu, alors que toute réalité n’est plus ?
Ton unique divin, le seul dieu que tu puisses encore implorer ici, c’est Miséricorde. Je ferais de toi mon prédicateur, m’amusant d’un dévouement si aveugle ! »

L’Oiseau croyait pouvoir la battre, maintenir cette utopie autant à Espérance que dans le rêve, mais ici, elle-seule était le maître. Droit de vie et de mort sur ses joueurs.
Miséricorde était là depuis le début, attendant le moment propice pour s’amuser de ses proies. Et puis Bird était arrivé, rendant le jeu d’autant plus amusant. Cet Oiseau à qui elle avait déclaré la guerre serait spectateur de sa puissance ! Peut-être serait-ce une forme d’intimidation… La guerre était déclarée. Mais Miséricorde aurait le fin mot de l’histoire.
Elle apparut devant le gourou dans toute sa splendeur, immense, brillant d’une lumière éclatante et divine, plus lumineuse encore que le soleil lui-même. Elle dépassait la ferme, et une cascade de cheveux gris coulait sur son visage vieux et sévère. S’amusant à revêtir le costume d’un Dieu, elle tenait dans sa main droite un sceptre d’or, tout y était… Miséricorde, comédienne malicieuse du rêve, changeante et furtive…

Que le Divin lui vienne en aide !

« Vishva, mon fidèle ! Ordonna-t-elle d’une voix puissante et âgée, qui ferait courber la queue des chiens les plus intrépides. Ne vois-tu pas combien cette terre est souillée ? Ces hommes au cœur mesquin n’ont pas le droit à ta pitié. Rien en eux n’est pur, tout n’est que monstruosité et infamie. Mon œuvre ne pourra s’accomplir tant que de telles vermines respireront ! Vishva, toi que j’ai choisi, fait ce qu’il faut. Tu dois éliminer ces âmes mauvaises, et épurer cette terre. Je te confie cette arme divine pour les abattre sur ces chiens de l’enfer, et ainsi accomplir la volonté de ton dieu. Obéis-moi, Vishva. »

Une épée à la lame brillante se planta à ses pieds, et Miséricorde s’évanouit peu à peu jusqu’à n’être qu’une ombre…

« Tout n’est que mensonge et saleté ! Poursuivit sa voix divine. Cette utopie ne sera pas réelle tant que vivra l’Oiseau ! »

Et le silence s’abattit sur le trio. Bird se douterait surement qu’il s’agissait de Miséricorde, mais le gourou écouterait la volonté de son Dieu. Bienvenue dans le Rêve.
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MessageSujet: Re: "La lecture, charmant oubli de vous-mêmes et de la vie." (Lièvre de Mars + Vishva) Aujourd'hui à 9:45


"La lecture, charmant oubli de vous-mêmes et de la vie." (Lièvre de Mars + Vishva)

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