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Un perchoir pour oiseaux curieux

Garm
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MessageSujet: Un perchoir pour oiseaux curieux Jeu 22 Aoû - 17:49

Journal de Garm
The Mímir's Foutain

Le travail d'un journaliste, en somme, se rapproche à celui d'un enquêteur de police. Il repose sur l'observation, et la déduction. Mais aussi sur l'obtention d'information, comme au cours d'un interrogatoire. La différence est, que le policer, lui, est enchainé, soumis, à la loi qu'il respecte d'avantage comme un credo, des commandements divin, plutôt que de les voir comme des directives qui, parfois, se doivent d'être remise en question. Ainsi, bien que soixante dix pour cent de mon travail se fonde sur les premiers critères, les dîtes observations et déductions, il reste trente autre pour cent qui s'en éloigne. La persuasion. La manipulation. Le mensonge. Les recherches. C'est en cela qu'un journaliste peut se faire paria, et même, si le besoin en est, délinquant, hors-la-loi. Car ces dernières, parfois, ne font qu'entraver la liberté à l'information. Fort heureusement, je n'ai jamais eu à employer de tel méthode. Il semblerait que mes concitoyens ne soit pas enclin à refuser de donner tel ou tel information. Et c'est une des choses qui me plait le plus au sein d'Espérance. L'on donne, sans vraiment attendre quelque chose en retour. Mes mots seront, peut-être ce soir, moins funeste, moins noirs, que les autres soirs. Ils n'en sont cependant pas moins véritable. Ce n'est, cependant, pas une telle chose que je voulais écrire sur ces pages. En vérité, il semblerait qu'il existe un point, dans cette ville, assez élevé pour avoir une vue panoramique sur l'ensemble du village. Je pense y aller demain, au coeur de l'aprés-midi, armé de mes veilles jumelles et de quelques provisions. J'aurais, là-bas, sans doute, un bon poste d'observation... peut-être aurais-je la chance d'observer des faits intéressants de ce point stratégique.

~~~
Le Phénix avait, pour une journée de plus, trouvait sa place dans l'immensité du ciel. Enroulé sur lui-même, sphère parfaite et rayonnante, il purifiait le ciel de toute ombres et de toute noirceurs. Il veillait sur les hommes, l'oeil grand ouvert pour les observer, les contempler, et mieux les protéger. Afin de remplir sa tâche à la perfection, il avait même bannis des cieux les nuages cotonneux, afin qu'ils ne viennent pas se glisser entre son iris et la planète qu'il surveillait, qu'ils ne viennent entraver ses observations. Il ne laissait rien au hasard, et ne déclinerait uniquement quand la Louve Argenté viendrait le succéder, dans quelques heures sans doute, au lisière de la nuit noire qu'elle viendra éclairer. Un cycle perpétuel, se renouvelant chaque jour sans pause ni perturbation. Demain, après un court sommeil et un repos mérité, il reprendrait place sur son trône à des milliards de kilomètre du petit village qui attirait son attention. Espérance, douce Espérance, une curieuse cité peuplé par des enfants, baignant dans l'innocence, baignant dans l'ignorance. Parfois tristement bouleversé par quelques mésaventures certes, les deux astres prennent pourtant un soin particulier à préserver cette petite ville des misères et du malheur. Leurs pouvoirs ne semblent omnipotent, cette société idyllique ne déroge pas au loi de la vie, à cette équilibre entre le bonheur et la tristesse. Si bien que, parmi cette jeune population, un garçon avait, dans ses archives, dans son journal, noté des observations peu élogieuse concernant ce drôle de petit pays. "Espérance commence à rimer avec décadence". Des mots écrit sans doute dans la peur, à l'encre d'anxiété, car, comment peut-on imaginer ce petit homme, immature et enfantin, tenir de tel propos de manière froide et raisonné? Non, ce n'est qu'un grand gamin, un gosse dans l'âme, qui, en ce moment-même, profite de la chaleur des rayons du soleil, se blottissant dans la tendresse de cette grosse boule de feu. Une chaleur qu'il aime, qui le réchauffe, et l'emplis d'une énergie nouvelle. Un sourire sur ses lèvres, alors que, du haut de son nouveau perchoir, il guette et observe les êtres vivant sous ses yeux, comme un faucon du haut de son nid. Les cheveux d'ébène, mal entretenus, coiffé mais mal, danse sous la brise d'un vent léger et tout aussi agréable que cette chaleur d'été. Ses chaussures, basket citadine en toile, se balance au rythme de ses jambes, dans le vide, à quelques mètres de hauteur. Oui, Garm est assis sur le bord même du toit de cet internat qu'il ne fréquentait pas.

Ce fut son envie du moment lorsque, en vagabondant dans les rues et les ruelles de la petite ville, il vit ce grand golem de pierre, inerte et ensommeillé, au sein duquel vivait la majeur partie de la population. Son regard lézardait sur les murs, montant toujours plus haut sur les murs blancs de l'établissement, jusqu'à se poser sur cette hauteur qu'on lui offrait. Des étoiles alors s'illuminèrent, en plein jour, dans le regard du jeune journaliste d'Espérance. Et, à nouveau, un large sourire d'excitation fendit son visage. Et le voilà qui s'élançait déjà dans les escaliers, grimpant toujours plus haut, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus le faire. Il avait croisé, sans leur prêter plus d'attention, sur son chemin, quelques enfants qui, eux, descendait en direction du bourg. Qui resterait donc cloitrer dans cette enceinte en ce si beau jour? Son sac, posé en bandoulière sur ses épaules, valsait au gré de sa course effréné, provoquant un fracas d'autant plus grand. Les trésors du jeune homme s'entrechoquait dans la toile, et, comprenant cela, il le bloqua contre ses flancs à l'aide de son coude. Il serait bien dommage de retrouver quelques objets brisé en l'ouvrant, ou, pire encore, retrouver les quelques gâteaux, qu'il avait pris en ration de survie, complétement écrasés. Il entamait désormais le dernier tronçon des escaliers, redoublant d'effort, courant à vive allure, écrasant les marches de ses pas précipités... et enfin, il ouvrait la porte permettant l'accès à son nouveau havre de paix. Elle claque contre le mur, et, en se refermant, claqua une seconde fois contre les battants. Comme deux glas sonnant l'arrivée du petit curieux. Il écarta les bras en grand, comme pour enlacer ce soleil qui le caressait et cette air qui le cajolait. Son sourire, d'autan plus grand, il sentait une vague de bonheur naître dans le fond de ses entrailles, et inonder son corps à travers ses veines. Il avait, en bouche, un avant goût du paradis, sans doute.

Il avait pris place, là, sur le rebord du toit, assis, à quelques centimètres du vide, en pensant pertinemment que, si quelqu'un lui faisait la mauvaise blague de le pousser ne serait-ce qu'un tout petit peu, il ne prendrait pas son envol comme peuvent le faire les oiseaux. Non, il tomberait, là, sur ce trottoir blâme, devant la porte d'entrée principale de l'internat. Si cela l'effrayait..? Pas le moins du monde en vérité. Pas qu'il n'ai pas peur de la mort, ou qu'il soit suicidaire, loin de là. Juste qu'il savait pertinemment que personne ne viendrait sur ce toit, ne viendrait le rejoindre à cette hauteur. Pas en ce jour ensoleillée. Tout le monde était partis au bord de mer, ou alors dans le parc. Et si ils n'avaient opté ni pour l'un, ni pour l'autre, alors, ils flânaient dans le bourg d'Espérance. Et le bourg, justement, Garm, du haut de son refuge, en avait une excellente vue. Il regardait tout d'abord l'horizon, puis les toits de tuiles des maisons. Il avait une vue magnifique, et la beauté de ce paysage ne faisait que renforcer la grandeur de son sourire. Jusqu'à ce qu'une petite étincelle n'éclose dans son esprit. Alors, il ouvrit son sac, rapidement, sortant de la toile un sachet de lin qu'il déposait prêt de lui. Voici quelques cookies, cinq ou six tout au plus, qui l'accompagnait en cette après-midi. Puis, une bouteille d'eau fraîche, dans laquelle il avait versé quelques doses de sirop de fraise. Et pour finir, ce qu'il convoitait! Une veille paire de jumelle, qu'on dirait presque sortis d'un autre siècle. Le genre d'outils utilisé par nos aïeul lorsqu'ils allaient au théâtre ou à l'opéra. Lui, il les posaient sur ses yeux, pour observer, une finale, une sorte de théâtre. Oublions Shakespeare. Oublions Racine et Molière. C'était là le Theatrum Mundi qu'il observait. A travers cet objet qui lui offrait la clairvoyance d'un rapace, il épiait les habitants d'Espérance vaguant à leurs occupations.

Cela fait maintenant un peu plus d'une heure entière, pleine, qu'il s'amuse de la sorte, devinant tel chose en observant, en conjecturant une autre en regardant d'avantage. Nul n'échappe à son regard curieux. La jeune femme lambinant prêt de la fontaine, terne, presque mélancolique, paressant comme à son habitude. La demoiselle qui, de l'autre côté de la vitrine, accueille quelques clients dans sa boutique de jouet. Le coursier, qui, à travers la ville, court pour accomplir son devoir. D'ailleurs, en parlant de devoir, il se souvient tout d'un coup qu'il a un article à termine. Une légère moue se dessine sur son visage, il avait totalement oublié cela. Est-ce alors la fin de son petit bonheur de la journée? Est-ce qu'il doit abandonner ce toit, ces jumelles, pour retourner travailler? Son regard tombe alors, sur le sachet blanc cassé enfermant encore les quelques cookies qu'il n'a pas encore dévoré. Un miracle sans le moindre doute! Il tire alors sur les deux fils rouge, afin d'ouvrir la petite boite aux trésors. Ses doigts attrapent l'un des gâteaux, qu'il porte à sa bouche. Au diable le travaille, il rattraperait son retard plus tard, ce n'est pas si grave! Il croque alors dans le biscuit, quelques miettes s'échappant sous un filet de vent, alors qu'il déguste les quelques petites de chocolat sur lesquels il est tombé. Son sourire se redessine, alors qu'il reprends son occupation, reportant la vieille babiole devant ses yeux. La preuve incontestable qu'un cookie a des vertus magiques!



Arthur
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MessageSujet: Re: Un perchoir pour oiseaux curieux Sam 24 Aoû - 0:35


    L'ours en peluche d'Arthur, qui n'avait toujours pas voulu lui révéler son prénom, été fatigué de passer toutes ses journées seul dans son lit, c'est pourquoi il avait demandé au garçon de lui tenir compagnie aujourd'hui. Arthur s'était empressé de satisfaire les désirs de son ami, sacrifiant ses heures d'amusement bruyant pour son calme confident de tissus. La tranquillité fut malheureusement de courte durée car un autre habitant du Foyer vint frapper à sa porte. Arthur n'eut que le temps de camoufler sous sa couette son ami inanimé avant qu'un grand blond ne fasse irruption sur son terrain de jeu. Fermement décidé à lui gâcher sa journée, l'intrus lui appris qu'il l'avait désigné volontaire pour l'assister dans la corvée de récolte de légumes du potager.

    Arthur était vexé que le garçon se soit permis d'entrer dans sa chambre, il était vexé d'être passé à deux doigts de se faire prendre une peluche dans les bras, il était vexé, enfin, qu'on veuille l'obliger à travailler sans même lui demander son avis. Il était donc inconcevable pour lui d'aller docilement aider son aîné. Oui, seulement il ne pouvait pas y échapper sans une bonne excuse. Une bonne excuse qui ne prit que quelques secondes pour lui venir à l'esprit : « Je suis désolé, je dois aller au cours d'espéranto sinon je me ferai encore gronder ... ». L'autre paru décontenancé, tenta d'insister mais Arthur, inflexible, fini par s'en débarrasser.
    Le seul problème c'est qu'il lui fallait être crédible et quitter la ferme sans quoi son mensonge serait découvert et il serait embauché d'office, sans possibilité d'échappatoire, pour les travaux agricoles. Le garçonnet se résolu donc à présenter ses excuses à l'ours avant de quitter son petit nid pour se rendre au bourg.

    Mais que faire ? Il n'allait tout de même pas se rendre en cours ! Rester seul dans les rues ne l'intéressait pas non plus. Ce qu'il lui fallait c'était trouver des compagnons de jeu, chose qui n'était pas excessivement difficile à Espérance. L'internat lui apparu comme le lieu le plus propice pour rencontrer d'autres enfants, c'est donc avec empressement qu'il s'y rendit.
    Le blondinet arpentait les couloirs à la recherche d'une âme joueuse lorsqu'il se retrouva face à une porte des plus intrigantes : contrairement aux autres panneaux de bois de son type qui aiment à être sans cesse ouverts, celle-ci incitait d'un écriteaux à la maintenir close. La personne ayant écrit ce message devait être depuis longtemps sortie de l'enfance et avait ainsi oublié un des principes fondamentaux de l'espèce des culottes courtes : tout interdit se doit d'être bravé quoi qu'il en coûte.
    Arthur n'hésita pas un instant et, poussant la porte, découvrit un escalier qui le conduisit tout droit sur le toit du bâtiment.

    Face à ce nouveau lieu à explorer, il ne ressentait plus aucun remord à l'égard de son ourson délaissé, il s'était métamorphosé en explorateur venant de débarquer sur un territoire encore vierge de toute civilisation ! Après quelques pas sur son île perchée dans les airs, il se rendit compte qu'il n'était pas le premier à avoir coloniser l'endroit : une silhouette se tenait assise à une extrémité de sa terre rectangulaire …
    S'approchant le plus furtivement possible de l'ennemi il réfléchit à la meilleure manière de l'aborder. Devait-il l'attaquer de front – ou plus exactement de dos – ou bien tenter un pour-parler ? Du fait de la taille de son adversaire, l'attaque ne paraissait pas être la meilleure solution.
    L'homme se tourna alors dans la direction de l'enfant, lui découvrant ainsi son visage. Arthur ne sait ce qui l'enchanta le plus : la vue de cette figure familière ou bien celle du cookie qui s'en rapprochait ?
    Il s'élança vers le garçon en criant dans son anglais maternel : « Garm !! Qu'est-ce que tu fais là ? Je veux des gâteaux ! »
Garm
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MessageSujet: Re: Un perchoir pour oiseaux curieux Lun 2 Sep - 21:54

Cet artéfact d'un temps ancien, vieux de plusieurs siècles sans le moindre doute, lui offrait un pouvoir fantastique. Un don divin sûrement. Il n'y avait que le Ciel qui pouvait lui offrir un tel cadeau. Grâce à cette paire de jumelle bien plus âgée que lui, il voyait tout du haut de son nid. Il devenait un aigle, un oiseau de proie, capable d'observer les rongeurs galopant sur les terres arides, alors que lui, volent à des dizaines de mètres au dessus d'eux. Perché dans les hauteurs du ciel, il observait les habitants d'Espérance, leurs quotidiens, leurs réactions, leurs façon d'être. Rien ne lui échappait. Une mèche rebelle plutôt agaçante. Un sourire forcée au coin des lèvres. Des cernes soulignant des yeux fatigués. De vives discussions de franche camaraderie. Le bonheur sur certains visages. En le plus clair des jours, nul n'échappait à son regard. Un regard curieux, qui, sans vergogne, s'attardait sur les moindres détails. C'était quelque chose d'important. L'aigle repère sa proie, et fend l'air pour la capturer. Garm, lui, traque les informations, et les notes dans un coin de sa tête. Dans un livre dont lui seul peut avoir accès. Le livre de sa mémoire. Et à chaque fois qu'il découvre autre chose à noter sur les pages de son grimoire, son sourire s'agrandit. Ce petit observatoire était vraiment formidable. Venir scruter Espérance d'ici était l'une des meilleurs idées de la semaine. Après avoir abolis le goûter pour le remplacer par deux encas à trois heures et l'autre à six heures. Et, après avoir arrêter de mettre son réveil à sonner. C'est quand même plus agréable de se réveiller par soi-même que par un tintamarre infernal qui vrille les tympans! Quoique ce que préfère le petit journaliste, c'est encore de se faire tirer du sommeil par un rayon de soleil ardent, caressant sa peau légèrement basané. La lune était belle dans son duvet d'argent, mais, le soleil, avec ses chaleureuses clartés était encore plus appréciable selon Garm. Et c'est justement l'astre flamboyant qui faisait de cette journée une journée si parfaite à son goût. Des jumelles miraculeuses, un magnifique panorama, du soleil, et des cookies! D'ailleurs, le premier fut vite engloutis, alors... forcément, il lui en fallait un autre. Sa main se glissa dans le petit sachet, protecteur de ces précieux biscuits. Et ses doigts se refermait doucement sur le petit gâteau qu'il convoitait, son index tombant précisément sur une pépite de chocolat. Une pépite de chocolat qui a l'air bien grosse d'ailleurs! Ce qui n'a pour effet que d'accroitre la gourmandise du jeune homme dont l'immaturité n'est plus à prouver. Ainsi, il n'est pas question de perdre une seconde de plus. Il sort le cookie de sa cachette, et le porte à ses lèvres, sans détacher le regard des jumelles un seul instant. D'ailleurs, ses yeux ne s'attardaient pas un peu trop sur cette fille là?

Soudain, un bruit. Comme le tintement de la cloche d'une église solitaire. Un bruit qui vint le faire sursauter. Un bruit qui l'obligea à quitter la demoiselle du regard, d'éloigner ses yeux de ses jumelles. Un tintement qui, par la surprise, fit tressaillir chacun de ses muscles, ses doigts lâchant involontairement son trésor d'un autre temps, et son butin sucré et chocolaté. Le premier, grâce à la corde qui entourait son cou, fut épargner de la chute de plusieurs étages, de plusieurs mètres. Le gâteau, lui, en revanche, n'eut pas la même chance, s'écrasant en d'innombrable miette sur le sol. Une moue boudeuse se dessina alors sur le visage du jeune journaliste... un cookie en moins, quel gâchis. C'était un cookie de sa propre fournée en plus. Il c'était même brûler le bout des doigts en les sortant du four. Non, vraiment, quel gâchis. Ses sourcils se froncèrent rapidement, tandis qu'il tournait promptement la tête vers l'origine de ce raffuts condamnable de bien des manières. C'était la porte, quelqu'un venait, en plus de tuer un de ses biscuits favoris, souiller son nouveau sanctuaire! Alors, il scrutait, à l'affût de la moindre silhouette, de la moindre petite ombre... jusqu'à ce qu'il puisse enfin la voir s'approcher, voir le visage du fautif. En fautif qui, sans la moindre gêne vis à vis son crime, s'élançait vers lui en criant à plein poumon, dans un anglais familier, mais dont il avait progressivement l'habitude de pratiquer.

Ce qui venait de se produire, ce cookie dont la chute fut mortel, c'est incontestablement un forfait hautement répréhensible. Un acte impardonnable que Garm ne laisserais passer en aucune façon. L'honneur de ce biscuit devait être lavé, son âme, vengé. Cependant... on peut pas être rancunier avec le petit Arthur. On peut même pas lui en vouloir. Ainsi, à la vue du visage de l'enfant, la colère du journaliste fut évincé, disparaissant subitement de son esprit, de son faciès. Au contraire même, l'on aurait même pus voir, dans l'éclat de ses yeux d'ébène, briller une étincelle de bonheur. Même lorsqu'il comprenait que le blondinet convoitait ses gâteaux chéris! Et pourtant, sa légère avarice concernant ce genre de chose n'était un secret pour personne. Ainsi, bien qu'heureux de voir le garçon sous ce chaud soleil, il plissa les yeux, pour prendre quelques secondes de réflexions... L'irruption soudaine d'Arthur venait de lui en faire perdre un. En offrir un autre venait à en perdre deux du petit sachet de lin. Et, il n'était pas bien gros, donc, en toute logique, les provisions étaient maigres. Sans un mot, il introduit ses doigts dans l'ouverture du tissu, attrapant à tâtons un nouveau petit délice. Il n'avait pas la même pépite de chocolat alléchante du défunt, mais, il serait certainement bon tout de même. Et, il n'y avait pas de raison qu'il le soit de toute manière. Alors, il le tends à ce petit bonhomme semblant respirer la joie de vivre, un franc sourire aux lèvres. Après tout, quelques gâteaux, c'était toujours meilleur lorsqu'on les partageait! Il eut besoin de quelques secondes de réflexions, pour trouver les bon mots afin de forger sa phrase en son anglais natale. L'Espéranto c'était rapidement infiltré en lui, si bien que sa langue d'origine commençait à décliner au profit de ce langage universel. Mais, c'est le genre de chose qui revient vite! Un peu comme le vélo au final... Entrouvrant ses lèvres, il prit une discrète inspiration, avant de briser l'éphémère silence, qui tentait tant bien que mal de se faire une nouvelle place sur ce toit.

« C'est une production maison, je les ai fait cuire hier. Ils sont super bon, tu verras. »
De plus, pour une fois, le jeune Garm s'en était tenus à la recette originel. Généralement, il se faisait plus fantaisiste, jouant à sa guise avec les graduations, rajoutant d'avantage de chocolat, un peu plus de sucre, ou même y incorporant de nouveau ingrédient. C'est ainsi que son nait les cookies au chocolats et aux pépites de guimauve! Même si les pépites de guimauve sont un peu... molle, ça n'en reste pas moins délicieux. En tout cas, selon le palais du journaliste. C'est quelque chose qu'il pourrait lui faire goûter, un jour, à Arthur. Après tout, lui aussi il aime les sucreries, non? C'était une chose à laquelle songeait. Pour l'heure, il venait à nouveau fouiller les entrailles du petit sac de lin, essayant d'y dénicher quelque chose qui pourrait susciter son intérêt. Il en sortis à nouveau un cookie, dans lequel il vient croquer à pleine dents, quelques miettes tombant rejoindre celle déjà au sol, virevoltant au grès d'une brise fort discrète. C'était vraiment une belle après-midi.

« En fait, je suis en train de jouer à espionner les gens... avec ça! »
Il se saisit à nouveau de l'antiquité qui lui faisait voir ce que ses yeux, d'ordinaire, n'aurait pus voir. Ces jumelles étonnantes, magique même.  Et il finis par les approcher des yeux du garçon, paradant fièrement avec cette trouvaille faîtes dans les recoins poussiéreux de sa maisonnette. Il passa même le cordon de sécurité autour du cou du jeune homme, plaçant les deux lentilles grossissante devant les yeux vairons de l'enfant, lui offrant une vue sublime sur le bourg d'Espérance. Un nouveau coup de crocs dans le biscuit, comme pour lui laisser quelques secondes, afin qu'il puisse observer ce que les jumelles lui permettait de voir, qu'il se rende compte à quel point cet instrument était amusant et fascinant. Quelques secondes de calme, avant que Garm ne parle, du biscuit encore plein la bouche.

« C'est génial hein? »
Arthur
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MessageSujet: Re: Un perchoir pour oiseaux curieux Mer 18 Sep - 21:14

Arthur fut ravi lorsque son ami extirpa un cookie de son petit sac pour le lui offrir et il le fut plus encore lorsqu'il appris qu'il les avaient fait lui-même. Les friandises sont généralement mieux appréciées quand on sait qu'elles ont été préparées par une personne que l'on apprécie. L'enfant se retint donc de le dévorer avidement en deux bouchées pour prendre le temps de savourer.
« C'est trop bon ! Tu aurais dû être pâtissier ! » lâcha-t-il entre deux morceaux.
Ce n'était peut-être pas vraiment objectif puisque du point de vu d'Arthur l'association du chocolat et de presque n'importe quoi d'autre donnait obligatoirement quelque chose de délicieux mais ça avait au moins le mérite d'être sincère.

« En fait, je suis en train de jouer à espionner les gens... avec ça! »

Garm désignait un objet dont Arthur avait oublié l'utilité. Mais lorsqu'il le plaça devant ses yeux le petit garçon pu se rendre compte qu'il s'agissait d'un appareil absolument fabuleux. Grâce aux jumelles il lui semblait qu'il pourrait voir à des kilomètres le moindre détail qui attirerait son attention. Néanmoins il ne s'attarda pas à chercher les dits détails, il était si émerveillé par cette découverte qu'il ne cessait de tourner la tête dans tous les sens. Il voulait pouvoir tout voir en même temps. Ainsi, la fille qui courait en laissant le vent jouer avec sa robe et ses cheveux se confondait avec les deux personnes plus âgées qui discutaient sur un banc ou encore avec ce visage qui observait quelque chose à travers une fenêtre. Il y avait tant de petites scènes à observer qu'Arthur ne savait à laquelle il devait accorder plus d'importance.

« C'est génial hein? »

C'était même plus que ça mais Arthur trouvait cependant un point négatif aux jumelles.

« Ouais, c'est trop bien ! Mais c'est quand même dommage qu'on puisse pas entendre ce que les gens disent, c'est bizarre d'avoir l'image sans le son ... »

C'est pourtant vrai, celui qui a inventé les jumelles aurait pu y penser, c'est frustrant de distinguer des lèvres bouger sans pouvoir comprendre ce qu'elles articulent.
Laissant de côté sa remarque, Arthur enchaîna sur ces questions : « Et tu joues souvent aux espions ? Tu fais quoi des informations que tu as après ? Tu les vends à des gens comme les agents secrets ? »

Le garçonnet s'imaginait déjà Garm attendre dans une ruelle déserte une enveloppe cachetée à la main, il serait ensuite rejoint par une autre personne lui demandant si il avait bien noté toutes les allées et venues, toutes les fréquentations de telle jeune fille, il lui montrerait alors son enveloppe contenant des feuilles noires de notes au sujet de la vie de la demoiselle en question puis l'autre la lui échangerait contre un sac de bonbons et de gâteaux.
Si Arthur possédait un tel instrument c'est ainsi qu'il s'en servirait.
Garm
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MessageSujet: Re: Un perchoir pour oiseaux curieux Ven 27 Sep - 19:20

Un franc sourire s'était dessiné sur les lèvres de Garm, alors qu'il regardait le petit Arthur s’émerveiller, les jumelles posées sur les yeux, les appuyant si fort contre son visage qu'il finirait sans nul doute avec deux petits cercles dessiné autour des yeux, inscrit dans sa peau. Sa tête n'avait de cesse de s'agiter, de droite à gauche, d'Est en Ouest, sans jamais véritablement s'arrêter sur un point, faisant défiler le paysage qui l'entourait à l'intérieur des deux lentilles. Il finirait par se tordre le cou en s'agitant de la sorte. Garm croquas à nouveau dans son cookie, manquant de peu de se mordre les doigts. Quelques miettes continuait de pleuvoir du haut du toit de l'internat, ses yeux se penchant vers le vide profonds, le sol qui était si loin d'eux. De quoi donner le vertige. Mais Garm, il n'est pas susceptible au vertige, bien qu'en voyant Arthur se dandinait comme il le faisait, il commençait à craindre quelque chose de dramatique. Il restait alors vigilent, surveillant attentivement à ce que le garçon ne glisse pas trop. Il ne s'était pas attendus à un tel engouement de sa part à vrai dire, bien que lui-même adorée le pouvoir qui pouvait lui conférer cet objet magique. Pour lui, s'était devenus sa deuxième paire d'oeil, des yeux qui lui permettait de voir bien plus loin, bien mieux. En regardant à travers, il était un aigle, fier de cette vue perçante. Nul n'échappait à son regard. Il était comme un de ses super-héros qui combattait les méchants. Il n'avait pas de super-pouvoir, mais comme le Chevalier Noir, il avait des super-gadget. Et les jumelles faisait partie de sa panoplie. Il se perdit quelques instants dans ses pensées, pendant qu'Arthur s'émerveillait sans cesse. Il se perdit dans ses rêveries, jusqu'à ce que le petit homme l'en tire, le rappelle vers le monde réel, le monde véritable, sur ce bout de toit, dans les entrailles d'Espérance. Le sourire de Garm prit la place du vide qui s'était installé dans ses yeux l'espace de quelques secondes. Oui, c'est vrai que le son manque tout de même. Parfois, le journaliste parvenait à lire sur les lèvres, mais seulement quand le langage était courant, la conversation triviale. Mais les longues phrases, les mots trop long... non, ce n'était pas possible. Et c'était dans ses moments qu'il se maudissait de ne pas avoir, dans sa collection de gadget, un dispositif qui lui permettrait d'entendre aussi bien qu'il pouvait voir avec les jumelles, un peu comme pouvait avoir certains protagonistes de quelques livres qu'il lissait. Ou alors un petit mouchard, qui s'accroche à une personne, et qui retransmet les sons enregistré dans une petite oreillette, comme les utilise les véritables espions. Il esquissa une légère moue, hochant la tête, comme pour montrer son accord avec les paroles d'Arthur, se demandant si il pourrait trouver une telle machine dans le petit village, chose dont il doutait fortement.

Le dernier morceau de son cookie venait de se faire écraser par ses dents, mettant fin au petit goûter qu'il avait emmené. Le petit sachet de lin était désormais vide, totalement vide, il ne restait pas même une petite pépite de chocolat solitaire, absolument rien... Alors, tandis que son ami l'assiégeait de question, il rangea le minuscule sac dans sa besace afin de ne pas prendre le risque de l'oublier sur ce toit. Dans quoi mettrait-il ses précieux biscuits si il perdait ce petit tissus ? Son menton se leva vers le bleu du ciel, tandis qu'il se laissait tomber en arrière, sur le dos, les bras croisés derrière sa tête, s'allongeant sur le béton chauffé par le soleil ardent. Il fermas les yeux un instant, profitant des rayons d'or caressant sa peau avec une tendresse sans égale, heureux par ce contact, et amusée par l'imaginaire du petit garçon. L'idée de revendre les informations qu'il amassait au fil de ses investigations ne lui déplaisait pas ! Il n'y avait jamais véritablement pensé, mais il pourrait en tirer des choses intéressante. Des pommes par exemple, peut-être des bonbons. Des marshmallow qu'il pourrait faire grillé ! Mieux encore, du chocolat aux éclats de noisettes ! Oui, du chocolat aux noisettes, du vrai chocolat et des vrais noisettes ! En voilà une bonne idée !


« En fait, les informations, je les garde pour moi. Je les note dans un coin de ma mémoire, et souvent, j'en utilise quelques uns pour mes articles, tu vois ? »

Ses jambes s'étendirent  au-dessus du vide, son corps tout entier s'étirant, comme pris d'une langueur nouvelle, que lui inspirait la douceur de la grosse boule de feu dans le ciel. Dommage que l'été touchait à sa fin, il aurait encore bien profité de cette chaleur, vraiment dommage.

« Ceci dit, j'aime beaucoup ton idée de les revendre à d'autres personnes, ça pourrait être super amusant, et je serais comme un héro de livre d'espionnage ! J'aurais tout plein d'accessoire, et un costume noir. Et même qu'on m'enverrais en mission dans plein d'autre pays du monde ! »

Son sourire n'avait de cesse de s’agrandit au fil de ses paroles, car, au fil des mots, il inventait une vie d'adulte palpitante et pleine d'aventure qui pourrait être la sienne. Peut-être que dans dix ans, il ne serait plus seulement journaliste, mais qu'il parcourrait la planète au service de la couronne d'Angleterre peut-être. Et qu'on s'inspirerait de lui pour faire des films au cinéma ! Ouais, vraiment, ça serait tellement drôle ! Mais est-ce qu'il pourrait y parvenir tout seul.. ? Après tout, les héros avaient toujours un coéquipier pour les épauler ! Il ne lui restait plus que quelqu'un qui serait prêt à le rejoindre de ses ambitions, et qui serait assez courageux pour ne pas craindre les risques et les embûches... Il ouvrit alors les yeux qui s'était clos pendant quelques instants, tournant la tête vers le petit blondinet, et demandant d'une voix pleine d'enthousiasme.

« T'aimerais devenir un agent secret avec moi Arthur ? »
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Un perchoir pour oiseaux curieux

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